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Yves Bot

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Yves Bot
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Fonctions
Avocat général de la Cour de justice de l'Union européenne
-
Procureur général prÚs la cour d'appel de Paris
-
Procureur de la République prÚs le tribunal judiciaire de Paris
-
Biographie
Naissance
DécÚs
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Le Mans
Nom de naissance
Yves Jean Alain Bot
Nationalité
Formation
Activités
PĂšre
Ghislain Bot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Directeur de thĂšse
Distinctions

Yves Bot, né le à Chùteau-Thierry (Aisne) et mort le [1] au Mans (Sarthe)[2], est un magistrat français.

Avocat général à la Cour de justice de l'Union européenne, anciennement connue sous le nom de Cour de justice des Communautés européennes, il était précédemment procureur général prÚs la cour d'appel de Paris. Il eut pour mission de réorganiser le plus grand parquet de France.

Fils de Ghislain Bot, haut magistrat, Yves Bot a soutenu en 1980, Ă  l'universitĂ© PanthĂ©on-Assas, une thĂšse de doctorat d'État en droit, sous la direction du professeur Jean-Claude Soyer, intitulĂ©e L'autoritĂ© judiciaire et l'exĂ©cution des peines[3]. Il a reçu le grade de docteur d'État avec la « mention trĂšs bien ».

Yves Bot a été nommé auditeur de justice en . D'abord substitut du parquet du Mans de 1974 à 1980 puis premier substitut du parquet du Mans de 1980 à 1982[1]. En 1978, il traite un dossier financier considérable (140 millions de francs escamotés au détriment du Crédit national, de plusieurs banques présentes au Mans, du Crédit industriel de l'Ouest à Angers, le Trésor public, etc.).

Yves Bot est procureur de la République à Dieppe de 1982 à 1984 et procureur adjoint de la République à Strasbourg de 1984 à 1986 ; ensuite, Yves Bot est nommé procureur de la République de Bastia de 1986 à 1988[1].

Il devient avocat gĂ©nĂ©ral de la cour d'appel de Caen de 1988 Ă  1991, puis procureur de la RĂ©publique du Mans en 1991[1]. En tant que procureur du Mans, il soutint le juge d'instruction Thierry Jean-Pierre, qui achevait les instructions dans l'affaire politico-financiĂšre Urba, concernant le prĂȘt de Pierre BĂ©rĂ©govoy et mettant en cause Roger-Patrice Pelat, un proche du prĂ©sident de la RĂ©publique de l'Ă©poque, François Mitterrand.

Chargé de mission pour les affaires pénales, pénitentiaires de la protection judiciaire de la jeunesse de à dans le cabinet de Pierre Méhaignerie, garde des Sceaux.

Yves Bot fut nommĂ© procureur de la RĂ©publique de Nanterre (Hauts-de-Seine) par le Garde des Sceaux Jacques Toubon contre l'avis du Conseil supĂ©rieur de la magistrature (CSM). Il fut ainsi celui qui a prĂ©venu l'ÉlysĂ©e de la tuerie de Nanterre, au cours de laquelle un forcenĂ©, Richard Durn, avait ouvert le feu lors d'une rĂ©union du conseil municipal.

Pendant son passage à Nanterre deux affaires majeures impliquant le RPR ont éclaté et prospéré : l'affaire Casetta, du nom de l'ancienne trésoriÚre occulte du RPR, et de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, dans laquelle fut mis en examen l'ancien Premier ministre Alain Juppé.

Yves Bot a Ă©cartĂ© en une possible audition de Jacques Chirac, alors que celui-ci Ă©tait susceptible d'ĂȘtre mis en cause dans l'affaire des emplois fictifs du RPR. Il s'Ă©tait en effet dĂ©clarĂ© incompĂ©tent pour poursuivre le PrĂ©sident de la RĂ©publique dans l'exercice de ses fonctions, suivant ainsi une dĂ©cision du Conseil constitutionnel du . Le juge Patrick Desmure, nommĂ© par la suite procureur Ă  Chartres, avait suivi les rĂ©quisitions du procureur.

Yves Bot devient le procureur de la République de Paris[1] en succédant à Jean-Pierre Dintilhac, qui est nommé conseiller à la Cour de cassation. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), saisi pour avis sur cette nomination, avait rendu un avis favorable le .

Yves Bot fut désigné le en Conseil des ministres procureur général de Paris.

Il est avocat général prÚs la Cour de justice des Communautés européennes, depuis le à Luxembourg[1]. Laurent Le Mesle lui a succédé comme procureur général de Paris.

Un poste sensible

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La fonction de procureur général prÚs la cour d'appel de Paris est un poste à la fois convoité et trÚs exposé en raison de la sensibilité des affaires politico-financiÚres qui y sont traitées. La nomination de Yves Bot a été entérinée par un décret du président la République, Jacques Chirac, en date du et publié au Journal officiel.

Dans la lutte pour ce poste éminemment politique qu'est le parquet de Paris, Yves Bot l'a emporté sur ses rivaux, parmi lesquels figuraient le procureur de Lyon Christian Hassenfratz, le procureur général prÚs la cour d'appel de Rouen Christian Raysseguier ou Jean-Claude Marin, avocat général à la Cour de cassation, finalement nommé directeur des affaires criminelles et des grùces (DACG), autre poste hautement stratégique.

Le procureur de Paris a eu Ă  gĂ©rer de brĂ»lants dossiers politico-financiers encore Ă  l'instruction, comme les affaires Elf, Falcone ou encore les marchĂ©s de rĂ©novation des lycĂ©es d'Île-de-France. Il s'est aussi prononcĂ© sur l'Ă©pineuse question des « frais de bouche, de gestion et de cuisine » de la mairie de Paris, dĂ©noncĂ©s par l'actuelle municipalitĂ© mais dans ce cas les faits sont, semble-t-il, prescrits.

L'affaire d'Outreau - Concernant l'affaire de pédophilie d'Outreau, en , le procureur général de Paris, Yves Bot, a présenté devant la cour d'assises d'appel de Paris ses « regrets » aux accusés et a confirmé la demande d'acquittement général en leur faveur.

Le , entendu par la commission d'enquĂȘte parlementaire sur l'affaire d'Outreau, Yves Bot a proposĂ© aux dĂ©putĂ©s la suppression du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention, une fonction crĂ©e en 2000 pour dĂ©charger le juge d'instruction, qui, selon lui s'avĂšre « ĂȘtre une fausse bonne idĂ©e ».

  • Ma justice : plus proche, plus humaine, plus forte, Ă©ditions Bourin, 2007, 164 p.
  • Les institutions judiciaires : organisation et fonctionnement, Ă©ditions Berger-Levrault, coll. « L'Administration nouvelle », 1985, 220 p.

Décorations

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Yves Bot est un ancien membre dirigeant de l'Association professionnelle des magistrats (APM), comme Georges Fenech[6].

Notes et références

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Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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