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Wilhelm Junker

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Wilhelm Junker
Wilhelm Junker.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Pseudonyme
Wassili WassilijewitschVoir et modifier les données sur Wikidata
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Formation
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Père
Johann Wilhelm Junker (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions

Wilhelm Junker, en russe Василий Васильевич Юнкер (Vassili Vassilievitch Iounker), né le à Moscou et mort le à Saint-Pétersbourg, est un médecin de formation, ethnologue et explorateur russe d'origine allemande. Il est connu pour ses expéditions en Afrique centrale et dans le bassin supérieur du Nil, ainsi que pour ses travaux sur la ligne de partage des eaux entre les bassins du Nil et du Congo.

Origines et formation

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Wilhelm Junker naît à Moscou, dans une famille allemande établie dans l'Empire russe. Il étudie la médecine aux universités de Dorpat, de Göttingen, de Berlin et de Prague. Après ses études, il exerce brièvement la médecine avant de se consacrer aux voyages et à l'exploration[1],[2].

Il effectue plusieurs premiers voyages en Islande en 1869, en Afrique occidentale en 1873, à Tunis en 1873 et 1874, puis en Basse-Égypte en 1875[3].

Premières expéditions africaines

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À partir de 1875, Junker séjourne presque continuellement en Afrique équatoriale orientale. Il utilise d'abord Khartoum, puis Lado, comme bases pour ses expéditions[3].

En 1876, il remonte le cours inférieur du Sobat, puis le Nil Blanc jusqu'à Gondokoro. Il explore plusieurs affluents occidentaux du Nil avant de rentrer en Europe en 1878[2].

Lors de ses voyages, il étudie les populations rencontrées et collecte des spécimens de plantes et d'animaux. Il s'intéresse principalement à l'organisation sociale, aux langues, aux cultures matérielles et aux territoires des populations d'Afrique centrale[3].

Exploration du bassin de l'Uele

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Junker retourne en Afrique à la fin de 1879 afin de poursuivre l'exploration des régions situées entre les bassins du Nil et du Congo. Il est accompagné pendant une partie de ses voyages par le naturaliste et photographe Friedrich Bohndorff, qui lui sert également d'interprète en arabe.

Le , il franchit la ligne de partage des eaux entre les bassins du Nil et du Congo. Il séjourne ensuite dans les territoires des Zandés, alors fréquemment désignés dans les récits européens sous le nom de « Niam-Niam », ainsi que dans les régions habitées par les Mangbetu[2].

Il effectue des observations géographiques et ethnographiques dans le bassin de l'Uele, du Mbomou et de leurs affluents. Il rectifie les hypothèses de Georg Schweinfurth relatives à l'hydrographie de la région et contribue à établir que l'Uele et l'Oubangui appartiennent au même système fluvial, relié au bassin du Congo[1],[4].

Ses voyages lui permettent également de décrire la végétation, les reliefs et les cours d'eau de la région. Dans le district de la Nepoko, il observe la peau d'un mammifère alors inconnu des zoologistes européens, identifié en 1901 comme l'okapi[2].

Soulèvement mahdiste et retour en Europe

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Le soulèvement mahdiste coupe les communications entre les provinces équatoriales et Khartoum et empêche Junker de retourner en Europe par le Soudan. Une expédition organisée en 1885 par son frère depuis Saint-Pétersbourg ne parvient pas à le rejoindre[3].

Junker décide alors de gagner la côte orientale de l'Afrique. Il quitte Wadelai le , traverse l'actuel Ouganda, passe par Tabora et atteint Zanzibar à la fin de l'année 1886[3].

Il transporte avec lui des documents et des courriers d'Emin Pacha, gouverneur de l'Équatoria. Les informations transmises sur l'isolement d'Emin Pacha participent à l'organisation de l'expédition de secours à Emin Pacha conduite par Henry Morton Stanley[1],[5].

Dernières années

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Après son retour en Europe, Junker séjourne principalement à Vienne. Il classe les matériaux recueillis pendant ses voyages et prépare la publication de son récit en trois volumes, Reisen in Afrika, 1875–1886[6].

Il meurt à Saint-Pétersbourg le , à l'âge de 51 ans[1],[7].

Travaux scientifiques

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Les recherches de Junker portent principalement sur la géographie physique, l'hydrographie, l'ethnographie, la zoologie et la botanique de l'Afrique centrale.

Ses travaux contribuent à préciser le tracé de la ligne de partage des eaux entre le Nil et le Congo et à identifier la continuité hydrographique entre l'Uele et l'Oubangui[1]. Ses observations sur les Zandés sont également considérées comme une documentation importante sur les sociétés de cette région à la fin du XIXe siècle[3].

Les collections ethnographiques rapportées par Junker comprennent des objets provenant de plusieurs régions africaines. Une partie de ces objets entre dans les collections du British Museum en 1892[3].

Publications

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  • Dr. Wilhelm Junkers Reisen in Afrika, 1875–1886. Nach seinen Tagebüchern bearbeitet und herausgegeben von dem Reisenden, trois volumes, Vienne, Hölzel, 1889-1891.
  • Travels in Africa during the Years 1875–1878, traduction anglaise d'Augustus Henry Keane, Londres, 1890.
  • Travels in Africa during the Years 1879–1883, traduction anglaise d'Augustus Henry Keane, Londres, 1891.
  • Travels in Africa during the Years 1882–1886, traduction anglaise d'Augustus Henry Keane, Londres, 1892.

Distinctions

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Junker reçoit en 1887 la médaille d'or de la Royal Geographical Society pour ses explorations en Afrique centrale[3].

En 1888, il reçoit la médaille Vega, décernée par la Société suédoise d'anthropologie et de géographie[8].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 (en) « Wilhelm Junker », sur Encyclopædia Britannica (consulté le )
  2. 1 2 3 4 Yves Boulvert, « Wilhelm Junker (docteur), 1840-1892 : explorateur du pays zandé en Afrique centrale », dans Jacques Serre (ed.), Hommes et destins, t. XI. Afrique noire, Paris, Académie des Sciences d'Outre Mer : L'Harmattan, , 399-405 p. (ISBN 978-2-296-54603-5, lire en ligne [PDF])
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Wilhelm Junker », sur British Museum (consulté le )
  4. ↑ Jules Rouch (dir.), Époque contemporaine, vol. 4 : Histoire universelle des explorations, Paris, Nouvelle Librairie de France, , p. 173
  5. ↑ (en) « Junker, V. V.: Report on a Seven-Year Journey through Equatorial Africa », sur The African Text: Representing Africa in Imperial Russia, Université de Padoue (consulté le )
  6. ↑ (de) « Reisen in Afrika, 1875-1886 », sur Internet Archive, Hölzel, (consulté le )
  7. ↑ (en) « Wilhelm Junker », dans Encyclopædia Britannica [détail de l’édition], (lire sur Wikisource).
  8. ↑ (en) « Vega Gold Medal awarded to Dr. Wilhelm Junker » [PDF], sur Nature, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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