Québec solidaire
| Québec solidaire | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Chef | Aucun[1]. |
| Fondation | |
| Fusion de | Union des forces progressistes Option citoyenne Option nationale (2017) |
| Siège | 533, rue Ontario Est Suite 010 Montréal (Québec) H2L 1N8, Canada |
| Porte-paroles | Ruba Ghazal Sol Zanetti |
| Présidente | Roxane Milot |
| Conseil exécutif | Comité de coordination national (CCN)[2] |
| Aile jeunesse | Comité d'action politique Jeunesse (CAP Jeunesse)[3] Anciennement : Réseau militant jeunesse (RMJ)[4] |
| Positionnement | Gauche radicale[5],[6] |
| Idéologie | Socialisme démocratique Indépendantisme québécois Interculturalisme Altermondialisme Féminisme Écosocialisme |
| Adhérents | ≈20 000 (mars 2026)[7] |
| Couleurs | Orange et Bleu |
| Site web | quebecsolidaire.net |
| Présidents de groupe | |
| Chef de la deuxième opposition | Ruba Ghazal |
| Leader parlementaire | Alexandre Leduc[8] |
| Whip | Alejandra Zaga Mendez[9] |
| Représentation | |
| Députés | |
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Québec solidaire (QS) est un parti politique québécois œuvrant sur la scène provinciale. Ses deux porte-paroles sont Ruba Ghazal[10] et Sol Zanetti[11]. De façon générale, on appelle les sympathisants du parti les « solidaires ». Québec solidaire compte neuf députés à la 44e législature de l'Assemblée nationale du Québec et y forme le troisième groupe d'opposition.
Québec solidaire est fondé en 2006 comme le résultat de la fusion de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne. Le parti obtient son premier siège à l'Assemblée nationale aux élections québécoises de 2008 en remportant Mercier. Subséquemment, le parti voit son appui croître et sa position se consolider dans les quartiers centraux de Montréal aux élections de 2012 et 2014 en remportant Gouin puis Sainte-Marie–Saint-Jacques. En 2017, Québec solidaire absorbe le parti indépendantiste Option nationale.
Québec solidaire est décrit et se réclame de la gauche. Sa plateforme politique défend le féminisme, l'écologie, la justice sociale, l'altermondialisme, le pluralisme et la souveraineté du Québec[12]. Le parti souhaite, s'il forme un gouvernement, former une assemblée constituante qui aura pour mission d'écrire la constitution d'un Québec indépendant[13]. Le programme du parti défend, entre autres, la réduction de 95 % des gaz à effet de serre d'ici 2050, la gratuité du transport collectif, la création d'une banque publique, l'ajout de paliers d’imposition pour les riches et son indexation annuelle et la gratuité scolaire[14].
Historique
[modifier | modifier le code]Origines
[modifier | modifier le code]Québec solidaire est le fruit de la fusion en 2006 de deux entités politiques de gauche au Québec : l'Union des forces progressistes (UFP), parti fondé en 2002, et Option citoyenne, association fondée en 2004. Les principaux porte-paroles des deux organisations, Amir Khadir et Françoise David, sont devenus les premiers porte-paroles du nouveau parti.
Dès , les exécutifs de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne entament des pourparlers en vue d'une fusion[15]. À la fin de l'année 2005, en réponse au manifeste Pour un Québec lucide, un document appelant à s'attaquer collectivement au fardeau de la dette publique du Québec, plusieurs personnalités, dont les principaux dirigeants d'Option citoyenne et de l'UFP, Françoise David et Amir Khadir, signent le Manifeste pour un Québec solidaire. Le nom de ce manifeste est finalement repris lors du Congrès de fondation du nouveau parti : l'Union des forces progressistes et Option citoyenne deviennent « Québec solidaire »[16].
Une fusion des deux entités s'avérait toutefois impossible, le Directeur général des élections du Québec l'assimilant à un don financier d'une personne morale (l'association Option citoyenne) à un parti politique (l'Union des forces progressistes), ce qui est interdit par la loi au Québec. Le , le DGEQ a plutôt autorisé le changement de nom du parti Union des forces progressistes, qui est devenu Québec solidaire[17].
En , à la suite d'un vote favorable des membres respectifs de Québec solidaire et d'Option nationale, le parti Option nationale « fusionne » avec Québec solidaire. Dans les faits, Option nationale se fond dans Québec solidaire pour y devenir un collectif interne.
Premières expériences électorales
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Le , Québec solidaire participe au premier test électoral de son histoire soit une élection partielle dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Sa candidate Manon Massé remporte 22 % des voix, terminant ainsi troisième derrière le Parti libéral du Québec et le Parti québécois. Québec solidaire participe ensuite le aux élections partielles dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles et de Taillon. Le chef du Parti québécois, André Boisclair est candidat dans la première circonscription. Le Parti libéral du Québec et l'Action démocratique du Québec ne lui opposant pas de candidat, il remporte l'élection haut la main. Québec solidaire termine troisième, derrière le Parti vert du Québec, avec 8 % des votes exprimés en sa faveur. Dans Taillon, Québec solidaire termine quatrième, derrière le PQ, le PLQ et l'ADQ, avec 7 % des voix.
Lors des élections générales québécoises de 2007, Québec solidaire présente des candidates et des candidats dans 123 des 125 circonscriptions québécoises[18], plus de la moitié (65 exactement) étant des femmes, une première pour un parti politique en Amérique du Nord[19]. Cette élection est marquée par le débat entourant les accommodements raisonnables. Le scrutin a lieu le . Québec solidaire ne réussit pas à faire élire de député, mais récolte 144 418 voix en sa faveur, soit 3,64 % des votes exprimés[20]. Le porte-parole masculin Amir Khadir recueille plus de 29 % des votes dans Mercier, terminant ainsi deuxième derrière le péquiste Daniel Turp, qui reçoit un peu plus du tiers des votes, et avec une avance de 10 points de pourcentage sur la candidate et ancienne députée libérale Nathalie Rochefort[21]. La porte-parole féminine Françoise David termine elle aussi deuxième dans sa circonscription de Gouin, recueillant plus de 26 % des suffrages, soit près de 8 % de plus que la candidate libérale Nathalie Rivard[21].