Planches
| Planches | |
L'entrée de Planches et l'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault |
| Maire Mandat |
Gérard Préel 2020-2026 |
| Code postal | 61370 |
| Code commune | 61330 |
| Démographie | |
| Population municipale |
180Â hab. (2023 |
| Densité | 14 hab./km2 |
| Géographie | |
| CoordonnĂ©es | 48° 42âČ 06âłÂ nord, 0° 22âČ 13âłÂ est |
| Altitude | Min. 239Â m Max. 308Â m |
| Superficie | 12,49Â km2 |
| Type | Commune rurale à habitat trÚs dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Ălections | |
| Départementales | Canton de Rai |
| Législatives | DeuxiÚme circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Planches est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 180 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Commune du département de l'Orne, située aux confins du pays d'Ouche, du pays du Merlerault et du pays d'Auge.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Risle, le fossé 01 de la commune de la Genevraie[1], le fossé 01 de la commune de Planches[2], le fossé 02 de la commune de FerriÚres-la-Verrerie[3], le fossé 02 de la commune de la Genevraie[4], le fossé 03 de la commune de FerriÚres-la-Verrerie[5], le fossé 07 de la commune de Planches[6], le fossé 08 de la commune de Planches[7], le fossé 10 de la commune de Planches[8] et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].
La Risle, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Seine à Berville-sur-Mer, aprÚs avoir traversé 52 communes[9].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffÚrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramÚtres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sÚche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la pĂ©riode 1971-2000, la tempĂ©rature annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de prĂ©cipitations est de 851 mm, avec 13,4 jours de prĂ©cipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[10]. Pour la pĂ©riode 1991-2020, la tempĂ©rature moyenne annuelle observĂ©e sur la station mĂ©tĂ©orologique de MĂ©tĂ©o-France la plus proche, sur la commune du Merlerault Ă 6 km Ă vol d'oiseau[16], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de prĂ©cipitations est de 775,3 mm[17],[18]. La tempĂ©rature maximale relevĂ©e sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le  ; la tempĂ©rature minimale est de â12,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Planches est catégorisée commune rurale à habitat trÚs dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20] et hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne dâoccupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires agricoles (79,3 % en 2018), en augmentation par rapport Ă 1990 (77,3 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : prairies (58,6 %), terres arables (20,7 %), forĂȘts (20,7 %)[23]. L'Ă©volution de lâoccupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut ĂȘtre observĂ©e sur les diffĂ©rentes reprĂ©sentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et les cartes ou photos aĂ©riennes de l'IGN pour la pĂ©riode actuelle (1950 Ă aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le village doit probablement son nom de Planches (Plancis vers 1050), Ă une Ă©poque reculĂ©e oĂč des planches Ă©taient probablement utilisĂ©es comme ponceaux pour le franchissement des ruisseaux qui forment plus en aval la Risle[24]. Une planche est un terrain plat, une Ă©tendue de terre allongĂ©e, une largeur ensemencĂ©e d'une volĂ©e. Dans le Marais, c'est une bande de terre comprise entre dĂ©rayures.
En Normandie, on trouve Ă©galement Les Planches dans l'Eure, (Planchis vers 1370), au confluent des riviĂšres Iton et Eure oĂč l'usage de planches, dont une des dĂ©finitions en français est « petits ponts de bois ou passerelles », ne devait pas ĂȘtre anodin (Les Planches a Ă©tĂ© rĂ©unie Ă Acquigny en 1971).
Histoire
[modifier | modifier le code]Lecture du Littré de Gallimard Hachette 1957 :
« Planche : Morceau de bois refendu, peu épais, et plus long que large. " Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche " La Fontaine, fable XII,4. " A quelques lieues de Mojaïsk, il fallut traverser la Kologha ; ce n'était qu'un gros ruisseau, deux arbres, autant de chevalets et quelques planches suffisaient pour en assurer le passage..." Segur, Histoire de Napoléon IX, 7. »
L'observation de la carte de Guillaume Delisle de 1716 semble montrer que le futur bourg de Planches, le long de la route Paris - Granville (D 926) alors inexistante, se trouve en pays d'Ouche, alors que l'église au sud de la Risle et Saint-Vandrille se situent dans la campagne d'Alençon.
Une partie de la commune de Planches se serait constituĂ©e avec des terres d'Ăchauffour.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

La carte de Guillaume Delisle est d'un intĂ©rĂȘt considĂ©rable puisqu'elle montre les voies de communication avant la crĂ©ation au XVIIIe siĂšcle de la route Paris - Granville.
L'axe nord-sud Rouen - Alençon Ă©tait plus proche et passait par le Merlerault, l'axe est-ouest L'Aigle - Argentan passait par Ăchauffour.
Le chemin de Bonsmoulins, autrefois ville sur les marches de Normandie, par Planches et l'église, vers Les Authieux-du-Puits, les autels en gaulois, était-il un axe immémorial de communication ?
Lors de la guerre de Cent Ans, une escarmouche aurait opposĂ© un parti anglais et un parti français Ă Planches, une troupe venant de Bonsmoulins et l'autre d'Ăchauffour[rĂ©f. nĂ©cessaire].
MalgrĂ© l'isolement que montre la carte de 1716[25], Planches avait plusieurs atouts. La prĂ©sence de minerai de fer, les forĂȘts, l'eau, des gisements de marne.
Des antiquités gallo-romaines ont été trouvées à Planches[26]. Il est probable que ces populations surent tirer parti du bois pour faire du charbon afin d'extraire le fer du minerai, ou pour la cuisson de céramiques, de briques, et de tuiles. (Voir sur la carte de Cassini au nord-est le lieu-dit le Charbon).
Au Moyen Ăge, l'isolement contribua Ă l'installation d'un prieurĂ© de bĂ©nĂ©dictins Ă l'origine de l'Ă©glise de Planches.
La force mécanique de l'eau fut ensuite exploitée par des moulins dont l'un était à proximité de l'église et l'autre à Saint-Vandrille.
L'esprit pratique de l'époque permit de créer l'étang de Saint-Vandrille probablement riche de poissons. De nos jours, ce dernier a laissé la place à une maigre lande de faible rapport.
Des fours banaux assujettis à des droits féodaux permettaient la cuisson du pain. L'un a priori se trouvait à la BansiÚre.
Enfin, la marne exploitée dans des marniÚres permettait d'amender les terres agricoles. Une marniÚre a existé du cÎté de la halte de Planches.
Au XVIIIe siÚcle, à la veille de la Révolution, la construction de la route royale Paris-Granville allait changer profondément la physionomie de Planches.
Le village se déplace vers la nouvelle route avec la création de commerces le long de celle-ci.
Certaines maisons de la grande rue Ă Planches ont donc vu passer les diligences et malle postes.
En 1830, la route de l'exil de Charles X, roi destitué lors des Trois Glorieuses, passe par Planches vers le [27].
En 1840, Planches absorbe Saint-Vandrille. La chapelle de Saint-Vandrille a été détruite en 1953. Aux dires d'anciens, certains habitants de Planches tenaient encore à se faire enterrer dans le cimetiÚre de cet ancien village.
Le XIXe siĂšcle voit l'arrivĂ©e du chemin de fer avec l'ouverture de la ligne L'Aigle - Surdon le . Planches donne son nom Ă la halte qui se trouve en fait sur la commune d'Ăchauffour. Le nouveau clocher de l'Ă©glise de Planches, achevĂ© en 1868, montre la bonne santĂ© financiĂšre du village Ă l'Ă©poque.
En 1870, les Prussiens occupent la région. Aux Authieux, ils réquisitionnent l'église pour y abattre un taureau.
Le début du XXe siÚcle est marqué par l'hécatombe de la Grande Guerre, dont témoigne le monument aux morts vers le Merlerault.
Le chemin de fer subit des bombardements lors de la DeuxiÚme Guerre mondiale. Un train blindé allemand est mitraillé par un avion de chasse dans la courbe de la halte de Planches.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquĂȘte de recensement portant sur toute la population est rĂ©alisĂ©e tous les cinq ans, les populations de rĂ©fĂ©rence des annĂ©es intermĂ©diaires Ă©tant quant Ă elles estimĂ©es par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2007[31].
En 2023, la commune comptait 180 habitants[Note 4], en Ă©volution de â4,76 % par rapport Ă 2017 (Orne : â2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Planches a comptĂ© jusqu'Ă 761 habitants en 1841. Les communes de Planches et Saint-Vandrille, rĂ©unies en 1840, totalisaient 854 habitants en 1836.
Ăconomie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Ăglise Notre-Dame[34].
- Moulins[Lesquels ?].
- Chapelle de Saint-Vandrille.
- Vitraux [Lesquels ?].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Pierre Maurey d'Orville (1763 - 1832), historien local, y est né.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- â Population municipale 2023.
- â Les ruisseaux intermittents sont reprĂ©sentĂ©s en traits pointillĂ©s.
- â Les records sont Ă©tablis sur la pĂ©riode du au .
- â Population municipale de rĂ©fĂ©rence en vigueur au 1er janvier 2026, millĂ©simĂ©e 2023, dĂ©finie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de rĂ©fĂ©rence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- â « RĂ©seau hydrographique de Planches » sur cartes.gouv.fr (consultĂ© le 17 avril 2025).
- â IGN, « Ăvolution comparĂ©e de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consultĂ© le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- â Sandre, « le fossĂ© 01 de la commune de la Genevraie ».
- â Sandre, « le fossĂ© 01 de la commune de Planches ».
- â Sandre, « le fossĂ© 02 de la commune de FerriĂšres-la-Verrerie ».
- â Sandre, « le fossĂ© 02 de la commune de la Genevraie ».
- â Sandre, « le fossĂ© 03 de la commune de FerriĂšres-la-Verrerie ».
- â Sandre, « le fossĂ© 07 de la commune de Planches ».
- â Sandre, « le fossĂ© 08 de la commune de Planches ».
- â Sandre, « le fossĂ© 10 de la commune de Planches ».
- â Sandre, « La Risle ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, HervĂ© Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », CybergĂ©o, revue europĂ©enne de gĂ©ographie - European Journal of Geography, no 501,â (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- â Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustrĂ© par la classification de Köppen », La MĂ©tĂ©orologie, no 116,â (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- â « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consultĂ© le ).
- â « Zonages climatiques en France mĂ©tropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consultĂ© le ).
- â « RĂ©glementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consultĂ© le ).
- â « RĂ©partition des dĂ©partements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consultĂ© le )
- â « Orthodromie entre Planches et Le Merlerault », sur fr.distance.to (consultĂ© le ).
- â « Station MĂ©tĂ©o-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche climatologique - pĂ©riode 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consultĂ© le ).
- â « Station MĂ©tĂ©o-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche de mĂ©tadonnĂ©es. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consultĂ© le ).
- â « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consultĂ© le ).
- â Insee, « MĂ©tadonnĂ©es de la commune de Planches ».
- â « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consultĂ© le ).
- â Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier PĂ©gaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans lâaire dâattraction dâune ville », sur le site de l'Insee, (consultĂ© le ).
- â « CORINE Land Cover (CLC) - RĂ©partition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (mĂ©tropole). », sur le site des donnĂ©es et Ă©tudes statistiques du ministĂšre de la Transition Ă©cologique. (consultĂ© le ).
- â Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire Ă©tymologique des noms de lieu de France, Larousse 1963.
- â Voir la carte de Normandie par Guillaume Delisle
- â « L'Ă©poque gallo-romaine (3) - MusĂ©e de Normandie », sur caen.fr via Internet Archive (consultĂ© le ).
- â Le Journal du Calvados N° 81, pages 28-29,
- â « AgnĂšs Bois succĂšde Ă Etienne Morand », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consultĂ© le ).
- â « Municipales Ă Planches. GĂ©rard PrĂ©el Ă©lu pour un premier mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consultĂ© le ).
- â L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- â Calendrier dĂ©partemental des recensements, sur insee.fr.
- â Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'Ăcole des hautes Ă©tudes en sciences sociales.
- â Fiches Insee - Populations de rĂ©fĂ©rence de la commune pour les annĂ©es 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- â « PrieurĂ© de BĂ©nĂ©dictins Notre-Dame », sur Internet Archive (consultĂ© le ).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- « Résumé statistique de Planches sur le site de l'Insee », sur Insee via Wikiwix (consulté le )
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivitĂ©. », sur MĂ©tĂ©o-France, (consultĂ© le ). Site Ă©laborĂ© Ă partir des donnĂ©es de projections climatiques de rĂ©fĂ©rence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste dâindicateurs climatiques caractĂ©risant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

