Richard Chamberlain
| Nom de naissance | George Richard Chamberlain |
|---|---|
| Naissance |
Beverly Hills (Californie, États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
| Décès |
(à 90 ans) Waimanalo (Hawaï, États-Unis) |
| Profession | Acteur |
| Films notables |
La Symphonie pathétique Allan Quatermain La Tour infernale Trilogie des Trois Mousquetaires |
| Séries notables |
Le Jeune Docteur Kildare Shogun Le Comte de Monte-Cristo Les oiseaux se cachent pour mourir |
Richard Chamberlain est un acteur américain né le à Beverly Hills (Californie) et mort le à Waimanalo (Hawaï).
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse
[modifier | modifier le code]George Richard Chamberlain naît le à Beverly Hills[1] : il est le second fils d’Elsa Winnifred Matthews (née von Benzon) et de Charles Axion Chamberlain, un agent commercial[2],[3],[4]. En 1952, Richard Chamberlain est diplômé de la Beverly Hills High School (en) puis rejoint le Pomona College (promotion 1956) pour une formation d’acteur classique[5],[6]. Il est ensuite incorporé dans la United States Army : il est envoyé en Corée du Sud de 1956 à 1958 où il atteint le grade de sergent[5],[7],[8].
Gloire précoce
[modifier | modifier le code]En 1959, Richard Chamberlain est l’un des cofondateurs avec Leonard Nimoy, Vic Morrow et Vic Tayback de la compagnie théâtrale Company of Angels (en) installée à Los Angeles[9],[10]. Cinquante ans plus tard, il l’évoque ainsi : « Un groupe d'acteurs travaillait avec Jeff Corey […] Aucun d'entre nous n'arrivait à trouver du travail et nous avions décidé de créer notre propre compagnie de théâtre. Peu importe comment, nous avions réuni des fonds et loué un petit espace étrange et commencé à monter des pièces. Nous avions fait The Caine Mutiny et La Ronde et c'était follement merveilleux de faire ça »[a],[11].
La même année, il participe également à un épisode de la série Alfred Hitchcock présente.
En 1960, il est à l’affiche de son premier long métrage The Secret of the Purple Reef (en)[12].
Le soap opera en hôpital, Le Jeune Docteur Kildare, lancé en sur la chaîne NBC et dont il interprète le rôle-titre, le sacre idole du public féminin[12],[13]. Il y croise Linda Evans qui lui servira longtemps de petite amie fictive lors d'apparitions publiques[14]. La série est annulée et se conclut en 1966 au bout de cinq saisons[12],[13].
Exil
[modifier | modifier le code]Après l'arrêt de la série, Richard Chamberlain gagne la Grande-Bretagne et apparaît dans plusieurs pièces de théâtre[12],[13],[15].
En 1966, il joue dans la funeste comédie musicale Breakfast at Tiffany's (en) avec notamment Mary Tyler Moore[16]. Supposée se produire à Broadway et ayant vendu de nombreux billets en prévente, la pièce rencontre des critiques catastrophiques et s'achève après quatre représentations jouées avant la date officielle (en), le producteur David Merrick (en) déclarant ne pas vouloir « soumettre les critiques et le public à une soirée atroce et ennuyeuse »[b],[16],[17],[11]. Chamberlain déclare « C'était de première classe, très coûteux et rien ne fonctionnait »[c],[11].
En 1968, il est le mari de Julie Christie dans Petulia de Richard Lester[15].
En 1969, il joue le rôle titre de la pièce Hamlet de William Shakespeare, au Birmingham Repertory Theatre (en)[18]. Il reprend la pièce en 1970 à la télévision pour le programme Hallmark Hall of Fame (en), avec John Gielgud, Michael Redgrave et Margaret Leighton[18]. À partir de 1971, il renoue avec une nouvelle pièce de Shakespeare, tenant le rôle-titre dans Richard II[10]. Ses prestations sont appréciées[18],[10].
Il tourne également avec Ken Russell et Robert Bolt, s'imposant en Tchaïkovski en 1971 dans The Music Lovers ou en romantique Lord Byron en 1972 dans Lady Caroline Lamb[19],[20]. L'athlète se mue en interprète racé et tourne avec Glenda Jackson puis Sarah Miles[19],[20]. Il participe ainsi au fameux Swinging London d'où émergent les derniers courants artistiques, cinéma, musique, mode…
D'ici et d'ailleurs
[modifier | modifier le code]En 1973 et en 1974, Richard Chamberlain interprète Aramis dans les films de cape et d’épée Les Trois Mousquetaires et On l'appelait Milady dirigés par le réalisateur américain Richard Lester et d'après le roman d'Alexandre Dumas[21],[22]. Ses amis mousquetaires sont alors Michael York, Oliver Reed et Frank Finlay, leurs ennemis Christopher Lee, Faye Dunaway et Charlton Heston[21],[22].
Autre grande production de l'année 1974, Richard Chamberlain fait partie de la distribution du film catastrophe La Tour infernale de John Guillermin, aux côtés de Paul Newman, Steve McQueen, Faye Dunaway, William Holden, Fred Astaire, Susan Blakely ou encore Robert Wagner[23]. En 1975, il renoue avec l'univers d'Alexandre Dumas et devient Edmond Dantès, alias le comte de Monte-Cristo, dans une version télévisée du célèbre roman[24].
En 1976, il tient le rôle du prince Édouard dans le film musical The Slipper and the Rose de Bryan Forbes, adaptation du conte Cendrillon, avec Gemma Craven dans le rôle de la jeune femme au soulier de vair[25].
En 1977, Richard Chamberlain joue le rôle de l'avocat David Burton, qui décide de défendre des Aborigènes accusés d'avoir tué un des leurs dans La Dernière Vague (The Last Wave) de l'Australien Peter Weir[26]. Puis il tient une nouvelle fois un personnage de l'imaginaire de Dumas — en fait deux —, le roi Louis XIV et son jumeau Philippe, dans L'Homme au masque de fer[15].
En 1978, il joue le rôle du Dr Hubbard dans le film catastrophe L'Inévitable Catastrophe (The Swarm) de Irwin Allen, avec notamment Michael Caine ou encore Katharine Ross[27]. Il apparaît également dans la mini-série Centennial[15]. Il joue également le cowboy Wild Bill Hickok dans la pièce Fathers vs. Sons de Thomas Babe (en)[28].
Icône
[modifier | modifier le code]Les années 1980 marquent la nouvelle dimension de Richard Chamberlain en le sacrant acteur de grandes productions de télévision[15]. Ainsi, on peut le voir en septembre 1980 dans la mini-série Shogun diffusée sur la chaîne américaine NBC, remportant un succès considérable avec 27 millions de téléspectateurs dans le rôle du navigateur échoué au Japon John Blackthorne, aux côtés de Yōko Shimada et de Toshirō Mifune. Adaptée du roman de James Clavell, elle s’impose comme une œuvre marquante de la télévision américaine. L’intrigue se déroule au Japon du début du XVIIe siècle et suit John Blackthorne, un marin anglais naufragé, qui se retrouve impliqué dans les luttes de pouvoir locales. Il noue une alliance stratégique avec Yoshi Toranaga, un seigneur ambitieux destiné à devenir shogun. Malgré son contexte historique et culturel peu familier pour le public occidental, la série a su captiver grâce à son récit épique et son dépaysement visuel.
Puis, en 1983, il est le père Ralph de Bricassart dans Les oiseaux se cachent pour mourir face à Sydney Penny puis Rachel Ward[15] et aux côtés de Barbara Stanwyck, Jean Simmons, Bryan Brown, Christopher Plummer et Richard Kiley. La série est un succès dans le monde entier, et particulièrement en France où les rediffusions sont régulières. En 1985, il incarne le diplomate suédois Raoul Wallenberg dans le téléfilm Wallenberg: A Hero's Story (en) de Lamont Johnson, qui relate sa contribution au sauvetage de plusieurs milliers de Juifs durant l'Holocauste[15]. En 1986, il tient le rôle de l'explorateur John Charles Fremont dans la mini-série Dream West (en)[15].
Loin des films à costumes, il devient en 1988 l'amnésique Jason Bourne, dans le téléfilm d'action-thriller La Mémoire dans la peau, de Roger Young, d'après le roman de Robert Ludlum[15]. Il tourne à Nice, Zurich, Londres ou encore Paris avec l'ancienne « drôle de dame » Jaclyn Smith[15].
La même année, le The New York Times le nomme « Roi des mini-séries » et déclare : « Richard Chamberlain est devenu le Robert Redford du salon, trouvant une célébrité aux heures de grande écoute, célébrité qui lui a échappé sur grand écran. »[d],[15].

Côté cinéma, il joue en 1982 dans le film Meurtre par téléphone de Michael Anderson[15]. En 1985, il devient pour The Cannon Group, Inc. l'aventurier Allan Quatermain, aux côtés de Sharon Stone, dans le film d'aventure Les Mines du roi Salomon de J. Lee Thompson, qui se veut plus être une parodie de la franchise Indiana Jones, qu'une adaptation du roman de Henry Rider Haggard, paru exactement 100 ans auparavant[29]. Il reprend le personnage l'année suivante dans Allan Quatermain et la Cité de l'or perdu, cette fois-ci pour la caméra de Gary Nelson, mais toujours accompagné de Sharon Stone[30]. Au casting s'ajoutent notamment James Earl Jones, Henry Silva, Cassandra Peterson, Robert Donner ou encore Martin Rabbett[30]. Le film reçoit des critiques mitigées comme celle du The New York Times qui déplore les effets spéciaux mais qui admire le travail de l'acteur : « Heureusement, Richard Chamberlain est professionnel et plus encore, car le film serait autrement pratiquement impossible à regarder »[31],[30],[e]. Le film est également un échec commercial et récolte moins de 4 millions de dollars[32].
On peut le voir entre autres dans la mini-série Le Rêve californien en 1986. En 1987, il campe Casanova dans un téléfilm, rôle qui lui convient bien mieux puisqu'il redevient, au milieu des années 1980, un véritable sex-symbol pour la gent féminine ; ses partenaires ont pour nom Faye Dunaway, Sylvia Kristel ou encore Hanna Schygulla[33].
Il reprend également le rôle d'Aramis en 1989, pour les besoins du film Le Retour des Mousquetaires[34].
Il joue dans le Le Missionnaire du mal en 1991, un remake de La Nuit du chasseur . À partir de fin 1993, il joue le rôle de Higgins dans la comédie musicale My Fair Lady, à Broadway[35],[36].
En 1996, il retrouve le rôle du Père Ralph de Bricassart dans la nouvelle mini-série The Thorn Birds: The Missing Years[37].
En 1999, il succède à Michael Siberry (en) ainsi qu'à