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baiser

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Voir aussi : Baiser

Étymologie

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(SiĂšcle Ă  prĂ©ciser) Du latin bāsĭāre qui dĂ©signait initialement le baiser donnĂ© Ă  des personnes respectĂ©es, par exemple au pĂšre. Le mot s’est rapidement substituĂ© Ă  suāvÄ­um (« baiser d’amour ») et Ă  oscĆ­lum (« petite bouche = arrondissement de la bouche »). Le sens sexuel de baiser est attestĂ© dĂšs le XIIe siĂšcle.
SingulierPluriel
baiser baisers
\bɛ.ze\
Un baiser passionné (1)

baiser \bɛ.ze\ masculin

  1. Contact de la bouche sur le visage, sur les lĂšvres, sur quelque partie du corps d’un individu, par amitiĂ©, par amour, par dĂ©sir, par civilitĂ© ou par respect.
    • Il y avait en outre une dent d’Abeilard et une dent d’HĂ©loĂŻse, deux blanches incisives, qui, du temps oĂč elles Ă©taient recouvertes par leurs lĂšvres frĂ©missantes, s’étaient peut-ĂȘtre rencontrĂ©es dans un baiser. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un FantĂŽmes)
    • PoĂšte, prends ton luth et me donne un baiser. — (Alfred de Musset, La Nuit de mai)
    • [
] Julie se baissa, lui prĂ©senta son front, et y reçut le baiser du soir, ce baiser machinal, sans amour, espĂšce de grimace qui lui parut alors odieuse. — (HonorĂ© de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?
      Pas sur la bouche
      Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?
      Ça m’effarouche,
      Pas sur la bouche,
      Ça l’effarouche
      La bouche c’est fait pour causer,
      Pas pour baiser

      — (Yves Mirande, Albert Villemetz, Ta bouche, opĂ©rette, 1920)
    • Elle ne me demanda ni une parole, ni un baiser. Elle vit que je laissais une distance entre nos bouches. — (Pierre LouĂżs, Trois filles de leur mĂšre, RenĂ© Bonnel, Paris, 1926, chapitre IX)
    • Vois le baiser qui cherche Ă  rejoindre l’amour
      Et l’amour s’enivrer de nos larmes sauvages.
      — (Louise de Vilmorin, « Souvenir et Plaisir », PoĂšmes, recueil « Le Sable du sablier » (1945), Gallimard, coll. « PoĂ©sie », Paris, 1970, page 53)
    • Un baiser sans moustache, disait-on alors, c’est comme un Ɠuf sans sel ; j’ajoute : et comme le Bien sans Mal, comme ma vie entre 1905 et 1914. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 36.)
    • Je me pliais en deux pour continuer Ă  rire, puis je m'approchais de mon fils pour lui caresser le front et lui faire un baiser. — (Antoine Zapata , Je t’offrirai une Ă©toile pour faire un vƓu : L’étoffe de SĆ« P-Cha, Le Lys Bleu Éditions, 2023)
  2. Geste de simulation d’un baiser oĂč l’on porte sa main aux lĂšvres, Ă  l’adresse d’une ou plusieurs personnes.
    • Les girls saluaient en ployant les genoux, ainsi que des petites filles qui font la rĂ©vĂ©rence et en envoyant des baisers. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
  3. (Pùtisserie) (Belgique) Sorte de meringue double, spécialité de la ville belge de Malmedy, en Wallonie.
    • Les Belges prĂ©parent aussi, pour le plus grand bonheur des gourmands, une variĂ©tĂ© infinie de pĂątisseries, dont nombre n'existent qu'en rĂ©gion : le baiser de Malmedy, le mokken Ă  Gand... — (« Gastronomie », dans GEOguide Belgique 2017, Éditions Gallimard Loisirs)

Contact de la bouche sur le visage :

Contact de la bouche sur le visage :

Vocabulaire apparenté par le sens

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Dérivés

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DĂ©rivĂ©s dans d’autres langues

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Baiser la main. (sens 1)

baiser \be.ze\ ou \bɛ.ze\ intransitif et transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Transitif) Appliquer sa bouche sur le visage, sur les lĂšvres, sur une partie du corps d’une personne, par amitiĂ©, par amour, par civilitĂ©, par respect; et par extension, faire le mĂȘme acte Ă  un objet ou Ă  un animal. — Note d’usage : À cause de la prééminence du sens obscĂšne, ce verbe n’est pratiquement plus utilisĂ© actuellement dans cette acception, sauf dans quelques emplois trĂšs spĂ©cialisĂ©s tels que baiser la main d’une dame ou baiser l’anneau d’un Ă©vĂȘque.
    • (Sens vieilli) MaĂźtresse, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi,
      Haleine contre haleine, échauffe-moi la vie,
      Mille et mille baisers donne-moi je te prie,
      Amour veut tout sans nombre, amour n’a point de loi.

      Baise et rebaise-moi ; belle bouche pourquoi
      Te gardes-tu lĂ -bas, quand tu seras blĂȘmie,
      À baiser (de Pluton ou la femme ou l’amie),
      N’ayant plus ni couleur, ni rien semblable à toi ?

      En vivant presse-moi de tes lĂšvres de roses,
      Bégaie, en me baisant, à lÚvres demi-closes
      Mille mots tronçonnés, mourant entre mes bras.
      — (Pierre de Ronsard, « MaĂźtresse, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi », Sonnets pour HĂ©lĂšne, 1578)
    • (Sens vieilli) Viens çà, chĂšre, que je te baise,
      Que je t’embrasse long et fort,
      Mon cƓur prùs de ton cƓur bat d’aise
      Et d’amour pour jusqu’à la mort
      — (Paul Verlaine, « Compagne savoureuse et bonne », Chansons pour elle, 1891)
    • Mais, aussitĂŽt aprĂšs, il tendit sa main Ă  l’ermite. Ce dernier, quelque peu humiliĂ©, plia le genou et la baisa. — (Walter Scott, IvanhoĂ©, ch. {{{1}}}, traduit de l’anglais par Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret, 1820)
    • Et quand je m’approchai du fauteuil de grand’mĂšre pour lui baiser la main, elle se dĂ©tourna et cacha sa main sous son mantelet. — (LĂ©on TolstoĂŻ, Souvenirs, 1851-1857, traduction de ArdĂšve Barine, Ă©dition 1922)
    • Les deux hommes se baisĂšrent sur les joues, vigoureusement. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XII)
    • — C’est vrai, ça ? tu m’aimes, tu n’aimes que moi ?
 Eh bien ! prends-moi donc, baise-moi, que je te sente, que tu sois Ă  moi, Ă  moi toujours, jamais Ă  l’autre ! — (Émile Zola, Les Trois Villes : Paris, 1897)
    • LĂ , tous les notables dĂ©filĂšrent pour lui baiser la main. Il dit Ă  chacun quelques mots. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
    • (Par extension) — Nous baisĂąmes les livres saints et nous sortĂźmes de la chapelle. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un FantĂŽmes)
    • InstallĂ©e prĂšs du lit, [
] elle baisait, une Ă  une, des images de piĂ©tĂ© insĂ©rĂ©es dans un livre vĂȘtu de drap noir. — (Joris-Karl Huysmans, La CathĂ©drale, Plon-Nourrit, 1915)
  2. (Intransitif) (Vulgaire) (Par euphémisme) Mettre vit au con, piner, tringler, troncher. Tirer un coup de trique.
    • Car si baiser est bien, gabahoter est mieux ! — (Joris Karl Huysmans, « Sonnet saignant », in Le Nouveau Parnasse Satyrique du dix-neuviĂšme siĂšcle, 1881)
    • Quand je baise, la peur que j'ai d'ĂȘtre enceinte me coupe toute envie de jouir. Je n'aime pas baiser. — (Pierre LouĂżs, Trois filles de leur mĂšre, RenĂ© Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
    • Colbert disait un jour Ă  Monsieur de Louvois : « Que n’ai-je baisĂ© plus quand baiser je pouvois ? » — (Tristan Bernard, in Pour tout l’or des mots, par Claude GagniĂšre, Paris, 1996, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins »)
    • Pour baiser Ă  mort, les back-rooms c'Ă©tait le paradis. On y passait de la techno ou du vieux krautrock, [
]. Fabio pouvait baiser des heures. — (Thomas Gunzig, Kuru, Éditions Au Diable Vauvert, 2005, chapitre 4)
    • C’est trĂšs bien qu’ils se soucient de leur coupe de cheveux, de leurs pompes et de leurs fringues et qu’ils veuillent tous, Ă  quinze ans, passez-moi l’expression, baiser Ă  tire-larigot, c’est logique, non ? — (Leonardo Padura, Vents de carĂȘme, MĂ©tailiĂ©, Paris, 2006)
    • Et si ma femme me fait pas confiance elle devient casse-burnes, et si elle devient casse-burnes, je m'Ă©loigne, et si je m'Ă©loigne trop, je finis par aller baiser ailleurs. — (Juliette Bouchet, Le Double des corps, Robert Laffont, 2015)
  3. (Transitif) (Sexualité) Posséder, prendre sexuellement.
    • Aristocrates, vous voilĂ  dans le bahut,
      Je baiserons[sic] vos femmes et vous serez cocus,
      Aristocrates, je vous vois tous cornus.
      — (Anonyme, Le Tombeau des aristocrates, 1791)
    • Personne n’y avait rien compris Ă  cet abandon et surtout pas la fille elle-mĂȘme, parce qu'il avait pris pourtant bien du plaisir Ă  la baiser. — (Louis-Ferdinand CĂ©line, Voyage au bout de la nuit, DenoĂ«l et Steele, Paris, 1932)
  4. (Par extension) Avoir en son pouvoir, dominer, tromper, berner, piĂ©ger, possĂ©der quelqu’un. Note d’usage : Cette acception transporte tous les sens dĂ©rivĂ©s du verbe sodomiser : avoir quelqu’un en son pouvoir, le dominer, l’avoir, le possĂ©der, et aussi vaincre, l’emporter, tromper, piĂ©ger, voler, etc.
    • L’enfoirĂ© croyait m’avoir, mais je l’ai bien baisĂ©.
    • Si la rĂ©volution qui abat tout d’un coup est hors de portĂ©e, le goutte-Ă -goutte des fermetures, lui, est bien rĂ©el, continu, et il peut ĂȘtre le support d’un dĂ©but d’alternative anti-capitaliste qui, pour ainsi dire, cheminerait en creusant le capitalisme de l’intĂ©rieur. Si on veut, on pourrait appeler ça aussi : baiser le capital dans son sommeil. — (FrĂ©dĂ©ric Lordon, in Lionel Maurel, Survivre dans les ruines (numĂ©riques) du capitalisme, 6 novembre 2018 → lire en ligne) Note : Dans cet exemple, tous les mots principaux renvoient Ă  la sodomie : enfoirĂ© est une variante affaiblie d’enculé ; avoir et baiser sont des variantes de sodomiser.
  5. Casser, détériorer, abßmer.
    • En forçant sur l’écrou, j’ai baisĂ© le filetage.
  6. (Argot) Boire.
  7. (Argot) Bousiller, saboter, réduire en bouillie, réduire en cendres.
Depuis le milieu du XXe siĂšcle, le sens « avoir des relations sexuelles » l’emporte sur l’autre ; pour Ă©viter cette ambigĂŒitĂ© l’usage privilĂ©gie « embrasser » pour « donner un baiser ».
  • prendre sexuellement : sauter

Quasi-synonymes

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Donner un baiser :

Dérivés

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Traductions Ă  trier
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Prononciation

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→ Modifier la liste d’anagrammes

Références

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Étymologie

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SingulierPluriel
baiser baisers
\Prononciation ?\

baiser \Prononciation ?\ masculin (orthographe non normalisée du gallo)

  1. (Fougùres) Partie non cuite d’un pain (du fait de contact pendant la cuisson).

baiser \Prononciation ?\ 1er groupe (voir la conjugaison) (graphie francisante)

  1. Battre, attraper.
  2. Vider dans une écope.

Références

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  • « baiser » dans Adolphe Orain, Glossaire patois du dĂ©partement d'Ille-et-Vilaine suivi de chansons populaires avec musique, Maisonneuve FrĂšres et Ch. Leclerc, 1886, 279 pages, page 6 [texte intĂ©gral]
  • Jean-Marie Renault, Glossaire du parler de TrĂ©meur, Famille Renault, 2008, 49 pages → [version en ligne] / [texte en ligne]