Mormonisme
| Mormonisme | ||
Le temple de Salt Lake City à Salt Lake City. | ||
| Fiche d'identité | ||
|---|---|---|
| Nom complet | Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours | |
| Membres | Environ 17 millions (2022) dont 35 % de pratiquants actifs[1] | |
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Distinction terminologique
[modifier | modifier le code]Bien que le mot « mormonisme » soit couramment employé dans le langage populaire pour désigner de manière exclusive l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, les chercheurs distinguent le courant théologique global de cette institution spécifique. Par ailleurs, à la suite d'une directive de communication initiée en 2018 par Russell M. Nelson et maintenue sous la présidence actuelle de Dallin H. Oaks, l'organisation demande officiellement à ce que son nom complet soit privilégié. Les expressions « Église mormone » ou « Église LDS » sont ainsi évitées dans ses publications officielles, l'usage du terme « mormon » étant désormais restreint aux contextes historiques ou au titre du Livre de Mormon[2].
Mormonisme
[modifier | modifier le code]Le mormonisme est un mouvement religieux chrétien issu du restaurationnisme, dont les origines remontent aux enseignements et aux activités religieuses de Joseph Smith dans l'État de New York durant les années 1820 et 1830. La première Église issue de son mouvement fut officiellement organisée le 6 avril 1830 à Fayette. Le terme désigne historiquement l'ensemble des mouvements issus de son enseignement et, dans l'usage courant, est souvent employé pour désigner l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, qui en constitue la principale organisation.
Sur le plan sociologique, le mormonisme est défini comme un nouveau mouvement religieux qui a évolué au fil du temps pour devenir une religion mondiale établie. Les chercheurs et les institutions de vigilance (telles que la MIVILUDES en France) distinguent rigoureusement l'organisation principale des courants dissidents marginaux.
Un élément important de la théologie mormone est le Livre de Mormon, présenté par l'Église comme une chronique religieuse de peuples de l'ancienne Amérique et de leurs relations avec Dieu. Le mouvement se définit non pas comme une réforme du christianisme historique, mais comme un « Rétablissement » complet de l'Église primitive de Jésus-Christ, affirmant que l'autorité divine (la prêtrise) s'était perdue au cours de la Grande apostasie. La théologie du mouvement reprend certains éléments des traditions chrétiennes antérieures tout en développant des doctrines propres, notamment à partir des révélations attribuées à Joseph Smith et à d'autres dirigeants. Elle reconnaît, outre la Bible, le Livre de Mormon, les Doctrine et Alliances et la Perle de grand prix comme ouvrages scripturaires. Le mormonisme comprend notamment des doctrines relatives au mariage, à la progression éternelle, au baptême pour les morts, à la pureté sexuelle, à la santé (Parole de Sagesse), au jeûne et à l'observance du sabbat.
La théologie elle-même n'est pas uniforme ; dès 1831, et surtout après la mort de Joseph Smith, divers groupes se séparèrent de l'Église originelle[3]. Outre les différences de leadership, ces groupes diffèrent principalement sur la polygamie (ou mariage plural) — abandonnée en 1890 par l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours établie en Utah[4] — et sur la Trinité, que l'Église majoritaire ne conçoit pas de manière classique. L'Église principale applique aujourd'hui une politique d'excommunication stricte à l'égard de la polygamie. Les branches maintenant cette pratique forment le fondamentalisme mormon[5] et sont totalement indépendantes de l'Église officielle, tandis que d'autres mouvements, comme la Communauté du Christ, sont trinitaires[6] et décrivent leur doctrine comme une restauration chrétienne trinitaire.
Aperçu historique
[modifier | modifier le code]Joseph Smith rapporte qu'à quatorze ans, confus par les rivalités entre les différentes confessions religieuses de sa région (durant le Second grand réveil), il fut marqué par la lecture de l'Épître de Jacques : « Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu ». Après avoir prié au printemps 1820 pour savoir à quelle Église adhérer, il déclara avoir reçu une vision (dénommée la « Première Vision ») au cours de laquelle Dieu le Père et Jésus-Christ lui apparurent et lui demandèrent de ne rejoindre aucune des Églises existantes[7].
Il affirma ensuite qu'un ange lui avait révélé en 1823 l'emplacement de plaques d'or gravées, enterrées près de Palmyra. À partir de 1828, il commença à dicter la traduction de ces plaques, qui devint le Livre de Mormon. Malgré l'interruption des travaux due aux persécutions et la perte initiale de 116 pages de manuscrit par son secrétaire Martin Harris, l'ouvrage fut achevé en juin 1829 et publié à Palmyra au début de l'année 1830[8]. Les trois témoins (Oliver Cowdery, David Whitmer et Martin Harris) décidèrent de témoigner avoir vu les plaques et l'ange, affirmations qu'ils ne rétractèrent jamais par la suite.
À la suite de la fondation de l'Église à Fayette, les premiers membres se déplacèrent vers l'Ohio où ils érigèrent le temple de Kirtland, le premier temple construit par le mouvement, qui marqua une étape décisive dans le développement de leur liturgie et de leurs pratiques rituelles.
Parallèlement, les premiers membres du mouvement furent persécutés dans plusieurs villes où ils tentaient de se rassembler. Le 27 juin 1844, Joseph Smith et son frère Hyrum furent tués par une foule à la prison de Carthage, dans l'Illinois. Brigham Young prit alors la tête du groupe majoritaire, qui migra vers l'Utah.
C'est en Utah que l'Église institutionnalisa publiquement le mariage plural, une pratique qui devint la caractéristique la plus controversée de la foi au XIXe siècle. La vigoureuse opposition du Congrès américain menaça l'existence légale de l'Église. En 1890, le président Wilford Woodruff annonça la fin de cette pratique, ce qui entraîna la formation de plusieurs groupes séparés, connus comme fondamentalistes mormons.
L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est aujourd'hui la plus importante organisation issue du mouvement, avec plus de 17 millions de membres. Sa croissance est particulièrement marquée en Afrique, avec une hausse importante au cours des dernières décennies.
Théologie
[modifier | modifier le code]L'Église enseigne qu'après la mort des apôtres du Christ, l'autorité divine s'est perdue au cours d'un processus historique qualifié de Grande apostasie, avant d'être rétablie par l'intermédiaire de Joseph Smith et d'autres messagers célestes. Selon la tradition dogmatique du mouvement, Jean le Baptiste aurait conféré la prêtrise d'Aaron le 15 mai 1829, suivi par les apôtres Pierre, Jacques et Jean pour la prêtrise de Melchisédek.
La Divinité est conçue comme l'union de Dieu le Père, de Jésus-Christ et du Saint-Esprit. Contrairement au trinitarisme des confessions chrétiennes traditionnelles, la théologie mormone les considère comme trois personnages distincts, unis par une intention commune mais séparés physiquement[9]. Le mormonisme se présente comme une tradition christocentrique : l'expiation de Jésus-Christ rend possible la Résurrection de toute l'humanité et le pardon des péchés individuels.
Ce concept s'inscrit dans le « plan du salut », selon lequel les êtres humains ont connu une existence prémortelle sous forme d'esprits avant leur naissance sur Terre. La vie terrestre est alors envisagée comme une période d'épreuve menant, après la résurrection, vers l'un des trois degrés de gloire céleste. La révélation divine est considérée comme continue, transmise à travers le président de l'Église, reconnu par les fidèles comme prophète, voyant et révélateur. Le mariage se célèbre au temple par le rituel du scellement, destiné à rendre la famille éternelle au-delà de la mort, tandis que le baptême pour les morts relève du même principe pour les ancêtres décédés.
Pratiques religieuses
[modifier | modifier le code]Prière, étude des Écritures et participation aux réunions de l'Église rythment la vie des fidèles. La Parole de Sagesse demande de s'abstenir d'alcool, de tabac, de drogues et de « boissons chaudes » (thé et café). Le jeûne, généralement observé une fois par mois, s'accompagne d'une offrande pour les nécessiteux, et s'ajoute à l'observance du sabbat et à la loi de chasteté, qui demande l'abstinence de toute relation sexuelle en dehors du mariage légitime entre un homme et une femme.
Dans les temples, les membres peuvent aussi recevoir la dotation, une ordonnance au cours de laquelle ils contractent des alliances d'obéissance, de sacrifice, de chasteté et de consécration.
Les Temples
[modifier | modifier le code]L'Église compte plus de 200 temples en activité dans le monde. Le temple de Paris, situé au Chesnay, tout près du château de Versailles, illustre l'adaptation locale : par respect des règles d'urbanisme et de hauteur du quartier, il ne porte pas la statue de l'ange Moroni que l'on trouve sur la plupart des autres temples, et sa façade a été pensée pour s'harmoniser avec l'architecture environnante. Consacré en 2017, c'est le premier temple construit en France métropolitaine.
Structure et gouvernance
[modifier | modifier le code]L'administration de l'Église est hautement centralisée et repose sur une structure hiérarchique d'autorités appelées autorités générales et d'officiers généraux[10].
Direction mondiale
[modifier | modifier le code]- La Première Présidence : Il s'agit du plus haut conseil de gouvernance de l'organisation. Elle est composée du président de l'Église, considéré par les fidèles comme prophète, voyant et révélateur, assisté de deux conseillers. Depuis le 14 octobre 2025, la Première Présidence est constituée de Dallin H. Oaks (18e président de l'Église), avec Henry B. Eyring comme premier conseiller et D. Todd Christofferson comme second conseiller[11].
- Le Collège des douze apôtres : Deuxième instance dirigeante dans la hiérarchie. À la mort du président de l'Église, la Première Présidence est dissoute et le Collège des douze apôtres assume la direction transitoire sous la présidence de l'apôtre le plus ancien, qui est ensuite appelé à succéder au président défunt[11]. Le président en titre du collège est Henry B. Eyring (en raison de son ancienneté apostolique), mais celui-ci servant dans la Première Présidence, Dieter F. Uchtdorf exerce la fonction de président par intérim du Collège des douze apôtres depuis le 8 janvier 2026[12].
- Les Soixante-dix : Placés sous la direction directe du Collège des douze apôtres, les membres des quorums des Soixante-dix sont chargés de voyager pour prêcher l'Évangile, administrer les affaires des différentes régions géographiques mondiales (interrégions) et encadrer les projets missionnaires et humanitaires. Ils sont dirigés par un conseil restreint appelé la Présidence des Soixante-dixModèle:Source institutionnelle.
Organisation locale
[modifier | modifier le code]À l'échelle locale, l'Église ne s'appuie pas sur un clergé professionnel rémunéré, mais fonctionne exclusivement via un système de bénévolat et d'appels ecclésiastiques :
- Le pieu : Équivalent mormon d'un diocèse chrétien, il regroupe plusieurs paroisses d'une même région géographique. Il est supervisé par une présidence de pieu, composée d'un **président de pieu** et de deux conseillers, assistés d'un grand conseil de douze membres.
- La paroisse : L'unité locale de base où se réunissent les fidèles chaque dimanche. Elle est administrée par un évêque et deux conseillers (formant l'épiscopat), responsables de la direction spirituelle et du bien-être temporel des membres de leur secteur.
Chronologie des présidents de l'Église
[modifier | modifier le code]Depuis sa fondation en 1830, dix-huit hommes ont présidé l'organisation. Voici la liste historique complète :
| N° | Portrait | Président | Début du mandat | Fin du mandat |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Fichier:Joseph Smith, Jr. portrait owned by Community of Christ.jpg | Joseph Smith | 6 avril 1830 | 27 juin 1844 |
| 2 | Fichier:Brigham Young by Savage 1876.jpg | Brigham Young | 27 décembre 1847 | 29 août 1877 |
| 3 | Fichier:John Taylor (Mormon).jpg | John Taylor | 10 octobre 1880 | 25 juillet 1887 |
| 4 | Fichier:Wilford Woodruff.jpg | Wilford Woodruff | 7 avril 1889 | 2 septembre 1898 |
| 5 | Lorenzo Snow | 13 septembre 1898 | 10 octobre 1901 | |
| 6 | Fichier:Joseph F. Smith.jpg | Joseph F. Smith | 17 octobre 1901 | 19 novembre 1918 |
| 7 | Fichier:Heber J. Grant.jpg | Heber J. Grant | 23 novembre 1918 | 14 mai 1945 |
| 8 | George Albert Smith | 21 mai 1945 | 4 avril 1951 | |
| 9 | David O. McKay | 9 avril 1951 | 18 janvier 1970 | |
| 10 | Joseph Fielding Smith | 23 janvier 1970 | 2 juillet 1972 | |
| 11 | Harold B. Lee | 7 juillet 1972 | 26 décembre 1973 | |
| 12 | Fichier:Spencer W. Kimball.jpg | Spencer W. Kimball | 30 décembre 1973 | 5 novembre 1985 |
| 13 | Ezra Taft Benson | 10 novembre 1985 | 30 mai 1994 | |
| 14 | Howard W. Hunter | 5 juin 1994 | 3 d'octobre 1995 | |
| 15 | Gordon B. Hinckley | 12 mars 1995 | 27 janvier 2008 | |
| 16 | Thomas S. Monson | 3 février 2008 | 2 janvier 2018 | |
| 17 | Fichier:Russell M. Nelson (2018).jpg | Russell M. Nelson | 14 janvier 2018 | 27 septembre 2025 |
| 18 | Dallin H. Oaks | 14 octobre 2025 | En cours |
Action humanitaire
[modifier | modifier le code]Selon le rapport annuel officiel de l'organisation intitulé Prendre soin des personnes dans le besoin, les investissements mondiaux s'élèvent à 1,58 milliard de dollars US en 2025 pour l'entraide, l'autonomie et l'aide humanitaire d'urgence[13],[14]. Ce budget a permis de financer 3 514 projets humanitaires et 569 projets de secours d'urgence, couvrant 196 pays et territoires.
L'action repose également sur l'engagement direct de ses membres, qui ont fourni 7,4 millions d'heures de bénévolat au sein des infrastructures d'entraide ou lors de projets communautaires locaux[13]. Les opérations de sécurité alimentaire ont notamment permis de faire don de plus de 37 millions de livres (environ 16,8 millions de kilogrammes) de nourriture à travers le monde. Pour optimiser la distribution de l'aide lors des crises humanitaires majeures, le mouvement collabore régulièrement avec des agences internationales et organisations non gouvernementales de premier plan, telles que l'UNICEF, CARE, et le Programme alimentaire mondial (PAM)[14].
Nature de Dieu
[modifier | modifier le code]Dans la théologie mormone, le mot Dieu fait généralement référence au Dieu biblique le Père, que les membres appellent Elohim[9],[15]. Le terme Divinité désigne quant à lui un conseil de trois personnes divines distinctes : Dieu le Père, Jésus-Christ (son Fils premier-né, identifié à Jéhovah) et le Saint-Esprit[9],[15].
Les fidèles croient que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont trois êtres séparés. Le Père et Jésus-Christ possèdent des corps physiques de chair et d'os glorifiés et perfectionnés, tandis que le Saint-Esprit est un personnage d'esprit sans corps physique[9],[16]. La théologie comprend également la doctrine de l'exaltation, selon laquelle les êtres humains, en tant qu'enfants spirituels de Dieu, ont la possibilité de progresser pour devenir semblables à lui dans l'éternité.
Cette conception diffère de la Trinité chrétienne traditionnelle. Le mormonisme ne reconnaît pas les décisions théologiques du Credo de Nicée, rejetant l'idée que les trois membres de la Divinité soient consubstantiels ou de la même substance[9].
Critiques
[modifier | modifier le code]Le mormonisme fait l'objet de diverses critiques depuis ses origines au XIXe siècle. Celles-ci émanent de milieux chrétiens traditionnels contestant ses innovations doctrinales et l'ajout d'ouvrages scripturaires à la Bible, ainsi que de chercheurs et d'archéologues remettant en cause l'historicité ou les fondements scientifiques du Livre de Mormon. Les controverses historiques liées au mariage plural et à l'évolution des structures de gouvernance font également l'objet d'analyses de la part des historiens et des observateurs contemporains.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Wilfried Decoo, « Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints (Mormons) in Europe », sur atlasminorityrights.eu (consulté le ).
- ↑ « Style Guide — Name of the Church », Church Newsroom, août 2018.
- ↑ Jan Shipps, Mormonism: The Story of a New Religious Tradition, University of Illinois Press, 1985, p. 67-85.
- ↑ Wilford Woodruff, Manifesto officiel, 1890.
- ↑ Ken Driggs, « Fundamentalist Mormonism », Encyclopedia of Latter-day Saint History, 2000.
- ↑ Community of Christ, « Faith and Beliefs », site officiel.
- ↑ Robert V. Remini, Joseph Smith, Viking Penguin, 2002, p. 22-25.
- ↑ Richard Bushman, Joseph Smith: Rough Stone Rolling, Alfred A. Knopf, 2005, p. 110-125.
- 1 2 3 4 5 Douglas J. Davies, An Introduction to Mormonism, Cambridge, Cambridge University Press, , 65–90 p. (ISBN 9780511610028). Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte : le nom « Davies 2003 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. - ↑ « General Church Leadership », site officiel de l'Église.
- 1 2 « Dallin H. Oaks Named 18th President of the Church of Jesus Christ », Church Newsroom, 14 octobre 2025.
- ↑ « Dieter F. Uchtdorf : New Acting President of the Quorum of the Twelve Apostles », Europe Central Newsroom, 8 janvier 2026.
- 1 2 « Prendre soin des personnes dans le besoin : Rapport 2025 », site officiel de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
- 1 2 « Le rapport des actions humanitaires de l'Église pour 2025 », Salle de presse officielle de l'Église.
- 1 2 (en) Stephen E. Robinson, Glade L. Burgon, Rodney Turner, Dennis L. Largey et Daniel H. Ludlow (dir.), God the Father, New York, Macmillan Publishing, (ISBN 0-02-879602-0, lire en ligne), p. 548–552.
- ↑ « Mormonism », dans Oxford Research Encyclopedia of Religion, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 9780199340378, DOI 10.1093/acrefore/9780199340378.013.75).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en-US) Richard Lyman Bushman, Mormonism: A Very Short Introduction, New York, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-531030-6)
- David Carter, Le mormonisme : une introduction historique et théologique, Éditions Universitaires,