Charge de Cleveland
| Noms précédents |
Flight de Huntsville 2001–2005 Thunderbirds d’Albuquerque 2005–2010 Thunderbirds du Nouveau-Mexique 2010–2011 Charge de Canton 2011–2021 |
|---|---|
| Fondation | 2001 |
| Couleurs | Bordeaux, doré et blanc |
| Salle |
Wolstein Center (13 610 places) |
| Championnat actuel | NBA G League |
| Manager | Brendon Yu |
| Entraîneur |
|
| Site web | canton.gleague.nba.com |
| National[1] | NBA G League (1) |
|---|
Le Charge de Cleveland (en anglais : Cleveland Charge) est une équipe de la NBA Gatorade League, ligue américaine mineure de basket-ball créée et dirigée par la NBA. L'équipe est domiciliée à Cleveland (Ohio).
Historique
[modifier | modifier le code]Flight de Huntsville
[modifier | modifier le code]Saison 2001-2002
[modifier | modifier le code]L’histoire débute le lors de l’officialisation de l’arrivée d’une nouvelle franchise à Huntsville, Alabama. C’est la troisième annoncée dans la nouvelle ligue, après Fayetteville et North Charleston. Le Von Braun Center, bien que plus vieux que les standards habituels, est jugé très bien entretenu, et doit accueillir la nouvelle équipe[2]. Pour mener tout ce beau monde est choisi comme coach Bob Thornton, qui arrive du Thunder de Quad City en CBA[3]. Étrangement, le premier match de l’histoire du Flight est à l’image de sa première saison. Presque bon, mais pas tout à fait assez pour être du bon côté. C’est en effet en prolongation que se termine leur première rencontre, chez les Riverdragons de Columbus, après avoir remonté 20 longueurs de retard. Tremaine Fowlkes inscrit cinq points lors de l’ultime période, et Huntsville doit s’incliner 85 à 82[4]. De fait, avec 26 victoires et 30 défaites, la franchise termine à la première place… des éliminés à la course aux playoffs. Mention tout de même pour Michael Wilks, qui remporte le Sportsmanship Award[5].
Saison 2002-2003
[modifier | modifier le code]Avant 2002-2003, Thornton quitte le navire, ayant trouvé un poste d’assistant aux Bulls de Chicago. C’est donc son ancien bras droit Ralph Lewis qui prend sa place[6]. Il s’appuie principalement sur Lonnie Harrell (13,4 points) et Brandon Williams (12,9), qui sont tous deux choisis dans les mentions honorables de fin d’exercice (les meilleurs joueurs non retenus dans les équipes types)[7]. Les débuts sont prometteurs, car Huntsville est la dernière formation à rester invaincue[8]. Mais ils se révèlent finalement un peu courts, et dans une ligue où chaque succès compte leurs 44 % de victoires les laissent à la dernière position du classement, bien loin des playoffs.
Saison 2003-2004
[modifier | modifier le code]Avec quatre joueurs (dont Lonnie Harrell) plus le coach de retour pour 2003-2004, le Flight est presque stable pour le niveau[9]. Cela se voit sur le terrain, car tout se passe beaucoup mieux que la saison d’avant. Dans une ligue réduite à six formations, ils terminent avec un bilan positif en milieu de classement, se qualifiant pour les premiers playoffs de leur histoire. Au premier tour, ils passent les Lowgators de Charleston 108 à 100. Ils peuvent compter sur Damone Brown et Erick Barkley en forme, qui inscrivent respectivement 34 et 33 points[10]. En finale, c’est l’Altitude d’Asheville qui se dresse sur leur route. Huntsville y croit tout d’abord, en comptant jusqu’à 18 longueurs d’avance et en voyant Desmond Penigar (rookie de l’année pour Asheville) sortir sur blessure. Ils sont même à deux doigts de l’emporter, mais le layup de la victoire d’Erick Barkley, au buzzer à 97 partout, ne fait pas trembler le filet. Cela reste ensuite serré jusqu’au bout, et c’est finalement Antonio Meeking qui met le tir décisif depuis la tête de raquette à 1,8 seconde de la fin, et qui donne le titre à l’Altitude[11].
Saison 2004-2005
[modifier | modifier le code]La saison 2004-2005 ressemble un peu à la précédente en termes de résultats. Mais certains joueurs se mettent en valeur. Rodney Bias par exemple s’empare de 24 rebonds lors d’une victoire sur le Flame de la Floride, établissant ainsi le nouveau record de la ligue[12]. De nouveau qualifiés pour les playoffs, ils affrontent encore une fois Asheville, cette fois en demi-finale. À l’extérieur, Huntsville ne parvient pas à prendre le dessus, et s’incline 90 à 86[13].
Thunderbirds d'Albuquerque
[modifier | modifier le code]Saison 2005-2006
[modifier | modifier le code]Si le sportif tourne plutôt bien pour le Flight, c’est plutôt en dehors des terrains que les premiers échos négatifs apparaissent. Le , le Huntsville Times écrit ainsi que le Flight n’est pas à vendre. Pourtant le l’annonce tombe, l’équipe cesse son activité. C’est du côté d’Albuquerque qui l’histoire s’écrit désormais[14]. Début , Michael Cooper est choisi pour être le premier entraîneur de la nouvelle équipe. Il arrive de WNBA, où il a connu une expérience réussie avec les Sparks de Los Angeles. Quelques jours plus tard, la salle (Tingley Coliseum), le nom « Thunderbirds » et les couleurs sont dévoilés[15].
Les débuts de Cooper et des siens ne sont pas de tout repos. Si quelques équipes parviennent à maintenir un semblant de stabilité, Albuquerque n’a pas cette chance et subit de nombreux changements d’effectif. Ainsi, sur les 27 premiers matchs, ils acquièrent, renvoient, ou échangent pas moins de 17 joueurs. Pire, les trois meilleurs (Chuck Hayes, Joe Shipp et CJ Miles) partent en début d’année[16]. Ils tiennent malgré tout le cap, et terminent même la saison en seconde position, se qualifiant dans le même temps pour les playoffs. Le premier tour face au Flame de la Floride est relativement tranquille, grâce à un 16 à 2 passé en début de troisième quart temps. Les Thunderbirds se qualifient 80 à 71[17]. La finale se dispute chez les Flyers de Fort Worth, devant 3518 spectateurs. Albuquerque se transcende et partage la balle, car les huit joueurs qui foulent le parquet marquent tous plus de dix points, emmenés par Tierre Brown et Andreas Glyniadakis (21 points). Ils permettent à la franchise de remporter le premier titre de son histoire, 119 à 108[18].
Saison 2006-2007
[modifier | modifier le code]Après une préparation en Chine face à l’équipe nationale, Albuquerque revient défendre son titre. L’effectif a quelques joueurs de qualité dont certains sont régulièrement appelés en NBA. Cela n’empêche pas Dijon Thompson d’être choisi pour prendre part au All Star Game Dleague[19]. L’équipe tient la route, et enchaîne les succès, comme cette série de sept victoires sur février et [20]. Mais alors que la saison régulière n’est pas encore terminée, la franchise apprend qu’elle va perdre son coach à l’issue de l’exercice, car il va retourner avec les Sparks de Los Angeles[21]. Malgré cette nouvelle l’équipe parvient tout de même à se qualifier pour les playoffs. Le premier tour les oppose aux 14ers du Colorado, qui ne leur laissent aucune chance. Défait 130 à 100, Albuquerque est éliminé sans gloire[22].
Saison 2007-2008
[modifier | modifier le code]Pour remplacer Michael Cooper, les Thunderbirds signent Jeff Ruland. Il est choisi pour sa connaissance du jeu, lui qui a été All Star NBA, et pour sa capacité à développer de jeunes joueurs. Il arrive ainsi de NCAA, où il a longtemps entraîné à l’université d’Iona[23]. Malgré quelques belles séries, certains passages plombent la saison de l’équipe, comme les 7 défaites en 8 matchs entre le et le . La saison a beau se terminer devant 5347 spectateurs, les playoffs ne sont pas au rendez-vous pour la première fois depuis que l’équipe est dans le Nouveau Mexique[24].
Saison 2008-2009
[modifier | modifier le code]Le , Ruland quitte le navire pour devenir assistant aux 76ers de Philadelphie[25]. À sa place arrive John Coffino, entraîneur ayant plusieurs expériences à l’international[26]. À regarder la liste des récompenses 2008-2009, on pourrait croire que l’équipe a été bonne. Ainsi, Will Conroy est choisi joueur du mois de , tandis que Jasper Johnson est celui de février. Ce même Conroy remporte en fin d’exercice le Jason Collier Sportsmanship Award, tout en étant élu dans l’équipe type de l’année[27]. Et pourtant les Thunderbirds terminent avec un bilan négatif, qui ne leur permet pas de se qualifier pour les playoffs.
Saison 2009-2010
[modifier | modifier le code]Pour 2009-2010 John Coffino est confirmé dans ses fonctions, de par l’implication dont il a fait preuve pour essayer d’améliorer l’équipe[28]. Tout semble aller bien en début de saison. L’équipe parvient à conserver un bilan équilibré voire légèrement positif. Mieux, pour la semaine du premier février, Antoine Agudio et Carlos Powell sont choisis comme co-joueurs de la semaine[29]. La suite est cependant beaucoup moins rose, car ils ne remportent que 2 de leurs 21 dernière rencontres. Ces mauvais résultats plombent le classement de l’équipe[30].
En parallèle de cette série noire sur le terrain, cela ne s’annonce pas mieux pour la ville en dehors. Dès le début des Thunderbirds avaient vu le jour des hypothèses de déménagement vers la nouvelle salle de Rio Rancho[31]. Le ces rumeurs deviennent réalité, car annonce est faite d’un changement de salle pour l’équipe pour le Santa Ana Star Center. Ce nouvel équipement doit pouvoir accueillir 6000 spectateurs en configuration basket. En parallèle, la franchise change de nom pour devenir les Thunderbirds du Nouveau Mexique[32].
Thunderbirds du Nouveau-Mexique
[modifier | modifier le code]Saison 2010-2011
[modifier | modifier le code]À peine la saison précédente terminée, John Coffino quitte la franchise. C’est la piste interne qui est privilégiée pour le remplacer, car c’est Darvin Ham, son assistant des deux dernières années, qui le remplace[33]. Ils démarrent 2010-2011 sur les chapeaux de roues, avec quatre victoires en cinq matchs. Mieux, ils poursuivent sur un bon rythme, emmenés par Shane Edwards et Dar Tucker, le second étant choisi comme meilleure progression de l’année en fin d’exercice[34]. Mais cette belle dynamique se brise après le passage de la nouvelle année, et les Thunderbirds plongent au classement. Pire, à peine l’élimination de la course aux playoffs actée, des doutes se font sur le futur de la franchise. Le propriétaire Sam Bregman cherche des investisseurs pour la survie de l’équipe, en même temps qu’il essaie de prolonger le bail avec le Santa Ana Star Center où New Mexico joue[35].
Charge de Canton
[modifier | modifier le code]Saison 2011-2012
[modifier | modifier le code]Ce mauvais pressentiment se confirme le , avec l’annonce du rachat de la franchise par les Cavaliers de Cleveland. Ils en profitent pour la déménager dans la ville de Canton, dans l’Ohio, pour qu’elle joue au Canton Memorial Civic Center, une salle de 5200 places[36]. Le temps que tout se mette en place, et le Alex Jensen est nommé entraîneur de l’équipe. À 35 ans, il apporte surtout son expérience de joueur, n’ayant été qu’assistant sur le banc d’une université[37]. Deux jours plus tard, le nom « Charge » est officialisé, à la fois une référence à la franchise mère, ainsi qu’à l’énergie de toute la communauté locale. Le logo est dévoilé par la même occasion[38].
La première saison, 2011-2012, est synonyme de changements. Les mouvements de rosters sont nombreux, et l’équipe utilise pas moins de 25 joueurs. Il faut d’ailleurs attendre le sixième meilleur scoreur du Charge pour voir un homme disputer plus de la moitié des matchs… Malgré cela ils parviennent tout de même à se hisser durant un temps à la première place de la conférence, après une victoire sur Erie le , au cours d’une série de sept succès. Ils enchaînent cependant avec 5 défaites en six matchs, ce qui les fait retomber à la quatrième place[39]. En playoffs, ils passent le premier tour 2 à 1 face à l’Armor de Springfield, avant de tomber 2 à 1 face aux Toros d’Austin en demi-finales