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Olga Bancic

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Olga Bancic
Portrait extrait d'une photo de groupe prise lors du 6e congrès de la section française du Comité de secours pour l'Arménie, 1937.
Portrait extrait d'une photo de groupe prise lors du 6e congrès de la section française du Comité de secours pour l'Arménie, 1937.

Surnom Pierrette
Naissance [1]
Chișinău, Bessarabie,
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (31-32 ans)
Stuttgart,
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Première incarcération
Prison de Fresnes,
Drapeau de la France France,
Karlsruhe,
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Origine moldave
Allégeance FTP-MOI
Cause défendue Résistance
Conflit Seconde Guerre mondiale
Hommages Médaille de la Résistance
Plaque à sa mémoire sur un des murs du carré des fusillés du cimetière d'Ivry-sur-Seine.
Plaque apposée dans le caveau de Missak et Melinee Manouchian.
Panthéonisation officielle d'Olga Bancic, seule femme du groupe, le . Les 23 du groupe Manouchian et Mélinée Manouchian entrent au Panthéon de Paris avec une cérémonie républicaine d'hommage national. Son portrait est placé devant le Panthéon et projeté sur la façade.
Famille Jacob Salomon (mari), Dolorès (fille)

Olga (ou Golda) Bancic dite Pierrette, née le (ou le , selon les sources) à Chișinău (Gouvernement de Bessarabie, empire russe) et morte guillotinée le à Stuttgart, est une résistante communiste juive roumaine et volontaire des FTP-MOI de la région parisienne.

Jeunesse en Roumanie

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Olga (ou Golda) Bancic[2] naît [3],[4],[5],[6],[7] ou le [8], selon les sources, dans une famille nombreuse juive de la province alors russe de Bessarabie[3],[4],[5]. Cette région roumanophone (en actuelle Moldavie) déclare son indépendance, puis rejoint la Roumanie en 1918[4]. Le père, un modeste artisan, ne peut assurer la subsistance de sa famille, tous ses enfants doivent travailler. Olga, sixième de la fratrie, est placée dans une fabrique de matelas à l'âge de 12 ans[3]. Les dures conditions de travail[9] déterminent la jeune Olga à prendre part en 1926 à une grève et à une manifestation dans sa fabrique[4],[5].

En 1929, elle épouse l'écrivain Jacob Salomon, connu sous le nom d'Alexandru Jar[3],[5] (1911-1988 ; jar signifie « braises » en roumain). Devenue communiste, elle est arrêtée par la Sûreté roumaine, incarcérée[3],[5], maltraitée[4] et battue[10]. De 1933 à 1938, elle est un membre actif du syndicat ouvrier local[4] mais continue la lutte syndicale malgré les dangers encourus. Militante au sein des jeunesses communistes de Roumanie elle participe à la création d'un « Front populaire contre le fascisme », où elle croise sa toute jeune compatriote Hélène Taich[11]. Plusieurs fois arrêtées, condamnées et emprisonnées, elles sont traquées et se réfugient en France[10].

Expatriée en France

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Arrivée en France en 1938[3],[4],[5], Olga Bancic poursuit des études à la faculté de lettres[3],[8] où elle retrouve son mari[8], qui combat pendant la guerre d'Espagne dans les Brigades internationales[12]. Le couple aide les Républicains espagnols en envoyant des armes au groupe franco-belge « Pauker » de la 35e division des Brigades internationales, commandé par le Français Gaston Carré et le Roumain Valter Roman (pas encore père du futur Premier ministre roumain Petre Roman)[13].

En 1939, elle donne naissance à une fille, Dolorès[3],[4],[5] dite « Dolly », prénommée ainsi en hommage à Dolores Ibárruri, dite « La Pasionaria »[3],[14].

Seconde Guerre mondiale

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Après l'invasion de la France par les nazis en et la rupture du pacte germano-soviétique le , Olga Bancic confie sa fille en 1942 à une famille française et s'engage dans l'organisation clandestine Main-d'œuvre immigrée (MOI) des étrangers communistes et dans le mouvement de lutte armée de cette organisation, les FTP-MOI[3],[4],[5]. Sous le pseudonyme de « Pierrette », elle est chargée de l'assemblage des bombes et des explosifs[4], de leur transport et de l'acheminement des armes avant et après les opérations[4],[5],[15]. Elle a ainsi participé indirectement à une centaine d'attaques[15]. Arsène Tchakarian indique[16] :

Plaque en mémoire de Olga Bancic, posée au 114 rue du Château à Paris 14e.

« Anna Richter et Olga Bancic devaient, à l'heure dite, apporter les grenades et les revolvers puis devaient les récupérer après l'action ce qui les exposait terriblement après l'attentat, le quartier étant bouclé par les forces de sécurité allemandes…[16]. »

Sous le nom de Mme Martin demeurant no 8 rue des Ciseaux, elle loue une chambre située no 3 rue Andrieux où elle entrepose les armes. Elle demeure réellement au no 114 rue du Château[3].

Son compagnon, Jacob Salomon, est arrêté en . Un rapport de police, du , mentionne Olga Bancic à propos de l'évasion de son ami de l'hôpital Tenon, le [8]. Il était interné au camp de Drancy, elle dit « ignorer ce qu'il est devenu »[8].

Arsène Tchakarian indique qu'« elle participa à une centaine d'attaques contre l'armée allemande menés par le groupe Manouchian. » Elle est arrêtée à Paris par les brigades spéciales (BS2), le [4], en même temps que Marcel Rajman[8] et Josef Svec[5],[17]. Soixante-huit membres des FTP MOI sont interpellés et vingt-trois d'entre eux sont emprisonnés à la prison de Fresnes en attendant d'être jugés[5].

L'Affiche rouge, février 1944.

La concierge du 3 rue Andrieux s'inquiétant de l'absence de madame Martin, qui de ce fait ne réglait pas la location de la chambre, prévient la police. Le , les policiers du commissariat du quartier de l'Europe perquisitionnent la chambre et y trouvent, entre autres : treize grenades Mills, trois pistolets, un browning, trois revolvers à barillet, soixante bombes, trois cartouchières garnies, un sac d'accessoires pour engins incendiaires, plusieurs boîtes de cartouches, une boîte de plaques incendiaires, une boîte d'explosifs, du chlorate de potassium, des engins incendiaires[3].

« Avant le procès, des milliers d'exemplaires de « l'Affiche rouge » montrant le visage de dix membres du groupe de Missak Manouchian sont placardés dans tout Paris[5]. »

Le [18], les vingt-trois prisonniers sont condamnés à mort par une cour martiale allemande, réunie à Paris le [19]. Pour Adam Rayski, l'existence d'un procès public, et l'allégation que les accusés auraient comparu dans une salle d'audience, est un mensonge de la propagande allemande et vichyssoise[20].

Olga Bancic, qui a été atrocement torturée au nerf de bœuf[3],[21], est transférée en Allemagne le , tandis que les vingt-deux hommes du groupe Manouchian sont fusillés le au fort du Mont-Valérien[22],[23],[24].

Incarcérée à Karlsruhe, puis transférée Stuttgart[25] le . Elle est guillotinée[26],[27],[28],[29] à la prison de Stuttgart, le [3],