Marcel Gradwohl
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Marcel Gradwohl dit Girdal dans la Résistance, né le à Pfaffenhoffen, dans le Bas-Rhin et mort fusillé le à Saint-Flour, dans le Cantal est un Juif français résistant, victime de la Shoah en France.
Biographie
[modifier | modifier le code]Marcel Gradwohl est né le [1] 1921 à Pfaffenhoffen, un petit village du Bas-Rhin[2],[3]. Son père, Sylvain[4] Gradwohl, est un marchand de grains ambulant et sa mère, Alice Gradwohl née Winter[4], tient un petit commerce de chaussures à Pfaffenhoffen[1].
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Avec l’annonce du débarquement, le , les membres de la « Sixième », branche clandestine des Éclaireurs Israélites de France, reçoivent l’ordre de rejoindre un maquis, Raymond Winter[5], Edgard Lévy[6], Marcel Gradwohl[2] et Roger Gradwohl[7], les deux cousins de Raymond Winter, se retrouvent à Saint-Flour dans le Cantal[8].
Dès 1942, Edgard Lévy participe à la « Sixième ». Son principal secteur d’activité est Limoges (Haute-Vienne). Il est au service des faux papiers. Il a comme responsable Raymond Winter, Josué Lifshitz dit Champagnac, et le rabbin Abraham Deutsch. Il est également chargé avec les frères Gradwohl et Raymond Winter de trouver des lieux sûrs pour les personnes risquant la déportation et la mort[8].
Avant leur arrestation du , Raymond Winter, Edgard Lévy, Marcel Gradwohl et Roger Gradwohl passent la nuit chez Alice Ferrières, professeur de mathématiques au collège de jeunes filles de Murat. Elle est la première Française à recevoir, en 1964, la médaille des Justes parmi les nations. Résistante aux côtés de son beau frère Jean Cavaillès, elle aide des réfugiés et des enfants, adolescents « Juifs » à se cacher dans les collèges de la ville ou dans des familles paysannes des environs[9].
Le , les Allemands raflent des habitants de Saint-Flour ainsi que Raymond Winter, Edgard Lévy, et les frères Gradwohl[8].
Le un accrochage a lieu entre FFI et soldats allemands non loin de là , à Murat. Le chef de la Gestapo, Hugo Geissler, est tué par des résistants. La répression est terrible. Sur cinquante-trois habitants civils détenus, les Allemands choisissent vingt-cinq civils à exécuter en représailles, dont Edgar Lévy, Marcel et Roger Gradwohl, ainsi que Raymond Winter désignés parce que juifs[8].
Détenus à l’Hôtel Le Terminus à Saint-Flour, ils sont fusillés à six heures du matin[8] le , par la Gestapo à Soubizergues, dans la commune de Saint-Georges (Cantal)[9],[5].




Distinctions
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Croix de guerre -, Ă titre posthume[3]
Médaille de la Résistance française, à titre posthume[3]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Mathias Orjekh. Marcel Gradwohl, scout et résistant (Pfaffenhoffen, 2 décembre 1921 – Saint-Flour, 14 juin 1944). Archives Juives 2003/1 (Vol. 36), pages 134 à 135.
- 1 2 (en) Marcel Gradwohl, born in Pfaffenhoffen, France, 1921, known as Girdal; details regarding his activities in the French Jewish underground during World War II. yadvashem.org.
- 1 2 3 (en) Marcel Gradwohl, born in Pfaffenhoffen, France, 1921, known as Girdal; details regarding his activities in the French Jewish underground during World War II. portal.ehri-project.eu.
- 1 2 GRADWOHL Roger. maitron.fr.