Aller au contenu

Hauterives

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hauterives
  1. Mairie de Hauterives.
  2. Façade est du Palais Idéal.
Image illustrative de l’article Hauterives
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Communauté de communes Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Florent Brunet
2026-2032
Code postal 26390
Code commune 26148
Démographie
Gentilé Hauterivois, Hauterivoises
Population
municipale
1 904 hab. (2023 en évolution de +0,47 % par rapport à 2017)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 22″ nord, 5° 01′ 38″ est
Altitude Min. 269 m
Max. 506 m
Superficie 30,51 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Drôme des collines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Hauterives
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Hauterives
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Voir sur la carte topographique de la Drôme
Hauterives
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Hauterives
Liens
Site web

Hauterives est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune est particulièrement connue pour le Palais idéal, œuvre classée au titre des monuments historiques et signée par Ferdinand Cheval, simple facteur de la commune, qui l'a élaborée et construite de ses propres mains durant 33 ans entre 1879 et 1912.

Ses habitants sont dénommés les Hauterivois[1].

Géographie

[modifier | modifier le code]
Plan de Hauterives et des communes voisines

Localisation

[modifier | modifier le code]

La commune de Hauterives est située dans la région de la Drôme des collines, au nord du département.
Elle est distante d'environ 26 km de Romans-sur-Isère, 45 km de Valence, 70 km de Grenoble et 80 km de Lyon.

Communes limitrophes

[modifier | modifier le code]

Relief et géologie

[modifier | modifier le code]

Le village est situé entre deux collines qui forment la vallée de la Galaure.

Sites particuliers :

Le territoire de Hauterives se situe à la limite occidentale de la formation argilo-caillouteuse de Chambaran-Bonnevaux.
Elle est notamment constituée de galets de quartzite patinés, d'origine alpine, pouvant atteindre une assez grande taille. Ces galets sont enveloppés dans une terre argileuse rougeâtre dépourvue de calcaire. La présence de cette argile peu perméable a favorisé le glissement des alluvions sur les pentes, rendant difficile leur délimitation[2].

Pour note, l'Hauterivien, roche calcaire de teinte jaune caractéristique que l'on peut trouver dans la Drôme, n'est pas lié à cette commune mais à la localité d'Hauterive en Suisse[3].

Hydrographie

[modifier | modifier le code]
La Galaure à Hauterives
La Galaure.

La commune est traversée par la Galaure, une petite rivière provenant de la forêt de Chambaran, dans le département de l'Isère. Elle coule dans la partie centrale du territoire, au sud du bourg, non loin du Palais idéal, dans un axe est-ouest, puis conflue avec le Rhône à Saint-Vallier[4].

Au niveau du territoire communal, la Galaure reçoit les eaux de plusieurs petits affluents, tels que :

  • le Galaveyson, d'une longueur de 17,46 km[5] ;
  • le ruisseau de Bonne Combe d'une longueur de 3,2 km[6] ;
  • le ruisseau de Dravey, d'une longueur de 2,86 km[7] ;
  • l'Œillon, ce dernier étant un effluent du Ruisseau de Combesse[8].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[11] et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à 20 °C), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à 300 mm)[12]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 932 mm, avec 8,9 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Christophe-et-le-Laris à 6 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 004,4 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,5 °C, atteinte le [Note 1].

Au , Hauterives est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (30,8 %), terres arables (25,3 %), prairies (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (16 %), zones urbanisées (3,3 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

[modifier | modifier le code]

Hauterives s'étend principalement suivant un axe est-ouest. La commune se situe entre la rive droite de la rivière La Galaure au sud et la colline au nord sur laquelle était autrefois construit le château fortifié.

L'occupation des sols est majoritairement consacrée à l'agriculture, puis aux espaces naturels qui s'étendent sur presque 40 % de la surface de la commune.

Occupation des sols à Hauterives en 2017
Type d’occupation Proportion (Drôme) Superficie (hectares)
Espace urbain construit 5,27 % (5,60) 162
Espace agricole 52,73 % (25,80) 1 620
Fôrets et milieux semi-naturels 37,59 % (66,40) 1 155
Eaux 0.9 % (1) 27
Indéterminés 3,54 % (1,30) 109
Source : Base statistique de l'Observatoire des surfaces à l’échelle communale (OSCOM) et Diaporama de présentation OSCOM[23]

Quartiers, hameaux et lieux-dits

[modifier | modifier le code]
Vue générale de Treigneux
Hameau de Treigneux.

Hauterives comprend deux hameaux : Treigneux situé à environ 2,5 km vers l'ouest en direction de Châteauneuf-de-Galaure et Saint-Germain à environ 2 km vers l'est en direction du Grand-Serre.

Site Géoportail (carte IGN)[24] :

  • Ambouchet
  • Bancel
  • Barbotte
  • Bayard
  • Billaudière
  • Bois Billou
  • Bois de Bancel
  • Bois des Rivoires
  • Bois Rond
  • Bonne Combe
  • Champdolent
  • Chandebourg
  • Château de Barral
  • Châtelard
  • Claret
  • Combe Charmet
  • Combe Chourine
  • Combe Claire
  • Combe de la Mendicité
  • Combe Meynier
  • Combe Montlivier
  • Combe Savoye
  • Combesse
  • Dravey
  • Faveyron
  • Ferme Levaux
  • Figuet
  • Fonjalle
  • Fourmilière
  • Galliardière
  • Garennière
  • Gengonnière
  • Goiffieux
  • la Fayardaie
  • l'Aiguète
  • la Massetière
  • la Place
  • la Seite
  • le Château
  • le Moulin de Treigneux
  • le Noir
  • le Planeau
  • les Bessées (nord)
  • les Bessées (sud)
  • les Brosses
  • les Carrières
  • les Fayets
  • les Fromenteaux
  • les Girauds
  • les Giroux
  • les Gonnets
  • les Gournets
  • les Lombards
  • les Maréchaux
  • les Molières
  • les Murets
  • les Ouillères
  • les Plans
  • les Potences
  • les Poteries
  • les Roberts
  • les Roches
  • les Rollands
  • les Sabots
  • les Valois
  • les Vignes
  • Machuron
  • Mantaille
  • Mas des Hours
  • Montlivier
  • Mottinot
  • Naiseau
  • Pain Blanc
  • Piache
  • Pile
  • Portalier
  • Rabate
  • Reguine
  • Revolon
  • Reynaud
  • Ruthy
  • Saint-Germain
  • Sarasinière
  • Treigneux
  • Trièves
  • Turpin

Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits :

  • Ambouchet est un hameau attesté en 1891[25].

En , il est recensé un total de 880 logements à Hauterives, contre 771 en , soit une augmentation de plus de 14 % en cinq ans.
Entre ces deux dates, la proportion de maisons et d'appartements est restée quasiment identique, soit respectivement environ 84 % et un peu plus de 15 %[26].
Il y a 745 résidences principales et 79 résidences secondaires en . Si le nombre de résidences principales a augmenté en valeur absolue, il représente une légère diminution relativement au total des logements (-0,7 %), ceci s'expliquant par la stagnation du nombre de résidences secondaires et une augmentation relativement importante du nombre de logements vacants qui est de 35 en pour atteindre 56 cinq ans plus tard.

Le logement à Hauterives
Types de logements 2014 Proportion 2009 Proportion
Total 880 100 % 771 100 %
Résidences principales 745 84,6 % 658 85,3 %
Résidences secondaires 79 9 % 78 10,1 %
Logements vacants 56 6,3 % 35 4,5 %
Source : Insee[26]

Projets d'aménagement

[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports

[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par la D 51 qui longe la vallée de la Galaure de Roybon à Saint-Vallier et en son axe nord-sud par la D 538 qui est un itinéraire bis entre Vienne et Marseille.

Les sorties d'autoroute les plus proches sont situées à Chanas (environ 25 km) ou Tain-l'Hermitage (30 km) pour l'A7 et à Romans-centre (30 km) ou Saint-Marcellin (environ 37 km) pour l'A49[réf. nécessaire].

Pont et passerelle

Le pont sur la départementale 538, dit « pont de Romans » fait la liaison routière et piétonnière entre le village et la rive gauche de la rivière où sont situés la piscine, le château, les équipements sportifs, le camping et une zone d'habitations (p. 22 et 23)[27]. Un peu plus à l'est, une passerelle pour piétons permet également de rejoindre cette zone.

Transports en commun

[modifier | modifier le code]

La ville a mis en place un service de transports scolaires. La Société nationale des chemins de fer français assure également un service de transport TER par car (lignes 03 et 12)[réf. nécessaire].

À un peu plus de 20 km, la gare de Saint-Vallier-sur-Rhône située sur l'axe Avignon-Valence-Lyon permet d'accéder au réseau ferroviaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes. À une trentaine de kilomètres au sud de Hauterives, la gare de Romans - Bourg-de-Péage dessert les destinations vers le centre ville de Valence et de Grenoble. La gare de Valence TGV située à une dizaine de minutes à l'est de Romans-sur-Isère (soit à une quarantaine de kilomètres de Hauterives), permet quant à elle d'emprunter le réseau des lignes à grande vitesse[réf. nécessaire].

Risques naturels et technologiques

[modifier | modifier le code]

Risques sismiques

[modifier | modifier le code]

La commune d’Hauterives a été touchée par des tremblements de terre d’intensité VVI sur l’échelle MSK[28]. Le séisme du (épicentre à Anse) déplace quelques meubles dans les maisons[29] ; le , un tremblement de terre (épicentre à Châteauneuf-de-Galaure), plus faiblement ressenti[30].

La totalité du territoire de la commune de Hauterives est situé en zone de sismicité no 3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[31].

Terminologie des zones sismiques
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2

Autres risques naturels

[modifier | modifier le code]

Risques technologiques

[modifier | modifier le code]

La commune fait également l'objet d'un plan de prévention des risques technologiques[32], le PPRt Novaplex du nom de l'industriel qui opère un site de stockage de 60 000 m3 de propylène classé « Seveso seuil haut » sur la commune du Grand-Serre, en limite Est de Hauterives[33],[34].

Storengy gère des installations de stockage souterrain de gaz naturel classées « Seveso seuil haut »[35] sans qu'elles soient, a priori, soumises à un plan de prévention des risques technologiques contrairement aux communes voisines de Tersanne, Saint Avit et Saint Martin d'Août[36].

Chloralp, filiale du groupe Vencorex exploite des mines de sel dans le sous-sol de la commune, ce qui nécessite l'utilisation de plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau par année[37].

Vieille photographie de la mine de lignite
L'ancienne mine de lignite de Hauterives.

Au nord du village, le site d'une ancienne mine de lignite est sujet à des mouvements de terrain. Il est, de ce fait, déclaré zone inconstructible[38].

Attestations

[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[39] :

  • 1150 : mention du mandement : mandamentum de Alta Ripa (cartulaire de Romans, 323).
  • 1154 : villa Sancti Martini de Acelin (cartulaire de Romans, 223).
  • 1257 : castrum de Altarippa (actes capit. de Vienne, 99).
  • 1298 : mention de la paroisse : capella Alte Ripe (d'Hozier).
  • XIIIe siècle : mention de l'église Saint-Martin : ecclesia Sancti Martini (Lacroix, Canton du Grand-Serre, 41).
  • 1321 : castrum Altæripæ (Valbonnais, II, 165).
  • 1321 : mention du mandement : mandamentum Altæ Ripæ (Valbonnais, II, 167).
  • 1394 : mention de l'église Saint-Martin : Sainct Martin d'Anzerin (d'Hozier).
  • XIVe siècle : mention du prieuré et de la paroisse : prioratus et capella Alte Rippe (pouillé de Vienne).
  • 1454 : de Altorivo (archives de la Drôme, E 2477).
  • 1521 : mention de la paroisse : ecclesia Alterippe (rôle de décimes).
  • 1588 : Alteripve (archives de la Drôme, E 3557).
  • 1632 : Autarripve (archives de la Drôme, E 3564).
  • 1788 : Auterives (alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Hauterives, commune du canton du Grand-Serre.

Étymologie

[modifier | modifier le code]

Hauterives vient du fait de sa situation topographique puisque le village est bâti sur la terrasse de la rive droite de la rivière. En parler local, le nom de la commune est prononcé /øtaˈriva/[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution

[modifier | modifier le code]
Ruines du château vieux
Ruines du château vieux (XIIe siècle).

Selon la légende, le comte Anselme, originaire de Mayence, et son fils Pinabel, tous deux détrousseurs de passants, habitaient le manoir. Le paladin Roland qui, guerroyant alors en Dauphiné contre les Maures, mit fin à leurs sinistres exploits après avoir investi leur repaire[réf. nécessaire].

Au début du Moyen Âge, la famille Ferlay est mentionnée parmi les très anciennes familles du mandement de Hauterives[40].

Au Moyen Âge, le village était fortifié ; les remparts étaient percés de quatre portes. Il ne subsiste qu'une porte ogivale.
Le village était dominé par le château féodal. La famille de Hauterives est mentionnée dès [réf. nécessaire].

La seigneurie[39]
  • La seigneurie de Hauterives comprenait toute la communauté de ce nom et relevait du fief des archevêques de Vienne.
  • Anciennement possédée par une famille de son nom.
  • Milieu du XIIe siècle : la terre passe (par mariage) aux Clermont (Clermont-Montoison[41]).
Parmi les seigneurs, il y a Amédée de Clermont, abbé de Hautecombe, puis évêque de Lausanne (devenu saint Amédée)[42].
  • 1467 : elle est vendue aux Poisieu.
  • 1514 : passe (par mariage) aux Saint-Chamond.
  • 1597 : acquise par les Borel.
  • 1783 : vendue aux Chastellard, derniers seigneurs.
Démographie
  • 1474 : 121 familles et 786 habitants[39].
  • 1760 : 250 familles et 1580 habitants[39].
  • 1774 : 277 familles[39].

Le mandement de Hauterives avait la même étendue que la terre et seigneurie de ce nom