Kongo Central
| Province du Kongo Central | |
Localisation du Kongo central en république démocratique du Congo. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Chef-lieu | Matadi |
| Plus grande ville | Boma, Mbanza-Ngungu, Moanda, Tshela, Lukula, Seke-Banza, Madimba, Songololo... |
| Assemblée | 24 sièges |
| Sénat | 4 sièges |
| Assemblée provinciale | 37 sièges |
| Gouverneur | Grâce Bilolo (2024-) |
| ISO 3166-2 | BC |
| Fuseau horaire | UTC+1 |
| Démographie | |
| Population | 5 575 000 hab. (2015) |
| Densité | 103 hab./km2 |
| Rang | 6e |
| Langue | Officielle : français Nationale : kikongo ya leta, lingala, kikongo (non nationale) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 5° 49′ sud, 13° 29′ est |
| Superficie | 53 920 km2 |
| Rang | 23e |
| Sources | |
| modifier |
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Le Kongo Central (Kongo dia Kati, en kikongo)[1],[2], officiellement appelé Bas-Congo jusqu'en 2015, est une province de la république démocratique du Congo.
Extension la plus occidentale du pays, il constitue l'unique voie d'accès de la RDC vers un littoral maritime (sur l'océan Atlantique) — par une sorte de corridor que forme sa subdivision du Territoire de Moanda —, et il a pour chef-lieu la ville de Matadi (non côtière quant à elle, sinon sur le fleuve Congo en amont de son embouchure).
Géographie
[modifier | modifier le code]Cette région du Bas-Congo s’étend donc entre l'Atlantique et, plus à l'est dans l'hinterland, la province capitale et l'ancienne province du Bandundu, couvrant ainsi une superficie de 55 000 km2 soit près de deux fois la Belgique.
Le Congo s'écoule tout au long de la région en divisant celle-ci en deux. Elle fait partie du bassin de ce fleuve, à l'exception du nord(-ouest) du massif du Mayumbe drainé par le Shiloango.
Géographiquement, elle a pour limites :
- à l'ouest, l'océan Atlantique et l'enclave angolaise du Cabinda ;
- au nord, d'ouest en est, la même exclave, la république du Congo (départements de Niari, Bouenza et Pool), puis la capitale nationale Kinshasa et sa propre région ;
- à l'est, la province du Kwango, toujours en RDC ;
- au sud, l'Angola (régions de l'Uíge et du Zaïre, d'est en ouest).
Le relief de la région est orienté parallèlement à la côte, du nord-ouest au sud-est via son centre. Appartenant à la chaîne des Monts de Cristal, on y trouve le massif de Pallabala, le Mont Lamata, le plateau de Bangu, et le massif du Mayombe en rive droite du Congo qui traverse l'ensemble en une série de cascades et de rapides parmi les plus puissants et longs au monde[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]La province du Bas-Congo, créée en 1908 dans la colonie du Congo belge, s'étend sur une partie du territoire de l'État pré-colonial du royaume Kongo. Avec l’arrivée des Européens et le système colonial qu'ils ont mis en place, la région - renommée par les colons, Congo belge- et en particulier, la région du Kongo Central est complètement réorganisée administrativement. Le Congo belge, qui s’est vu divisé en six provinces, compte aussi Kinshasa (ex-Léopoldville), englobant la superficie du Kongo central actuel, comme l’une de ces régions. Mais à cette époque, la démarcation du Kongo central n’est pas encore présente.
En 1962, deux ans après l’indépendance du Congo, la province de Léopoldville est divisée en deux : celle du Kongo central (ancien Bas-Congo), avec pour chef-lieu Songololo, et celle de Bandundu avec pour chef-lieu Kikwit transféré plus tard à Bandundu.
Malgré les différentes secousses entraînées par la Constitution (fédéraliste) de 1964 dite « de Luluabourg », la province du Kongo central ne change pas. Elle constitue l’une des onze provinces, déjà, de la RDC.
Si la nouvelle Constitution de 1965 n’entraîne aucune modification de cette région, la journée des 3Z () va bouleverser certaines réalités de l’époque, notamment la débaptisation de la province du Bas Congo en celle du « Bas-Zaïre ».
À la création administrative du Kongo central, celle-ci ne comptait que deux districts (ou sous-régions sous la 2e République) : ceux des Cataractes et du Bas-Congo. Ce n’est que quelques années plus tard que la
