Perpignan
Perpignan â (en catalan : PerpinyĂ ) est une commune du sud de la France, prĂ©fecture du dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Orientales et quatriĂšme ville la plus peuplĂ©e de la rĂ©gion Occitanie.
Sur le plan historique et culturel, la commune, ancienne capitale continentale du royaume de Majorque, est dans le Roussillon, ancienne partie de la principauté de Catalogne (1173-1659) puis une province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.
ExposĂ©e Ă un climat mĂ©diterranĂ©en, elle est drainĂ©e par la Basse et par la TĂȘt.
Perpignan est une commune urbaine qui compte 121 616 habitants en 2023. Elle est dans l'agglomération de Perpignan et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Perpignanais ou Perpignanaises.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
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Perpignan, prĂ©fecture des PyrĂ©nĂ©es-Orientales, est une ville de 6 807 hectares[1] situĂ©e au centre de la plaine du Roussillon. La ville est encadrĂ©e au sud par la chaĂźne des PyrĂ©nĂ©es, Ă lâouest par la rĂ©gion des CorbiĂšres, Ă lâest par la mer MĂ©diterranĂ©e, au nord par le ruisseau de la LlabanĂšre, tandis que le RĂ©art lui sert de limite mĂ©ridionale. La ville se situe Ă 13 km de la mer MĂ©diterranĂ©e (Canet-en-Roussillon) par voie express, Ă 25 km de la frontiĂšre espagnole (Le Perthus) et Ă 85 km du domaine skiable le plus proche (Espace Cambre d'Aze, 2 400 m env.). Elle est la plus mĂ©ridionale des grandes villes de France mĂ©tropolitaine. Perpignan se situe Ă 850 km de Paris[2], Ă 205 km de la capitale administrative de la rĂ©gion, Toulouse, Ă 450 km de Bordeaux et Lyon, Ă 320 km de Marseille, Ă 470 km de Nice, Ă 1 070 km de Lille (1 150 km de Dunkerque), Ă 190 km de Barcelone, capitale de la Catalogne, Ă 533 km de Valence, capitale de la CommunautĂ© valencienne et Ă 160 km d'Andorre-la-Vieille, capitale d'Andorre. Plus proches sont les villes de Narbonne (65 km) ou encore Montpellier, Ă 155 km.[pertinence contestĂ©e]

Perpignan est la 32e ville de France[3] par sa population, derriÚre Limoges et Metz, mais devant Boulogne-Billancourt et Besançon. Elle est aussi la septiÚme ville du pourtour méditerranéen français (aprÚs Marseille, Nice, Montpellier, Toulon, Nßmes et Aix-en-Provence), et la quatriÚme ville de la région Occitanie (également troisiÚme aire urbaine, derriÚre Toulouse et Montpellier, mais devant Nßmes)[4].
La ville s'est beaucoup agrandie au fil des siÚcles, transformant des villages voisins en quartiers (faubourgs du Vernet, lieu-dit de La Patte d'Oie et Saint-Gaudérique sont les exemples les plus marquants). En effet, dans ces quartiers l'architecture change et rejoint celle d'un petit village (ruelles et immeubles donnant sur la rue).
Le paysage de Perpignan est surtout marqué par l'impressionnant pic du Canigou (Pic del Canigó) (2 784 m[5]), situé au sud-ouest de la ville non loin de la frontiÚre franco-espagnole (région autonome de Catalogne) et visible depuis le centre-ville. La chaßne des AlbÚres, qui culmine à 1 256 m au pic du Néoulous, forme une barriÚre au sud et marque la limite avec l'Espagne, pays avec lequel elle communique facilement au col du Perthus, dont l'altitude n'excÚde pas 300 mÚtres, à environ 30 km de la cité.
- Le massif du Canigou, vu depuis les environs du serrat d'en Vaquer, Ă Perpignan.
- Le massif des AlbĂšres (Col du Perthus Ă droite), vu depuis le serrat d'en Vaquer.
Perpignan s'étend du nord au sud sur prÚs de 14 km et d'est en ouest sur prÚs de 12 km[réf. nécessaire].
La superficie de Perpignan est de 68,07 km2. La densitĂ© de population de Perpignan est de 1 776 habitants par kmÂČ. La latitude de Perpignan est de 42,698 degrĂ©s Nord et sa longitude de 2,893 degrĂ©s Est.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Perpignan est entourée[6],[7] des communes (en commençant par le nord-est, puis dans le sens des aiguilles d'une montre) de Bompas, Villelongue-de-la-Salanque, Canet-en-Roussillon, Cabestany, Saleilles, Théza, Villeneuve-de-la-Raho (ces trois derniÚres communes par un quadripoint), Pollestres, CanohÚs, Toulouges, Le Soler, Baho, Saint-EstÚve, Peyrestortes, Rivesaltes et Pia.
Géologie et relief
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La géologie de surface de la commune est entiÚrement constituée de formations du PliocÚne et du Quaternaire, datant de moins de cinq millions d'années. Ces formations sont d'origine continentale, étant principalement constituées de sédiments fluviaux (limon, sable, gravier, galets, calcrÚte (concrétions de calcaire), etc) déposés dans des lacs, des lits de riviÚres et des marais.
Les formations du Quaternaire sont constituĂ©es principalement de sĂ©diments de terrasses et plaine d'inondation dĂ©posĂ©s par les riviĂšres TĂȘt et RĂ©art. Les terrasses fluviales les plus Ă©levĂ©es et les plus anciennes de la TĂȘt et du RĂ©art sont dĂ©signĂ©es par « T5 ». Les plus rĂ©centes et les plus basses (les plaines inondables holocĂšnes) sont dĂ©signĂ©es par « T0 ». Entre les deux, par ordre dĂ©croissant d'Ăąge, se trouvent les terrasses T4, T3, T2 et T1[8]. Toutes ces terrasses ont Ă©tĂ© identifiĂ©es sur le territoire de la commune de Perpignan, Ă l'exception des terrasses T4 et T1.
La commune de Perpignan est couverte par quatre des cartes géologiques au 1/50 000 publiées par le Bureau de recherches géologiques et miniÚres (BRGM)[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15].
La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[16].
Le relief de la commune est de faible ampleur. Lâaltitude varie de 8 mĂštres (lĂ oĂč la TĂȘt quitte l'extrĂ©mitĂ© est de la commune) Ă 95 mĂštres[17]. Son point culminant se situe au fort du serrat d'en Vaquer (100 mĂštres sur la carte IGN[10]) au sud-ouest de la ville. L'altitude moyenne de Perpignan est de 40 mĂštres environ. Dans l'ensemble, comme dans le reste de la plaine du Roussillon, le terrain s'incline doucement d'ouest en est, en direction du littoral (par exemple, d'environ 50 mĂštres mĂštres altitude Ă la limite de la commune avec Toulouges Ă l'ouest, Ă environ 30 mĂštres mĂštres Ă la limite avec Cabestany Ă l'est).


Les caractĂ©ristiques topographiques de la commune sont largement masquĂ©es par son urbanisation Ă©tendue, avec ses nombreux immeubles de grande hauteur. Cependant, quelques dĂ©tails topographiques prĂ©sentent un intĂ©rĂȘt particulier, comme rĂ©sumĂ© ci-dessous.


Les zones gĂ©ologiques et topographiques de la commune coĂŻncident globalement. Une « colonne vertĂ©brale » de formations du PliocĂšne s'Ă©tend approximativement du nord-est au sud-ouest Ă travers le centre de la commune. Les points les plus Ă©levĂ©s de la commune se trouvent dans cette zone. Au sud se trouve une zone plus basse constituĂ©e de sĂ©diments du Quaternaire, dans le bassin versant de la riviĂšre RĂ©art. Au nord de la TĂȘt, ainsi que dans la partie ouest de la commune, se trouvent deux zones presque plates, mais en pente douce, qui reposent sur de larges terrasses T3/T2 de la TĂȘt. Et de part et d'autre de la TĂȘt elle-mĂȘme, qui traverse la commune d'ouest en est, s'Ă©tend une large plaine alluviale d'Ă©poque holocĂšne oĂč se trouvent les parties les plus basses de la commune.
Chronologie
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La commune est située dans la plaine de Roussillon, qui est entourée par la chaßne des AlbÚres au sud, les massifs des Aspres et du Canigou à l'ouest et la chaßne des CorbiÚres au nord. La plaine trouve son origine dans un bassin tectonique qui a commencé à se former il y a environ 30 millions d'années et qui a continué à s'affaisser pendant plusieurs millions d'années par la suite. D'épaisses couches de sédiments se sont accumulées dans le bassin du Roussillon au cours du MiocÚne et du PliocÚne. à plusieurs endroits, ces sédiments atteignent une épaisseur de centaines de mÚtres[18],[12].

Au dĂ©but du PlĂ©istocĂšne, il y a environ deux millions d'annĂ©es, le climat s'est refroidi et l'Ă©rosion fluviale a pris le pas sur sĂ©dimentation. Dans la rĂ©gion de Baixas, par exemple, on estime qu'environ 60 mĂštres de sĂ©diments du PliocĂšne ont Ă©tĂ© emportĂ©s entre il y a environ deux millions et un million d'annĂ©es[19]. Au cours du dernier million d'annĂ©es, l'Ă©rosion fluviale s'est poursuivie, mais il y a Ă©galement eu une sĂ©dimentation pĂ©riodique dans les vallĂ©es fluviales lorsque les riviĂšres TĂȘt, RĂ©art et autres ont Ă©tĂ© alimentĂ©es par plus de sĂ©diments qu'elles ne pouvaient en transporter. C'est ainsi que se sont formĂ©es les terrasses fluviales en escalier. Sur ces terrasses quaternaires, des alluvions (Ă©tendues en superficie mais relativement minces en profondeur - « 5 Ă 10 mĂštres maximum pour chaque unité »[20]) se sont dĂ©posĂ©es sur les sĂ©diments du PliocĂšne. Les plus anciennes de ces terrasses ont depuis Ă©tĂ© considĂ©rablement fragmentĂ©es par l'incision et l'Ă©rosion par des cours d'eau qui ont traversĂ© ces terrasses.
Au cours de l'interglaciaire holocĂšne des derniers millĂ©naires, les riviĂšres TĂȘt et RĂ©art en particulier ont formĂ© des plaines inondables. Celles-ci sont recouvertes de sĂ©diments rĂ©cents qui se sont dĂ©posĂ©s lors de pĂ©riodes d'inondation comme l'aiguat de 1940.

Au cours du dernier million d'annĂ©es environ, le TĂȘt n'a cessĂ© de modifier son cours Ă travers la plaine du Roussillon. Ces mouvements du fleuve ont profondĂ©ment marquĂ© la topographie du territoire de la commune de Perpignan et de ses environs. Il y a environ un million d'annĂ©es, au stade T5[22], il semble que le fleuve traversait Baixas, puis se dirigeait vers le sud jusqu'Ă Perpignan, avant de mettre le cap Ă l'est vers la cĂŽte[23],[24]. Par la suite, le fleuve a adoptĂ© un cours entiĂšrement au nord de Perpignan, en passant par Baixas. De lĂ , il sâest ensuite dĂ©placĂ© progressivement vers le sud[25]. Ce faisant, il a laissĂ© des terrasses Ă des niveaux de plus en plus bas, aux stades T4, T3 (St-EstĂšve) et T2 (Toulouges). Ă son extrĂ©mitĂ© sud, les eaux du fleuve venaient lĂ©cher les pentes du serrat d'en Vaquer et d'autres collines qui forment l'interfluve entre les bassins versants du TĂȘt et du RĂ©art. Finalement, il y a environ 100 000 ans, la TĂȘt a changĂ© de cours et s'est dĂ©placĂ©e vers le nord, jusqu'Ă atteindre approximativement sa latitude actuelle[26].
La surface de certaines petites dĂ©pressions et de certains talwegs de cours d'eau mineurs (tels que les « CĂČrrecs » qui s'Ă©coulent vers l'est depuis les environs de Cabestany) est recouverte d'une fine couche de colluvions. Il s'agit de dĂ©pĂŽts gĂ©ologiquement rĂ©cents rĂ©sultant du dĂ©placement vers le bas de matĂ©riaux provenant des versants adjacents, mouvement provoquĂ©, par exemple, par la solifluxion. Ces dĂ©pĂŽts sont indiquĂ©s par la lettre « C » sur les cartes gĂ©ologiques.
Zones géologiques/topographiques
[modifier | modifier le code]Pour décrire la géologie et le relief de la commune de Perpignan, et ses environs, il semble opportun de diviser la région en les zones suivantes (par ordre chronologique).
* Zone PliocĂšne/T5. C'est une zone oĂč apparaissent en surface des sĂ©diments du PliocĂšne, qui s'Ă©tend depuis la limite sud de la commune (Ă la limite avec CanohĂšs et Pollestres), vers le nord-est en direction du centre-ville, puis vers l'est, au sud de la TĂȘt, en direction de Canet-en-Roussillon. Ă certains endroits, comme prĂšs du chĂąteau de Roussillon, les sĂ©diments du PliocĂšne sont recouverts par les vestiges d'une trĂšs ancienne terrasse quaternaire de la TĂȘt (T5), datant d'un million d'annĂ©es[22], avec des alluvions fortement altĂ©rĂ©es et riches en galets.

Le serrat d'en Vaquer est un site paléontologique d'importance internationale[27],[28]. Au XIXe siÚcle, il a livré des fossiles du PliocÚne d'une grande diversité et abondance. Parmi ces fossiles, dont certains ont autrefois été exposées au Muséum d'histoire naturelle de Perpignan[29], figurent notamment ceux de tortues tropicales géantes[30].

Depuis le Palais des Rois de Majorque, Ă environ 70 mĂštres d'altitude, le terrain descend progressivement vers les coins est et sud-est de la commune, Ă environ 30 mĂštres.
Mais au sud du Palais des Rois de Majorque le relief de cette zone est plus vallonnĂ©. Il traverse des collines isolĂ©s sur l'interfluve TĂȘt-RĂ©art telles que celles de Moulin Ă Vent (81 mĂštres) et le serrat d'en Vaquer (100 mĂštres). Ces collines s'Ă©lĂšvent au-dessus de vastes Ă©tendues de la plaine du Roussillon au nord et au sud-est. Le serrat d'en Vaquer en particulier est l'un des points les plus Ă©levĂ©s pour de nombreux kilomĂštres dans ces directions. Quant au Palais des Rois de Majorque lui-mĂȘme, situĂ© aussi sur une colline isolĂ©e, ce palais domine directement la vieille ville et offre une vue imprenable sur toute la plaine du Roussillon.
- Le Palais des rois de Majorque, vu depuis le centre-ville de Perpignan.
- Vue depuis le Palais des rois de Majorque sur le chùteau d'eau situé sur la colline du Moulin à Vent.
- Le serrat d'en Vaquer, vu depuis le Palais des rois de Majorque.
Tout cela s'explique par le fait qu'au cours du dernier million d'annĂ©es environ, les riviĂšres TĂȘt et Agly, au nord de Perpignan, ont longuement serpentĂ© Ă travers cette partie de la plaine du Roussillon, emportant des sĂ©diments et abaissant ainsi l'altitude du terrain. De mĂȘme, et au cours de la mĂȘme pĂ©riode, les riviĂšres RĂ©art et Tech ont largement serpentĂ© Ă travers les terres situĂ©es au sud, abaissant elles aussi l'altitude de ces terres[33]. Cependant, au cours de cette mĂȘme pĂ©riode, ces riviĂšres ont laissĂ© pratiquement intactes au moins les pentes supĂ©rieures du serrat d'en Vaquer et des collines voisines. Ainsi, ces sommets, tels quâils sont, se distinguent aujourdâhui comme des Ă©lĂ©ments relativement proĂ©minents de la plaine du Roussillon.

* Zone RĂ©art-T3. C'est une zone relativement petite situĂ©e dans le coin sud-est de la commune, dans les bassins versants des riviĂšres RĂ©art et Fossella. Ăgalement presque plate en apparence, la formation gĂ©ologique prĂ©dominante Ă la surface de cette zone est constituĂ©e d'alluvions dĂ©posĂ©es par le RĂ©art il y a environ 400 000 ans (T3)[34]. Ces alluvions, qui restent sur une terrasse Ă une altitude autour de 30 mĂštres, contiennent une forte proportion de quartz et d'autres galets, provenant de roches palĂ©ozoĂŻques des hauteurs du bassin versant du RĂ©art, dans les Aspres.

Dans cette zone, prÚs de Mas Delfau, se trouve une petite dépression peu profonde qui aurait été formée par l'érosion éolienne vers la fin du PléistocÚne[35]. (On sait que l'érosion éolienne de cette époque durant des périodes sÚches et trÚs froides a donné naissance à des bassins topographiques plus vastes aux abords de la commune, notamment à CanohÚs et à Villeneuve-de-la-Raho)[36],[37].

* Zone TĂȘt-T3/T2 (au nord de la TĂȘt). C'est la zone la plus septentrionale de la commune, situĂ©e sur des terrasses de la TĂȘt avec des dĂ©pĂŽts alluviaux datant d'une pĂ©riode comprise entre environ 400 000 (T3) et 200 000 (T2) ans[34],[38]. Ici les alluvions contiennent des matĂ©riaux rubĂ©fiĂ©s et altĂ©rĂ©s, y compris des galets de quartz de diffĂ©rentes tailles. D'apparence presque plate, et seulement un peu plus Ă©levĂ©e que la plaine inondable de la TĂȘt au sud, cette zone s'Ă©lĂšve doucement d'environ 20 mĂštres d'altitude au sud-est (Ă cĂŽtĂ© de Bompas) Ă environ 50 mĂštres au nord-ouest (aux environs de l'aĂ©roport).


* Zone TĂȘt-T2 (au sud de la TĂȘt). C'est une zone situĂ©e sur une terrasse de la TĂȘt au sud de cette riviĂšre, qui s'Ă©tend de Toulouges, vers le nord-est, jusqu'au centre-ville. Saint-Charles International, une plateforme europĂ©enne multimodale de transport, occupe une grande partie de cette zone. La terrasse, qui date probablement d'environ 200 000 ans[38], est principalement recouverte d'alluvions datant de cette pĂ©riode. Bien qu'elle semble plate, elle s'incline progressivement vers l'est, passant d'une altitude d'environ 50 mĂštres Ă l'ouest Ă environ 35 mĂštres au centre de Perpignan.

Autour du Xe siĂšcle, le noyau urbain primitif de Perpignan a Ă©tĂ© construit Ă l'extrĂ©mitĂ© est de cette terrasse T2, Ă proximitĂ© de la TĂȘt, mais Ă environ 10 mĂštres au-dessus de celle-ci (et au pied de la colline sur laquelle le Palais des Rois de Majorque a Ă©tĂ© Ă©rigĂ© par la suite, Ă environ 30 mĂštres en contrebas)[39].

Les riviĂšres Basse et Ganganell coulent vers le nord-est en traversant cette terrasse du TĂȘt. Cependant, bien que chaque cours d'eau possĂšde sa propre plaine inondable, avec des dĂ©pĂŽts alluviaux rĂ©cents de part et d'autre, leurs vallĂ©es ne marquent pratiquement pas le relief de cette terrasse de la TĂȘt.

La limite sud-est de la terrasse est marquĂ©e par la zone pliocĂšne, qui s'Ă©lĂšvent Ă certains endroits en collines, comme celle Ă cĂŽtĂ© du Mas Sainte Barbe (Santa BĂ rbara). La limite nord de cette terrasse est Ă©galement marquĂ©e par une falaise s'Ă©tendant d'ouest en est, avec la riviĂšre TĂȘt Ă une courte distance.


On sait que, mĂȘme jusquâĂ lâĂ©poque historique, la TĂȘt dĂ©bordait parfois dans les bassins versants voisins[33]. La topographie du terrain dans la partie sud de la commune indique que, lorsque la TĂȘt coulait approximativement le long du tracĂ© actuel du ruisseau Ganganell il y a environ 200 000 ans, elle dĂ©bordait, lors de crues importantes, dans le bassin versant du RĂ©art au sud-est. Le fleuve dĂ©bordait par les points bas situĂ©s le long de lâinterfluve entre la TĂȘt et le RĂ©art. Ces passages se trouvent Ă peu prĂšs Ă la mĂȘme altitude que la terrasse T2. Lâun de ces passages, au nord du serrat d'en Vaquer, est aujourdâhui traversĂ© par la ligne de chemin de fer Perpignan-CerbĂšre, et un autre passage situĂ© au sud de cette colline est aujourdâhui traversĂ© par le canal de Perpignan. Avant que la TĂȘt n'ait pu s'enfoncer davantage dans l'interfluve, le cours du fleuve a commencĂ© Ă se dĂ©placer vers le nord. Les zones plus Ă©levĂ©es situĂ©es entre les passages bas forment dĂ©sormais des collines isolĂ©es le long de l'interfluve (Serrat d'en Vaquer, Moulin Ă Vent, etc).
* Zone T0 (TĂȘt). C'est la plaine d'inondation holocĂšne de la TĂȘt, recouverte d'alluvions gĂ©ologiquement trĂšs rĂ©centes. Cette zone est Ă©galement d'apparence plate, mais elle descend en rĂ©alitĂ© d'une altitude d'environ 50 mĂštres Ă l'ouest Ă environ 10 mĂštres Ă l'extrĂ©mitĂ© est de la commune.

Une ligne de falaises distincte marque la limite sud d'une partie de cette zone, depuis l'est du centre-ville, en passant par le chĂąteau Roussillon, jusqu'Ă l'arboretum du Mas Roussillon Ă Canet-en-Roussillon (un peu au-delĂ de la limite de la commune). La ligne du pied de cette falaise situĂ©e entre le palais des CongrĂšs et le chĂąteau Roussillon marque le tracĂ© d'un palĂ©ocours de la TĂȘt Ă l'AntiquitĂ©[42],[43].

Hydrographie
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La ville est traversĂ©e par la TĂȘt ainsi que par son affluent, la Basse. Elle est traversĂ©e aussi par plusieurs canaux d'irrigation alimentant la ville en eau : au sud, par le biais de l'aqueduc des arcades (canal Las Canals provenant d'Ille-sur-TĂȘt), au nord, par le canal de Vernet-Pia qui prend sa source dans les terres et par le ruisseau de la LlabanĂšre, et le RĂ©art au sud.
Perpignan est une ville qui subit rĂ©guliĂšrement de fortes inondations. En , une crue de la TĂȘt provoque la destruction de trente-neuf maisons dans le quartier de la route de Bompas et laisse une soixantaine de familles sans-abri[44]. En 1986, la ville connait une trĂšs grosse inondation qui arrache une partie de l'ancienne gare routiĂšre du centre-ville Ă l'Espace MĂ©diterranĂ©e[45].
- Vue du centre-ville de Perpignan. Ă gauche, la place de la RĂ©sistance, lieu de jonction du boulevard Georges-Clemenceau et du boulevard Wilson. Au centre droit, le Castillet (El Castellet). La riviĂšre la Basse, petit affluent du fleuve cĂŽtier la TĂȘt est longĂ©e par le quai Sadi-Carnot (Ă gauche) oĂč se trouvent la prĂ©fecture et le conseil dĂ©partemental, et Ă droite le quai Vauban et ses commerces.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffÚrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramÚtres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[46]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[47]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[48] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un trÚs bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air trÚs sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[49]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[50],[51].
Pour la pĂ©riode 1971-2000, la tempĂ©rature annuelle moyenne est de 14,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de prĂ©cipitations est de 591 mm, avec 5,2 jours de prĂ©cipitations en janvier et 2,5 jours en juillet[46]. Pour la pĂ©riode 1991-2020, la tempĂ©rature moyenne annuelle observĂ©e sur la station mĂ©tĂ©orologique installĂ©e sur la commune est de 16,0 °C et le cumul annuel moyen de prĂ©cipitations est de 578,3 mm[52],[53]. La tempĂ©rature maximale relevĂ©e sur cette station est de 42,4 °C, atteinte le  ; la tempĂ©rature minimale est de â11 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| RecordâŻdeâŻchaleur date du record |
25 29.1.1944 |
26,5 5.2.1933 |
28 17.3.1997 |
32,4 20.4.1945 |
37,4 28.5.2026 |
42,4 28.6.2019 |
40,5 7.7.1982 |
40,7 16.8.2025 |
36,8 1.9.1936 |
34,2 3.10.1985 |
28,1 9.11.1927 |
26,7 29.12.1925 |
42,4 2019 |
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| MaximaleâŻmoyenne | 12,7 | 13,4 | 16,4 | 18,7 | 22,3 | 26,8 | 29,5 | 29,4 | 25,6 | 21,2 | 16,3 | 13,3 | 20,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 8,7 | 9,2 | 12 | 14,2 | 17,8 | 22 | 24,6 | 24,5 | 20,9 | 17 | 12,3 | 9,3 | 16 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| MinimaleâŻmoyenne | 4,8 | 5 | 7,6 | 9,7 | 13,3 | 17,2 | 19,7 | 19,7 | 16,1 | 12,9 | 8,4 | 5,3 | 11,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| RecordâŻdeâŻfroid date du record |
â8,2 23.1.1963 |
â11 10.2.1956 |
â5,9 7.3.1971 |
0,2 10.4.1977 |
2,4 5.5.1977 |
7,4 17.6.1978 |
11,2 4.7.1925 |
10,4 30.8.1992 |
5 24.9.1928 |
1,2 27.10.1973 |
â5,7 22.11.1998 |
â6,3 27.12.1931 |
â11 1956 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 60,1 | 40,9 | 51,6 | 66,1 | 45,6 | 23,6 | 15,1 | 22,7 | 43 | 82,1 | 72,6 | 54,9 | 578,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| â„âŻ1âŻmm (jours) | 5 | 3,8 | 4,9 | 6,2 | 5,7 | 3,8 | 2,6 | 3,1 | 4,4 | 5 | 4,9 | 4,7 | 54,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| â„âŻ5âŻmm (jours) | 2,4 | 1,7 | 2,3 | 2,9 | 2,2 | 1,4 | 1 | 1,4 | 1,8 | 3 | 2,2 | 2,2 | 24,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| â„âŻ10âŻmm (jours) | 1,6 | 0,9 | 1,3 | 1,4 | 1,2 | 0,7 | 0,4 | 0,6 | 1,2 | 2,3 | 1,4 | 1,5 | 14,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| RecordâŻdeâŻpluie enâŻ24âŻhâŻ(mm) date du record |
123,6 29.1.2006 |
177,8 16.2.1982 |
164 2.3.1930 |
130,6 16.4.2004 |
127,2 18.5.1977 |
91 5.6.1953 |
45 23.7.1959 |
67,2 24.8.2002 |
186,1 2.9.1959 |
165,2 10.10.1965 |
222 12.11.1999 |
184,4 14.12.1932 |
222 1999 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 140,9 | 163,6 | 206,6 | 219,8 | 240,7 | 267,6 | 299,9 | 272,9 | 223,8 | 175,1 | 146,8 | 131 | 2Â 488,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Transports
[modifier | modifier le code]Transport ferroviaire
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La ville est dotée d'une étoile ferroviaire à vocation à la fois régionale, nationale et internationale. La gare de Perpignan est en effet desservie par des TGV, des trains Intercités de nuit et des TER de la région Occitanie.
GrĂące Ă la ligne Narbonne â Port-Bou, et Ă la nouvelle ligne Ă grande vitesse de Perpignan Ă Barcelone, qui Ă©tait partiellement opĂ©rationnelle depuis fin 2010, la ville constitue une Ă©tape importante pour le trafic ferroviaire franco-espagnol. Ă la suite de l'achĂšvement du tronçon entre Figueras et Barcelone, les liaisons directes Ă grande vitesse entre Perpignan et Barcelone sont devenues pleinement opĂ©rationnelles.
Des TGV relient quotidiennement Perpignan à Paris (gare de Lyon) et à Barcelone. Le week-end, un TGV relie également Perpignan à la Belgique (Bruxelles sans changement, via Lyon et Lille). En outre, des Intercités de nuit, qui effectuent des liaisons vers Paris (gare d'Austerlitz) via Nßmes et la cÎte languedocienne[54], circulent quotidiennement pendant les vacances scolaires et les week-ends le reste de l'année.
Le trafic rĂ©gional est assurĂ© par des trains TER qui relient de nombreuses fois par jour Narbonne, Carcassonne, Toulouse et Montpellier, ainsi que Marseille. Vers l'ouest, la ligne Perpignan â Villefranche-de-Conflent, qui se prolonge par la ligne de Cerdagne vers Mont-Louis et Latour-de-Carol, relie l'agglomĂ©ration au bassin de vie de la vallĂ©e de la TĂȘt et Ă Prades, sous-prĂ©fecture du dĂ©partement, puis Ă la Cerdagne et Ă l'Andorre.
Selon le plan de dĂ©placement urbain (PDU) de Perpignan MĂ©diterranĂ©e MĂ©tropole, une augmentation du service TER sur ce rĂ©seau est prĂ©vue[Quand ?], avec entre autres l'instauration de nouvelles haltes ferroviaires (Tecnosud-UniversitĂ© au sud de Perpignan)[rĂ©f. souhaitĂ©e] et de navettes cadencĂ©es Villefranche-de-Conflent â Elne toutes les 40 minutes aux heures de pointe.
De nombreux trains de conteneurs et de produits frais partent de Perpignan Saint-Charles depuis des décennies. Deux trains partaient tous les jours (sauf le week-end) pour Rungis avec des fruits et légumes en wagons réfrigérés. Mais depuis le printemps 2019, cette ligne est supprimée, car les wagons sont vétustes, ce qui a déclenché un tollé national pour des raisons environnementales (le train est alors remplacé par 20 000 camions)[55].
Le , le maire, Louis Aliot demande au nouveau Premier ministre, Jean Castex, de sâengager fermement sur lâaccĂ©lĂ©ration de la ligne LGV Montpellier-Perpignan et sur le dĂ©senclavement de Perpignan et de son dĂ©partement[56]. Le chef du gouvernement lui rĂ©pond quâil mettra « toute [s]on Ă©nergie Ă le faire avancer Ă une vitesse supĂ©rieure Ă celle qui est la sienne jusquâĂ prĂ©sent »[56].
Le projet est finalement entériné et la ligne grande vitesse devrait arriver à Perpignan en 2040[57].
Transport aérien
[modifier | modifier le code]L'aéroport de Perpignan-Rivesaltes[58] (anciennement aéroport de la LlabanÚre) assure des vols nationaux et internationaux, pour certains uniquement pendant certaines périodes de l'année, à destination de villes françaises ou internationales.
Transport routier
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La ville est reliée à Narbonne au nord et Barcelone au sud par l'autoroute A9 (prolongée en Espagne par l'autoroute AP-7), qui constitue l'épine dorsale du réseau routier du littoral méditerranéen.
En complĂ©ment de l'autoroute, un rĂ©seau de voies rapides rayonne autour de la ville, d'abord construit Ă partir des annĂ©es 1970 pour relier les stations balnĂ©aires en plein dĂ©veloppement Ă la suite de la Mission Racine (vers Rivesaltes et Le BarcarĂšs au nord, Canet-en-Roussillon Ă l'est, la CĂŽte Vermeille au sud), et plus rĂ©cemment pour dĂ©senclaver l'ouest du dĂ©partement (vers Ille-sur-TĂȘt Ă l'ouest, sur la route nationale 116, route d'Andorre).
Afin de relier entre eux ces différents axes et décongestionner le centre-ville, un contournement ouest de l'agglomération est envisagé depuis plusieurs décennies. La premiÚre tranche de ce nouveau contournement de la ville, jumelé à l'autoroute A9, a ouvert en avril 2013, ce tronçon relie alors l'actuelle pénétrante nord à la voie sur berge, à hauteur de la clinique St Pierre, sans passer par le Pont Arago. Dans un deuxiÚme temps, cette nouvelle voie express à deux fois deux voies sera prolongée jusqu'à l'échangeur 42 (Perpignan Sud) de l'autoroute A9 (tronçon déclaré d'utilité publique, dont l'ouverture est programmé à l'horizon 2017), puis, dans un troisiÚme temps, jusqu'à la RD 914 (voie express vers Elne et la CÎte Vermeille, section non programmée à ce jour[C'est-à -dire ?])[59].
Réseau de transports urbains
[modifier | modifier le code]Origines du réseau
[modifier | modifier le code]à partir de 1900, Perpignan a possédé un réseau de tramway, démantelé en 1955. Il assurait une desserte urbaine par le biais de trois lignes (dont une prolongée jusqu'à Rivesaltes). Ce réseau était complété par les lignes ferroviaires de plaine de la Compagnie des chemins de fer des Pyrénées-Orientales (CFPO), et la ligne de tramway suburbain reliant la ville à Canet[60].
Une ligne de trolleybus a succédé à ce réseau à partir de 1952 ; elle fut démantelée une quinzaine d'années plus tard, en 1968. Depuis, le service est exclusivement assuré par des bus[61].
Sankéo
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Le réseau de bus de Perpignan Méditerranée Métropole est appelé Sankéo, anciennement Compagnie de transports Perpignan Méditerranée ou CTPM jusqu'en 2017, filiale du groupe Vectalia.
Le rĂ©seau a optĂ© depuis ses dĂ©buts pour un rĂ©seau organisĂ© « en Ă©toile », oĂč presque toutes les lignes convergent vers le centre-ville, survivance de son organisation lorsqu'elle n'Ă©tait que communale.
Le service se compose de lignes réguliÚres, de lignes scolaires et intercampus universitaires, de transport de proximité (navettes gratuites assurant une desserte locale dans le centre-ville et à Canet-en-Roussillon), et de transport à la demande (notamment le dimanche, pour certaines lignes).
La ligne 4, alors principale ligne du réseau, circulait sur un axe nord-sud et bénéficiait depuis le des aménagements réalisés dans le cadre du projet de bus à haut niveau de service « Bus-Tram » (voies réservées, priorité aux feux, etc.), environ un an aprÚs la restructuration du réseau, le .
Une restructuration totale du rĂ©seau est prĂ©sentĂ©e au public Ă partir du et entre en vigueur le suivant. Cette restructuration s'opĂšre dans la mĂȘme logique et la mĂȘme continuitĂ© voulue par la crĂ©ation de la marque SankĂ©o.
Le nouveau réseau est organisé autour de trois lignes structurantes A à C, correspondant respectivement aux anciennes lignes 4, 2 et 8 assurant 40 % de la fréquentation du réseau, avec une amplitude horaire étendue, une fréquence renforcée (dix minutes pour la ligne A contre 12 à 15 minutes pour la ligne 4, 15 minutes pour les lignes B et C contre 20 et 30 minutes pour les lignes 2 et 8) et la mise en place de quatre pÎles de correspondances (Languedoc, Massilia, Lycée Maillol et Gare TGV) entre ces lignes et le reste du réseau.
Le reste du réseau est composé de 24 lignes réguliÚres (lignes 1 à 24) desservant toute l'agglomération, la numérotation est remise à plat à cette occasion ; les lignes 1, 7 et 9 à 24 sont sur tout ou partie de leur parcours exploitées en transport à la demande aux heures creuses et le week-end, soit les lignes desservant les secteurs de l'Agly, des Aspres et du littoral ; tous les jours en soirée, un transport à la demande est aussi mis en place entre la gare et l'aéroport.
à ces lignes réguliÚres s'ajoutent le Canet'On, le P'tit Bus, le Nit Bus, la NCMI, le train de Canet.
Enfin, la desserte estivale des plages est revue afin de faire face à la hausse continue et importante de la fréquentation avec la mise en place de deux lignes express « Sankéo Plage » : l'une sur le trajet Gare TGV - Sainte-Marie-la-Mer - Torreilles - Le BarcarÚs et l'autre sur le trajet Gare TGV - Canet-en-Roussillon.
Réseau départemental
[modifier | modifier le code]La gare routiĂšre intermodale de Perpignan constitue le point de convergence de la plupart des lignes du rĂ©seau dĂ©partemental d'autocar « Le bus Ă 1 euro », qui dĂ©pend de la rĂ©gion Occitanie depuis 2017 dans le rĂ©seau liO (lignes d'Occitanie)[62]. ConformĂ©ment Ă la politique du "Bus Ă 1 âŹ", Perpignan est reliĂ© Ă l'ensemble du dĂ©partement pour 1 âŹ[63].
Location de vélos et de trottinettes
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- De 2008 à 2017, quinze stations de vélo BIP! rassemblant environ 150 vélos, sont mises en place à l'instigation de la municipalité de Perpignan, en libre-service dans toute la ville[64]. Mais l'évaluation de leur utilisation n'a pas conclu à la nécessité de renouvellement de la concession avec la société Clear Channel[65] et les vélos BIP ont disparu en janvier 2018.
- Le parking Arago offre à la population une location de vélos[66].
- Le réseau Sankéo propose un service de location de vélos et de trottinettes à la journée, à la semaine ou au mois[67].
- Depuis 2020, plusieurs compagnies de location privées en libre service ont pris le marché. Depuis 2023, c'est la compagnie Pony qui occupe l'espace public avec des rÚgles spécifiques de stationnement et de circulation en centre-ville.
Organisation urbaine
[modifier | modifier le code]Perpignan est une ville qui s'est organisĂ©e au dĂ©but sur le site de ChĂąteau-Roussillon (anciennement Ruscino), oppidum romain situĂ© Ă l'est de la ville actuelle et traversĂ© par la Via Domitia. Au Haut Moyen Ăge, le village primitif s'implante sur son site actuel, plus Ă l'intĂ©rieur des terres, sur la rive droite de la Basse qui, Ă l'Ă©poque, n'affluait pas dans la TĂȘt Ă Perpignan mais dans les environs de Canet. Le lieu choisi prĂ©sentait plusieurs avantages : situĂ© en bas d'une pente mais aussi sur une terrasse, il permettait d'avoir une vue sur la plaine en direction de la mer tout en surplombant la vallĂ©e de la TĂȘt, dont le lit Ă©tait aussi, autre avantage, Ă sa largeur la plus Ă©troite Ă ce niveau lĂ et permettant donc un franchissement plus facile[68].
Vue du ciel, la ville a une forme de croix et s'étale du nord au sud sur 13 kilomÚtres environ, et de l'ouest à l'est sur 12 kilomÚtres environ soit environ 68 km2. De ce fait, la superficie de Perpignan est plus importante que celle de Bordeaux (49,36 km2), Lyon (47,87 km2) ou Montpellier (56,88 km2).
Mairies de quartier
[modifier | modifier le code]La ville de Perpignan est organisĂ©e en cinq mairies de quartier, avec un maire-adjoint Ă la tĂȘte de chacune d'elles[69] :
- Mairie de quartier Centre historique ;
- Mairie de quartier Ouest ;
- Mairie de quartier Est ;
- Mairie de quartier Sud ;
- Mairie de quartier Nord, divisée en deux sites : site du Haut-Vernet et site dit Al Sol[70].
Espaces verts
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Perpignan est une ville fleurie****, elle abrite plusieurs parcs, jardins et espaces verts :
Territoire de la mairie de quartier Centre historique
[modifier | modifier le code]- Le Jardin des Remparts
- Les Jardins de la Basse
- Le Jardin Terrus relié au jardin Jantet Violet
- Le jardin de la Miranda
- Le jardin de l'Ă©vĂȘchĂ©
Territoire de la mairie de quartier Ouest
[modifier | modifier le code]- La Villa des Tilleuls et son jardin, dit Jardin Puig
- Le Jardin Aspirant Buffet
- Le serrat d'en Vaquer
- Le Jardin de la Basse entre le quartier Mailloles et le quartier Saint-Assiscle
- Le Jardin JĂ©sus PrĂȘt
- Les Jardins Familiaux « Mailloles »
- Espace ludique Résidence Ensoleillée
- Le Jardin de la PépiniÚre
Territoire de la mairie de quartier Est
[modifier | modifier le code]- Allées Maillol
- Square Bir Hakeim
- Le parc Sant Vicens
- Le bois des ChĂȘnes
- Le jardin du Grand Large
- Le jardin Sabardeil
- Le jardin Visconti
Territoire de la mairie de quartier sud
[modifier | modifier le code]- Parc des sports (Moulin Ă Vent)
- Le jardin de la butte du Moulin Ă Vent
- Las Canals (petit canal arboré)
Territoire de la mairie de quartier nord
[modifier | modifier le code]- Parc Pau Casals, en face du lycée A.-Maillol
- Le jardin Hyppolite-DesprĂšs
- Le jardin Muchart
- Le parc Bartholdi
- Les jardins familiaux du Mas Gaillard
- Les jardins familiaux de Vernet-Salanque
- Les rives de la TĂȘt
- Le Passeig (anciennement Jardin exotique de la Digue d'Orry)
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Perpignan est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[71].
Elle appartient à l'unité urbaine de Perpignan[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[72],[73]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est la commune-centre[Note 4],[73]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[74],[75].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne dâoccupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires artificialisĂ©s (52,1 % en 2018), en augmentation par rapport Ă 1990 (40,5 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : zones urbanisĂ©es (28,8 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (24,7 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (22,7 %), cultures permanentes (18,2 %), prairies (4,6 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (0,7 %), milieux Ă vĂ©gĂ©tation arbustive et/ou herbacĂ©e (0,4 %)[76].
L'IGN met par ailleurs Ă disposition un outil en ligne permettant de comparer lâĂ©volution dans le temps de lâoccupation des sols de la commune (ou de territoires Ă des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă aujourd'hui)[Carte 1].
Projets
[modifier | modifier le code]- Projet urbain de la gare[77]
- La réalisation de la ligne grande vitesse internationale Perpignan - Figueres a rendu nécessaire le remaniement de la gare actuelle. La ville de Perpignan a donc adopté un PDU comprenant la rénovation du quartier de la gare et la réalisation d'un "pÎle d'échanges intermodal"[Note 5], pour se préparer au mieux à l'affluence qu'apportera le TGV. Il comprend notamment une nouvelle gare routiÚre, desservie par le futur site propre bus[78].
- De plus, outre la gare, c'est le quartier entier (La gare - Saint-Assiscle), compris dans le Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés, qui se verra remodelé[79]. Les parkings de stationnement deviendront souterrains, l'ancienne gare de triage laissera place à un nouveau quartier, et seront créés et construits un futur pÎle judiciaire, l'HÎtel d'agglomération (achevé en 2011), un centre d'affaires à la place de la ZAC du Foulon (en face de la gare) et de nombreuses résidences et hÎtels[80].
Risques majeurs
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune de Perpignan est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matiÚres dangereuses et la rupture d'un barrage[81],[82].
Risques naturels
[modifier | modifier le code]Certaines parties du territoire communal sont susceptibles dâĂȘtre affectĂ©es par le risque dâinondation par crue torrentielle de cours d'eau des bassins de la TĂȘt et du RĂ©art. La commune fait partie du territoire Ă risques importants d'inondation (TRI) de Perpignan-Saint-Cyprien, regroupant 43 communes du bassin de vie de l'agglomĂ©ration perpignanaise, un des 31 TRI qui ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s le sur le bassin RhĂŽne-MĂ©diterranĂ©e. Des cartes des surfaces inondables ont Ă©tĂ© Ă©tablies pour trois scĂ©narios : frĂ©quent (crue de temps de retour de 10 ans Ă 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans Ă 300 ans) et extrĂȘme (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en dĂ©faut tout systĂšme de protection)[83],[84].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur le territoire de la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains[85]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaßtre les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à -vis de ce phénomÚne[86].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations et mouvements de terrains[87].
- Carte des zones inondables.
- Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des argiles.
Risques technologiques
[modifier | modifier le code]Le risque de transport de matiĂšres dangereuses dans la commune est liĂ© Ă sa traversĂ©e par des infrastructures routiĂšres et ferroviaires importantes et la prĂ©sence d'une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible dâavoir des effets graves au bĂąti ou aux personnes jusquâĂ 350 m, selon la nature du matĂ©riau transportĂ©. Des dispositions dâurbanisme peuvent ĂȘtre prĂ©conisĂ©es en consĂ©quence[88].
Dans le dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Orientales, on dĂ©nombre sept grands barrages susceptibles dâoccasionner des dĂ©gĂąts en cas de rupture. La commune fait partie des 66 communes susceptibles dâĂȘtre touchĂ©es par lâonde de submersion consĂ©cutive Ă la rupture dâun de ces barrages, les barrages de Vinça ou des Bouillouses sur la TĂȘt[89].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Formes du nom
[modifier | modifier le code]La mention la plus ancienne du nom de la ville de Perpignan date dâun document de lâan 927, sous la forme Perpinianum[90],[91].
On retrouve plus tard dans dâautres textes sous les formes suivantes : « Villa Perpiniano » (959) ; « Pirpinianum » au XIe siĂšcle ; Perpiniani (1176) ; PerpenyĂ au XIIIe siĂšcle. PerpenyĂ reste la forme la plus courante jusqu'au XVe siĂšcle et est encore attestĂ©e au XVIIe siĂšcle[92].
Ătymologie
[modifier | modifier le code]Une hypothÚse populaire mais fantaisiste attribue l'origine du nom à un légendaire laboureur surnommé en catalan Pere Pinya (Pierre Pigne en français) qui serait descendu de la montagne pour fonder la ville de Perpignan[90].
L'étymologie la plus probable est celle d'un nom de domaine (ou fundus) de l'époque romaine dont le propriétaire aurait eu pour nom Perpennius, suivi du suffixe anum marquant la propriété. Le nom de famille de Perpenna est courant dans le monde romain. En 77 av. J.-C., on trouve par exemple un certain Marcus Ventus Perpenna (ou Perperna) venu avec son armée renforcer, en Hispanie, les troupes du général Sertorius. Le toponyme fundu Perpennianu peut avoir évolué normalement ensuite en Perpiniano puis en Perpenya ou Perpinyan[90].
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire et protohistoire
[modifier | modifier le code]Malgré la difficulté de pratiquer des fouilles en milieu urbain, quelques vestiges témoignent de l'occupation du site de Perpignan avant le développement de la ville.
On peut mentionner des traces d'habitat nĂ©olithique trouvĂ©s prĂšs du mas Bruno (vers l'Ă©changeur de la RN 116), quelques objets de la civilisation des champs d'urnes de l'Ăąge du bronze final dans le mĂȘme secteur, ainsi que des dĂ©bris de cĂ©ramique de la fin de l'Ăąge du bronze et du dĂ©but du premier Ăąge du fer dans les environs de l'Ă©cole Saint-Jean[92].
Ăpoque romaine
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Lâhistoire de Perpignan ne commence pas avant le Xe siĂšcle. En effet, un peuple ibĂšre, les Sordes, aurait occupĂ© la plaine du Roussillon, vers 500 avant JĂ©sus-Christ. Les Ă©changes commerciaux et culturels ont pu se faire Ă travers les comptoirs grecs installĂ©s le long de l'actuelle Catalogne, Ă EmpĂșries, et aussi Ă Agde, en Languedoc. La deuxiĂšme guerre punique amĂšne les Romains dans ces contrĂ©es. Les IbĂšres ont Ă©tĂ© ainsi en dehors des Ligures de Provence, romanisĂ©s bien avant les Celtes installĂ©s plus au nord[94].
Ă cette Ă©poque, Perpignan nâexistait toujours pas, mais lâoppidum de Ruscino (actuel lieu-dit du ChĂąteau-Roussillon ou Castell RossellĂł), situĂ© Ă lâest de la ville, Ă©tait le siĂšge de lâadministration romaine de la rĂ©gion[95]. Ătymologiquement, Roussillon doit son nom Ă Ruscino.
Au fil des annĂ©es, Ruscino se voit disputer le titre de capitale par la ville dâElne (Illiberis), jusquâĂ la chute de Rome et lâarrivĂ©e des Wisigoths en 412. Actuellement[C'est-Ă -dire ?], il n'y aucune trace ou document stipulant le passage des Wisigoths Ă Ruscino ; en outre, les chrĂ©tiens fondent l'Ă©vĂȘchĂ© d'Elne, dĂ©laissant ainsi la ville de Ruscino[95],[96]. Par la suite, les Sarrasins vont annexer le royaume wisigoth vers 711.
AprÚs l'invasion par les Arabes, Pépin le Bref, puis, par la suite, Charlemagne, reconquiÚrent définitivement la région vers 811 ; c'est alors que commence l'Úre carolingienne et la construction de plusieurs villages sur la plaine du Roussillon, notamment Perpignan à quelques kilomÚtres de Ruscino.
AprĂšs-Ruscino
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DâaprĂšs la tradition, Perpignan aurait Ă©tĂ© fondĂ©e par Pere Pinya (Pierre Pigne)[97]. La lĂ©gende a Ă©tĂ© restituĂ©e par Bernard Sergent[98].
Les plus anciens vestiges archéologiques découverts sont datés du IXe siÚcle[99].
La premiĂšre mention de Perpignan figure dans un acte datĂ© du par lequel un certain Aton (Ato) vend, pour 1 000 sols, les alleux dâAnglars et de Saleilles, avec leurs Ă©glises Saint-Jean et Saint-Ătienne, Ă Wadalde, Ă©vĂȘque dâElne et frĂšre du comte Gausbert dâEmpĂșries et de Roussillon : ces alleux confrontaient d'un cĂŽtĂ© avec Cabestany (villa de Cabestagnio) et, de l'autre, avec Perpignan (villa Perpiniano)[100].
En , Guisandus et son Ă©pouse Genta vendent Ă Sisegutus et Ă son Ă©pouse Arcedonia, une vigne sise au territoire de Villa Gothorum ou Malleoles (aujourdâhui Mailloles ou Malloles, au sud-ouest). Elle Ă©tait sur le chemin qui va du village de Villa Perpiniani Ă Orle. Enfin en , le testament du comte Raymond II de Rouergue, marquis de Gothie, parle de l'alleu de PerpignanâŠ
âŠillo alode de PerpinianiâŠ
âŠqu'il lĂšgue par tiers Ă l'abbaye de Saint-Pierre de Rodes (actuellement en Catalogne), et aux cathĂ©drales de GĂ©rone et Elne. 961 est lâannĂ©e oĂč Guilabert Ier reçoit le comtĂ© de Roussillon en hĂ©ritage de son pĂšre tandis que son frĂšre reçoit celui dâEmpĂșries (actuellement en Catalogne). En 991 Guilabert sâinstalle Ă Perpignan, transformant la ville en capitale locale. Ă cette Ă©poque, le Roussillon n'Ă©tait qu'un territoire cĂŽtier.
Du dĂ©but du Moyen Ăge au royaume de Majorque
[modifier | modifier le code]Câest au Moyen Ăge, Ă partir de la fin Xe siĂšcle, que la ville connaĂźt son essor. Ce succĂšs est dĂ» au choix des comtes de Roussillon d'alors (Guislabert Ier ou son fils Gausfred II) de faire de Perpignan leur capitale[68], qui gagnera plus tard en importance, jusquâĂ attirer lâĂ©vĂȘque, rĂ©sidant jusque lĂ Ă Elne. On y construit le chĂąteau comtal, une Ă©glise (consacrĂ©e en 1025) et un hĂŽpital, le tout placĂ© sous le patronage de saint Jean. De nos jours, lâĂ©glise est nommĂ©e Saint-Jean-le-Vieux, elle se trouve Ă cĂŽtĂ© de la cathĂ©drale. LâhĂŽpital a changĂ© de lieu : il est actuellement[C'est-Ă -dire ?] au nord de la ville (Haut-Vernet), mais retrouve son nom dâorigine d'hĂŽpital Saint-Jean. Quant au chĂąteau, il nâen reste que quelques salles enterrĂ©es situĂ©es actuellement[C'est-Ă -dire ?] sous le cours Maintenon[101] ; Ă cette Ă©poque, la ville n'est pas dotĂ©e de remparts.
En , lâĂ©glise Saint-Jean (auj. Saint-Jean le Vieux) devient une collĂ©giale[102].
La communauté des habitants de Perpignan se voit octroyer des chartes de privilÚges en puis en , , et [103].
En , le comte Girard II de Roussillon lĂšgue son comtĂ© au comte de Barcelone â le roi Alphonse II dâAragon â afin qu'il ne tombe pas entre les mains de ses demi-frĂšres que les papes Adrien IV et Alexandre III avaient Ă©cartĂ©s de la succession en les dĂ©clarant adultĂ©rins[104]. Cent quarante-cinq chefs de famille prĂȘtent serment dâhommage de fidĂ©litĂ© Ă Alphonse II lorsquâil vient Ă Perpignan recueillir son hĂ©ritage[105]. En , le roi envisage de dĂ©placer la ville sur le Puig des LĂ©preux (auj. place du Puig)[106].
En , une charte de consulat rĂšgle lâorganisation municipale de Perpignan[103]. Ses habitants disposent de privilĂšges Ă©tendus, comme celui dâĂ©lire des consuls, un par « main » reprĂ©sentante chacune dâune classe sociale. On distingue ainsi les mains majeure, moyenne et mineure, qui sont reprĂ©sentĂ©es sur la façade de l'HĂŽtel de Ville encore Ă l'heure actuelle.
Capitale du royaume de Majorque
[modifier | modifier le code]Jacques Ier d'Aragon, dit « le ConquĂ©rant », fait des conquĂȘtes vers l'Est de la couronne d'Aragon, propulsant ainsi Perpignan Ă son apogĂ©e durant 68 annĂ©es (1276-1344).
Entre 1276 et 1344, Perpignan connaĂźt son Ăąge dâor ; la ville est alors la capitale continentale du royaume de Majorque constituĂ© par Jacques le ConquĂ©rant pour l'enfant Jacques, son fils cadet, et comprenant, outre les Ăźles BalĂ©ares, le Roussillon, la Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. Sa population et sa surface quadruplent en moins dâun siĂšcle. Câest lâĂ©poque des grands chantiers, ceux de la cathĂ©drale Saint-Jean-Baptiste et du palais des rois de Majorque.
De plus, durant cette période d'apogée, Perpignan connaßt un essor industriel et commercial important grùce notamment à son rÎle politique, à sa structure consulaire et corporative et à sa population active, notamment de pareurs de draps, de teinturiers, et de tisserands[107].
Le roi de France Philippe III le Hardi y meurt le 5 octobre 1285.
De la réintégration à la couronne d'Aragon à l'annexion au royaume de France
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En 1344, Perpignan perd son statut de capitale par la rĂ©intĂ©gration du royaume de Majorque dans la couronne dâAragon. DĂšs 1346, elle est durement touchĂ©e par la peste noire. La ville mettra longtemps Ă se rĂ©tablir.
Du au , BenoĂźt XIII tient un concile Ă Perpignan[108].
Ă la mi-septembre 1415, l'empereur Sigismond Ier se rend Ă Perpignan pour un pseudo-concile avec le roi d'Aragon Ferdinand Ier et l'antipape BenoĂźt XIII. Il en repart le sans avoir convaincu ce dernier dâabdiquer[109].
En 1463, Louis XI occupe Perpignan en confirmant ses anciens droits[110],[111], mais la ville se soulĂšve contre les Français en 1473. AprĂšs un siĂšge terrible, qui se termine le [112], le titre de « FidelĂssima vila de Perpinyà  » (TrĂšs fidĂšle ville de Perpignan) est dĂ©cernĂ© par les rois dâAragon.
Plus tard, en 1493, Charles VIII restitue le Roussillon et la Cerdagne aux Rois catholiques, qui venaient de fonder l'unité d'Espagne, par le mariage entre la Castille et l'Aragon[113].
Malheureusement, la rivalité franco-espagnole et les conflits qui ont suivi devaient faire chuter l'économie de Perpignan, dotée par Philippe II, à cet égard, de puissantes fortifications.
Devenue place avancĂ©e de la monarchie espagnole face Ă la France depuis 1479, Perpignan entre dans une logique militaire, enfermĂ©e dans des remparts puissants renforcĂ©s Ă toutes les Ă©poques (par Vauban notamment), elle nâest plus quâun enjeu entre les deux grandes puissances. Prise par les armĂ©es de Louis XIII en 1642, elle est annexĂ©e avec le reste du Roussillon (en fait, les provinces ou comarques historiques du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir, de Cerdagne (Haute-Cerdagne, l'autre partie, la Basse-Cerdagne se trouvant en Catalogne) et celle, occitane, du FenouillĂšdes) au royaume de France par le traitĂ© des PyrĂ©nĂ©es de 1659.


Le palais des Corts, Ă©difiĂ© au dĂ©but du XVIe siĂšcle, abrite aujourdâhui le siĂšge de la Croix rouge dans les PyrĂ©nĂ©es orientales[114]. Le plafond dâune des salles prĂ©sente un motif identique au plafond de l'Alcazar de ColĂłn Ă Santo-Domingo.
Perpignan à la fin de l'Ancien Régime
[modifier | modifier le code]Augustin-Joseph de Mailly (-) est lieutenant gĂ©nĂ©ral, puis commandant en chef en Roussillon, oĂč il est Ă lâorigine de grands travaux, du renouveau de lâuniversitĂ© et oĂč il joue un grand rĂŽle au sein de la franc-maçonnerie catalane.
Il commence, aprĂšs la paix avec l'Espagne, Ă nĂ©gocier les rectifications de frontiĂšres. Il conclut avec l'Espagne, en 1750, un traitĂ© particulier qui fixe les limites des deux royaumes. RĂ©novateur de lâurbanisme de la ville des rois de Majorque, Mailly fonde le premier théùtre du Roussillon dans les locaux de la Loge. Les dirigeants du théùtre donnent Ă©galement de nombreux bals masquĂ©s, quatorze plus prĂ©cisĂ©ment, au tournant de lâannĂ©e 1779-1780[116]. Il semble Ă©galement que la salle de spectacle, sise Ă la loge de mer, soit utilisĂ©e Ă lâoccasion de bals publics comme cela a Ă©tĂ© le cas en 1776 oĂč les consuls informent que, sur la sollicitation de M. de Chollet et d'Augustin-Joseph de Mailly, tous deux francs-maçons, ils ont permis des bals publics pendant le carnaval Ă la salle de spectacles. Des bals publics sont Ă©galement donnĂ©s dans cette salle, tous les dimanches, en juin 1779[117].
Ă lâĂ©poque des LumiĂšres, le dĂ©ploiement des diffĂ©rents rĂ©seaux de sociabilitĂ©, relevant dâinitiatives individuelles ou collectives, sâarticule dans la citĂ©, fruit du volontarisme du commandant en chef de la province, le futur marĂ©chal de Mailly[118]. Nombre de francs-maçons, avec en figure de proue, lâhomme du Roi, le commandant en chef de la province - le marĂ©chal de Mailly - investissent lâespace des LumiĂšres Ă Perpignan en lâinsĂ©rant dans le maillage du tissu provincial catalan et en y circulant Ă lâintĂ©rieur.
Les catholiques ne sont pas oubliĂ©s. Ils le remercieront pour la fondation des prix d'Ă©mulation, celle de douze places pour l'entretien des pauvres, et plusieurs autres Ă©tablissements aussi utiles que glorieux, en l'an de grĂące 1784. Dâailleurs, un premier chapitre d'honneur hĂ©rĂ©ditaire est créé pour le comte Augustin-Joseph de Mailly, marquis d'Haucourt et ses hoirs et successeurs chefs de sa Maison, dans l'Ă©glise cathĂ©drale de Perpignan, Ă perpĂ©tuitĂ©[119]. Il crĂ©e de nombreux jardins publics[120].
Il laissera son nom Ă l'une des rues les plus connues de la Ville, ainsi qu'au Campus universitaire du centre-ville[121]
Temps modernes
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Perpignan prend le statut de « capitale provinciale », c'est-Ă -dire de chef-lieu ; elle est le siĂšge dâune intendance et dâun Conseil souverain.
Les gigantesques travaux de Vauban devaient faire de Perpignan une citĂ© dĂ©sormais imprenable et, pourtant, il ne reste Ă peu prĂšs rien de son Ćuvre car, au dĂ©but du XXe siĂšcle, la municipalitĂ© a dĂ©cidĂ© de les faire dĂ©molir dans le but d'aĂ©rer le quartier central et de pouvoir Ă©tendre la ville vers la plaine du Roussillon. Aujourdâhui, il ne reste que le Castillet, le palais des rois de Majorque, des casernes, des souterrains ainsi qu'une partie des remparts Ă©pargnĂ©s, qui tĂ©moignent de l'Ă©poque de la grandeur de Perpignan et de ses installations militaires.
Cette ouverture de la Ville permettra cependant la floraison d'ensembles de style Art Déco, aujourd'hui remis en valeur par le biais d'un festival et d'une association de défense, Perpignan Art Déco (PAD) qui argue que Perpignan est " gothique et art déco "[122]
Le chemin de fer venant de Narbonne arrive, Ă la gare provisoire du Vernet, sur la rive gauche de la tĂȘt, le . Un service d'omnibus dessert la ville. Le pont sur la TĂȘt et la gare de Perpignan sont mis en service le par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latĂ©ral Ă la Garonne[123].
Ăpoque contemporaine : faits marquants
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Lors de la révolte viticole de 1907, la préfecture de Perpignan est prise d'assaut par des vignerons et incendiée.
La ville est libérée par la 1re DFL (division française libre)[124], le 19 août 1944.
En 1962, afin de faire face Ă l'arrivĂ©e massive des pieds-noirs d'AlgĂ©rie, le conseil municipal menĂ© par Paul Alduy fait crĂ©er la Ville-nouvelle du Moulin-Ă -Vent, qui agrandit de maniĂšre importante la zone urbaine de la Ville vers le sud. Ce grand ensemble architectural sera classĂ©, entre autres, site d'intĂ©rĂȘt portant le label « Patrimoine du XXe siĂšcle »[125] en 2015.
En 2005, des échauffourées éclatent dans le centre-ville de Perpignan, faisant suite à des agressions intercommunautaires. La ville est en état de guérilla[126] et il faudra plusieurs semaines pour arriver à un retour au calme sous la surveillance de plusieurs compagnies de CRS.
Histoire religieuse
[modifier | modifier le code]- La cathédrale Saint-Jean-Baptiste : de style gothique méditerranéen, sa construction a commencé en 1324 pendant le rÚgne du deuxiÚme roi de Majorque, Sanche, mais, elle n'a été consacrée qu'en 1509. Sa façade est en galets et briques et, à sa droite, se trouve une tour carrée surmontée d'un beau campanile en fer forgé, qui date du XVIIIe siÚcle, ainsi que son bourdon, qui lui est antérieur (XVe siÚcle). La nef repose sur de robustes contreforts intérieurs. Plusieurs retables dorés datant du XVIe ou du XVIIe siÚcle se trouvent dans des chapelles latérales. Le maßtre-autel porte une statue de saint Jean Baptiste, patron de Perpignan, qui porte les armes de la cité (armes de l'Aragon et de la Catalogne royale). Un passage à gauche permet d'accéder à l'ancien sanctuaire de Saint-Jean-le-Vieux, avec son beau portail roman en marbre caractérisé par ses arcs géminés.
- La cathédrale Saint-Jean et la fontaine.
- Le portail de la cathédrale Saint-Jean-le-Vieux (détail).
- Christ du portail méridional de Saint-Jean-le-Vieux.
- Bas-relief funéraire de Bernard Miafre (représente le Jugement dernier).
- Le gisant de Louis Habert de Montmor dans la cathédrale.
- La Chapelle DévÎt-Christ
- Les orgues de la cathédrale.
- Brian Swager (San Francisco, USA) au clavier du carillon de la cathédrale.
- l'église Saint-Jacques, datant du XIIIe siÚcle est le siÚge de la confrérie de la Sanch.
- l'ancien couvent de Notre-Dame de la Merci.
- la synagogue (rue François Arago).
- plusieurs temples de diverses obédiences protestantes et évangéliques occupent le territoire au fil du XXe siÚcle.
- une grande mosquée, située au nord de Perpignan (Polygone Nord) a été achevée en 2006.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Intercommunalité
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Perpignan faisait partie de la communautĂ© de communes TĂȘt MĂ©diterranĂ©e, devenue communautĂ© d'agglomĂ©ration en 2000 (avec 6 communes). Lors d'un nouvel agrandissement de la communautĂ© en 2003, elle est devenue la communautĂ© d'agglomĂ©ration Perpignan MĂ©diterranĂ©e[127] (dont Perpignan est la ville-centre, et qui regroupe 36 communes[128] depuis 2011 et 268 577 habitants au [129]) puis s'est encore transformĂ©e en communautĂ© urbaine Perpignan MĂ©diterranĂ©e MĂ©tropole[130] le . Selon l'INSEE, l'aire urbaine de Perpignan comptait 317 155 habitants en 2014 (323 734 habitants en 2015).
Découpage administratif
[modifier | modifier le code]Perpignan est divisée en six cantons (neuf avant 2015) :
Vie politique
[modifier | modifier le code]Maires
[modifier | modifier le code]En , Ă la suite de l'affaire dite de « la chaussette », le Conseil d'Ătat confirme la dĂ©cision du tribunal administratif de Montpellier d'annuler les Ă©lections municipales de 2008. Par consĂ©quent, Bernard Bacou, prĂ©sident de la dĂ©lĂ©gation spĂ©ciale nommĂ©e par la prĂ©fecture, assure les fonctions de maire jusqu'Ă la réélection de Jean-Paul Alduy en juillet 2009[137].
Résultats des élections municipales partielles de 2009 et répartition des siÚges :
- Jean-Paul Alduy : 53,55 % (43 siÚges)
- Jacqueline Amiel-Donat : 33 % (9 siÚges)
- Jean CodognÚs : 13,4 % (3 siÚges)
Le , Jean-Paul Alduy, qui souhaite s'investir plus dans l'agglomération, annonce sa démission de maire de Perpignan. Lors du conseil municipal convoqué à cet effet le , il laisse le siÚge de maire à Jean-Marc Pujol auquel il succÚde comme premier adjoint[138].
Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Candidats ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés :
| Candidat | 1er tour | 2e tour | ||
|---|---|---|---|---|
| Perpignan | National | Perpignan | National | |
| Nicolas Sarkozy | 33,84Â % | 31,18Â % | 56,35Â % | 53,06Â % |
| SégolÚne Royal | 25,65 % | 25,87 % | 43,65 % | 46,94 % |
| François Bayrou | 14,99 % | 18,57 % | ||
| Jean-Marie Le Pen | 14,06Â % | 10,44Â % | ||
| Votants | 79,42Â % | 83,77Â % | 79,93Â % | 83,97Â % |
| Candidat | 1er tour | 2e tour | ||
|---|---|---|---|---|
| Perpignan | National | Perpignan | National | |
| François Hollande | 28,03 % | 28,63 % | 51,27 % | 51,64 % |
| Nicolas Sarkozy | 26,51Â % | 27,18Â % | 48,73Â % | 48,36Â % |
| Marine Le Pen | 22,46Â % | 17,90Â % | ||
| Jean-Luc Mélenchon | 11,52 % | 11,10 % | ||
| Votants | 75,85Â % | 79,48Â % | 76,79Â % | 80,35Â % |
Jumelages et partenariats
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| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Barcelone[141] | Espagne | depuis | ||
| Catalogne[142] | Espagne | |||
| Gérone[143] | Espagne | |||
| Hanovre[144] | Allemagne | depuis le | ||
| Figueres[145] | Espagne | |||
| Lake Charles[146] | Ătats-Unis | depuis le | ||
| Lancastre[147] | Royaume-Uni | depuis | ||
| Lancastre[148] | Royaume-Uni | |||
| Lérida[149] | Espagne | |||
| Ma'alot-Tarshiha[150] | Israël | depuis le | ||
| Mohammédia | Maroc | |||
| Mostaganem[151] | Algérie | depuis le | ||
| Sarasota[152] | Ătats-Unis | depuis le | ||
| Tavira[153] | Portugal | depuis le | ||
| Tyr | Liban | depuis le | ||
En , faisant suite à l'accueil par la Ville d'Ukrainiens fuyant l'invasion russe, le conseil municipal vote à l'unanimité la proposition de jumelage avec Tchervonohrad, ville dont sont issus les premiers réfugiés arrivés à Perpignan[154].
En , la Ville de Perpignan signe un jumelage[155] avec Palma de Majorque, renouant un lien vieux de sept siĂšcles, alors que les deux villes faisaient partie du Royaume de Majorque.
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Démographie ancienne
[modifier | modifier le code]La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Démographie contemporaine
[modifier | modifier le code]L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque annĂ©e Ă la suite d'une enquĂȘte par sondage auprĂšs d'un Ă©chantillon d'adresses reprĂ©sentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement rĂ©el tous les cinq ans[156],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 121 616 habitants[Note 7], en évolution de +1,21 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Orientales : +4,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des Ăąges
[modifier | modifier le code]La population de la commune est relativement jeune. En 2021, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă 30 ans s'Ă©lĂšve Ă 37,3 %, soit au-dessus de la moyenne dĂ©partementale (30,6 %). Ă l'inverse, le taux de personnes d'Ăąge supĂ©rieur Ă 60 ans est de 27,8 % la mĂȘme annĂ©e, alors qu'il est de 33,5 % au niveau dĂ©partemental.
En 2021, la commune comptait 56 122 hommes pour 63 534 femmes, soit un taux de 53,1 % de femmes, légÚrement supérieur au taux départemental (52,54 %).
Les pyramides des ùges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Immigration
[modifier | modifier le code]En 2019, la ville comptait 19 693 immigrés soit 16,5 % de sa population (dont 6,1 % nés en Europe et 10,4 % nés hors d'Europe, dont 7,7 % originaires du Maghreb)[161]. Elle comptait 14 387 étrangers soit 12,06 % de sa population (dont 5,19 % nés en Europe et 6,87 % nés hors d'Europe, dont 4,79 % originaires du Maghreb)[162]. Parmi les 104 958 habitants de nationalité française (87,94 % de la population municipale), 96 630 (80,96 %) étaient de nationalité française de naissance et 8 328 (6,98 %) de nationalité française par acquisition[162].
Quartiers prioritaires
[modifier | modifier le code]La Politique de la Ville depuis qu'elle existe par le biais des zonages ZUS (zones urbaines sensibles), CUCS (contrats urbains de cohĂ©sion sociale) et de QPV (quartiers prioritaires de la politique de la Ville). Perpignan compte, lors du nouveau zonage dĂ©crĂ©tĂ© par l'Ătat en 2024, neuf QPV[163]. Selon lâObservatoire national des inĂ©galitĂ©s de 2024, la quasi-majoritĂ© des 20 QPV les plus pauvres se situent dans le sud de la France. Ils affichent des taux de pauvretĂ© supĂ©rieurs Ă 63 % selon les donnĂ©es 2021 de lâInsee. Ces taux sont entre quatre et cinq fois plus Ă©levĂ©s que la moyenne nationale (15 %). Ils font apparaĂźtre une concentration importante de la pauvretĂ© dans certains territoires. Trois des six quartiers les plus pauvres de France se situent Ă Perpignan. Il sâagit des quartiers "Rois de Majorque", "Bas Vernet ancienne ZUS" et "Champ de Mars"[164].
Crimes et délits
[modifier | modifier le code]Perpignan se classe parmi les villes les moins sĂ»res de France, aux cĂŽtĂ©s des grandes mĂ©tropoles du pays[165]. En , tous les indicateurs Ă©taient en hausse, avec une augmentation notable des atteintes aux biens de l'ordre de 21 %[166]. La mĂȘme annĂ©e, le trafic de stupĂ©fiants « a augmentĂ© de 30% », en consĂ©quence, la police locale annonce se renforcer[167].
Enseignement
[modifier | modifier le code]Enseignement primaire
[modifier | modifier le code]L'enseignement primaire à Perpignan, se compose d'un réseau d'à peu prÚs 60 écoles publiques accueillant plus ou moins 10 000 élÚves. L'offre éducative perpignanaise reste marquée par sa diversité, incluant des établissements privés traditionnels et des filiÚres bilingues en catalan.
Enseignement public
[modifier | modifier le code]PrÚs de 10 000 élÚves sont inscrits dans les 61 écoles maternelles et élémentaires publiques de Perpignan[168].
Enseignement associatif
[modifier | modifier le code]- La Bressola del Vernet
- La Bressola de Sant Galdric
Enseignement privé
[modifier | modifier le code]- Ăcole Cours Charles le Grand (anciennement Les Sarments Perpignan)
- Ăcole Sainte-ThĂ©rĂšse-de-l'Enfant-JĂ©sus
- Institution Saint-Louis-de-Gonzague
- Le Jardin enchanté
- Institution Sainte Jeanne dâArc (Ă©cole Ă Perpignan)
- Ăcole Primaire Notre-Dame-du-Mont-Carmel
- Cours Maintenon
- Ăcole La-Salle-Saint-Jean
Enseignement secondaire
[modifier | modifier le code]
Perpignan possÚde huit collÚges publics, quatre collÚges privés, sept lycées publics et cinq lycées privés.
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CollĂšges publics
CollÚges privés
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Lycées publics
Lycées privés
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Enseignement supérieur
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Classes préparatoires
[modifier | modifier le code]Le lycée François-Arago accueille plusieurs classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles (filiÚres MPSI-MP, PCSI, PC et PSI)[169].
Le lycée Notre-Dame-de-Bon-Secours accueille des classes préparatoires commerciales[170].
Université
[modifier | modifier le code]L'université de Perpignan Via Domitia (UPVD)[171] compte environ 10 000 étudiants[172]. Elle comprend cinq UFR, un IUT, un IAE et l'Institut Franco-Catalan Transfrontalier[173]. Depuis novembre 2017, une partie de la Faculté de Droit s'est réinstallée dans les locaux de l'Université historique en centre ancien[174] aprÚs deux siÚcles d'absence.
Grandes écoles
[modifier | modifier le code]- la Haute Ăcole d'art de Perpignan (HEART)[175] n'existe plus depuis 2016 aprĂšs deux siĂšcles d'existence (autrefois Ă©cole des Beaux-Arts)
- la filiÚre « énergies renouvelables » de Polytech'Montpellier délocalisée à l'université de Perpignan depuis septembre 2009[176].
Enseignement supérieur privé
[modifier | modifier le code]- IMERIR (Institut méditerranéen d'étude et de recherche en informatique et robotique) : école supérieure d'informatique et de robotique[177]
- Ăcole MASO : enseignement technique supĂ©rieur privĂ©
- Ăcole technique privĂ©e Rive Gauche
- ETPEC - Giorgifont II : Ăcole technique privĂ©e d'esthĂ©tique et de coiffure
- IFEME : Institut de formation et dâĂ©tudes des mĂ©tiers de lâenvironnement[178]
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]- Chevaliers de l'ordre du Saint-Sépulcre qui suivent la Procession.
- Un misteri.
Foires et marchés
[modifier | modifier le code]- Foire de la Saint-Martin : elle s'Ă©tale sur plus de 4 hectares et accueille environ 150 forains, et fait partie des cinq plus grandes fĂȘtes foraines de France. Traditionnellement ouverture le dernier samedi d'octobre et clĂŽture le dernier dimanche de novembre[179].
- Foire aux Camelots : le 11 novembre, jour de la Saint-Martin, de l'Armistice, c'est la foire des Camelots, également nommée foire des étalagistes. Depuis 2016, elle est suspendue pour raison de sécurité[180]
- Foire-expo de Perpignan : chaque annĂ©e plus de 60 000 visiteurs profitent dâanimations variĂ©es et de plusieurs salons professionnels thĂ©matiques rĂ©partis sur 22 000 m2 dâexposition[181].
- Marché de la Place Cassanyes : tous les jours[182], le plus gros marché de la Ville offre un large choix de produits maraßchers, d'habits et de brocante.
- Autres marchés de quartiers : Saint-Martin, Place de Belgique, Haut-Vernet, etc.[183]
- Marché aux puces : les dimanches[182] face au Palais des expositions.
- Vide-greniers du dimanche : au Mas Balande et au Parking TridÎme[184]
- Marché médiéval "les Trobades medievales" : tous les ans en septembre au Campo Santo[185].
- Les Halles Vauban : Marché couvert et aire de restauration offrant un large choix alimentaire à consommer sur place ou à emporter[186].
- Le marché.
- médiéval.
- de Perpignan.
Festivals et rencontres
[modifier | modifier le code]- Procession de la Sanch : Vendredi saint[182].
- Festival Aujourd'hui musiques, festival de création(s) sonore(s), en novembre[187]. Créé au départ dans l'enceinte du Conservatoire, le festival se déplace au Théùtre de l'Archipel[188].
- Festival de Musique Sacrée[189] : tous les ans, dans le cadre de la Semaine sainte, généralement à l'église des Dominicains.
- Festival « Confrontation », organisé chaque mois de mars ou d'avril pendant une semaine par l'Institut Jean-Vigo[190].
- Festival « JazzÚbre »[191], festival de musique jazz
- Festival Ida y Vuelta, organisé par la Casa Musicale : trois jours de concerts gratuits en plein air
- Festival Perpignan Art Déco[192]
- Festival international de photojournalisme Visa pour l'image : début septembre[193], expositions gratuites dans l'ensemble des sites patrimoniaux du Centre-ville
- Festival Visa-off : en marge du festival international, et soutenu par la CCI des Pyr.-Oles[194], les commerçants organisent aussi des expos pour les photographes amateurs.
- Festival International de carillon de Perpignan[195] sur le parvis de la Cathédrale Saint-Jean.
- Pessebre (crÚche catalane) de Sant Vicens à Noël.
- Festival "Et alors ?" du film LGBT+[196], organisé par l'association LGBT+66 et ses partenaires depuis 2017 au cinéma d'art et d'essai le Castillet, propose un éventail de films, de conférences et d'animations autour de la thématique LGBT+.
- Couleurs Cultures et ExPO-Sciences : des rendez-vous bisannuels pour les enfants de Perpignan et des Pyr.-Oles[197]
- Festival International du Disque et de la Bande Dessinée de Perpignan[198] chaque année fin septembre.
- Festival de l'eau, dont la premiÚre édition a eu lieu en mars 2022[199].
Anciens festivals
[modifier | modifier le code]- Guitare au Palais : tous les ans, 3 jours le dernier week-end d'août, de 2004 à 2014, au Palais des Rois de Majorque
- Les Jeudis de Perpignan : tous les ans, plusieurs jeudis de l'été, musique et spectacles de rue, de 1998 à 2019
- Festival de la Voix : ce festival réunit des musiciens, phoniatres, chanteurs pour un week-end de musique (tous les ans, du 20 au 23 octobre). PremiÚre édition en 2007. Direction artistique : Bertille de Swarte.
- Festival Tilt : tous les ans en mars[200] au Médiator
- Festival international du livre d'art et du film, le filaf, en juin, qui a pris fin en 2021
- Festival Sirocco : depuis 2000, le festival de musiques méditerranéennes organisé par le théùtre de la complicité[201] a pris place sur l'ancien parvis du Conservatoire, puis dans l'enceinte du Palais des Rois de Majorque. En 2019, il s'exporte sur la commune d'ArgelÚs-sur-Mer, au Bocal du Tech[202].
Grands événements
[modifier | modifier le code]1197-1997 - 800 ans de la charte des libertés communales de Perpignan
[modifier | modifier le code]Pour fĂȘter cet anniversaire, la Ville a organisĂ© de multiples manifestations festives et culturelles. Ă cette occasion, la Direction de la Culture a notamment publiĂ© un livre : "1197-1997 LibertĂ©s et dĂ©mocratie Ă Perpignan la Catalane = 1197-1997 Llibertats i democrĂ cia a PerpinyĂ la Catalana : 800e anniversaire de la charte des libertĂ©s communales de Perpignan : 800Ăš aniversari de la carta de les llibertats comunals de PerpinyĂ "[203], de Jordi Costa. On peut Ă©galement se rappeler la mobilisation des centres de loisirs municipaux autour d'un projet artistique monumental sur la senyera, le drapeau catalan : chaque lettre du mot PERPIGNAN reprĂ©sentant l'une des neuf bandes du drapeau.
2000 - Année de la fraternité
[modifier | modifier le code]Lors du passage au nouveau millénaire, les villes françaises ont choisi des thÚmes à décliner sur l'année 2000. Perpignan a choisi la Fraternité. à cette occasion, la Ville a sorti un cédé avec un titre : "Laisse tourner le monde "[204], distribué dans les écoles pour que tous les enfants l'apprennent. Ce titre fut pendant une année la musique d'attente du répondeur municipal.
Le maire de la Ville, Jean-Paul Alduy, avait invité tous les maires des Villes Jumelles et partenaires pour célébrer la fraternité au Palais des CongrÚs, mais un incident diplomatique est survenu : le maire israélien de Maalot-Tarshiha a refusé de venir car le maire libanais de Tyr était présent.
D'autres animations et colloques ont ponctué l'année de la fraternité[205].
2008 - Perpignan, « Perpignan 2008 Capitale de la culture catalane »
[modifier | modifier le code]Perpignan est devenue le la capitale de la culture catalane pour l'annĂ©e 2008. Cette reconnaissance a eu un impact important sur la ville et sur les PyrĂ©nĂ©es-Orientales. Ce label a Ă©tĂ© mis en place au dĂ©but de lâan 2000 par les recteurs des universitĂ©s catalanes afin de donner un coup de projecteur sur une ville de Catalogne. Tout au long de l'annĂ©e plus d'une soixantaine d'expositions couvrirent tous les champs de la crĂ©ation : du au Ă la galerie « à cent mĂštres du centre du Monde » douze artistes nord-catalans dĂ©clinent leur vision du « Centre du Monde » ; du au , Jean Capdeville accrochera au couvent des Minimes ses 60 ans de peinture (1948-2008), mille ans aprĂšs la dĂ©claration de Pau i Treva de DĂ©u (la trĂȘve de Dieu promulguĂ©e Ă Toulouges, suspension de lâactivitĂ© guerriĂšre durant certaines pĂ©riodes de lâannĂ©e) « Parmi les temps forts, le 23 juin la ville fĂȘtera Sant Joan Festa Major et la fĂȘte de tous les pays catalans⊠Pendant toute l'annĂ©e la culture catalane sera cĂ©lĂ©brĂ©e au sein des quatre cents spectacles, festivals ou manifestations qui seront proposĂ©es par les associations et les institutions diverses. »
2019 - Perpignan, Capitale européenne du vin
[modifier | modifier le code]En 2019, Perpignan est la "capitale européenne du vin", label décerné par le réseau européen des villes du vin[206]. Cette nomination, délivrée pour la premiÚre fois à une ville française, s'accompagne d'un grand nombre d'animations autour du terroir viticole perpignanais et, plus largement, de son agglomération[207].
2019-2020 - PerpinyĂ , Capital de la Sardana (Perpignan, capitale de la sardane)
[modifier | modifier le code]De à , Perpignan se voit attribuer le titre de Capitale de la sardane, bien mérité de par son attachement à la transmission de cette musique et cette danse représentatives de la Catalogne[208]. Ainsi, dÚs la proclamation du titre en mars 2019, c'est une année d'animations et d'événements autour de la sardane qui rythme la vie culturelle de Perpignan[209].
Santé
[modifier | modifier le code]Le centre hospitalier de Perpignan est le premier établissement public de santé du département des Pyrénées-Orientales[210].
Son implantation actuelle sur l'avenue du Languedoc, dans le nord de la ville, est récente, pourtant, l'origine de l'HÎpital Saint-Jean remonte au XIIe siÚcle : il est fondé en 1116 par Gausfred III, comte de Roussillon, à proximité de l'église Saint-Jean-le-Vieux et du palais comtal. Il est destiné aux pauvres de la ville[211]. Remanié au fil des siÚcles[212], ce bùtiment est finalement détruit en 1880 et il n'en reste plus aucun vestige[211].
En effet, en 1808, à l'instigation de Napoléon Ier, l'hÎpital quitte son siÚge médiéval insalubre et inadapté pour une nouvelle implantation, rue Foch. Un siÚcle plus tard, ce siÚge se révÚle à son tour inadapté et, en 1905, débute le chantier d'un nouvel hÎpital sur le site actuel du Haut-Vernet. L'architecte reprend un modÚle d'organisation spatiale classique pour l'époque, avec des pavillons distincts reliés entre eux par des galeries couvertes. En raison de la PremiÚre Guerre mondiale, le nouvel hÎpital n'est achevé qu'en 1928, date à laquelle il prend effectivement le relais du site rue Foch[212].
Afin d'accroßtre ses capacités d'accueil mais également afin de rénover des locaux devenus vétustes avec les années, un grand chantier de rénovation et reconstruction a débuté en 2003 et devrait s'achever à l'horizon 2012. La premiÚre phase s'est terminée en 2008[213].
La ville de Perpignan possÚde par ailleurs plusieurs cliniques privées.
Sports
[modifier | modifier le code]Clubs professionnels
[modifier | modifier le code]| Nom | Sport | Division | Stade/Salle | Fondation | Titres |
|---|---|---|---|---|---|
| USAP | Rugby à XV | Top 14 | Stade Aimé-Giral | 1902 | 7 |
| Dragons Catalans | Rugby Ă XIII | Super League | Stade Gilbert-Brutus | 2005 | 1 |
Autres clubs (principaux clubs et/ou principaux sports)
[modifier | modifier le code]| Nom | Sport | Division / Ligue | Stade/Salle | Fondation |
|---|---|---|---|---|
| Grizzlys Catalans | Football Américain | Division 1 Elite | Parc des Sports | 2012 |
| Perpignan Pentathlon Moderne | Pentathlon Moderne | Compétitions Nationales et Internationales | Parc des Sports | 1998 |
| Athlé 66 | Athlétisme | Ligue d'Athlétisme d'Occitanie | Parc des Sports | 2010 |
| Perpignan Roussillon Handball | Handball | Ligue Handball Occitanie | Halle Cerdan | 1986 |
| Judo Club Catalan | Judo | Ligue Occitanie de Judo | Dojo St Gauderique | 1972 |
| Perpignan Tigers | Football australien | Championnat de France | 2008 | |
| Sporting Perpignan Nord | Football | Ligue de Football d'Occitanie | Stade Vernet Salanque | 2017 |
| Perpignan Basket Catalan | Basket-ball | Ligue Régionale d'Occitanie de Basketball | Gymnase Pons | 2021 |
| Phénix de Perpignan | Baseball et Softball | Ligue Occitanie de Baseball, Softball et Cricket | Parc des Sports | 1983 |
| Gymnastique Rythmique Perpignan | Gymnastique Rythmique | Comité Occitanie de Gymnastique | Gymnase Garrigole | 2017 |
Installations sportives
[modifier | modifier le code]- Parc des Sports - Alain Mimoun[214]
- Plaine des Jeux - André Sanac[215]
- Stade Aimé-Giral[216]
- Stade Gilbert-Brutus[217]
- Stade Jean-Laffon[218]
- Espace Aquatique Perpignan La Catalane[219]
- Espace Aquatique Arlette-Franco[220]
Liste des gymnases[221]
Rugby Ă XV
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- La ville est représentée par le club de rugby à XV de l'Union sportive Arlequins perpignanais (USAP), qui évolue lors de la saison 2022/2023 en Top 14,[réf. nécessaire] l'élite du rugby à XV professionnel. La ville a agrandi en 2007 l'actuel stade Aimé-Giral dont la capacité d'accueil est désormais de 14 567 spectateurs, grùce à la nouvelle tribune Goutta. En 2010, l'agrandissement des tribunes, voire de la construction d'un nouveau stade de 20 000 à 25 000 places est envisagée[224]. Septuple champion de France, l'USAP est redevenue championne de France 2009 de rugby (Top 14) pour la premiÚre fois depuis 54 ans[225].
- L'USAP XV féminin, anciennement l'USA Toulouges XV est un club féminin français de rugby à XV participant au championnat de France féminin de rugby à XV de 2e division. Elles sont championnes de France en 2004, 2005, 2006, 2008, 2010 et 2011, et sont championnes d'Europe en 2009.
Autres clubs
[modifier | modifier le code]En rugby à XV Perpignan a également eu comme clubs :
- AS Perpignan (ancĂȘtre de l'USAP)Â :
- Union sportive perpignanaise :
- Stade olympique Perpignan :
- White Devils de Perpignan :
- Arlequins club perpignanais
- Championnat de France de 2e division : Finaliste en 1927.
- Avenir olympique perpignanais
- Champion de France de 5e série : 1924.
- Perpignan SCÂ :
- Gallia Club de Perpignan :
- Foyer LaĂŻc du Haut-Vernet[226]Â :
- Rugby Moulin Ă Vent[227].
- Baby Nynâs[228]
Rugby Ă XIII
[modifier | modifier le code]Perpignan est un bastion historique du rugby Ă XIII. La ville abrite les Dragons Catalans, unique club français Ă©voluant en Super League, championnat europĂ©en de haut niveau, considĂ©rĂ© comme la vitrine du rugby Ă XIII national. Le club joue ses rencontres Ă domicile au stade Gilbert-Brutus, qui attire en moyenne prĂšs de 10 000 spectateurs Ă chaque match. Leur club rĂ©serve, Saint-EstĂšve XIII Catalan, dispute le « Super XIII » (Championnat de France de premiĂšre division) et assure la formation des jeunes joueurs. La tradition treiziste perpignanaise est Ă©galement marquĂ©e par lâhĂ©ritage du XIII Catalan, plusieurs fois champion de France, dont la fusion avec lâAS Saint-EstĂšve a donnĂ© naissance aux Dragons Catalans en 2000.
Football
[modifier | modifier le code]- « AS Perpignan », sur asperpignan.fr via Internet Archive
- OC Perpignan
Médias
[modifier | modifier le code]Télévision locale
[modifier | modifier le code]France 3 Pays Catalan et Vià Occitanie Pays Catalan sont deux chaßnes de télévision qui sont présentes à Perpignan. Elles émettent depuis le Pic de Neulos comme les autres chaßnes de la TNT. Depuis le mois d'octobre 2007, la télévision transfrontaliÚre TSF émet de part et d'autre des Pyrénées catalanes via le satellite espagnol Hispasat, des programmes en quatre langues, français, catalan, espagnol et anglais. Une production quotidienne d'émissions plateau et jeux interactifs de six heures.
Le a eu lieu, à Perpignan, l'inauguration de la chaßne euro-régionale TSF Pyrénées Méditerranée.
Presse locale
[modifier | modifier le code]- L'Indépendant, journal d'information quotidien le plus connu localement et un des plus anciens titres de presse en France.
- La Semaine du Roussillon, journal d'information hebdomadaire.
- Made in Perpignan, journal dâinformation numĂ©rique indĂ©pendant, premier journal d'information pure player créé dans le dĂ©partement[229].
Radios locales
[modifier | modifier le code]Perpignan accueille également plusieurs stations de radio locales :
- FM Evangile 66 (88.7 FM) : radio associative religieuse. Elle est la radio des chrétiens évangéliques[230].
- RFM Perpignan (89.1 FM) : antenne locale d'RFM à Perpignan. Elle diffuse des publicités ainsi que des flashs d'information locaux et un programme local réalisé depuis Montpellier.
- RTL2 Languedoc-Roussillon (94.6 FM)Â : Antenne locale d'RTL2 Ă Perpignan. Elle diffuse des pubs et un programme local entiĂšrement perpignanais.
- RĂ dio Arrels (95.0 FM)Â : radio locale associative perpignanaise en Catalan[231].
- Grand Sud FM (96.1 FM) : radio locale commerciale basée à Narbonne[232].
- ChĂ©rie FM Pays Catalan (97.6 FM) : Antenne locale de ChĂ©rie FM Ă Perpignan. Elle propose les mĂȘmes types de programmes qu'RTL2 Languedoc-Roussillon[233].
- 100% Catalogne (ex-Radio Catalogne Nord) (98.8 FM) : Radio locale commerciale basée à Perpignan. En 2016, elle est rachetée par la radio commerciale tarnaise 100%[234]. Elle diffuse un programme local perpignanais en plus de son programme entendu sur ses autres fréquences.
- France Bleu Roussillon (101.6 FM)Â : Radio locale publique de Perpignan.
- NRJ Perpignan (105.9 FM) : Antenne locale d'NRJ à Perpignan. Elle partage ses locaux avec Chérie FM Pays Catalan en raison de l'appartenance de cette derniÚre au groupe NRJ.
Lieux de cultes
[modifier | modifier le code]ĂvĂ©nement majeur
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La Semaine sainte est cĂ©lĂ©brĂ©e de maniĂšre particuliĂšre Ă Perpignan : le Vendredi saint est fĂȘtĂ© dans les rues avec la procession de la Sanch depuis 1416[235]. Le pĂ©nitent, habillĂ© en rouge, la tĂȘte couverte du caparutxe, conduit la procession, avec dans sa main une cloche de fer donnant le rythme de la procession. Les tambours sont voilĂ©s de noir, tout comme les autres pĂ©nitents, dont certains portent des misteris, sorte de plateaux-supports sur lesquels sont reprĂ©sentĂ©s des scĂšnes de la Passion de JĂ©sus ou des figures religieuses.
Lieux de culte catholiques
[modifier | modifier le code]- La cathédrale Saint-Jean-Baptiste[236].
- La chapelle du Tiers-Ordre
- LâĂ©glise Notre-Dame-la-RĂ©al[237]
- L'église Saint-Assiscle[238]
- L'église Saint-Christophe du Vernet[239]
- L'église Saint-François-d'Assise[240]
- L'église Saint-Gaudérique[241]
- L'Ă©glise Saint-Jacques, d'oĂč part la procession de la Sanch[242]
- L'église Saint-Joseph, sanctuaire diocésain dédié à saint Joseph au [243]
- L'église Saint-Martin[244]
- L'Ă©glise Saint-Matthieu, rue Grande La Monnaie, dans le vieux quartier Saint-Matthieu. Cette Ă©glise conserve les Saintes Ăpines de la Couronne du Christ acquise par Louis IX. Une chapelle est spĂ©cialement dĂ©diĂ©e Ă la protection et la vĂ©nĂ©ration des Saintes Ăpines, remises par le roi Philippe III le Hardi Ă sa mort le , au palais des rois de Majorque, proche de l'Ă©glise Saint-Matthieu le Vieux. La conservation et la vĂ©nĂ©ration sont assurĂ©es par la confrĂ©rie des Saintes Ăpines, dont le rĂ©gidor rĂ©fĂ©rent est Lucien Baillette[245].
- L'église Saint-Vincent[246]
- L'église Saint-Vincent-de-Paul
- L'église Sainte-Marie-et-Saint-Pierre de Chùteau-Roussillon[247]
- L'église Sainte-ThérÚse[248]
Lieux de culte évangéliques et protestants
[modifier | modifier le code]- Ăglise Ă©vangĂ©lique ADD Perpignan, boulevard des PyrĂ©nĂ©es[249]
- Ăglise protestante Unie de France, rue Colonel-d'Ornano[250]
- Ăglise Centre ChrĂ©tien du Roussillon, rue Georges-Braque[251]
- Ăglise Ă©vangĂ©lique Santana
- Ăglise baptiste Partage, rue EugĂšne-Delacroix[252]
- Ăglise baptiste du Centre, rue LĂ©on-Bourgeois
- Temple et presbytĂšre de l'Ăglise rĂ©formĂ©e, rue Colonel-d'Ornano
- Ăglise Ă©vangĂ©liste du Puig, plaça del Puig
- Ăglise Nouvelle Vie, avenue de Prades[253]
- Ăglise Adventiste du 7Ăšme Jour de Perpignan, rue Jacques-Thibaud[254]
- Ăglise nĂ©o-apostolique, rue Nicolas Guillaume-Coustou[255]
Autres lieux de culte chrétien
[modifier | modifier le code]- Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah.
Lieux de culte musulman
[modifier | modifier le code]La ville compte 17 mosquées et salles de priÚre. Une grande mosquée a été inaugurée à Perpignan en 2006, à l'entrée nord de la ville. La derniÚre mosquée à avoir été construite à Perpignan est la mosquée Abou-Bakr à proximité du quartier Maillol.
Lieux de culte bouddhiste
[modifier | modifier le code]Le KTT est un lieu de culte bouddhiste tibétain[256].
Lieux de culte israélite
[modifier | modifier le code]Centre israĂ©lite (rue de la Cloche-dâOr)
Ancienne Synagogue (rue François-Arago)
Vie militaire
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- Historique militaire
L'académie militaire des Haras (1751)
Une acadĂ©mie militaire, Ă lâinitiative du futur marĂ©chal de Mailly, agissant pour le roi, est créé pour former de jeunes nobles au service du roi le [257]. Elle doit former douze jeunes gentilshommes aux exercices convenables Ă leur naissance. Elle est bĂątie dans le local d'une fonderie qu'on supprime. Il sâagit en effet dâune Ă©cole militaire, oĂč les jeunes nobles roussillonnais reçoivent une Ă©ducation militaire afin dâentrer au service du roi. LâĂ©lite nobiliaire de la province est formĂ©e dans cette acadĂ©mie. La formation dispensĂ©e au vu de la diversitĂ© des cours enseignĂ©s dans l'Ă©cole des Haras dĂ©montre la volontĂ© d'obtenir Ă la fois des soldats fidĂšles au roi mais aussi des hommes cultivĂ©s, Ă©clairĂ©s et formĂ©s pour diriger[258]. Selon d'autres sources, elles ne forment que huit cadets et les candidats sont rares. LâĂ©cole militaire apparaĂźt bien ĂȘtre un des espaces des LumiĂšres les plus fermĂ©s Ă lâintĂ©rieur de la ville, mĂȘme aux yeux des francs-maçons. Mais cela semble ĂȘtre un choix dĂ©libĂ©rĂ© du futur marĂ©chal de France.
- Forces militaires de nos jours.
Le 53e régiment d'infanterie y tint garnison jusqu'à sa dissolution en 1920.
Centre parachutiste d'instruction spécialisée (CPIS), l'une des trois composantes du Service Action de la DGSE.
Ăconomie
[modifier | modifier le code]Revenus de la population et fiscalité
[modifier | modifier le code]En 2023, les revenus fiscaux moyens par foyer s'Ă©tablissent Ă 1 678 ⏠par mois, soit un niveau bien moins haut (-33,6 %) que la moyenne nationale, de 2 526 âŹ[259]. Seuls 37 % des foyers fiscaux de la commune sont imposables en 2021[260].
En 2019, le taux de pauvreté de Perpignan (32,3 %) est nettement plus important que le taux de pauvreté français (14,6 %)[261]. Un quart de la population vit dans un des neuf quartiers prioritaires, dont trois atteignent 75 % de pauvreté, un record national[262].
En 2021, le revenu mĂ©dian par unitĂ© de consommation s'Ă©tablit Ă 17 830 âŹÂ :
Entreprises et commerces
[modifier | modifier le code]L'agroalimentaire est l'activité économique dominante de Perpignan.
Perpignan est le siĂšge de la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan et des PyrĂ©nĂ©es-Orientales. Elle gĂšre le port de Port-Vendres et a perdu la gestion de lâaĂ©roport de Perpignan en mai 2011.
Industries anciennes
[modifier | modifier le code]La ville Ă©tait surtout connue pour ses poupĂ©es Bella fabriquĂ©es Ă Perpignan mĂȘme, jusqu'en 1984, date de fermeture de l'usine. Aujourd'hui seul subsiste un musĂ©e de ces poupĂ©es, les anciennes installations ayant Ă©tĂ© rasĂ©es[265].
Le grenat de Perpignan est une IGP de bijou produit dans la commune.[réf. nécessaire]
PÎles économiques
[modifier | modifier le code]PĂŽle Ăconomique Saint Charles
[modifier | modifier le code]Le PĂŽle Ă©conomique Saint Charles est la 1re plateforme de fruits et lĂ©gumes d'Europe[266]. SituĂ©e au sud-ouest de Perpignan, elle s'Ă©tale sur 70 hectares, oĂč sont implantĂ©es 150 entreprises offrant plus de 2 100 emplois directs[267]. C'est le premier bassin dâemploi des PyrĂ©nĂ©es-Orientales avec un chiffre dâaffaires de 4,6 milliards dâeuros annuels sur cinq secteurs dâactivitĂ©s principaux, rĂ©partis sur 300 000 m2 d'entrepĂŽts[268].
- Transport et Logistique (transport national et international de marchandises, transport sous température dirigée, messagerie express, manutention et entreposage, gestion de stocks sous température dirigée, affrÚtement, transport combiné).
- Commerce de gros et détail (fruits et légumes, matériel agricole, poids lourds, piÚces automobiles, matériaux de construction, matériels de Travaux Publics, alimentation, fleurs, textiles, habillement, ameublement).
- Services (restauration, hÎtellerie, sécurité, organismes de formation, informatique, imprimerie).
PrÚs de 1,6 million de tonnes de fruits et légumes[267] y transitent ainsi chaque année[269] :
ZAC Polygone Nord
[modifier | modifier le code]Espace Polygone
[modifier | modifier le code]L'espace Polygone se situe au nord de la ville et s'est dĂ©veloppĂ© le long de l'ancienne N9[270] sur prĂšs de 200 hectares. Il compte aujourd'hui plus de 425 entreprises[271] et prĂšs de 3 000 emplois. AprĂšs une pĂ©riode de dĂ©clin, liĂ©e Ă son passĂ© de zone industrielle, lâEspace Polygone connaĂźt depuis 1998 un nouvel Ă©lan grĂące Ă dâimportants travaux de rĂ©novation. Cet embellissement en a fait un site en plein dĂ©veloppement Ă©conomique avec un rĂ©seau de PME / PMI de plus en plus dense.
Avec l'arrivĂ©e d'enseignes nationales telles que E.Leclerc, Botanic, BUT, Intersport, Hertz, King Jouet⊠c'est un espace commercial de plus en plus frĂ©quentĂ©, de par son dynamisme et sa situation gĂ©ographique. LâEspace Polygone dispose Ă proximitĂ© dâinfrastructures nombreuses et performantes, qui favorisent le dĂ©veloppement national et international des entreprises : autoroute, future ligne TGV, aĂ©roport international, liaisons maritimes, parcs dâactivitĂ©s spĂ©cialisĂ©s.
En 2008, ce quartier de vie en pleine mutation urbaine s'enrichit grùce à la construction du nouvel hÎpital de Perpignan, de l'espace aquatique Arlette-Franco du Haut-Vernet et des opérations de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine. Preuve de cette vitalité nouvelle, la crÚche interentreprises Les Petits Chaperons Rouges a vu le jour en janvier 2009. Cette réalisation s'est faite en partenariat avec l'association des entreprises. Elle permet aux salariés travaillant sur l'espace Polygone Nord de bénéficier d'un cadre de qualité pour la garde et l'éveil de leurs enfants.
Torremila
[modifier | modifier le code]Ce parc d'activitĂ©s, complĂ©mentaire et mitoyen de lâEspace Polygone, a vocation Ă accueillir des entreprises dont les activitĂ©s nĂ©cessitent des superficies importantes. DivisĂ© en trois lots, il propose des zones destinĂ©es Ă la production logistique et/ou industrielle et un pĂŽle autour de la santĂ©. De grosses entreprises comme CĂ©moi y sont installĂ©es. En 2020, une unitĂ© de mĂ©thanisation traitant 41 000 tonnes de dĂ©chets organiques des environs est inaugurĂ©e par Fonroche[272].
ZAC Porte d'Espagne
Située au Sud de Perpignan sur la D900 tout prÚs du quartier du Moulin à Vent, la Porte d'Espagne est une zone commerciale regroupant des enseignes nationales et internationales telles que Auchan, Leroy Merlin, Boulanger, Gemo, Aquapolis, Darty, Gifi, Decathlon, La Foir'fouille, ainsi que des chaßnes de restaurant rapide comme Quick ou Burger King.
Tecnosud et Tecnosud II
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Tecnosud est une zone d'activité économique située au sud de Perpignan, à cÎté du Mas Balande et au sud du Moulin à Vent. C'est une zone qui accueille Le PÎle DERBI ainsi que des entreprises de haute technologie, un laboratoire de recherche (PROMES) ainsi que des entreprises aux activités tertiaires (publicité par exemple).
En 2013, Perpignan Méditerranée Communauté d'Agglo aménage le terrain qui accueille Tecnosud II.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Monuments et lieux touristiques
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La ville de Perpignan possĂšde un riche patrimoine architectural, datant de la pĂ©riode du Moyen Ăge jusqu'Ă la pĂ©riode contemporaine. Trente-quatre bĂątiments sont rĂ©pertoriĂ©s Ă l'inventaire des monuments historiques[273] et dix-neuf lieux sont rĂ©pertoriĂ©s Ă l'inventaire gĂ©nĂ©ral du patrimoine culturel[274]. De plus, huit bĂątiments et cinq quartiers sont labellisĂ©s « Patrimoine du XXe siĂšcle »[275], avec notamment un des plus importants patrimoines d'architecture Art dĂ©co en France[276].
Perpignan est une « ville d'art et d'histoire »[277].
Monuments
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« La Méditerranéenne » par Aristide Maillol dans la cour de l'HÎtel de Ville.

- La tour de Chùteau-Roussillon, construite vers le XIIIe siÚcle.
- Le Palais des Rois de Majorque, palais-forteresse du XIVe siÚcle, entouré de jardins qui domine la ville et la plaine du Roussillon[278].
- Le Castillet, et porte Notre-Dame, ancienne entrĂ©e des remparts (maintenant dĂ©truits), ancienne prison, aujourdâhui (petit) musĂ©e catalan des arts et traditions populaires (Casa Pairal)[279].
- La Loge de mer, ancienne juridiction commerciale et maritime (XVe siÚcle)[280], édifiée dans le style gothique. Ce bel édifice, construit en 1397, remanié et agrandi au XVIe siÚcle, était le siÚge d'un véritable tribunal de commerce : le consulat de la mer, composé de deux consuls, de deux assesseurs et d'un juge d'appel. Cette juridiction arbitrait les contestations relatives au négoce maritime. Cette institution typiquement catalane ne se retrouve qu'à Barcelone, Valence et Palma de Majorque.
- L'HÎtel de ville, XIVe siÚcle et XVIIe siÚcle[281]. La Loge de Mer et l'HÎtel de ville forment un remarquable ensemble d'époque médiévale.
- Le Palais de la DĂ©putation (ancien palais de justice de Perpignan), ancienne dĂ©lĂ©gation locale de la gĂ©nĂ©ralitĂ©, lâinstitution de gouvernement de la Catalogne XVe siĂšcle[280].
- Le Palais des Corts, ancienne cours de justice du Roussillon, puis de 1792 Ă 1925 par le tribunal de commerce et enfin la Croix Rouge depuis 1965Â ;
- L'ensemble cathédral comprenant : la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, construite du XIVe siÚcle au XVIe siÚcle (1324-1509), de style gothique méridional[282].
 ClassĂ© MH (1906)[283]. ; le Campo Santo (ancien cloĂźtre-cimetiĂšre) du XIVe siĂšcle[284]; Saint-Jean-le-Vieux, ancienne collĂ©giale romane Ă laquelle s'est adjointe la nouvelle cathĂ©drale gothique[285]. - Ăglise Saint-Christophe du Vernet.
- Ăglise Saint-Jean le Vieux de Perpignan.
 Classé MH (1840, Porte, clocher et nef méridionale)[286].
 Inscrit MH (1956, Ăglise, sauf parties dĂ©jĂ classĂ©es)[286]. - L'Ă©glise Saint-Jacques XIIIe siĂšcle et XVIIIe siĂšcle.
 Classé MH (1987)[287]. - L'église Notre-Dame-la-Réal, XIVe siÚcle.
 ClassĂ© MH (1983)[288]. - Ăglise des Carmes de Perpignan.
 ClassĂ© MH (1906, Ăglise)[289],
 Classé MH (1913, Portail extérieur, façade Nord, église (sous réserve du maintien des aménagements actuels))[289]. - L'église Saint-Matthieu, XVIe siÚcle.
 Inscrit MH (2003)[290]. - L'Aqueduc des Arcades XIIe siÚcle - XIVe siÚcle.
- L'église Sainte-Marie-et-Saint-Pierre de Chùteau-Roussillon.
 Inscrit MH (2012)[291]. - Le couvent des Dominicains, XIIIe siÚcle.
- Les restes du couvent des Carmes, XIIIe siÚcle détruit en partie au XXe siÚcle et par les Allemands en 1944.
- Le couvent des Minimes, XVIe siÚcle.
- Le couvent des Clarisses (
 ClassĂ© MH (1988)), construit au XVIe siĂšcle sur l'ordre de Charles Quint et transformĂ© en prison Ă la RĂ©volution française. Les clarisses se trouvent aujourd'hui dans le quartier du Vernet oĂč la chĂąsse de MĂšre Antigo est visible[292]. - La chapelle Notre-Dame-des-Anges, vestiges de l'ancien couvent des Franciscains, XIIIe siĂšcle.
- Le couvent des Dames de Saint-Sauveur.
- Les fortifications de Perpignan.
- L'Ă©glise Saint-Martin, construite de 1921 Ă 1935 et mĂȘlant architecture Art dĂ©co et style nĂ©o-roman[244].
- L'Ă©glise Saint-Ătienne d'Orla.
- Ăglise Sainte-Catherine de Perpignan.
- Le monument aux morts de Gustave Violet.
- Ăglise Saint-Joseph-de-la-Gare de Perpignan.
- Ăglise Sainte-ThĂ©rĂšse-de-Lisieux de Perpignan.
- Ăglise Saint-Martin de Perpignan.
- Ăglise Saint-François-d'Assise du Vernet.
- Ăglise Saint-Paul du Moulin Ă vent.
- Ăglise Notre-Dame-de-Bon-Secours de Perpignan.
- Ăglise du Bon-Pasteur du Vernet.
- Ăglise Sainte-Monique de Perpignan.
- Ăglise du Saint-Esprit de Perpignan.
- Ăglise Saints-ApĂŽtres-Pierre-et-Paul de Perpignan.
- Ăglise Saint-Jean-Paul-II du Parc Ducup.
- Ăglise Saint-Vincent-de-Paul de Perpignan.
- Ăglise Saint-Vincent de Bajoles.
- Ăglise Sainte-Marie de Mailloles.
- Nouvelle église Saint-Christophe du Vernet.
- Ăglise Saint-Galderic de Perpignan.
- Ancien magasin Aux Dames de France.
 Inscrit MH (1999)[293]
Lieux touristiques
[modifier | modifier le code]- L'hÎtel Pams, demeure achetée par Pierre Bardou en 1852, promoteur du papier à cigarette JOB, marque fondée en 1849 par son pÚre Jean Bardou.
- La Casa Xanxo, trÚs belle demeure gothique édifiée en 1508.
- Le palais des congrĂšs Georges-Pompidou, Ă l'architecture contemporaine.
- Le théùtre de l'Archipel, des bureaux Jean Nouvel et Brigitte Métra.
- La place de la République, réputée pour ses cafés et son marché.
- Le Passeig, promenade longeant la TĂȘt sur sa rive gauche.
Ăquipements socioculturels
[modifier | modifier le code]BibliothĂšques et archives
[modifier | modifier le code]- MédiathÚque
- BibliothĂšques annexes Robert-Barande (Moyen-Vernet), Jean-d'Ormesson (Moulin Ă Vent), Bernard-Nicolau (La Gare)
- Archives municipales Camille-Fourquet
- Archives départementales des Pyrénées-Orientales
Musées
[modifier | modifier le code]- Musée Hyacinthe-Rigaud[294]
- Casa Pairal[295]
- Musée des monnaies et médailles Joseph-Puig[296]
- Muséum d'histoire naturelle[297]
- Musée des poupées Bella[298]
- Conservatoire du patrimoine aéronautique Mas Palégry[299]
Structures de spectacle vivant et de musique
[modifier | modifier le code]- Le Théùtre Municipal Jordi Pere Cerdà et la salle de cabaret Jean Cocteau
- Le Palais des CongrĂšs Georges Pompidou et la Salle Armand Lanoux
- La Casa Musicale, espace de cultures populaires
- Le Conservatoire à rayonnement régional de Perpignan
- Le Médiator, salle de concerts
- Le Parc des expositions et son satellite
- Le Théùtre de l'archipel, scÚne nationale
- l'Ăglise des Dominicains
- Le théùtre " La boite à rire "[300]
- Le cabaret F U T U R[301]
- Le théùtre de la Rencontre
- L'auditorium John Cage du Conservatoire à Rayonnement Régional Montserrat Caballé
Cinéma
[modifier | modifier le code]- En centre-ville, on trouve le cinéma Le Castillet, le cinéma encore en activité le plus ancien de France (1911[302]).
- Un complexe cinématographique de 14 salles se situe au Mas Balande, le Méga-Castillet
- LâInstitut Jean-Vigo[303] (en hommage au rĂ©alisateur Ă©ponyme), centre cinĂ©matographique dâanimation et de recherche et centre de ressources sur lâhistoire du cinĂ©ma et lâhistoire des sociĂ©tĂ©s, organise le festival annuel « Confrontation »[304], des colloques, des expositions et des actions dâĂ©ducation Ă lâimage. Avec ses collections film et non-film l'Institut organise des activitĂ©s pour la valorisation et la diffusion de son patrimoine cinĂ©matographique. Il publie Ă©galement Les Cahiers de la CinĂ©mathĂšque.
Arts visuels
[modifier | modifier le code]- Sant Vicens : atelier de céramiques et lieu d'exposition et de vente situé dans le quartier Saint-Gaudérique.
- Centre d'art contemporain « à 100 mÚtres du centre du monde »[305].
- Centre d'Art contemporain Walter-Benjamin[306], qui est fermé en 2019 pour accueillir la MédiathÚque temporaire en travaux.
- La Maison de la Catalanité[307], lieu d'expositions.
- Le Couvent des Minimes et le Centre international du photojournalisme.
Centres sociaux et espaces de vie sociale
[modifier | modifier le code]La Ville de Perpignan a, de longue date, initié la vie de quartier autour de structures d'animation de la vie sociale. Dans les années 1980, la Commune met à disposition des associations locales les locaux des annexes de mairie, puis crée des Maisons de jeunes et des loisirs.
Au tournant des années 1990, la Ville voit l'apparition de ses premiers centres sociaux, qui changent de noms plusieurs fois en passant par "maison pour tous" et "maison de quartier".
Depuis 2022, l'équipe municipale les renomme "espaces citoyens". Ils bénéficient tous d'un agrément "centre social" ou "espace de vie sociale" par la CAF des PO. En 2024, pour la premiÚre fois, la CAF attribue des agréments à des structures associatives[308].
En 2025, la Commission des hommages de la Ville décide de nommer tous ses équipements non plus en fonction de leurs quartiers d'emplacement, mais d'aprÚs des personnalités[309].
| Quartier | Agrément* | Nom | Gestion |
| Saint Gaudérique | CS | Firmin Bauby | Ville de Perpignan |
| Centre ancien | CS | Rose Gimenez | Ville de Perpignan |
| Mailloles | CS | Jean Domingo | Ville de Perpignan |
| Saint-Assiscle La Gare | EVS | Yves Hoffmann | Ville de Perpignan |
| Saint Martin | CS | Joséphine Baker | Ville de Perpignan |
| Bas Vernet | CS | Joseph Couffé | Ville de Perpignan |
| Moyen Vernet | CS | Boualem Sansal | Ville de Perpignan |
| Nouveau Logis | EVS | Angélique Duchemin | Ville de Perpignan |
| Haut Vernet | CS | Jean Sala | Ville de Perpignan |
| Porte dâEspagne | EVS | Espace SĂ€ngö | Asso. Plateforme SolidaritĂ© internationale |
| La Réal | EVS | Miam Collectif | Asso. Miam Collectif |
- CSÂ : Centre social / EVSÂ : espace de vie sociale
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Sépultures à Perpignan
[modifier | modifier le code]- Sanche Ier (XIIIe siÚcle-1324), roi de Majorque ; sa sépulture se trouve dans la cathédrale Saint-Jean de Perpignan.
- Albert Saisset, dit Oun Tal ou Un Tal, (1842-1894), poÚte français d'expression catalane, enterré au cimetiÚre Saint-Martin[310].
- Jacques François Coquille dit Dugommier (1738-1794), général français, enterré au cimetiÚre Saint-Martin[310].
- Luc Dagobert, dit « Dagobert de Fontenille », général français de la Révolution française, enterré au cimetiÚre Saint-Martin[310].
- Louis Rivié (1911-1994), Compagnon de la Libération, inhumé au cimetiÚre du sud.
- Marcel Cerdan (1916-1949), enterré au CimetiÚre du Sud[311].
- Paul Mauriat (1925-2006), musicien et chef d'orchestre français, reposant au CimetiÚre du Sud[311].
- Jean-Claude Rolland (1931-1967), comédien, enterré au CimetiÚre Saint-Jacques[312].
- Patrick Bourrat (1952-2002), journaliste et reporter français enterré au CimetiÚre Saint-Jacques[312].
Groupes musicaux de Perpignan
[modifier | modifier le code]- Blues de picolat : groupe de blues et folk en catalan dont le nom est un jeu de mots avec les boles de picolat ;
- HushPuppies, groupe de garage rock en français ;
- The Limiñanas, groupe de rock en français et en anglais ;
- Kargol's, groupe de skacore ;
- La Cobla Mil de PerpinyĂ [313] : ensemble musical de sardanes. En 2008, la ville de Perpignan octroie le titre de « FidelĂssima Vila de Perpinyà  » Ă la cobla, ce qui lui confĂšre le droit d'ĂȘtre son ambassadrice Ă travers toute la Catalogne et la France[314].
Artisanat remarquable
[modifier | modifier le code]Grenat de Perpignan
[modifier | modifier le code]Le grenat de Perpignan est un bijou symbolique dans les PyrĂ©nĂ©es-Orientales. Depuis le XIXe siĂšcle, il reprĂ©sente un fleuron de l'artisanat local en arborant fiĂšrement les couleurs sang et or du drapeau catalan. Le « grenat de Perpignan » devient en 2018 le premier bijou protĂ©gĂ© par une IGP, une indication gĂ©ographique protĂ©gĂ©e, label dĂ©cernĂ© par l'Ătat[315].
Céramiques de Sant Vicens
[modifier | modifier le code]Vers la fin des années 1930 s'est créé cet espace destiné à devenir un lieu de passage d'artistes tout aussi célÚbres qu'Aristide Maillol, Gustave Violet, Raoul Dufy, Miquel Paredes, Pablo Picasso, Salvador Dali et Jean Lurçat[316]...
Ćuvres liĂ©es Ă Perpignan
[modifier | modifier le code]Ćuvres littĂ©raires
[modifier | modifier le code]- Pel-Mouchi : Le héros de province, d'Albert Bausil, (ISBN 2908866269), les souvenirs d'enfance du poÚte perpignanais
- Le journal d'un voleur, de Jean Genet, 1949. Le personnage Stilitano " parlait assez bien le français qu'il avait appris dans la campagne de Perpignan oĂč il allait faire les vendanges."
- John Gardner, Permis renouvelĂ©, Paris, Ă©ditions du Rocher, 1992 : premier James Bond Ă©crit par John Gardner, une partie de l'intrigue se passe Ă Perpignan oĂč l'agent 007 passe un soir de fĂȘte de la Saint-Jean en centre-ville et au Palais des Rois de Majorque.
- Claude Simon, Le Tramway, Paris, Les Ăditions de Minuit, , 141 p. (ISBN 2-7073-1732-2, BNF 37216927) : le rĂ©cit se dĂ©roule entre Canet et Perpignan autour de la ligne de tramway qui rĂ©unissait jadis ces deux communes.
- L'acacia, de Claude Simon, (ISBNÂ 2707318515)
- Contes de Perpignan et d'ailleurs, Canet, Ăditions Trabucaire et Ville de Perpignan, 2003 (ISBNÂ 2-912966-75-2)Â : recueil de contes populaires des habitants de Perpignan. Contes recueillis par Cillie Motzfeldt Tirach, Coordination des traductions par Marie Besnard, Illustrations de Mario Chichorro.
- Contes de Perpignan et d'ailleurs, Volume 2, Canet, Ăditions Trabucaire et Ville de Perpignan, 2006 (ISBN 2-84974-034-9) : recueil de contes populaires des habitants de Perpignan. Contes recueillis par Cillie Motzfeldt Tirach ; coordination des traductions par Marie Besnard ; illustrations de Katya Bes et Isabel Mencion
- Promenade littĂ©raire dans les rues de Perpignan, Michel Wallon, Ăditeur : MARE NOSTRUM (27/10/2004), (ISBN 290847638X)
- Vengeance pour un mort, de Caroline Roe, (ISBN 226403727X), Ăditeur : 10-18
- Les clients du Central HÎtel de André Héléna - Perpignan, 1944 : les alliés ont débarqué en Normandie et en Provence, les Allemands tiennent encore la ville mais ce préparent au départ.
- Tapas bulgares pour Germinal Poco, de RenĂ© Grando, (ISBN 2908476355) Ăditeur : MARE NOSTRUM, les aventures du reporter de la DĂ©pĂȘche du midi
- Pourquoi pas nous ? Patrick Cauvin (ISBN 2253031852) Ăditeur : LE LIVRE DE POCHE - Histoire d'amour entre une libraire de Perpignan et un catcheur de Montmartre.
Ćuvres musicales
[modifier | modifier le code]- A La Gare De Perpignan, chanson de et par Charles Trenet - Ăditeurs : Raoul Breton Editions ;
- Perpinyà , album de chansons en catalan de Jordi Barre en l'honneur de Perpignan[317]. Une école primaire de Perpignan porte son nom[318] ;
- Adieu, ville de Perpignan, chant traditionnel[319]Â ;
- Perpignan, chanson de Balbino Medellin[320]Â ;
- Fleur de Province, chanson de Charlotte Julian ;
- Y'a pas d'métro à Perpignan[321], chanson de Charlotte Julian.
- Les FrÚres Jacques, dans leur chanson C'est ça l'rugby , mettent en scÚne avec humour les relations supposées de la ville avec celle de Montauban par le biais de leurs équipes de rugby respectives.
Jeux vidéo
[modifier | modifier le code]Dans le jeu vidéo Empire Earth, pendant une mission de campagne, Guillaume le Conquérant doit attaquer le sud de la France en passant par Perpignan.[réf. nécessaire]
Ćuvres cinĂ©matographiques
[modifier | modifier le code]De nombreux cinéastes sont venus tourner à Perpignan ou dans sa région pour des films :
- Et Satan conduit le bal de Grisha M. Dabat, supervisé par Roger Vadim, avec Catherine Deneuve, Bernadette Lafont, filmé à Sant Vicens ;
- Leur morale⊠et la nÎtre de Florence Quentin (comédie produite par F comme Film et Gaumont avec France 2 et tournée pendant 6 semaines (du 6 août 2007 au 15 septembre 2007) à Perpignan dans le quartier du Moyen Vernet)[322], film dont les rÎles principaux sont tenus par Victoria Abril et André Dussollier ;
- Tout nous sépare est un film à suspense français coécrit et réalisé par Thierry Klifa, sorti en 2017, et tourné entre Perpignan et SÚte.
Ćuvres visuelles
[modifier | modifier le code]- La Gare de Perpignan â Salvador Dali (1965), musĂ©e de Cologne 296 Ă 406 cm
Héraldique et identité visuelle
[modifier | modifier le code]Blason
[modifier | modifier le code]Le premier blason se dĂ©crit ainsi (Ă gauche) : Ăcu en losange. D'or Ă quatre pals de gueules; Ă l'Ă©cusson en banniĂšre d'azur brochant sur le tout, chargĂ© de saint Jean Baptiste debout de carnation, aurĂ©olĂ© d'or, vĂȘtu d'une tunique en poils de chameau serrĂ©e Ă la taille d'une ceinture de cuir, le tout au naturel, et d'un manteau de pourpre doublĂ© de sinople, tenant de sa dextre une croix haute d'or et sur son bras senestre un agnelet d'argent[323]. |
Devise
[modifier | modifier le code]Devise ancienne
[modifier | modifier le code]Regi et Deo semper fidelissima (Toujours fidĂšle au roi et Ă Dieu)[324]
La devise doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme apocryphe, elle a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© composĂ©e Ă l'Ă©poque oĂč la ville demanda le renouvellement des armoiries, jamais elle n'a Ă©tĂ© portĂ©e.
Le , le roi d'Aragon, Jean II, pour rĂ©compenser la ville de l'hĂ©roĂŻque rĂ©sistance qu'elle opposait aux troupes de Louis XI, lui accorda le titre de Fidelissima, trĂšs fidĂšle, qu'elle a toujours gardĂ© depuis. Ce seul mot pourrait, avec juste raison, ĂȘtre pris comme devise historique par la ville de Perpignan.
Devise récente
[modifier | modifier le code]Fidelissima vila de PerpinyĂ (TrĂšs FidĂšle Ville de Perpignan)[325]
Appellation
[modifier | modifier le code]Perpignan la Catalane / Perpinyà la Catalana, apposée sur les logos de la ville depuis 1993, lorsque Jean-Paul Alduy est élu maire.
Logo
[modifier | modifier le code]Le logotype de la ville a connu plusieurs itérations au cours des années.
- Logos actuels
- Logo Perpignan Centre du Monde depuis 2024
- années 2010
Logo pour les activités touristiques. - 2021
Logo représentant le blason avec Jean le Baptiste.
- Logos précédents
- années 80, pré-1993
Logo oĂč figure le Castillet et trois lignes colorĂ©es, reprĂ©sentant le ciel et les couleurs catalanes. - 1993
Logo circulaire comportant le Castillet et la mention « Perpignan la Catalane â PerpinyĂ la Catalana ». - annĂ©es 2000
Logo révisé avec le Castillet redessiné. - 2010
Logotype secondaire devenu logo principal. Une version en catalan existe aussi. - 2010
Logo alternatif utilisé pour les activités touristiques.
Distinctions
[modifier | modifier le code]Perpignan est :
- Label européen Cit'ergie[326] (European Energy Award)
- Ville fleurie quatre fleurs[327]
- Ville Internet 2012[328]
- Trophée de la Communication 2015[329]
- Label Patrimoine du XXe siÚcle[330]
- Station classée de tourisme[331]
- Label éco-mobilités Occitanie 2019
Notes, cartes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- â Les records sont Ă©tablis sur la pĂ©riode du au .
- â Une unitĂ© urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes prĂ©sentant une zone de bĂąti continu (pas de coupure de plus de 200 mĂštres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitiĂ© de sa population dans cette zone bĂątie.
- â Dans une agglomĂ©ration multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population reprĂ©sente plus de 50 % de la population de lâagglomĂ©ration ou de la population de la commune la plus peuplĂ©e. L'unitĂ© urbaine de Perpignan comprend une ville-centre et quatorze communes de banlieue.
- â La notion d'aire d'attraction des villes a remplacĂ© en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohĂ©rentes avec les autres pays de l'Union europĂ©enne.
- â Plus couramment, ce type de pĂŽle d'Ă©changes est dit "pĂŽle d'Ă©changes multimodal".
- â Par convention dans WikipĂ©dia, le principe a Ă©tĂ© retenu de nâafficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de rĂ©fĂ©rence postĂ©rieures Ă 1999, que les populations correspondant Ă une enquĂȘte exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des annĂ©es 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la derniĂšre population de rĂ©fĂ©rence publiĂ©e par lâInsee pour l'ensemble des communes.
- â Population municipale de rĂ©fĂ©rence en vigueur au 1er janvier 2026, millĂ©simĂ©e 2023, dĂ©finie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de rĂ©fĂ©rence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- â IGN, « Ăvolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aĂ©riennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consultĂ© le ). Pour comparer l'Ă©volution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne sĂ©parative verticale et la dĂ©placer Ă droite ou Ă gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenĂȘtres en haut Ă gauche de l'Ă©cran.
Références
[modifier | modifier le code]- â L'Internaute (Villes), « Perpignan : chiffres clĂ©s », sur linternaute.com.
- â « ItinĂ©raire sur Mappy », sur mappy.com.
- â source insee, « Classement des plus grandes villes de France (Source INSEE) ».
- â « 5 trains directs par jour entre Perpignan et Toulouse », sur L'Ăclair via Internet Archive (consultĂ© le ).
- â « La montagne sacrĂ©e de tous les Catalans⊠| Refuge Mariailles | RĂ©fuge | Canigou | PyrĂ©nĂ©es Orientales (66) », sur refugedemariailles.fr (consultĂ© le ).
- â « Territoire de la commune de Perpignan (Ă©chelle 1:136440, entourĂ© de jaune, consultĂ© le 31 octobre 2018) » sur GĂ©oportail..
- â « Limites communales de Perpignan (zone entourĂ©e dâune ligne orange) », sur openstreetmap.org (consultĂ© le ).
- â Delmas et al. 2018.
- â « CaractĂ©ristiques gĂ©ologiques de la commune de Perpignan », sur le systĂšme dâinformation pour la gestion des eaux souterraines (consultĂ© le ), section GĂ©ologie.
- 1 2 « Carte géologique et topographique », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
- â Clauzon et al. 1989, au nord-est.
- 1 2 Berger et al. 1993, au nord-ouest.
- â Laumonier et al. 2015, au sud-ouest.
- â Laumonier et al. 2015a, au sud-est.
- â Ces cartes gĂ©ologiques du BRGM ont Ă©tĂ© publiĂ©es Ă des dates diffĂ©rentes et la codification par couleur et la codification alphabĂ©tique des diffĂ©rentes formations gĂ©ologiques reprĂ©sentĂ©es sur ces cartes ne sont pas tout Ă fait cohĂ©rentes dâune carte Ă lâautre. Sur ces cartes, les formations continentales du PliocĂšne sont dĂ©signĂ©es de diffĂ©rentes maniĂšres : pC, p1C et p1CDi. En ce qui concerne les terrasses quaternaires des riviĂšres TĂȘt et RĂ©art, la corrĂ©lation entre la codification alphabĂ©tique figurant sur les quatre cartes et la notation T5 - T0 peut se rĂ©sumer comme suit (pour un tableau plus dĂ©taillĂ©, couvrant une zone plus large, veuillez consulter la page 66 de Laumonier et al. 2015) :
Terrasses fluviales, commune de Perpignan, sur les cartes gĂ©ologiques du BRGM Carte Perpignan (NE) Carte Rivesaltes (NO) Carte CĂ©ret (SW) Carte ArgelĂšs-sur-Mer (SE) T5 Fx1 - F-u F-u T3 Fx2 & Fy1 (Pia & RĂ©art) Fxb1 & Fxb2 Fw Fw T2 Fy1 (Perpignan) & Fy2 (Bompas) Fya Fx - T0 Fz1 & Fz2 Fza Fz Fz1 - â « Connaitre-les-risques-pres-de-chez-moi » (consultĂ© le ).
- â Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Perpignan », sur ehess.fr, Ăcole des hautes Ă©tudes en sciences sociales (consultĂ© le )..
- â Clauzon et al. 2015.
- â Delmas et al. 2018, Fig. 8 et page 206.
- â Delmas et al. 2018, page 191.
- â Delmas et al. 2018, Fig. 2.
- 1 2 Delmas et al. 2018, pages 201-202 (« Résultats pour la T5) ».
- â Delmas et al. 2018, Fig. 8.
- â Clauzon et al. 1989, page 12.
- â Delmas et al. 2018, page 207 (« ...dĂ» Ă un inclinaison tectonique vers le sud... »).
- â Delmas et al. 2018, page 207 (« Un changement dans le rĂ©gime de contraintes rĂ©gional s'est produit Ă la fin du PlĂ©istocĂšne : aujourd'hui ... la TĂȘt a retrouvĂ© un cours plus septentrional. »).
- â « Serrat d'en Vaquer - le Site PalĂ©ontologique », sur mairie-perpignan.fr (consultĂ© le ).
- â Le Goff et al. 2018, p. 100.
- â « MusĂ©um d'Histoire Naturelle », sur mairie-perpignan.fr (consultĂ© le ).
- â « La Tortue de Perpignan » [PDF], sur mairie-perpignan.fr (consultĂ© le ).
- â Calvet et al. 2022, p. 321, Fig. 7.6.
- â Pierre Giresse et Michel Martzluff, « Les calcrĂštes palustres (tuĂŻres) du PliocĂšne supĂ©rieur de la plaine du Roussillon. Pierres monumentales dâusage historique ancien », GĂ©ologie de la France, BRGM, vol. 1,â , p. 7-25 (lire en ligne).
- 1 2 Calvet et al. 2022, Fig. 8.4 & Fig. 8.7.
- 1 2 Delmas et al. 2018, page 201. Ici, on estime que l'accumulation de sédiments sur la terrasse T3 s'est produite aux alentours des stades climatiques 10 à 12.
- â David M et Carozza J-M, « Les dĂ©pressions fermĂ©es du Languedoc central et du Roussillon : inventaire, caractĂ©risation gĂ©omorphomĂ©trique et essai de typologie », GĂ©omorphologie : relief, processus, environnement, vol. 19 (4),â , p. 407-424 (lire en ligne).
- â Laumonier et al. 2015, p. 75.
- â Laumonier et al. 2015a, p. 95.
- 1 2 ,Delmas et al. 2018, page 198. Ici, on estime que l'accumulation de sédiments sur la terrasse T2 s'est produite aux alentours du stade climatique 6.
- â Marez 1936, Fig. 1. L'emplacement du noyau urbain primitif Ă©tait donc similaire Ă celui d'autres villes de la vallĂ©e du TĂȘt, telles que Prades et Ille-sur-TĂȘt - c'est-Ă -dire prĂšs de la riviĂšre, mais sur une terrasse situĂ©e Ă quelques mĂštres au-dessus de celle-ci.
- â Marez 1936, Fig. 1.
- â La construction de la RN 116 dans le lit de la TĂȘt a depuis suscitĂ© des craintes quant aux rĂ©percussions nĂ©gatives que ce chantier pourrait avoir sur l'approvisionnement en eau du dĂ©partement, y compris Ă Perpignan. Voir : « Menaces sur lâeau potable dans les PyrĂ©nĂ©es-Orientales ? », sur www.leparisien.fr (consultĂ© le ).
- â Calvet et al. 2022, Fig. 8.7.
- â Marez 1936, page 36.
- â Fabricio Cardenas, « Vieux papiers des PyrĂ©nĂ©es-Orientales, Inondations en novembre 1892 », sur vieuxpapierspo.blogspot.fr, .
- â Risques majeurs dans les PyrĂ©nĂ©es-Orientales (PrĂ©fecture des PyrĂ©nĂ©es-Orientales), « Le risque inondation dans les PO ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, HervĂ© Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », CybergĂ©o, revue europĂ©enne de gĂ©ographie - European Journal of Geography, no 501,â (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- â Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustrĂ© par la classification de Köppen », La MĂ©tĂ©orologie, no 116,â (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- â « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consultĂ© le ).
- â « Zonages climatiques en France mĂ©tropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consultĂ© le ).
- â « RĂ©glementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consultĂ© le ).
- â « RĂ©partition des dĂ©partements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consultĂ© le )
- â « Station MĂ©tĂ©o-France « Perpignan » - fiche climatologique - pĂ©riode 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consultĂ© le ).
- â « Station MĂ©tĂ©o-France « Perpignan » - fiche de mĂ©tadonnĂ©es. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consultĂ© le ).
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Voir aussi
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Articles
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- Pascal Greboval, " Perpignan, bio et catalane à la fois ", Kaizen no 34, sept.-oct. 2017
- (en) Georges Clauzon et al, « The Roussillon Basin (S. France): A case-study to distinguish local and regional events between 6 and 3 Ma », Marine and Petroleum Geology, vol. 66, Part 1,â , p. 18-40 (lire en ligne).
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Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (mul)Â Site officiel
- Archives conservées par : archives municipales de Perpignan (d)
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative à la musique :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Perpignan », sur ehess.fr, Ăcole des hautes Ă©tudes en sciences sociales (consultĂ© le ).
- Site officiel de l'office de tourisme
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivitĂ©. », sur MĂ©tĂ©o-France, (consultĂ© le ). Site Ă©laborĂ© Ă partir des donnĂ©es de projections climatiques de rĂ©fĂ©rence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste dâindicateurs climatiques caractĂ©risant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Perpignan
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