Jacques Legendre
| Jacques Legendre | |
Jacques Legendre en 2010. | |
| Fonctions | |
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| Président de la commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication | |
| – (2 ans, 11 mois et 22 jours) |
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| Élection | |
| Prédécesseur | Jacques Valade |
| Successeur | Marie-Christine Blandin |
| Sénateur français | |
| – (25 ans) |
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| Élection | 27 septembre 1992 |
| Réélection | 23 septembre 2001 25 septembre 2011 |
| Circonscription | Nord |
| Groupe politique | RPR, UMP puis LR |
| Député français | |
| – (2 ans, 1 mois et 12 jours) |
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| Élection | 16 mars 1986 |
| Circonscription | Nord |
| Législature | VIIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RPR |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| – (1 mois et 4 jours) |
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| Élection | 19 mars 1978 |
| Circonscription | 16e du Nord |
| Législature | VIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RPR |
| Prédécesseur | Claude Pringalle |
| Successeur | Claude Pringalle |
| – (4 ans et 29 jours) |
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| Élection | 11 mars 1973 |
| Circonscription | 16e du Nord |
| Législature | Ve (Cinquième République) |
| Groupe politique | UDR |
| Prédécesseur | Raymond Gernez |
| Successeur | Claude Pringalle |
| Secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle | |
| – (3 ans, 1 mois et 10 jours) |
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| Président | Valéry Giscard d'Estaing |
| Premier ministre | Raymond Barre |
| Ministre | Robert Boulin Jean Mattéoli |
| Gouvernement | Barre III |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Marcel Debarge |
| Secrétaire d'État auprès du ministre du Travail | |
| – (1 an et 2 jours) |
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| Président | Valéry Giscard d'Estaing |
| Premier ministre | Raymond Barre |
| Ministre | Christian Beullac |
| Gouvernement | Barre II |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Fonction supprimée |
| Maire de Cambrai | |
| – (15 ans, 7 mois et 5 jours) |
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| Élection | 13 mars 1977 |
| Réélection | 6 mars 1983 19 mars 1989 |
| Prédécesseur | Raymond Gernez |
| Successeur | François-Xavier Villain |
| Conseiller général du Nord | |
| – (6 ans et 7 jours) |
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| Élection | 14 mars 1976 |
| Circonscription | Canton de Cambrai-Ouest |
| Prédécesseur | Raymond Gernez |
| Successeur | François-Xavier Villain |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jacques Gabriel Raymond Legendre[1] |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris 15e (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UDR, RPR, UMP puis LR |
| Profession | Professeur agrégé |
| Distinctions | Ordre de la reconnaissance centrafricaine (2017) Ordre national de la Légion d'honneur (2020) |
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| Maires de Cambrai Ministres français de la Formation professionnelle |
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Jacques Legendre, né le à Paris (Seine), est un homme politique français.
Après une brève carrière dans l'enseignement, il est élu député du Nord sous l'étiquette UDR en 1973, puis réélu avec l'étiquette RPR en 1978 et 1986. Il est membre du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais de 1973 à 2001 (membre de droit, puis élu en 1986, 1992 et 1998, démissionnaire en 2001), maire de Cambrai de 1977 à 1992, puis toujours membre du conseil municipal, et conseiller général du Nord pour le canton de Cambrai-Ouest de 1976 à 1982.
Il occupe les postes de secrétaire d'État auprès du ministre du Travail de 1977 à 1978, puis de secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle de 1978 à 1981 dans les deuxième et troisième gouvernements de Raymond Barre. Il continue ensuite à exercer d’importantes responsabilités locales dans le Nord.
Il est élu sénateur en 1992, et le reste jusqu'en 2017. Il préside la commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication du Sénat de 2008 à 2011. Depuis 2017, il est membre de l'Académie des sciences d'outre-mer.
Situation personnelle
[modifier | modifier le code]Origines, famille et vie privée
[modifier | modifier le code]Jacques Legendre naît sous l’occupation allemande dans le 15e arrondissement de Paris, où son grand-père est vendeur de chevaux de fiacre. Son père, Gabriel Legendre (1895-1973), est un agent d'assurance champenois, ancien poilu de la Première Guerre mondiale et sympathisant gaulliste. Sa mère, Simone Royer (1904-1987), plutôt socialiste, est issue de la petite bourgeoisie parisienne. Ils se sont rencontrés au moment de l'exode, en 1940[2],[3].
Jacques Legendre épouse Madeleine Compagnon en 1970. Ils ont trois enfants : Philippe, Thomas et Sophie[3]. Son fils aîné, Philippe Legendre, était son assistant parlementaire lorsqu’il était sénateur, après avoir fait des études de droit, une licence d’histoire et un master de sciences politiques[4].
Études et carrière professionnelle
[modifier | modifier le code]Jacques Legendre passe son enfance en Normandie, où il suit sa scolarité jusqu’au cours complémentaire, et prépare ensuite le baccalauréat au lycée à Amiens[3]. Il y commence ses études supérieures et crée le Syndicat des étudiants de lettres[5]. En 1961, il intègre l’institut de préparation aux enseignements de second degré (IPES) puis prépare à la faculté de lettres de Lille un diplôme d’études supérieures[3], avec un mémoire intitulé « Le thème du Sahara dans le roman français »[6].
Ses études terminées et ayant obtenu le CAPES de lettres modernes en 1964[3], il effectue son service militaire dans la coopération en Afrique. De 1965 à 1966, il est professeur coopérant en République centrafricaine[6]. Il enseigne ensuite dans différents lycées du Nord[7], notamment à Fourmies puis à Lille[3]. En 1972, il est reçu à l’agrégation d’histoire-géographie et enseigne un an à Tourcoing avant d’être élu député[3],[6]. Il retrouve son métier de professeur de 1981 à 1984 à Cambrai[3].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Premiers engagements
[modifier | modifier le code]Il milite au sein du mouvement gaulliste dès l'âge de 20 ans, d'abord à l'UNEF, puis adhère en à l’UNR et décide de créer à Lille un groupe d’étudiants gaullistes, l’Action étudiante gaulliste, dont il devient le président national en 1963[2].
Lors des événements de Mai 68, il organise des manifestations de soutien au général de Gaulle[7].
Député, maire et secrétaire d’État
[modifier | modifier le code]Lors des élections législatives de 1968, il se présente à Maubeuge mais est victime d'un accident de la route qui l'empêche de poursuivre sa campagne[2]. Cinq ans plus tard, il est élu député dans la 16e circonscription du Nord.
Il participe à la campagne de Jacques Chaban-Delmas pour l’élection présidentielle de 1974. Nommé secrétaire général adjoint de l’UDR par Alexandre Sanguinetti, il est candidat le au poste de secrétaire général contre Jacques Chirac, alors Premier ministre[8]. Il quitte le comité central et ses responsabilités nationales à l’UDR après l’élection de ce dernier à la tête du parti et poursuit son implantation locale dans le Nord.
Il est rapporteur à l’Assemblée nationale de la loi Haby de 1975 sur la réforme du système éducatif[3].
En 1976, il prend à Raymond Gernez (PS) le canton de Cambrai-Ouest. En 1977, sa liste l’emporte aux élections municipales à Cambrai. Raymond Barre lui propose alors d’entrer au gouvernement comme secrétaire d’État auprès du ministre du Travail. Avec son ministre de tutelle Christian Beullac, il crée le premier pacte national pour l’emploi des jeunes[7].
L’année suivante, il devient secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle auprès du ministre du Travail et de la Participation dans le gouvernement Barre III. La fermeture d’Usinor-Denain en 1978 le confronte à Cambrai et dans toute la région à une crise sociale[7]. Le , il est rattaché au Premier ministre. Il fait voter la première loi sur la formation en alternance et poursuit l’action initiée par Jacques Chaban-Delmas et Jacques Delors en faveur de la formation continue.
Il est battu aux élections législatives de 1981 par le socialiste Jean Le Garrec[9].
Des municipales aux sénatoriales
[modifier | modifier le code]Jacques Legendre est réélu au premier tour des élections municipales à Cambrai en 1983 avec près de 60 % des voix.
Au printemps 1986, il est réélu député et conseiller régional, en deuxième position sur la liste conduite par Jacques Vernier. Il est rapporteur à l’Assemblée nationale sur les questions de formation professionnelle. Il est de nouveau battu aux élections législatives de 1988 par Jean Le Garrec.
En 1989, il est réélu pour la troisième fois maire de Cambrai. Il devient secrétaire général puis président de l’Association des maires du Nord. Fondateur en 1992 de la communauté de villes, puis d’agglomération de Cambrai qu’il préside jusqu’en 2008[10], il siège en tant que représentant de son agglomération à la commission départementale de coopération intercommunale.
Il est choisi pour mener la liste RPR-UDF dans le Nord aux élections régionales de 1992, mais est battu par Marie-Christine Blandin. En septembre de la même année, à la demande des sénateurs sortants Maurice Schumann, André Diligent et Jean-Paul Bataille, Jacques Legendre prend la tête d’une liste sénatoriale RPR-UDF et est élu sénateur du Nord avec Maurice Schumann et André Diligent. Il entre au Sénat le , et démissionne de son mandat de maire de Cambrai[11].
Il s’inscrit au groupe RPR et devient membre de la commission des Affaires culturelles.
Sur les bancs du Sénat
[modifier | modifier le code]Actif au sein de sa commission, il est désigné chaque année, de 1993 à 2008, rapporteur pour avis du budget de la francophonie. Il est rapporteur de la loi sur la langue française présentée par le ministre de la Culture, Jacques Toubon. Il est élu secrétaire général de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) de 1986 à 1988 puis de 1995 à 2013[12], et président du groupe d'amitié sénatorial France – Afrique de l'Ouest.
En 2001, il conduit la liste « Une équipe pour le Nord au Sénat » aux élections sénatoriales, face à quatre autres listes de droite ou du centre menées par Jean-René Lecerf, Alex Türk, Joël Wilmotte et Jacques Donnay. Il est réélu. Toujours membre de la commission des Affaires culturelles, il en devient vice-président en 2005[7].
Jacques Legendre a aussi été membre de la mission commune d’information sur la désindustrialisation des territoires ainsi que président de la commission de la Culture de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, où il a représenté le Sénat de 1995 à 2008. Il devient en 2008 président de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication du Sénat[13]. Il perd cette présidence en 2011, après un renouvellement sénatorial favorable à la gauche.
Membre du comité de pilotage sur les rythmes scolaires mis en place par Luc Chatel le , il est nommé le membre du Conseil supérieur des programmes créé par Vincent Peillon,