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Gérard Théry

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Gérard Théry
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Biographie
Naissance
DécÚs
Nom de naissance
Gérard Léon Joseph ThéryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
MinistÚre des PTT (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Gérard Théry, né le à Sallaumines, mort le [1] à Paris 15e[2], est un ingénieur français, polytechnicien et ingénieur général des télécommunications. Il est directeur général des Télécommunications du au , et Président de la Cité des sciences et de l'industrie de 1996 à 1998.

Il a Ă©nergiquement accĂ©lĂ©rĂ© la pĂ©nĂ©tration du raccordement tĂ©lĂ©phonique dans les annĂ©es 1970, comblant ainsi le retard qu’avait pris le rĂ©seau français.

Il est Ă  l’origine du programme TĂ©lĂ©tel, le rĂ©seau du Minitel et l’auteur d’un rapport sur les « autoroutes de l’information » en 1994. Il estimait dans ce rapport qu'internet Ă©tait « mal adaptĂ© Ă  la fourniture de services commerciaux », ce qui s'est rĂ©vĂ©lĂ© inexact par la suite[3]. Il a Ă©galement Ă©tĂ© responsable de la mission gouvernementale sur le bogue de l'an 2000 du Ă  dĂ©but 2000.

Issu de la promotion 52 de l’École polytechnique et Ă©lĂšve de l’École nationale supĂ©rieure des tĂ©lĂ©communications (promotion 57), GĂ©rard ThĂ©ry intĂšgre le le ministĂšre des PTT. Il devient le conseiller du ministre Jacques Marette, en 1966-1967.

NommĂ© IngĂ©nieur en Chef des PTT le (par arrĂȘtĂ© du ) Il commence le , sa carriĂšre au dĂ©partement des cĂąbles sous-marins, contribuant Ă  l’avĂšnement des premiers cĂąbles sous-marins coaxiaux tĂ©lĂ©phoniques munis de rĂ©pĂ©teurs immergĂ©s. Il participe Ă  de nombreuses campagnes de poses de cĂąbles (TAT 2 avec AT&T, entre Perpignan et Oran), aux essais de nouveaux cĂąbles sans armure Ă  porteur central, et Ă  la pose du premier cĂąble sous-marin Ă©lectrique d’interconnexion France-Angleterre traversant la Manche.

Il rejoint le Centre national d'Ă©tudes des tĂ©lĂ©communications (CNET) le et participe avec les laboratoires Bell au dĂ©veloppement des premiers suppresseurs d’écho pour satellites de tĂ©lĂ©communications gĂ©ostationnaires.

Il est nommé en 1965 chargé de mission auprÚs du préfet de la région Lorraine.

Par arrĂȘtĂ© du , GĂ©rard ThĂ©ry, ingĂ©nieur des tĂ©lĂ©coms, est nommĂ© conseiller technique pour les tĂ©lĂ©communications au cabinet du ministre français des PTT Jacques Marette.

Il retourne ensuite dans l'administration des tĂ©lĂ©communications françaises, oĂč il est nommĂ© successivement chef du service des programmes et des Ă©tudes Ă©conomiques par l'arrĂȘtĂ© du , puis directeur des tĂ©lĂ©communications de Paris Intra-muros le .

Il est nommĂ© directeur gĂ©nĂ©ral des TĂ©lĂ©communications françaises le . À ce titre, il est responsable du trĂšs important programme de dĂ©veloppement du tĂ©lĂ©phone français (Delta LP). En six ans, le nombre d’abonnĂ©s au tĂ©lĂ©phone passe de 6 millions Ă  plus de 17 millions. La qualitĂ© du rĂ©seau tĂ©lĂ©phonique français est entiĂšrement restaurĂ©e. La France est alors l’un des premiers pays Ă  Ă©quiper massivement son rĂ©seau de commutateurs temporels pour remplacer la gĂ©nĂ©ration de commutateurs crossbar.

En 1976, GĂ©rard ThĂ©ry et son Ă©quipe lancent l’un des premiers rĂ©seaux de donnĂ©es en commutation de paquets, Transpac, qui connaĂźt un vif succĂšs commercial auprĂšs de trĂšs grandes entreprises dĂšs son ouverture le .

Puis c’est en 1978, le lancement des projets de l'annuaire Ă©lectronique et de TĂ©lĂ©tel, le rĂ©seau du Minitel, premier service au monde de fourniture payante d’informations tĂ©lĂ©matiques, qui sera un succĂšs considĂ©rable et restera longtemps populaire, malgrĂ© son Ăąge, en raison de sa simplicitĂ© d’emploi. 30 ans aprĂšs, France TĂ©lĂ©com renonce provisoirement en Ă  fermer le rĂ©seau qui compte encore 10 millions de connexions et 4000 services, en accordant un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 3 annĂ©es.

En 1979, est lancé le projet de satellite de moyenne puissance Telecom 1. Un an plus tard est lancé également le projet de réseau expérimental de visiophonie sur fibre optique dans la ville de Biarritz.

En 1981, aprÚs la victoire de la gauche aux élections présidentielles, il est évincé par le nouveau pouvoir, parce que jugé trop proche de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing.

En 1984, GĂ©rard ThĂ©ry est chargĂ© par le gouvernement français d’une Ă©tude sur les choix de satellites de tĂ©lĂ©vision. Il se prononce trĂšs nettement en faveur des satellites de puissance moyenne, filiĂšre qui triomphera sur tous les marchĂ©s mondiaux.

La mĂȘme annĂ©e, il rejoint la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale oĂč il est nommĂ© membre du comitĂ© exĂ©cutif et conseiller du prĂ©sident pour les secteurs de l’énergie, des transports, des tĂ©lĂ©communications et des technologies nouvelles.

Il est choisi par la chaĂźne française de tĂ©lĂ©vision TF1 et l’opĂ©rateur TDF comme expert amiable dans un contentieux tarifaire opposant les deux compagnies.

En 1989, GĂ©rard ThĂ©ry est appelĂ© par le prĂ©sident de Renault comme membre du comitĂ© exĂ©cutif pour prendre la tĂȘte de la direction de l’informatique et de l’organisation.

Il quitte Renault en 1992, et dirige une mission pour le compte de France Télécom sur les technologies à base de fibre optique et les perspectives de développement des réseaux numériques à haut débit.

En 1994, il est chargĂ© par le gouvernement français du cĂ©lĂšbre rapport « Autoroutes de l’Information »[4]., dans lequel il considĂšre qu'Internet "est mal adaptĂ© Ă  la fourniture de services commerciaux.(...) Il ne saurait, dans le long terme, constituer Ă  lui tout seul, le rĂ©seau d'autoroutes mondial" (page 17 du rapport). Cette erreur de prĂ©diction est souvent raillĂ©e dans les rĂ©seaux sociaux ou prise comme exemple pour parler des erreurs de prĂ©dictions et leurs causes[5].

En 1995, il est nommé président de la Cité des sciences et de l'industrie.

Il crĂ©e en 1998 le cabinet GTA (GĂ©rard ThĂ©ry et AssociĂ©s), spĂ©cialisĂ© dans le conseil en tĂ©lĂ©communications et en technologies de l’information. Il collabore vers la mĂȘme Ă©poque au dĂ©veloppement de la voiture Ă©lectrique au sein du groupe Dassault.

Il est chargé par le gouvernement français le de conduire la mission « passage informatique à l'an 2000 ».

Honneurs, décorations

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Bibliographie

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  • GĂ©rard ThĂ©ry, Les Autoroutes de l’information, documentation française, 1994.

Notes et références

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  1. ↑ AFP, « DĂ©cĂšs de GĂ©rard ThĂ©ry, l'un des fondateurs du Minitel », sur lefigaro.fr,
  2. ↑ Insee, « Acte de dĂ©cĂšs GĂ©rard LĂ©on Joseph ThĂ©ry », sur MatchID
  3. ↑ « Louis Pouzin le maĂźtre Yoda de l'Internet », L'Express,‎ , p. 88
  4. ↑ GĂ©rard ThĂ©ry, Alain BonnafĂ© et Michel Guieysse, « Les Autoroutes de l'information, Rapport au Premier ministre (1994) », sur vie-publique.fr, (consultĂ© le )
  5. ↑ Les trois erreurs de la prĂ©diction – Ă  propos du rapport ThĂ©ry de 1994, philippesilberzahn.com, 2013

Articles connexes

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Liens externes

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