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Tartalo

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Tartalo
Description de cette image, également commentée ci-aprÚs
Tartalo, au parc d'attractions Izenaduba basoa Ă  Mungia (Biscaye).
Créature
Autres noms TĂĄrtaro, Tartaro, Torto, Alarabi
Sous-groupe Cyclope ; géant anthropophage
CaractĂ©ristiques GĂ©ant dotĂ© d'un seul Ɠil au milieu du front ; berger et anthropophage ; garde ses troupeaux dans une grotte ; considĂ©rĂ© selon certains rĂ©cits comme le premier berger
Habitat Grottes et montagnes
Proches Jentilak, Basajaun
Origines
Origines Mythologie basque
Région Pays basque
PremiÚre mention Jean-François Cerquand ; José Miguel de Barandiarån

Tartalo est un personnage des plus inquiĂ©tants et Ă©nigmatiques de la mythologie basque et un cyclope aux mƓurs barbares, fonciĂšrement cruel, violent, anthropophage, qui se dĂ©lecte de la chair des ChrĂ©tiens[1]. C'est le nom le plus connu actuellement, mais il s'est appelĂ©, selon les Ă©poques et les lieux, Torto, Tartaro, Anxo ou Antxo. On le trouve aussi la forme Tartare (Cerquand)[2].

Étymologie

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Il s'agit d'un diminutif basque familier du prénom Antoine.

Il s’agirait plutĂŽt de l’hypocoristique du prĂ©nom Andoni (es).

L'origine du nom de Tartaro et de ses variantes est inconnue. S'il est resté spécifique à la tradition basque, il n'est pas certain qu'il soit d'origine basque, et il a probablement dépassé les limites géographiques actuelles de cette zone. Un personnage appelé Tartari était attesté au-delà de la Gascogne, rive droite de la Garonne, dans l'Agenais : il s'agit toujours d'un ogre ou d'un personnage maléfique. Un dicton disait « méchant comme Tartari ». Dans certains contes, l'ogre s'appelle Tartari, et sa femme Tartarino. Enfin, ajoute Bladé[3], certains paysans appelaient Tartari le diable noir qui emporte Polichinelle dans les théùtres de marionnettes.

Dans les contes populaires du monde entier, c'est le Basajaun qui porte parfois le nom d'Anxo. Le fait de lui attribuer ce nom familier démontre que le seigneur sauvage a perdu sa signification de divinité sylvestre et pastorale, crainte mais respectée, pour se confondre progressivement avec un ogre fruste.

Caractéristiques

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Les caractĂ©ristiques et les aventures qu'on lui prĂȘte correspondent d'assez prĂšs Ă  celles du cyclope PolyphĂšme. Comme lui il vit dans une caverne, il Ă©lĂšve des moutons, et il dĂ©vore les hommes qu'il peut attraper, jusqu'au jour oĂč un des prisonniers s'Ă©chappe en crevant son Ɠil et en se cachant parmi ses moutons. Ses autres aventures sont essentiellement du type de l'ogre dupĂ©. La tradition basque lui oppose souvent un jeune garçon dĂ©lurĂ© appelĂ© Mattin Ttipi (le Petit Martin), ou Mattin Txirula (Martin le joueur de flĂ»te), souvent considĂ©rĂ© comme « fou » ou « imbĂ©cile », mais dont les actes dĂ©mentent le sens habituel de ces termes, et marquent plus sĂ»rement sa « diffĂ©rence » avec le commun de ses contemporains. Wentworth Webster voit dans certains dĂ©tails comme la bague parlante qu'il offre Ă  ses victimes, des thĂ©matiques celtiques.

Tartaro fait partie du grand nombre de cyclopes que l'on retrouve tout au long de la chaßne pyrénéenne et dans les Alpes (Bécut, Ulhart...).

De nombreux lieux de la montagne basque attestent l'habitation de Tartaro (Tartaloetxeta).

Des versions de contes probablement plus récentes tendent à confondre Tartaro avec d'autres figures mythologiques basques, tels le Basajaun ou seigneur sauvage, ou bien un lamina (les laminak sont des nains aux caractéristiques variées).

Pour approfondir

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Bibliographie

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Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ Claude Labat, Libre parcours dans la mythologie basque : avant qu'elle ne soit enfermĂ©e dans un parc d'attractions, Bayonne; Donostia, Lauburu ; Elkar, , 345 p. (ISBN 9788415337485 et 8415337485, OCLC 795445010), p. 109
  2. ↑ Patxi Xabier Lezama Perier, Mythologie basque, AcadĂ©mie de la langue basque (Euskaltzaindia), 2018.
  3. ↑ Jean-François BladĂ©, Contes de Gascogne, Paris, Maisonneuve, 1886, Tome II, « La Belle Jeanneton », note finale