Jacques Kergoat
| Rédacteur en chef Politis |
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Ligue communiste révolutionnaire (à partir de ) Parti socialiste unifié |
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Jacques Kergoat, né à Brest le et mort à Poitiers le est un sociologue, historien et militant d'extrême gauche français.
Il a participé à la naissance de la Fondation Copernic et a été le rédacteur en chef de la revue Politis[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Les parents de Jacques Kergoat étaient de petits commerçants. Son père a également été docker auparavant[2].
Parcours professionnel
[modifier | modifier le code]Jacques Kergoat était historien du socialisme et du syndicalisme, s’intéressant au mouvement social en général[2].
Il a aussi été collaborateur au Monde diplomatique, à la rubrique économique du Monde (1981-1985), puis à sa rubrique politique, avant de créer Politis-La Revue en 1992. Il contribua aussi, au début des années 1990, à la formation du groupe « Rencontres », qui réunissait des syndicalistes et des militants de gauche, puis créa en 1993 Ressy (Recherche, Société, Syndicalisme), structure qui fut un véritable carrefour, permettant la rencontre de plusieurs dizaines de syndicalistes de toutes sensibilités (CGT, FSU, CFDT, FO) et de spécialistes des questions sociales (57 chercheurs). Le premier colloque « Questionner le travail » fut organisé le 1er mai 1994[2].
Engagements politiques
[modifier | modifier le code]Il milite d'abord au Parti socialiste unifié (PSU) notamment par opposition à la guerre d'Algérie[2]. En 1972, son courant politique au sein du PSU, duquel fait partie le philosophe Jean-Marie Vincent, entre en négociation avec la Ligue communiste révolutionnaire[3]. Il est alors secrétaire général du PSU parisien. Michel Rocard, secrétaire national du PSU, dissout la fédération PSU d'Île-de-France, qui s'était dotée d'une direction sur sa gauche et oblige les militants à se réinscrire individuellement. Jacques Kergoat quitte alors le PSU, avec une partie des militants parisiens et rouennais du PSU (Dominique Pouchin). Il entre à la direction politique de la LCR où il demeure jusqu'à sa mort en 1999.
Publications
[modifier | modifier le code]- La France du Front populaire, La Découverte, 2006, (ISBN 9782707148629)
- Histoire du Parti socialiste, La Découverte, 1997
- Le Monde du travail, La Découverte, 1998
- Marceau Pivert, socialiste de gauche, Éditions de l'Atelier, 1994
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ La mort de Jacques Kergoat, Thomas Lemahieu, humanite.fr, 2 août 1999
- 1 2 3 4 Jean-Paul Salles, « KERGOAT Jacques – Maitron », (consulté le )
- ↑ Tudi Kernalegenn, François Prigent, Gilles Richard et Jacqueline Sainclivier (dir.), Le PSU vu d'en bas réseaux sociaux, mouvement politique, laboratoire d'idées (années 1950-années 1980), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 373 p. (ISBN 978-2-7535-0992-4, lire en ligne), p. 18
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Naissance en avril 1939
- Naissance à Brest
- Décès en juillet 1999
- Personnalité du Parti socialiste unifié
- Personnalité de la Ligue communiste révolutionnaire
- Essayiste ou théoricien marxiste
- Sociologue français du XXe siècle
- Journaliste français du XXe siècle
- Historien français du XXe siècle
- Historien du politique
- Historien du social
- Décès à Poitiers
- Décès à 60 ans