Liaison secondaire
Les liaisons secondaires sont les liaisons formant les structures secondaires et tertiaires chez les protéines. Pour ce faire, elles agissent entre les radicaux des acides aminés présents à la surface de la molécule, donc à l'extérieur de la structure secondaire.
Les protéines tirant leurs propriétés de leur structure dans l'espace, elles sont particuliÚrement importantes pour celles-ci.
Elles sont principalement non-covalentes, et assurent une certaine stabilitĂ© aux molĂ©cules qu'elles joignent. Elles se distinguent des liaisons peptidiques et autres liaisons covalentes par le fait que leur Ă©nergie de liaison est beaucoup plus faible (ÎÉH(C-C) â -400 kJ/mol et ÎÉH°(S-S)â - 200 kJ/mol).
Liaison secondaire forte covalente
[modifier | modifier le code]Le pont disulfure
[modifier | modifier le code]Le pont disulfure est la seule liaison secondaire covalente existante; elle est le résultat de l'association de deux groupements thiol ( -SH), ce qui donne donc le pont disulfure ( S-S ), avec bien entendu un dégagement d'atomes d'hydrogÚne. Le groupement thiol se retrouve en particulier sur un acide aminé nommé cystéine, appartenant aux acides aminés contenant un groupement thiol dans leur radical. L'exemple le plus simple étant la formation d'une molécule de cystine à partir de l'oxydation de deux molécules de cystéine.
Liaison secondaire faible non covalente
[modifier | modifier le code]Liaison hydrogĂšne
[modifier | modifier le code]La liaison hydrogĂšne correspond Ă une forte attraction Ă©lectrostatique entre un atome d'hydrogĂšne Ă©lectropositif d'une molĂ©cule polaire et un atome Ă©lectronĂ©gatif appartenant Ă une molĂ©cule polaire voisine. L'atome formant la liaison avec celui d'hydrogĂšne doit alors ĂȘtre suffisamment Ă©lectronĂ©gatif pour le rendre beaucoup plus Ă©lectropositif.
Aussi, seuls les atomes d'oxygĂšne, d'azote, de fluor et de soufre sont en gĂ©nĂ©ral assez Ă©lectronĂ©gatifs pour engendrer une dĂ©polarisation suffisante. De mĂȘme, seuls les atomes d'oxygĂšne, d'azote, de soufre (Ă condition de n'ĂȘtre couplĂ© qu'Ă un seul radical et de possĂ©der une charge nĂ©gative) et de fluor peuvent Ă©tablir une liaison hydrogĂšne avec l'atome d'hydrogĂšne polarisĂ©. Une telle liaison est caractĂ©risĂ©e par une Ă©nergie de liaison de -10 Ă -40 kJ/mol. En phase liquide elles sont sans cesse rompues et reformĂ©es tandis qu'en phase solide elles assurent la cohĂ©sion du cristal (eau sous forme de glace par exemple). Elles permettent ainsi de favoriser certaines rĂ©actions acido-basiques.
Forces de van der Waals
[modifier | modifier le code]Les forces de van der Waals sont des forces qui se créent au niveau des atomes et qui fixent les distances inter-atomiques ; c'est donc une attraction non spécifique entre deux atomes.
Les interactions hydrophobes
[modifier | modifier le code]Les liaisons ioniques ou salines
[modifier | modifier le code]Les liaisons ioniques entre acide aminés sont les interactions non covalentes les plus fortes, elles se produisent entre deux chaßnes latérales de deux acides aminés différents. Il existe des liaisons ioniques directes et indirectes.
Les liaisons ioniques directes se font entre une chaßne latérale basique (chargée positivement) qui se lie à une chaßne latérale acide (chargée négativement), cela crée un partage d'électrons entre deux atomes (un de chaque chaßne).
Les liaisons ioniques indirectes se font en solution, des ions de la solution vont se placer proches des chaßnes latérales (acide ou basique, cela dépend de la nature de l'ion) et vont créer des liaisons ioniques.
Voir aussi
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