Lavedan
| Lavedan | |||
Entrée du Lavedan, photo prise depuis le pic du Jer. | |||
| Massif | Pyrénées | ||
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| Pays | |||
| Région | Occitanie | ||
| Département | Hautes-Pyrénées | ||
| Communes | ArgelĂšs-Gazost Cauterets Lourdes[1] Luz-Saint-Sauveur Pierrefitte-Nestalas |
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| CoordonnĂ©es gĂ©ographiques | 43° 00âČ nord, 0° 06âČ ouest[2] | ||
| Géolocalisation sur la carte : Pyrénées
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées
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| Orientation aval | Nord | ||
| Longueur | 50 km | ||
| Type | Vallées glaciaires | ||
| Ăcoulement | Gave de Pau | ||
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Le Lavedan, en gascon eth Lavedan (/et laÎČedĂŁ/), en occitan lo Lavedan (/lu laÎČedĂŁ/), parfois dĂ©signĂ© par la formule « vallĂ©es des Gaves », est une rĂ©gion naturelle des PyrĂ©nĂ©es, situĂ©e dans le dĂ©partement des Hautes-PyrĂ©nĂ©es en rĂ©gion Occitanie et constituĂ©e par les vallĂ©es du bassin du gave de Pau en amont de la ville de Lourdes, avec notamment les localitĂ©s d'ArgelĂšs-Gazost, Luz-Saint-Sauveur, Pierrefitte-Nestalas, Cauterets, Gavarnie, Arras-en-Lavedan, Arrens...
Sous l'Ancien Régime, elle correspondait à la vicomté de Lavedan, partie du comté de Bigorre, situé dans la province de Gascogne. Le Lavedan était divisé en sept « vallées », dont les habitants jouissaient d'une assez grande autonomie dans le cadre du systÚme féodal.
Ătymologie
[modifier | modifier le code]Le nom du Lavedan est documenté sous des formes anciennes en latin dÚs le IXe siÚcle, puis en gascon[3] : in pago Lavetanense (v. 860)[4], Levitanensis vicecomes (v. 980)[4], vicecomites LevitanicÊ vallis (v. 1060)[5], Ramundus de Levitania (1095)[6], homines Baredgie et Levitani (v. 1110)[7], A. de Laueda (1114)[8], Aramon Garsie de Lavedan (1283)[9], terram de Lavedaa (1285)[10].
Il est constitué du suffixe latin -itanus (>-itan/-etan) typique notamment des noms de peuples ibériques et d'un radical lau-/leu-, qui signifie « sapin » en parler de la région de Lourdes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Hydrographie et relief
[modifier | modifier le code]Le Lavedan correspond au bassin du gave de Pau en amont de Lourdes, avec notamment les vallées du gave de Gavarnie, du gave de Cauterets, du gave d'Azun, du gave du Lavedan, du ruisseau du Bergons, et de leurs affluents (le gave d'Estaing, etc.) ; il inclut aussi une fraction du bassin de l'Ouzoum, qui est aussi un affluent du gave de Pau, mais dont le confluent se trouve en aval de Lourdes.
- (G) Affluent rive gauche ; (D) Affluent rive droite ; (=) Cours principal (synonyme).
Ces vallées sont entourées de sommets et de chaßnons pyrénéens tels que le pic du Balaïtous, le pic du Midi d'Arrens, le pic de Gabizos, le cirque de Gavarnie, etc.
Les sept vallées du Lavedan
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Le Lavedan est composé de sept entités jadis relativement auto-suffisantes et autonomes, désignées en gascon par les mots vath (« vallée »[11]), arribÚra (« riviÚre ») ou estrem (« vallée excentrée ») :
- La Vallée de BatsurguÚre (Vath SurguÚra, prononcé /bat surguÚre/) : petite vallée rive gauche à l'entrée du Lavedan qui regroupe les communes de Ségus, Aspin-en-Lavedan, Ossen, Omex, Viger.
- la Vallée de Castelloubon (estrem de CastÚth-lobon, prononcé /casteth loubou/) : correspondant au bassin du Néez, nom du chùteau situé sur Cheust et Ourdis-Cotdoussan fondé par le premier vicomte du Lavedan, Mansion Loup, issu de la dynastie des Loup Ier de Vasconie[12] (source non consensuelle) qui a donné des ducs de Vasconie et des comtes de Bigorre, au début du Xe siÚcle. Ce chùteau fut la résidence des vicomtes de Lavedan jusqu'au début du XIe siÚcle. Le Castelloubon regroupe les communes de Juncalas, Geu, Ger, Lugagnan, Saint-Créac (qui inclut aujourd'hui Antalos et Justous), Ousté, Berbérust-Lias, Ourdis-Cotdoussan, Germs-sur-l'Oussouet, Cheust, Gazost, Ourdon.
- L'estrÚm de Salles ou estrem de Sala ou : ArgelÚs (anciennement Ourout et Vieuzac, devenu ArgelÚs-Gazost en 1897), Ayzac-Ost, Agos-Vidalos, Ouzous, Salles, SÚre-en-Lavedan, Gez.
- Le val d'Azun : il est composé des vallées d'Arrens et d'Estaing, ainsi de terres dans la vallée du Bergons et de la rive droite de la haute vallée de l'Ouzoum, il regroupe les villages d'Arrens, de Marsous, d'Aucun, de Gaillagos, d'Arcizans-Dessus, d'Arras-en-Lavedan, de Sireix, de Bun, d'Estaing, d'Arbéost et de FerriÚres (incluant Hougarou).
- Le Davant-Aiga (prononcé Dabant-Aygues = à l'Est des eaux) : il correspond à la rive orientale du gave du Lavedan et regroupe les communes de Préchac, BoÎ-Silhen (incluant Asmets), Saint-Pastous (incluant Senta-Maria), Ayros-Arbouix, Vier-Bordes, Artalens-Souin, Beaucens, Villelongue (incluant Ortiac).
- La RiviĂšre de Saint-Savin (arribĂšra de Sent Savin)Â : Saint-Savin, Lau-Balagnas, Adast, Pierrefitte-Nestalas, Soulom, Uz, Cauterets, Arcizans-Avant.
- La vallée de BarÚja (BarÚge) dite « Pays Toy » : Luz-Saint-Sauveur, Sassis, Sazos, Grust, Saligos (incluant Vizos), ChÚze, Viscos, EsquiÚze-SÚre, Esterre, Viella, Betpouey, BarÚges, Sers, Viey, Gavarnie-GÚdre (incluant Gavarnie et GÚdre).
Communications
[modifier | modifier le code]Le Lavedan communique à l'est avec la vallée de Campan (vallée de l'Adour) par le col du Tourmalet et à l'ouest avec la vallée d'Ossau par le cirque du Litor (à l'est du col d'Aubisque ; en effet la rive gauche de la haute vallée de l'Ouzom est ossaloise alors que la rive droite est rattachée au val d'Azun).
La frontiÚre franco-espagnole au sud, franchissable par de nombreux cols (souvent appelés « ports »), sépare le Lavedan de la région d'Aragon. Aucun de ces cols vers l'Espagne n'est accessible à la circulation automobile (les passages routiers les plus proches sont le col du Pourtalet à l'ouest et le tunnel de Bielsa à l'est).
Les villes du Lavedan
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Les villes principales sont ArgelÚs-Gazost (sous-préfecture des Hautes-Pyrénées), Pierrefitte-Nestalas, Cauterets, Luz-Saint-Sauveur, GÚdre et Gavarnie.
Les principaux sites montagnards
[modifier | modifier le code]- Le Vignemale
- Le massif du Néouvielle (Neuvielha), cÎté de BarÚges
- Le cirque de Gavarnie
- Le lac de Gaube
- Pont d'Espagne
Histoire
[modifier | modifier le code]La vicomtĂ© de Lavedan au Moyen Ăge
[modifier | modifier le code]Les vicomtes de Lavedan
[modifier | modifier le code]Selon Jean de Jaurgain, la vicomté de Lavedan, qui rassemble les sept vallées, a été créée au début du Xe siÚcle par les comtes de Bigorre, alors les vassaux des ducs de Gascogne[13]. Le dernier vicomte au XVe siÚcle, Raimond Garcie VII, ne laisse que des filles dont l'aßnée et héritiÚre Jeanne de Lavedan épousa le chevalier Gaston du Lion ; à la génération suivante, la famille du Lion se fond dans la maison capétienne de Bourbon-Lavedan, leur fille Louise du Lion épousant en 1489 Charles de Bourbon. Raimon Garcie a également laissé un fils naturel dont descend l'actuelle famille de Lavedan de Casaubon[14], propriétaire du chùteau de la Vieille Tour (ou de Cazaubon) à Ayzac-Ost de 1497 à la fin du XXe siÚcle, représentée à l'Assemblée de la noblesse de Bigorre, en 1789, par François de Lavedan, seigneur de Casaubon[15],[16].
Les comtes de Bigorre ont leur résidence à Lourdes, tandis que les vicomtes de Lavedan résident d'abord à Castelloubon. Au début du XIe siÚcle, ils font construire le chùteau de Beaucens, centre d'une seigneurie regroupant Nouillan, Gézat et Biéla.
L'abbaye de Saint-Savin
[modifier | modifier le code]Le pouvoir des vicomtes de Lavedan est contrebalancé par une autre puissance féodale, celle de l'abbaye bénédictine de Saint-Savin. En 945, le comte Raymond Ier de Bigorre la dote richement, lui attribuant un territoire appelé « pascal de Saint-Savin » comprenant les huit villages de Saint-Savin, Castet, Lau, Balagnas, Adast, Nestalas, Soulom et Us ; l'église Saint-Jean-de-Saint-Savin est l'église paroissiale[17].
En 1080, elle s'associe Ă l'abbaye Saint-Victor de Marseille[18].
La guerre de Cent Ans et ses suites
[modifier | modifier le code]Un changement de suzerain intervient pendant la Guerre de Cent Ans. Le traité de Brétigny (1360) cÚde en effet le comté de Bigorre aux Anglais, mais il est reconquis en 1370.
En 1425, le comté passe à la maison de Foix, qui détient aussi le Béarn et, à partir de 1479, la couronne de Navarre. En 1517, les possessions des comtes de Foix passent à la maison d'Albret, dont le plus illustre descendant, Henri III de Navarre, accÚde au trÎne de France en 1589, sous le nom d'Henri IV. En 1607, le comté de Bigorre, dont le Lavedan, est intégré dans le domaine royal français.
Liste des vicomtes de Lavedan
[modifier | modifier le code]Maison de Castelloubon (vers 940-vers 1510)
[modifier | modifier le code]La premiĂšre maison vicomtale (XeâââXVe siĂšcles)[19] des seigneurs de Castelloubon est rĂ©putĂ©e descendre des comtes de Bigorre, eux-mĂȘmes rĂ©putĂ©s descendre des comtes et ducs de Gascogne.
- Mansion Loup, â vers 940, fils de Loup Donat comte de Bigorre, et petit-fils de Donat Loup (fl. dans la deuxiĂšme moitiĂ© du IXe siĂšcle) et Faquilo/FaquilĂšne (fille du comte Mansio/Mansion de Gascogne ; â aprĂšs 907)[20] (ou  : directement fils de Donat Loup et Faquilo ; de plus, pour certains, Faquilo serait en fait de Rouergue et non de Gascogne, une raymondine fille de Raymond Ier de Rouergue-Toulouse ?)
- son fils Aner, â vers 975 (le frĂšre cadet d'Aner, Anerils, est vicomte de Sault et pĂšre de Bernard Ier vicomte de Sault)
- Fortanier Ier, â vers 1023, x Wisola de MaulĂ©on vicomtesse de Soule (la sĆur de Fortanier, Amerna, Ă©pouse Louis comte de Bigorre, â vers 1000/1009)
- Garcia Fort, â vers 1037 (ses frĂšres cadets sont Loup Atton et Guillaume Fort, vicomtes de Soule)
- Raimond Garcie Ier, â vers 1075 (son frĂšre cadet Etienne de MaulĂ©on est Ă©vĂȘque d'Oloron en 1060-1073/1078)
- Auger, â aprĂšs 1080
- Raimond, â vers 1100
- Arnaud Ier, â vers 1144, x Oria de Pailhars
- Raimond Garcie II, â vers 1186/1215, x CornĂ©lie de Barbazan
[le frĂšre cadet de Raimond Garcie II, Arnaud Ier de Beaucens, â vers 1185, est la souche de la branche de Beaucens : < Fortanier Ier, â vers 1207 < Arnaud II < Fortanier II < Fortanier III < Guillaume < Arnaud III, x Aigline de Navailles < Fortanier IV, x Brunissende de Gerderest, fille d'Aner de Gerderest et d'ElĂ©onore de BĂ©arn rĂ©putĂ©e fille naturelle de Gaston FĂ©bus ; Brunissende fut aussi l'Ă©pouse d'Arnaud IV de Lavedan ci-dessous < Jeanne de Beaucens (vers 1395-1428), femme d'Arnaud V de Lavedan ci-dessous]
- PĂ©rĂ©grin Ier, â vers 1215, fils de Raimond Garcie II
- Raimond-Garcie III, â vers 1228
- PĂ©rĂ©grin II, â vers 1253, x Simone de Dours
- Raimond Garcie IV, â vers 1293 (son frĂšre cadet PĂ©rĂ©grin continue les sires de Dours)
- Arnaud II, â 1319, x BĂ©atrice d'Esparros (sa sĆur Brunissende Ă©pouse Arnaud d'Aure vicomte de Larboust)
- Raimond-Garcie V, â 1339
- Arnaud III, â 1360
- Raimond-Garcie VI, â 1411
- Arnaud IV, â 1422, mari de Brunissende de Gerderest ci-dessus, et de CĂ©bilie de Coarraze (la sĆur d'Arnaud IV, Bertrande, Ă©pouse Jean II d'Aure vicomte d'Aster ; leur sĆur Comtesse Ă©pouse Comte-Bon IV d'Antin)
- Arnaud V (vers 1385-1444), fils d'Arnaud IV et CĂ©bilie, Ă©pouse sa lointaine cousine Jeanne de Beaucens (vers 1395-1428) ci-dessus (Arnaud V a pour frĂšre Raimond Garcie abbĂ© de St-Savin ; leur sĆur Galiane Ă©pouse Bernard vicomte de RiviĂšre/RiviĂšre-Basse : leur petite-fille Marie de RiviĂšre x Jean de Pardaillan de Gondrin)
- Raimond Garcie VII (vers 1415-1492), fils d'Arnaud V et de Jeanne de Lavedan-Beaucens, x Bellegarde fille d'Arsieu/Aysinus V de Montesquiou
- Jeanne de Lavedan x 1467 Gaston du Lion (cf. Revue de l'Agenais, 1885, p. 128), seigneur des Quatre-Vallées par don d'Isabeau d'Armagnac
- Louise du Lion, â aprĂšs 1507, fille de Gaston du Lion et Jeanne de Lavedan, vicomtesse de Lavedan, dame de Barbazan, Malauze-en-Quercy et des Quatre-VallĂ©es : les vallĂ©es d'Aure, Barousse, Neste et Magnoac ; x 1489 le capĂ©tien Charles de Bourbon, â 1502, fils naturel du connĂ©table Jean II duc de Bourbon et Louise d'Albret : postĂ©ritĂ©
Maison de Bourbon-Lavedan (1510-1610)
[modifier | modifier le code]- Hector de Bourbon (â 1525 Ă Pavie, sans postĂ©ritĂ©) ;
- Jean de Bourbon, â 1549, qui fait la suite des vicomtes de Lavedan de la Maison de Bourbon-Lavedan (voir Ă cet article l'arbre gĂ©nĂ©alogique) : Jean Ă©pousa x 1° 1529 Antoinette d'Anjou-MĂ©ziĂšres (fille d'Antoinette de Chabannes-Dammartin (arriĂšre-petite-fille de Louis XI) et de RenĂ© d'Anjou-MĂ©ziĂšres, lui-mĂȘme fils de Louis d'Anjou-MĂ©ziĂšres et petit-fils de Charles d'Anjou-Maine ; sa sĆur RenĂ©e (ou AymĂ©e) d'Anjou avait Ă©pousĂ© le vicomte Hector de Bourbon-Lavedan ; elles Ă©taient sĆurs de Nicolas d'Anjou-MĂ©ziĂšres (qui fut le pĂšre de RenĂ©e d'Anjou-MĂ©ziĂšres duchesse de Montpensier) et de Françoise d'Anjou-MĂ©ziĂšres comtesse de Dammartin) ; puis x 2° 1539 Françoise de Silly-Lonrai (?-1571 ; on la retrouvera un peu plus loin ; fille d'AimĂ©e de La Fayette dame de Laigle, et de François de Silly-Longray, branche aĂźnĂ©e des Silly â famille normande du Cotentin dont la branche cadette Ă©tait constituĂ©e par les Silly-La Roche-Guyon)
- Anne de Bourbon, â 1594, fils du premier lit du vicomte Jean de Bourbon
- Jean-Jacques de Bourbon, â 1610
Maison de Montaut-Bénac (1610-1684)
[modifier | modifier le code]à la mort en 1610 du vicomte Jean-Jacques de Bourbon-Lavedan, apparaßt un problÚme de succession : sans postérité directe, il lÚgue la vicomté à sa veuve et deuxiÚme épouse, Marie de Gontaut-Saint-GéniÚs.
- Marie de Gontaut-St-GeniĂšs, fille d'Armand de Gontaut-St-GeniĂšs et de Jeanne de Foix-AlmenĂȘches, arriĂšre-petite-fille de Gaston IV de Foix-Navarre, petite-fille de Jacques et fille de FrĂ©dĂ©ric de Foix x Françoise de Silly-Longray (cette derniĂšre fut aussi la deuxiĂšme femme du vicomte Jean de Bourbon-Lavedan ci-dessus) ; Marie de Gontaut fut aussi mariĂ©e Ă Philippe (Ier) de Montaut-BĂ©nac (1536-99, fils de Jean-Marc de Montaut-BĂ©nac et Madeleine d'Andouins dame de Navailles, et frĂšre aĂźnĂ© de Bernard de Montaut-BĂ©nac ; ce dernier Ă©tait l'Ă©poux de Tabitha de Gabaston dame de Navailles et le pĂšre de Philippe Ier ou II de Montaut-BĂ©nac-Navailles) :
- Philippe Ier/II de Montaut-Bénac (1579-1654), neveu donc par alliance de Marie de Gontaut et Jean-Jacques de Bourbon, baron de Navailles, 1er duc et pair de Lavedan en 1650, mari de Judith de Gontaut dame de Saint-GeniÚs et de Badefol (niÚce paternelle de Marie de Gontaut, son pÚre Hélie de Gontaut étant le frÚre de Marie).
- son fils Philippe II ou III de Montaut-BĂ©nac (1619-1684), marĂ©chal-duc de Navailles), 2e duc et pair de Lavedan de 1654 Ă 1660, puis simple vicomte en Ă©change de l'Ă©rection de sa terre de Villebois-Lavalette en duchĂ©-pairie de Montaut ; d'oĂč postĂ©ritĂ©.
Prétendants de la maison de Bourbon-Lavedan-Malause (1610-1667)
[modifier | modifier le code]Mais Jean-Jacques de Bourbon avait nĂ©gligĂ© les droits de ses neveux Montvallat (fils de sa sĆur Jeanne), de ses cousins Bourbon-Lavedan-Barbazan (issus de son oncle Manaud, frĂšre puĂźnĂ© d'Anne(t) de Bourbon), et de ses cousins Bourbon-Lavedan-Malause (issus du deuxiĂšme mariage de son grand-pĂšre le vicomte Jean de Bourbon avec Françoise de Silly.
- Henri Ier de Bourbon-Lavedan-Malause (1544-1611Â ; demi-frĂšre d'Anne(t) et Manaud, frĂšre de Louise II abbesse de Fontevraud en 1611-37), se proclame vicomte de Lavedan dĂšs 1610Â ;
- son fils Henri II (1575-1647),
- le fils de ce dernier, Louis (1608-1667 ; postérité).
Maisons d'Orléans-Rothelin et de Rohan-Rochefort (?-1789)
[modifier | modifier le code]- Charles-Jules de Rohan-Rochefort (1729-1811), dernier vicomte de Lavedan (jusqu'en 1789), titre obtenu par son mariage avec Charlotte-Henriette d'Orléans-Rothelin[21].
Le Lavedan dans la France d'Ancien Régime
[modifier | modifier le code]Les communautés montagnardes et les coutumes du Lavedan
[modifier | modifier le code]Du fait de leur isolement, les communautés montagnardes conservent une grande autonomie à travers les coutumes du Lavedan.
Cette autonomie est liĂ©e Ă l'existence des assemblĂ©es des chefs de maisons (assemblĂ©es dont peuvent faire partie les femmes). L'ancien droit pyrĂ©nĂ©en prĂ©voit en effet la dĂ©volution absolue du patrimoine et du nom de la maison au premier nĂ©, fille ou garçon. Par maison, il faut donc entendre, non seulement les bĂątiments Ă usage dâhabitation mais Ă©galement la famille, au sens Ă©largi du terme, les granges, les prĂ©s, les animaux, les outils, les droits de parcours et de dĂ©paissance, les droits de passage et dâutilisation de lâeau ainsi que l'entretien des multiples canaux qui, Ă la belle saison, permettent d'utiliser les gaves pour irriguer les prĂ©s. Ces canaux sont indispensables Ă la prospĂ©ritĂ© de cette Ă©conomie montagnarde car ils assurent la repousse du regain (ardalh, de arre-dalh, ce que l'on fauche aprĂšs la fenaison).
Qui plus est, dans les estives oĂč l'on amĂšne paĂźtre les brebis dĂšs la belle saison, les communautĂ©s paysannes jouissent de droits spĂ©cifiques qui supplantent ceux des vicomtes du Lavedan sur le territoire mĂȘme de leur domaine seigneurial : le droit de pignorer (infliger des amendes) ou de carnaler (saisir, voire tuer, une bĂȘte qui aurait franchi la limite dâune estive). Ces droits coutumiers sont d'autant plus appliquĂ©s que les montagnards du Lavedan sont des hommes libres et, de ce fait, armĂ©s : ils portent l'Ă©pĂ©e, le coutelas, l'arbalĂšte et sont prompts Ă s'en servir qu'il s'agisse d'affronter un fauve (loup, ours, loup-cervier) ou l'une de ces nombreuses bandes d'aventuriers qui peuvent franchir les ports (cols) pyrĂ©nĂ©ens. On est en prĂ©sence d'un ensemble robuste d'institutions appartenant Ă la sociĂ©tĂ© civile et qui ont permis aux communautĂ©s lavedanaises de vivre, depuis des siĂšcles, dans un environnement pouvant se rĂ©vĂ©ler hostile Ă la fois pour des raisons liĂ©es au relief et aux conditions climatiques mais Ă©galement du fait de la proximitĂ© avec le monde ibĂ©rique dont l'histoire est tumultueuse.
Or, tout ce systĂšme complexe de solidaritĂ©s entrecroisĂ©es fonctionne de maniĂšre autonome : il en est ainsi Ă lâĂ©chelle du village, c'est-Ă -dire sur un vaste territoire communal qui commence dans le fond des vallĂ©es pour aller jusqu'aux estives des sommets, mais aussi au niveau des fĂ©dĂ©rations de villages, puis Ă l'Ă©chelle de chacune des 7 vallĂ©es et, in fine, pour le Lavedan tout entier. De facto, si ce n'est de jure, on est en face d'un ensemble de petites rĂ©publique fĂ©dĂ©rĂ©es qui s'imbriquent les unes dans les autres.
Le pouvoir royal
[modifier | modifier le code]La capitale du comtĂ© de Bigorre, Tarbes, est le siĂšge d'une sĂ©nĂ©chaussĂ©e qui fonctionne jusqu'en 1789, notamment pour les Ă©lections aux Ătats gĂ©nĂ©raux de 1789.
Le pouvoir[réf. nécessaire] fait ériger[Quand ?] un gibet sur une colline prÚs de Lourdes (non loin de l'emplacement de l'actuelle gare du funiculaire du Pic du Jer) afin d'effrayer les montagnards, mais leurs révoltes[réf. nécessaire] ne cessent pas pour autant.
Ils refusent de payer la gabelle du sel et chassent les gabelous. Ils vont jusqu'à assassiner le procureur du roi[Quand ?] aprÚs l'avoir ridiculisé en le promenant, nu, juché à l'envers sur un ùne[réf. nécessaire] : il est ensuite précipité du haut d'une falaise, au-dessus du gave d'Azun, non loin d'ArgelÚs-Gazost, un endroit qui s'appelle encore « le saut du procureur ». Seul l'envoi de troupes fait plier les Lavedanais[réf. nécessaire].
Le Lavedan aprĂšs 1789
[modifier | modifier le code]La Révolution
[modifier | modifier le code]Pour les Ătats gĂ©nĂ©raux de 1789, les deux dĂ©putĂ©s du Tiers Ă©tat pour la sĂ©nĂ©chaussĂ©e de Tarbes sont Bertrand BarĂšre, de Tarbes, avocat, et Pierre Dupont, de Luz, avocat, assesseur de la vallĂ©e de BarĂšges.
Ă la suite de la rĂ©forme du clergĂ© (1791) et de la nationalisation des biens de l'Ăglise, les bĂątiments de l'abbaye de Saint-Savin sont dĂ©truits.
Le chùteau de Beaucens est incendié en 1792, ce qui entraßne la disparition de nombreux documents d'archives.
La fin des coutumes
[modifier | modifier le code]La suppression des privilÚges (4 août 1789), puis la réforme administrative de la fin de l'année (création des communes et des départements) mettent fin au systÚme coutumier du Lavedan.
Puis, en 1804, est promulgué le Code Napoléon qui réduit encore les particularismes (notamment en rendant obligatoire l'héritage égal de tous les enfants).
Des maisons demeureront cependant encore vivantes notamment dans le pays Toy (autour de Luz) et dans le val d'Azun : ces deux vallées seront les derniÚres à préserver leurs traditions d'autonomie.[réf. nécessaire]
Les évolutions des XIXe siÚcle et XXe siÚcles
[modifier | modifier le code]Une ligne de chemin de fer de Lourdes à Pierrefitte-Nestalas est opérationnelle à partir de 1871 (gare à ArgelÚs-Gazost). Elle est sous le contrÎle de la Compagnie du Midi et constitue un embranchement de la ligne de Toulouse à Bayonne. Certains trains (« Le rapide de Paris ») viennent directement de Paris. Cette ligne est fermée en 1993.
Ăconomie
[modifier | modifier le code]Sur les pentes du Pic du Midi de Bigorre et du col du Tourmalet, le domaine du Tourmalet offre le plus grand domaine skiable des Pyrénées françaises.
Les stations de ski de Cauterets, de Luz-Ardiden, de Hautacam, de Gavarnie-GĂšdre et de Val dâAzun sont Ă©galement rĂ©putĂ©es.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Abdelhaq Bouchouata, Ătude anthropogĂ©nĂ©tique de la VallĂ©e du Lavedan : choix du conjoint et patrimoine gĂ©nĂ©tique, Ă©volution du pool gĂ©nique, Soulom, Saint-Savin, Arcizans-Avant, Adast (Hautes-PyrĂ©nĂ©es, France, 1615-1989), thĂšse de doctorat, UniversitĂ© de Toulouse 3, 1994.
- Jean Bourdette, Annales du Labeda, tomes I Ă IV, Toulouse-Privat, 1898.
- Antoine Carrillon, La circulation du patrimoine dans les PyrĂ©nĂ©es centrales (XVIIIe -XIXe siĂšcles). Entre transmission successorale et marchĂ© foncier, lâexemple de Betpouey et du vic de Labatsus en vallĂ©e de BarĂšge, thĂšse pour l'obtention du diplĂŽme d'archiviste palĂ©ographe, Paris, Ăcole des chartes, 2026.
- Frédéric Guédon, Occupation du sol et peuplement en montagne des origines aux temps modernes : le haut Lavedan (Hautes-Pyrénées), thÚse de doctorat, Université de Toulouse 2, 2006.
- Bulletins et publications de la SociĂ©tĂ© d'Ătudes des Sept VallĂ©es, ArgelĂšs-Gazost.
- Jean-François Le Nail, Le Livre vert de Bénac, Mémoire du Pays de Lourdes, Le Castelloubon, Villages et Seigneuries, Hommes et activités, Ville de Lourdes no 2, 2006.
- Jean-Louis Massourre, âLa Maison en BarĂšge du Moyen Ăge Ă nos jours, vallĂ©es de Luz, de BarĂšges et de Gavarnieâ.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Pour l'ensemble des points mentionnés sur la page Catégorie:Lavedan : voir sur OpenStreetMap (aide), Bing Cartes (aide) ou télécharger au format KML (aide).
- Syndicat mixte des vallées des gaves
- Les sept vallées du Lavedan
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- â FrĂ©dĂ©ric ZĂ©gierman Le guide des Pays de France (tome 1 : nord et tome 2 : sud), Ăditions Fayard, 1999, 638 pages (ISBN 2-213-59960-2)
- â Source : cartes IGN sur GĂ©oportail
- â Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-PyrĂ©nĂ©es, 2000, (ISBN 2-9514810-1-2)
- 1 2 Livre vert de Bénac.
- â Cartulaire de Saint-Savin.
- â Cartulaire de Saint-PĂ©.
- â Fors de Bigorre.
- â Cartulaire de Bigorre ; pour Arnaldo de Laueda, « Arnaud de Lavedan » (nom de personne).
- â ProcĂšs Bigorre ; pour « Raymond Garcie de Lavedan ».
- â Montre Bigorre.
- â Le mot gascon vath vient du latin vallis, le gascon transformant les -l en finale en -th (eth = « le » du latin ille)
- â Dukes of Gascony
- â « Tableau gĂ©nĂ©alogique des vicomtes de Lavedan d'aprĂšs les travaux de M. de Jaurgain », Bulletin de la SociĂ©tĂ© acadĂ©mique des Hautes-PyrĂ©nĂ©es, 1921.
- â Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables Ă la fin du XIXe siĂšcle, tome 8, page 359, Note de bas de page.
- â AbbĂ© Louis Rigaud, La Bigorre et les Hautes-PyrĂ©nĂ©es pendant la RĂ©volution: la rĂ©volution en Bigorre, 1789-1790, Paris, Champion, 1894, p.187
- â Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, 1975, p.433
- â
- â « Chartes originales antĂ©rieures Ă 1121 conservĂ©es en France », sur www.cn-telma.fr, (consultĂ© le )
- â « Lavedan », sur Monarchie-Noblesse
- â « Donat Loup de Bigorre », sur Oxi-gen
- â Document NAF 23286 de la BNF : « Madame Marie-Henriette... d'OrlĂ©ans-Rothelin, princesse de Rohan-Rochefort, dame vicomtesse de Lavedan et de Castelloubon, marquise de BĂ©nac ». Il s'agit de l'Ă©pouse de Charles-Jules de Rohan-Rochefort :