Rochefourchat
| Rochefourchat | |||||
Centre du bourg de Rochefourchat. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Drôme | ||||
| Arrondissement | Die | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Diois | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Baptiste de Martigny 2026-2032 |
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| Code postal | 26340 | ||||
| Code commune | 26274 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Rochefourchatien | ||||
| Population municipale |
2 hab. (2023 |
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| Densité | 0,16 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 35′ 58″ nord, 5° 14′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 600 m Max. 1 513 m |
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| Superficie | 12,73 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Diois | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Rochefourchat est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Jusqu'en 2024, elle est présentée comme la seule commune de France habitée par une seule personne. Son unique habitante, dénommée la Rochefourchatienne[1], occupe la fonction de maire adjointe[2]. Mais deux habitants, propriétaires de résidence secondaire, vont s’installer au village de manière permanente[3]. La commune devrait compter 8 habitants en 2025[4].
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Rochefourchat est situé à 4,5 kilomètres de Saint-Nazaire-le-Désert, village le plus proche. Valence est à environ 75 kilomètres au nord-ouest, par la route.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Relief et géologie
[modifier | modifier le code]Sites particuliers[5] :
- Col de Bauras (887 m)
- Col des Faurines (949 m)
- Col Jeannin (1 024 m)
- Col Puzaou (1 439 m)
- Combe du Four
- Montagne de Couspeau
- Pas de la Mort
- Serre Calliaud
- Serre de Chavou
- Serre de la Blache
- Serre de la Draye
- Serre Delègue
- Serre de Minuit
- Serre du Coucou
- Serre Musat
- Serre Rouby
Géologie
[modifier | modifier le code]La commune est située sur le flanc oriental de la grande crête anticlinale de Couspeau.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[5] :
- la Coulance (aussi appelée la Courance) ;
- Ravin de Chaune ;
- Ravin des Boutarys ;
- Ruisseau de la Combe.
La commune de Rochefourchat est la seule de la vallée qui ne jouxte pas la Roanne. Au sud, ses eaux rejoignent la rivière à travers la commune de Saint-Nazaire-le-Désert. Au nord, elles alimentent la profonde vallée de son affluent, la Coulance[6].
La commune est traversée par le ruisseau de Pémya, qui rejoint Saint-Nazaire-le-Désert[7].
En 1891, un ruisseau nommé Rochefourchat est mentionné. C'est un affluent de la Roanne qui, ayant sa source sur la commune de son nom, traverse celle de Saint-Nazaire-le-Désert et a 4,8 kilomètres de cours. À l'époque, sa largeur moyenne est de dix mètres, sa pente de 560 m, son débit ordinaire de 0,10 m3, extraordinaire de 53 m3[8]
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[12]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 059 mm, avec 8,5 jours de précipitations en janvier et 5,2 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Nazaire-le-Désert à 4 km à vol d'oiseau[15], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 011,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,8 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Rochefourchat est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (79,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
[modifier | modifier le code]En plus du « village », la commune est composée des deux hameaux : l'Aribat et Gauze.
Quartiers, hameaux et lieux-dits
[modifier | modifier le code]Site Géoportail (carte IGN)[5] :
- Alexis
- Bègue
- Boichou
- Bonnet
- Brachet
- Cabret
- Chapelle de Notre-Dame
- Chaune
- Cloroyer
- Faussard
- Forêt Domaniale de la Roanne
- Gauze
- Jacques Eymieux
- Labrune
- la Grand Plaine
- l'Aribat
- la Tune
- la Violette
- le Devès
- le Moulin
- les Blaches
- les Chapelans
- les Pradaux
- Moury
- Quinze Cannes
Logement
[modifier | modifier le code]En 2008, la commune comptait une résidence principale et six résidences secondaires[19].
Projets d'aménagement
[modifier | modifier le code]Voies de communication et transports
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La commune est desservie par la route départementale D 596[5].
Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Risques sismiques
[modifier | modifier le code]Autres risques
[modifier | modifier le code]Toponymie
[modifier | modifier le code]Attestations
[modifier | modifier le code]- 1178 : Rocha Forcha (cartulaire de Die, 5)[20].
- 1178 : Rocha forcha[21].
- 1178 : mention du mandement : mandamentum de Rocha Forcha (cartulaire de Die)[20].
- 1214 : Rocha Forchau (cartulaire de Die, 9)[20].
- 1214 : Rocha forchaa (DR)[21].
- XIVe siècle : mention de la paroisse : capella Ruppis Forchate (pouillé de Die)[20].
- XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus de Ruppis Furcata (cartulaire de Die)[20].
- 1389 : de Rupe Furcata (Long, notaire à Grignan[20] et VTF 510[21]).
- 1449 : mention de la paroisse : cura de Ruppe furcata (pouillé hist.)[20].
- 1516 : mention du prieuré : prioratus Ruppis Fourcatae (rôle de décimes)[20].
- 1619 : Roche Fourcha (rôle de décimes)[20].
- 1628 : mention de la paroisse et de l'église Saint-Pierre : la cure de Saint-Pierre de Rochefourchat (archives de la Drôme, E 2371)[20].
- 1632 : Rochefourchat[21].
- 1891 : Rochefourchat, commune du canton de la Motte-Chalancon[20].
Étymologie
[modifier | modifier le code]Il s'agit d'un composé toponymique nord occitan, basés sur les appellatifs ròcha « roche » et forcha(d)a « divisé en deux branches », avec un -t adventice[21].
Histoire
[modifier | modifier le code]Du Moyen Âge à la Révolution
[modifier | modifier le code]La seigneurie : Rochefourchat, au point de vue féodal, était une terre (ou seigneurie) qui relevait en fief des évêques de Die. Les Morges la possèdent en 1334. Par la suite, elle passe aux Brottin (milieu du XVe siècle) puis, par mariage, aux Monteynard (1564) et enfin aux Rey de Noinville (1738), derniers seigneurs