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Séglien

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Séglien
Séglien
L'église Notre-Dame-de-Lorette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Laurent Ganivet
2026-2032
Code postal 56160
Code commune 56242
Démographie
Gentilé Ségliennais, Ségliennaise
Population
municipale
673 hab. (2023 en évolution de +0,6 % par rapport à 2017)
Densité 18 hab./km2
Population
unité urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 28″ nord, 3° 09′ 30″ ouest
Altitude 223 m
Min. 123 m
Max. 248 m
Superficie 38,36 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gourin
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : France
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Séglien
Liens
Site web www.seglien.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Séglien [seglijɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

En 2004, la commune a obtenu le Label "Communes du Patrimoine Rural de Bretagne" pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[réf. nécessaire].

Géographie

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Localisation

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La commune de Séglien est une commune rurale appartenant par ses traditions au Pays Pourlet et à la Basse Bretagne et sur le plan administratif à la communauté de communes de Pontivy communauté. La commune appartenait au canton de Cléguérec. Elle appartient désormais à celui de Gourin. La commune se trouve à vol d'oiseau à 14 km à l'ouest de Pontivy, à 43 km au nord de Lorient, à 54 km au sud-ouest de Saint-Brieuc, à 58 km au nord-ouest de Vannes et à 71 km à l'est de Quimper.

Carte en couleurs de la commune de Séglien et des communes voisines

Relief et hydrographie

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La commune, avec une superficie de 38,36 km2, est relativement étendue. Le territoire de la commune de Séglien est vallonné et s'étage entre 123 mètres et 248 mètres. Le bourg est situé sur une colline qui culmine à une altitude de 223 mètres, ce qui en fait un des bourgs les plus hauts de Bretagne. La commune est traversée par le cours d'eau de la Sarre, un affluent du Blavet. Depuis 2006, la commune accueille une ferme de 6 éoliennes de 9 MW chacune au sud-est près du hameau de Trescoët[1].

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Sarre, le Toul Brohet, le ruisseau de lanhouellic[2], le ruisseau de Trescoët[3], le goah lann[4], le ruisseau de Mané créz[5], le ruisseau de Stanguen[6], le ruisseau du Frétu[7], le ruisseau du Moulin du pont houarn[8], le ruisseau du Pont samuel[9] et divers autres petits cours d'eau[10],[Carte 1].

La Sarre, d'une longueur de 35 km, prend sa source dans la commune de Lescouët-Gouarec et se jette dans le Blavet à Pluméliau-Bieuzy, après avoir traversé neuf communes[11].

Le Toul Brohet, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Cléguérec[12].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Séglien[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 090 mm, avec 1,6 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plouay à 25 km à vol d'oiseau[19], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −9,6 °C, atteinte le [Note 2].

Au , Séglien est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23] et hors attraction des villes[24],[25].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 0,8 % 30
Terres arables hors périmètres d'irrigation 54,6 % 2091
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 5,0 % 192
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 30,9 % 1182
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 0,7 % 26
Forêts de feuillus 5,0 % 191
Forêts de conifères 2,2 % 85
Forêts mélangées 0,1 % 5
Forêts et végétation arbustive en mutation 0,8 % 29
Source : Corine Land Cover[26]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Seguelian en 1330[27], Seglian en 1387[28], Seglean au XIVe siècle, Seguelien en 1418[29], Seguillian en 1427, Seguelian en 1447 et en 1477, Seguelien en 1448, en 1481 et en 1513, Seguehen en 1464, Treffve de Leshernyn en Seguelien en 1514, Seguelen en 1536[27], Siglien en 1630[29].

Seglian, est le toponyme attesté dans les parchemins du chapitre de Vannes en 1387, dans une forme identique à la forme bretonne contemporaine. L'administration française en a fait Séglien.

Le nom de la commune est Seglian en breton.

Ce toponyme est un emprunt à l'ancien occitan segle, issu du latin secale (Seigle), parce que son sol ingrat ne se prête qu'à la culture du seigle[30],[31].

Borne située près du village de Saint-Germain, au bord de l'ancienne voie romaine.

La voie romaine reliant les cités antiques de Vorgium (Carhaix) et Darioritum (Vannes) traversait le territoire actuel de la commune. Le tronçon encore existant de l'ancienne voie est appelé localement « Hent Meur », c'est-à-dire le « Grand Chemin » et passe dans les villages de Quenecalec et Mané-Guégan. Une borne, située au bord de l'ancienne voie romaine, pourrait correspondre à une borne milliaire, à moins qu'il ne s'agisse d'une stèle gauloise. L'absence d'inscription gravée sur la borne ne permet pas d'exclure la seconde hypothèse.

Mentionnée dès le XIIe siècle, Séglien semble avoir une origine plus ancienne. Elle pourrait être issue d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive gallo-romaine de Silfiac[27] (mentionnée en 871).

Selon un aveu de 1471, Séglien était au sein de la Vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan[32].

Séglien fit partie, à partir du XVe siècle, de la seigneurie de Coët-an-Fao (Coëtanfao)[33], dont les seigneurs s'allièrent aux puissantes familles de la région tels les Kerhoent et les Kergournadech.

Le XIXe siècle

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Vers 1855, le comte Charles de La Monneraye achète les vestiges et les terres du château de Coët-an-Fao, édifié au XVIIIe siècle, à l’emplacement d’un ancien château construit en 1549 et d'un manoir mentionné dès le XIIIe siècle.

Lors des élections législatives de 1876 « de nombreux témoins ont déposé qu'à Pluméliau, à Cléguérec, à Moustoir-Ac, à Baud, à Séglien, à Locuon, à Naizin, à Noyal-Pontivy, et dans un grand nombre d'autres communes, les curés et les vicaires se tenaient, le jour du scrutin, à la porte des sections de vote, surveillaient les bulletins, déchiraient ceux de M. Cadoret, forçaient les électeurs à prendre ceux de