Túrin
| Túrin Turambar | |
| Personnage de fiction apparaissant dans l'œuvre de J. R. R. Tolkien. |
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| Alias | Neithan Adanedhel Thurin Mormegil Agarwaen Gorthol |
|---|---|
| Naissance | Année 464 du P.A. Dor-lómin |
| Origine | Peuple de Hador |
| Décès | Année 499 du P.A. (35 ans) Forêt de Brethil |
| Sexe | Masculin |
| Espèce | Homme |
| Cheveux | Noirs |
| Affiliation | Fils de Húrin et de Morwen Frère de Lalaith et Nienor Époux de Niniel |
| Entourage | Nienor Beleg Thingol Mîm |
| Ennemi de | Morgoth Glaurung |
| Créé par | J. R. R. Tolkien |
| Romans | Le Silmarillion Contes et Légendes inachevés Les Enfants de Húrin Histoire de la Terre du Milieu |
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Túrin, dit Turambar (ˈtuːrɪn tuˈrambar) ou le Noire Épée[1], est un personnage du légendaire de J. R. R. Tolkien, apparaissant notamment dans le Silmarillion. Il est le personnage principal et le héros tragique (ou antihéros) du roman Les Enfants de Húrin. Avant la sortie de ce livre, des versions antérieures de cette même histoire et quelques textes plus tardifs avaient été publiés dans les Contes et légendes inachevés et dans la série Histoire de la Terre du Milieu.
Dans ces livres, Túrin est un Homme du Premier Âge de la Terre du Milieu, dont la famille a été maudite par Morgoth, l'être le plus maléfique du légendaire. Au cours de ses tentatives infructueuses de défier le destin, Túrin apporte la ruine sur plusieurs maisons humaines et elfiques, ainsi que sur lui-même et sa sœur Nienor Níniel. Leur histoire est rapportée dans le Lai des Enfants de Húrin ou Narn i Chîn Húrin, qui fut revendiqué par Tolkien comme étant la source des écrits publiés[2].
Túrin est brièvement mentionné dans la Communauté de l'anneau (Le Seigneur des anneaux), mais il est seulement dit qu'il était l'un des amis des Elfes des temps anciens[Note 1]. Dans Les Deux Tours, son nom apparaît comme celui d'un puissant guerrier, sans que rien de plus ne soit dit[Note 2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Túrin est le fils de Húrin Thalion, seigneur du peuple de Hador, et de Morwen Eledhwen de la Maison de Bëor. Il est né lors du mois de Gwaeron (mars) de l'an 464 du Premier Âge[3]. Il a une jeune sœur, Urwen, que tout le monde appelait Lalaith (le rire), qui meurt de maladie à l'âge de trois ans, à cause d'un vent mauvais venu d'Angband. Túrin est aussi malade, mais il guérit. Son plus proche ami d'enfance est Sador, un menuisier qui lui apprend la sagesse.
Le siège d'Angband est rompu à cette époque, mais la maison de Túrin en Dor-lómin et le peuple de Hador continuent à résister aux forces du Seigneur des Ténèbres, Morgoth. Quand Túrin atteint l'âge de huit ans, Húrin mène la quasi-totalité de ses hommes à la guerre, et ils périssent tous pendant la bataille des Nírnaeth Arnoediad, la Bataille des Larmes Innombrables. Húrin lui-même est capturé vivant, et est maudit, ainsi que toute sa famille, par Morgoth. Dor-lómin est envahi par les Orientaux, sous le commandement de Morgoth. Túrin reste avec Morwen, qui le cache des envahisseurs, craignant qu'ils ne l'asservissent ou ne le tuent en tant qu'héritier à la fois de Dor-lómin et de Ladros. Elle l'envoie secrètement et sous la protection de Grithnir et Gethron jusqu'au royaume elfique de Doriath ; Morwen elle-même reste à Dor-lómin et met au monde peu après une fille, Nienor.
Túrin et ses guides finissent par atteindre Doriath, et sont pris dans l'Anneau de Melian. Ils sont près de mourir quand le frontalier Beleg les trouve et les mène à Menegroth. Le roi Thingol adopte Túrin, en mémoire des actes de Húrin et à cause de sa parenté avec Beren Erchamion. Une des amies de Túrin est la demoiselle elfe Nellas, qui veille sur lui par ordre de la reine Melian et lui apprend un peu de la connaissance elfique. Túrin devient estimé et renommé pour ses prouesses et sa hardiesse, et Beleg devient son professeur de guerre.
Après huit années[Note 3]d'occupation de Dor-lómin, les nouvelles de Morwen et Nienor cessent d'arriver. Túrin décide alors de combattre Morgoth, espérant venger les malheurs de sa lignée. Thingol fait de lui un de ses « chevalier de l'épée »[4], et Túrin part pour les frontières nord de Doriath combattre les Orques. Il est rejoint par Beleg. Son arme préférée devient alors l'épée, il porte désormais le Heaume du Dragon de Hador, et les Orques commencent à le craindre plus que tout autre.
À l'âge de vingt ans[4],[5], Túrin cause accidentellement la mort de Saeros, un des conseillers de Thingol, qui le méprisait à cause de son origine mortelle. Túrin le blesse pour cela, mais tombe ensuite dans une embuscade tendue par Saeros. Túrin le maîtrise, le chassant devant lui en le menaçant de son épée jusqu'à un ravin où, en tentant de sauter, Saeros trébuche, tombe et se tue sur les rochers. Avant qu'il ne puisse être entendu devant Thingol pour cet acte, Túrin s'enfuit de Doriath, craignant l'emprisonnement et ne tenant pas compte des conseils de Mablung. Thingol, après avoir appris les circonstances du drame par Nellas, pardonne finalement à Túrin, et Beleg obtient de partir à la recherche de son ami.
Inconscient de cela, Túrin part vers l'ouest, finissant par rencontrer une bande de hors-la-loi appelée Gaurwaith, qui vivaient dans les forêts au sud de la rivière Taeglin. Il leur prouve sa valeur en tuant un de leurs plus grands guerriers, et gagne ainsi sa place dans leur groupe. Il ne fait rien pour retenir leurs mauvais actes, comme le pillage des fermes isolées des Hommes. Une année plus tard, il tente de sauver la fille d'un forestier de Larnach, et tue par erreur le chef de la bande, Forweg. Il se proclame alors chef de la bande, et cette place lui est accordée en tant que « meilleur homme » parmi les hors-la-loi[6].
Beleg trouve bientôt la bande dans la nature, alors que Túrin est absent, espionnant les Orques. Les hors-la-loi traitent l'elfe avec cruauté, ce qui pousse Túrin à arrêter sa mauvaise vie, ne chassant désormais que les serviteurs d'Angband. Il repousse l'avis de Beleg de revenir à Doriath, et l'Elfe repart alors pour Menegroth. Plus tard, la bande de Túrin capture Mîm, le