Húrin
| Húrin | |
| Personnage de fiction apparaissant dans le légendaire de J. R. R. Tolkien. |
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| Alias | Thalion |
|---|---|
| Naissance | 441 du Premier Âge Dor-Lomin |
| Origine | Peuple de Hador |
| Décès | vers 503 du Premier Âge (62 ans) |
| Sexe | Masculin |
| Espèce | Hommes |
| Cheveux | blonds |
| Yeux | bleus |
| Adresse | Gondolin, Dor-lómin |
| Famille | Galdor (père) Hareth (mère) Huor (frère) Morwen (épouse) Túrin (fils) Lalaith (fille) Nienor (fille) |
| Ennemi de | Morgoth |
| Créé par | J. R. R. Tolkien |
| Romans | Le Silmarillion Les Enfants de Húrin Contes et légendes inachevés The Wanderings of Húrin |
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Húrin est un personnage secondaire du légendaire de J. R. R. Tolkien apparaissant dans le Silmarillion[1], Les Enfants de Húrin[2], le Narn i Hîn Húrin publié dans les Contes et légendes inachevés[3] et qui est le personnage principal du texte The Wanderings of Húrin, publié dans The War of the Jewels[4],[5]. Son destin est étroitement lié à celui de son fils Túrin.
Avec son frère Huor, le père de Tuor, ils découvrent la cité de Gondolin où ils sont chaleureusement accueillis par Turgon. Lors de la cinquième bataille du Beleriand, Nírnaeth Arnoediad, il protège les arrières de l'armée de celui-ci, empêchant Morgoth de découvrir prématurément la cité cachée. Il est fait prisonnier et attaché au sommet du Thangorodrim, condamné à voir et entendre tous les malheurs qui s'abattent sur ses enfants Túrin et Nienor. Après vingt-huit années de captivité, il est relâché par Morgoth et tente vainement de retourner à Gondolin, où il n'est pas autorisé à entrer, Turgon considérant qu'il a été corrompu par l'ennemi. Húrin poursuit sa route jusqu'en Brethil, sur la tombe de ses enfants, où il trouve sa femme, Morwen, mourante. Il s'en va alors sur les lieux où était passé Túrin, notamment à Nargothrond et Doriath, avant de finir par se jeter dans les eaux de Belegaer.
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]Description
[modifier | modifier le code]Húrin appartient à la maison de Hador « Tête d'Or », son grand-père, et était connu pour son endurance. Ses yeux étaient bleus[6], tout comme ceux de sa fille Nienor.
« il était plus court de taille que les autres hommes de sa race ; en cela il tenait de la lignée de sa mère, mais pour tout le reste il ressemblait à Hador son grand-père, étant clair de visage et blond de cheveux, et bâti en force et l'âme ardente[7]. »
— J. R. R. Tolkien, Narn î Hîn Húrin
Famille
[modifier | modifier le code]Noms et titres
[modifier | modifier le code]Le nom « Húrin » est l'adaptation de Húrind, du sindarin hûr « détermination, vigueur, fougue »[8] et -ind « pensée intime, intention, cœur »[9]. Húrin est parfois surnommé Thalion[10], ce qui en sindarin signifie « héros » ou « homme intrépide »[11].
Húrin est considéré comme « plus grand guerrier parmi les mortels ».
Histoire
[modifier | modifier le code]Né en 441 du Premier Âge, Húrin est le fils aîné de Galdor, ce qui fait de lui l'héritier de la Maison de Hador, et d'Hareth, de la Maison de Haleth. Il est le frère de Huor, le futur père de Tuor. Avec son épouse Morwen Eledhwen, il a trois enfants : le célèbre Túrin, né en 464, Lalaith, née en 466 et décédée à l'âge de trois ans, et enfin Nienor, née en 473.
Durant leur jeunesse, Húrin et Huor ont l'habitude de partir combattre les orques de Morgoth. Lors d'une escarmouche, en compagnie de Haladin de la famille de leur mère, ils sont séparés du groupe et se trouvent perdus au pied des Crissaegrim, les montagnes encerclantes de la cité de Gondolin. L'aigle Thorondor les aperçoit et fait en sorte qu'ils soient transportés dans la vallée de Tumladen, au centre de laquelle siégeait la cité cachée. Le roi Ñoldo Turgon leur fait bon accueil. Húrin et Huor restent un an à Gondolin avant de demander l'autorisation de retrouver leur famille. Après avoir juré de garder le silence sur la cité de Gondolin, les aigles les ramènent à Dor-lómin, les terres de la Maison de Hador.
Quelque temps plus tard, en 472, alors que Morwen est enceinte de Nienor, Húrin, en tant qu'héritier de la Maison de Hador, mène son peuple combattre à la Bataille des Larmes Innombrables, Nírnaeth Arnoediad, auprès des Ñoldor de la maison de Fingolfin menés par Fingon et Turgon. Malgré l'importance des forces noldorines, la bataille tourne vite à l'avantage des forces de Morgoth, du fait de la trahison d'un grand nombre d'Hommes. Voyant la victoire leur échapper, Húrin protège la retraite de l'armée de Turgon, avec les guerriers de sa maison. Il se sacrifie afin que Morgoth n'apprenne pas l'emplacement de Gondolin prématurément et prophétisant que Turgon représente le dernier espoir des elfes et que sa citadelle sera la dernière à tomber. Húrin reste le dernier debout avec sa hache à deux mains, combattant soixante-dix Trolls menés par Gothmog, criant à chaque fois qu'il en abat un : « Aurë entuluyva! » (« Le jour reviendra ! », en quenya). La légende raconte que les cadavres étaient tellement nombreux autour de lui qu'il s'en retrouva bloqué. Il est finalement capturé et son frère Huor tué dans les marais de Serech, protection naturelle où ils s'étaient abrités.
Mené à Angband par Gothmog, il est torturé par Morgoth qui souhaite obtenir des informations sur l'emplacement de Gondolin. Húrin lui rit au nez. Morgoth l'enchaîne alors au sommet du Thangorodrim, sur un siège de pierre et maudit sa famille. Il donne de plus à Húrin la faculté de voir et d'entendre tous les malheurs qui s'abattront sur son fils et sa fille et fait en sorte qu'il ne meure pas.
En 499, après vingt-huit ans de captivité et alors que ses enfants se sont donné la mort en Brethil, Morgoth libère Húrin, mais tout en le surveillant, car « dans ses plans, Húrin devait servir encore sa haine envers les Elfes et les Hommes, avant de mourir[10]. ».
Il se rend d'abord à Dor-lómin, ses anciennes terres, qu'il découvre sous le joug des Orientaux. Là, il forme une troupe de hors-la-loi. Il se rend aux abords de Gondolin mais le royaume caché lui est désormais fermé. Húrin désespéré reste là, immobile devant les montagnes protégeant Gondolin, et crie en se lamentant sur son sort : « Turgon, Turgon, souviens-toi du Marais de Serech ! Ô Turgon, n'entends-tu rien derrière tes remparts ? » Il révèle ainsi involontairement aux espions de Morgoth, qui le suivaient à dessein, le lieu où se cache la fameuse cité de Turgon. Turgon, pris de remords, envoie peu après les Aigles à sa recherche pour le ramener en son royaume, mais en vain.
Húrin se rend ensuite en Brethil, au bord de Cabed Naeramarth près du lieu de la mort de Glaurung et où se dressait la pierre tombale élevée pour ses enfants, portant gravée : « Túrin Turambar Dagnir Glaurunga » ainsi que « Nienor Níniel ». Il y retrouve son épouse