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Michael Jang

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Michael Jang
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Michael Jang, né en 1951 à Marysville, en Californie, est un photographe américain. Installé à San Francisco, il est notamment connu pour ses photographies réalisées à partir des années 1970 en Californie, consacrées à sa famille sino-américaine, à la vie quotidienne, aux scènes de rue, aux milieux de la musique punk et aux événements mondains de Los Angeles[1],[2].

Une grande partie de ses photographies personnelles reste conservée dans ses archives pendant plusieurs décennies, tandis qu'il exerce comme photographe professionnel. Son travail commence à bénéficier d'une reconnaissance institutionnelle au début des années 2000, lorsque le San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) acquiert plusieurs de ses photographies[2]. En 2019, la McEvoy Foundation for the Arts de San Francisco lui consacre sa première grande rétrospective, Michael Jang's California[3].

Ses œuvres figurent notamment dans les collections du Museum of Modern Art de New York, du San Francisco Museum of Modern Art et de la National Gallery of Art à Washington[4],[5],[6].

Jeunesse et formation

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Michael Jang naît en 1951 à Marysville, dans le nord de la Californie, au sein d'une famille sino-américaine[2].

En 1971, il entre au California Institute of the Arts (CalArts), où il étudie initialement le design. Un cours de photographie lui fait découvrir notamment le travail de Lee Friedlander et Garry Winogrand, qui influence son intérêt pour l'observation de la vie quotidienne[2],[7].

Il obtient un Bachelor of Fine Arts du California Institute of the Arts en 1973, puis un Master of Fine Arts du San Francisco Art Institute en 1977[8].

Premières séries

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Pendant ses années d'études, Jang réalise plusieurs séries qui ne seront largement diffusées que plusieurs décennies plus tard.

Durant l'été 1973, il photographie les membres de sa famille élargie dans leur environnement quotidien dans la région de San Francisco. Cet ensemble, devenu The Jangs, représente notamment ses oncles, tantes et cousins dans des scènes domestiques et des loisirs familiaux[2],[7]. Les photographies sont réalisées dans le cadre d'un travail d'étudiant à CalArts[8].

La même année, il fréquente le Beverly Hilton à Los Angeles, où il photographie les soirées et événements mondains organisés dans l'hôtel. Pour accéder à certaines manifestations, il fabrique de faux laissez-passer de presse. La série Beverly Hilton comprend notamment des photographies de David Bowie, Frank Sinatra, Ronald Reagan et d'autres personnalités du spectacle et de la vie publique[2].

À la fin des années 1970, installé à San Francisco, Jang photographie les rues de la ville ainsi que différentes scènes et sous-cultures locales. Il documente notamment la scène punk de la baie de San Francisco, des concerts, des événements politiques et des rassemblements publics[2]. Ces travaux sont ensuite regroupés dans des ensembles tels que San Francisco (1973-1987) et Punks & Poets (1978-1980)[9].

Carrière professionnelle et redécouverte

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Après ses études, Michael Jang mène pendant plusieurs décennies une carrière de photographe commercial et de portraitiste, tandis qu'une grande partie de son travail personnel reste inédite[10].

En 2002, il soumet une sélection de ses anciennes photographies au département de photographie du San Francisco Museum of Modern Art, qui dispose alors d'une procédure ouverte de présentation de travaux. Le musée acquiert plusieurs images de sa série Beverly Hilton, ouvrant une nouvelle période de diffusion de son œuvre[2],[8]. Le SFMOMA acquiert par la suite également des photographies de The Jangs[8].

À partir des années 2000, ses archives sont progressivement montrées dans des expositions et publiées sous forme de livres et de zines. En 2019 paraît sa première importante monographie, Who Is Michael Jang?, publiée par Atelier Éditions et accompagnée d'une introduction de Sandra S. Phillips, ancienne conservatrice de la photographie au SFMOMA[9].

La même année, la McEvoy Foundation for the Arts présente à San Francisco Michael Jang's California, sous le commissariat de Sandra S. Phillips. L'exposition, présentée du 27 septembre 2019 au 18 janvier 2020, constitue la première grande rétrospective de son travail[3],[10].

Who Is Michael Jang? reçoit le Lucie Photo Book Prize dans la catégorie indépendante pour l'édition 2020[11]. En 2021, Michael Jang reçoit une bourse Guggenheim dans la catégorie photographie[8].

Le travail photographique de Michael Jang se développe autour du portrait, de la photographie de rue et de l'observation de la vie sociale. Ses séries couvrent des environnements très différents, des scènes domestiques de The Jangs aux soirées hollywoodiennes du Beverly Hilton, en passant par la vie étudiante à CalArts, les rues de San Francisco, la scène punk et des groupes de musiciens amateurs[9].

Réalisée principalement en 1973, The Jangs est l'une de ses séries les plus connues. Jang y photographie sa famille sino-américaine dans des scènes ordinaires de la vie domestique et des loisirs dans la Californie des années 1970[2].

Les photographies restent largement inconnues du public pendant environ trois décennies. Elles sont ensuite acquises par plusieurs institutions, notamment le SFMOMA, le Museum of Modern Art et la National Gallery of Art[4],[5],[6].

En 2024, la National Gallery of Art présente plusieurs photographies de Jang dans l'exposition collective The '70s Lens: Reimagining Documentary Photography, consacrée aux transformations de la photographie documentaire américaine pendant les années 1970[12].

Interventions dans l'espace public

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À partir des années 2010, puis de manière plus soutenue pendant la pandémie de Covid-19, Jang réemploie certaines de ses photographies dans des collages et des interventions réalisées dans l'espace public de San Francisco[13].

En 2021, il colle notamment des images de The Jangs sur la façade condamnée d'un magasin de Clement Street, dans un quartier de San Francisco associé à la communauté chinoise. Cette pratique est ensuite développée dans The Whole Story, une commande du SFMOMA présentée en 2022 et 2023 dans le cadre du programme Bay Area Walls[13].

Ces interventions urbaines font l'objet du livre JANG, publié par MW Editions en 2026[14].

Expositions

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Parmi les expositions institutionnelles auxquelles son travail a été associé figurent :

  • 2019-2020 : Michael Jang's California, McEvoy Foundation for the Arts, San Francisco, commissariat de Sandra S. Phillips[3];
  • 2022-2023 : The Whole Story, commande Bay Area Walls, San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco[13];
  • 2024-2025 : The '70s Lens: Reimagining Documentary Photography, National Gallery of Art, Washington[12].

Collections publiques

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Des photographies de Michael Jang sont notamment conservées dans les collections de :

Publications

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  • Summer Weather, San Francisco, Owl & Tiger Books, 2012.
  • College, San Francisco, Hamburger Eyes, 2013.
  • Who Is Michael Jang?, sous la direction de Pascale Georgiev, introduction de Sandra S. Phillips, avant-propos d'Erik Kessels, textes de Kingston Trinder, Atelier Éditions, 2019, 280 p. (ISBN 978-0-9975935-9-4)[9].
  • JANG, MW Editions, 2026, (ISBN 978-1-969303-01-2)[14].

Film documentaire

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En 2024, le réalisateur Michael Jacobs consacre à Jang le documentaire Who Is Michael Jang?. Le film est présenté en première au San Francisco Documentary Film Festival en mai 2024[15].

Il est ensuite diffusé le 19 mai 2025 dans la série documentaire Independent Lens de PBS[16].

Notes et références

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  1. ↑ Clémentine Goldszal, « Michael Jang exhume l’insouciance de la Californie des années 1970 », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) Hua Hsu, « A Rediscovered Archive from California in the Seventies », The New Yorker,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 (en) « Michael Jang's California », sur McEvoy Family Collection (consulté le )
  4. 1 2 3 (en) « Michael Jang », sur Museum of Modern Art (consulté le )
  5. 1 2 3 (en) « Michael Jang », sur San Francisco Museum of Modern Art (consulté le )
  6. 1 2 3 (en) « Michael Jang », sur National Gallery of Art (consulté le )
  7. 1 2 (en) Will Matsuda, « Michael Jang's American Dream », Aperture,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. 1 2 3 4 5 (en) Paulina Choh, « Playing the Long Game with Michael Jang: Forging Identity with Photography », American Art, vol. 39, no 2,‎ (DOI 10.1086/736581, lire en ligne, consulté le )
  9. 1 2 3 4 (en) « Who Is Michael Jang? », sur Atelier Éditions (consulté le )
  10. 1 2 (en) Kenneth Dickerman, « Idiosyncratic photos show life in 1970s Los Angeles and San Francisco », The Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. ↑ (en) « Lucie Foundation Photo Book Prize », sur Lucie Foundation (consulté le )
  12. 1 2 (en) « The '70s Lens: Reimagining Documentary Photography », sur National Gallery of Art (consulté le )
  13. 1 2 3 (en) « Michael Jang: The Whole Story, 2022–2023 », sur San Francisco Museum of Modern Art (consulté le )
  14. 1 2 (en) « JANG », sur MW Editions, (consulté le )
  15. ↑ (en) Michael Fox, « ‘Who is Michael Jang?’ Is a View of the Artist as Performer in SF DocFest Debut », KQED,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. ↑ (en) « Who is Michael Jang? », sur PBS, (consulté le )

Liens externes

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