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Uranium 233

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Uranium 233
Description de cette image, également commentée ci-après
Tube contenant des morceaux d'un mélange FLiBe/233UF4.

table

Général
Nom Uranium 233
Symbole 233
92
U
141
Neutrons 141
Protons 92
Données physiques
Demi-vie 1,591 9(15) × 105 ans[1]
Produit de désintégration 229Th
Masse atomique 233,0396343(24) u
Spin 5/2+
Excès d'énergie 36 919,1 ± 2,3 keV[1]
Énergie de liaison par nucléon 7 603,957 ± 0,010 keV[1]
Production radiogénique
Isotope parent Désintégration Demi-vie
233
91
Pa
β− 26,975(13) jours
233
93
Np
β+ 36,2(1) minutes
237
94
Pu
α 45,64(4) jours
Désintégration radioactive
Désintégration Produit Énergie (MeV)
α 229
90
Th
4,90853

L’uranium 233, noté 233U, est l'isotope de l'uranium dont le nombre de masse est égal à 233 : son noyau atomique compte 92 protons et 141 neutrons, a un spin 5/2+, pour une masse atomique de 233,039 63 g/mol. Il est caractérisé par un excès de masse de 36 919,1 ± 2,3 keV et une énergie de liaison nucléaire par nucléon de 7 604,0 keV[1]. Il possède une demi-vie d'environ 159 190 ans.

C'est un isotope fissile issu du thorium 232 au cours du cycle du thorium. L'uranium 233 a fait l'objet de recherches pour usages militaire et civil, mais il n'a jamais été utilisé hors expérimentation pour l'un ou pour l'autre[2], même s'il a été utilisé avec succès dans des réacteurs nucléaires expérimentaux.

L'uranium 233 est produit par irradiation neutronique du thorium 232 ; lorsque le thorium 232 absorbe un neutron, il se transforme en thorium 233, qui a une demi-vie de 22 minutes. Le thorium 233 se désintègre ensuite en protactinium 233 par désintégration β−. Ce dernier a une demi-vie de 27 jours et se désintègre à son tour par radioactivité β− en uranium 233.

1
0
n
+ 232
90
Th
⟶ 233
90
Th
233
91
Pa
233
92
U
.

Certains ont proposé des modèles de réacteur nucléaire à sels fondus pour isoler physiquement le protactinium afin d'empêcher une capture neutronique supplémentaire parasite avant cette désintégration β.

Propriétés

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L'uranium 233 se fissionne généralement par capture neutronique, mais il arrive qu'il conserve ce neutron et se transforme en uranium 234. Le ratio capture sur fission est à ce titre plus petit que ceux des deux autres isotopes fissiles majeurs, l'uranium 235 et le plutonium 239 ; il est aussi plus bas que celui du plutonium 241, un isotope à vie courte, mais plus grand que celui du neptunium 236, un isotope très difficile à produire.

Réacteur nucléaire expérimental à sels fondus.
Réacteur nucléaire de Shippingport.
Centrale allemande THTR-300.

Le public a été informé pour la première fois en 1946 que de l'uranium 233 produit à partir du thorium était « une troisième source disponible d'énergie nucléaire et de bombe atomique » (de même que 235U et 239Pu), par un rapport de l'ONU est un discours de Glenn T. Seaborg[3],[4].

Pendant la guerre froide, les États-Unis ont produit environ deux tonnes d'uranium 233, de puretés chimiques et isotopiques variées[2]. Elles ont été produites au complexe nucléaire de Hanford et au Savannah River Site, dans des réacteurs prévus pour produire du plutonium 239[5]. Les coûts de production, estimés à partir de ceux de production de plutonium, furent d'environ deux à quatre millions de dollars US par kilogramme. Il existe à l'heure actuelle très peu de réacteurs dans le monde capables de produire de façon significative de l'uranium 233.

Utilisation comme combustible nucléaire

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L'uranium 233 a été utilisé comme combustible dans différents types de réacteurs et est proposé comme combustible pour plusieurs nouveaux modèles (voir le cycle du combustible nucléaire au thorium), toujours produit à partir du thorium. L'uranium 233 peut être produit soit dans des réacteurs à neutrons rapides, soit dans des réacteurs à neutrons thermiques, contrairement aux cycles à base d'uranium 238 qui requièrent un réacteur à neutrons rapides pour produire du plutonium afin de produire plus de matériau fissile que de matériau consommé.

La stratégie à long terme du programme nucléaire de l'Inde, qui possède des réserves importantes de thorium, est de passer à un programme nucléaire à base d'uranium 233 produit à partir du thorium.

Énergie dégagée

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La fission d'un atome d'uranium 233 produit 197,9 MeV, soit 3,171 × 10−11 J, qui correspond à 19,09 TJ/mol ou 81,95 TJ/kg[6].

SourceÉnergie dégagée moyenne
(MeV)
Énergie dégagée instantanément
Énergie cinétique des produits de fission168,2
Énergie cinétique des neutrons prompts    4,9
Énergie des rayons γ prompts    7,7
Énergie de désintégration des produits de fission
Énergie des particules β−    5,2
Énergie des anti-neutrinos    6,9
Énergie des rayons γ retardés    5,0
Somme, moins les anti-neutrinos échappés191,0
Énergie relâchée lorsque les neutrons prompts qui ne (re)produisent pas de fission sont capturés    9,1
Énergie convertie en chaleur dans un réacteur nucléaire thermique200,1

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (en) « Live Chart of Nuclides: 233
    92
    U
    141
     », sur www-nds.iaea.org, AIEA, (consulté le )
    .
  2. 1 2 (en) C. W. Forsburg et L. C. Lewis, « Uses For Uranium-233: What Should Be Kept for Future Needs? », ORNL-6952, Laboratoire national d'Oak Ridge,‎ (lire en ligne [PDF]).
  3. ↑ (en) UP, « Atomic Energy 'Secret' Put into Language That Public Can Understand », Pittsburgh Press,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) UP, « Third Nuclear Source Bared », The Tuscaloosa News,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ (en) Orth, D.A., « Savannah River Plant Thorium Processing Experience », ANS annual meeting, San Diego, CA, USA, 18 juin 1978, Nuclear Technology, vol. 43,‎ , p. 63 (lire en ligne).
  6. ↑ (en) « Resources », sur NPLWebsite (consulté le ).

Articles connexes

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