Harbonnières
| Harbonnières | |||||
Le chef-lieu depuis la ligne d'Amiens à Laon. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Péronne | ||||
| Intercommunalité | CC Terre de Picardie | ||||
| Maire Mandat |
Georgette Sciascia 2026-2032 |
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| Code postal | 80131 | ||||
| Code commune | 80417 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Harbonnièrois | ||||
| Population municipale |
1 640 hab. (2023 |
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| Densité | 107 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 50′ 58″ nord, 2° 40′ 14″ est | ||||
| Altitude | Min. 60 m Max. 94 m |
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| Superficie | 15,37 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Moreuil | ||||
| Législatives | 5e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.harbonnieres.fr | ||||
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Harbonnières est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Harbonnières est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.
Limitrophe de Rosières-en-Santerre, la localité est située à 10 km à l'ouest de Chaulnes[1], 13 km au sud-est de Corbie[2], 17 km au sud d'Albert[3], 19 km au nord-ouest de Roye[4], 27 km à l'est d'Amiens, 44 km à l'ouest de Saint-Quentin[5] et à 50 km au sud d'Arras[6], à vol d'oiseau[Note 1].
Les communes limitrophes sont Bayonvillers, Caix, Framerville-Rainecourt, Guillaucourt, Morcourt, Proyart, Rosières-en-Santerre et Vauvillers.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]Le sol et le sous-sol d'Harbonnières, bourg picard du plateau du Santerre, sont de formation tertiaire. Ils sont formés de couches argileuses de limon des plateaux qui laisse passer l'eau jusqu'à une profondeur de dix mètres. Le diluvium se rencontre dans un fond de vallée[7].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 688 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 9 km à vol d'oiseau[14], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 4].
Paysages
[modifier | modifier le code]Le relief de la commune est celui d'un plateau compris entre la vallée de la Luce et celle de la Somme. Le nord-est est à peu près plat sauf une petite vallée sèche qui se dirige vers Morcourt. Les environs du village sont légèrement vallonnés d'où un vallon va rejoindre la vallée de la Luce[7].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Harbonnières est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (89 %), zones urbanisées (7,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %), forêts (1,6 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Morphologie urbaine
[modifier | modifier le code]La commune présente un habitat groupé avec des lotissements de maisons individuelles qui se sont édifiés à l'est et au sud de la bourgade.
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 696, alors qu'il était de 698 en 2013 et de 621 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 88,1 % étaient des résidences principales, 2,3 % des résidences secondaires et 9,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,3 % des appartements[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Harbonnières en 2018 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,3 %) inférieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 57,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (58,7 % en 2013), contre 60,3 % pour la Somme et 57,5 % pour la France entière[I 3].
| Typologie | Harbonnières[I 2] | Somme[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 88,1 | 83,3 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 2,3 | 8,3 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,6 | 8,4 | 8,2 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Harbonnières est aisément accessible par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029). Le village est à faible distance des autoroutes A1 et A29.
Harbonnières est traversée par la ligne d'Amiens à Laon, mais la station de chemin de fer la plus proche est la gare de Rosières, desservie par des trains régionaux TER Hauts-de-France qui effectuent des missions entre les gares d'Amiens et de Tergnier ou de Laon.
En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France, sauf les jours fériés (ligne no 43, Harbonnières - Rosières-en-Santerre, ligne no 47, ligne de marché : Péronne - Rosières - Amiens, ligne no 59, Harbonnières - Péronne)[21].
Toponymie
[modifier | modifier le code]On trouve pour désigner Harbonnières, dans les textes anciens, plusieurs formes : Arboneria (1111), Harbonnérii, Harbonières et enfin en 1215, Harbonnières.
Selon une hypothèse, le nom serait dû au fait que des herbes ou des arbres touffus croissaient à l'endroit où se sont implantées les premières habitations[7]. Selon une seconde hypothèse, le nom de la commune dériverait d'Harbo, nom d'un chef franc. Harbonnières serait alors le domaine de ce chef[22].
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]Les vestiges de trois villas gallo-romaines ont été retrouvés[7].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Le lieu est érigé en paroisse avant le XIIe siècle, et en commune en 1104. Le prieuré clunisien de Lihons-en-Santerre nomme le curé à partir de 1111 tandis que l'abbaye de Saint-Fuscien et le prieuré de Méricourt-sur-Somme se partagent le reste de la dîme[23].
Au XIIe siècle, Harbonnières dispose d'une maladrerie et un Hôtel-Dieu. Sous Louis XIV, les biens de la maladrerie et de l'Hôtel-Dieu d'Harbonnières sont unis à l'Hôtel-Dieu de Montdidier.
Harbonnières est le siège de deux foires annuelles dès le Moyen Âge, et Charles IX en ajoute deux en 1567[7].
La seigneurie d'Harbonnières passe au XIVe siècle à la famille de Lorraine, qui participe à la reconstruction de l'église au XVIe siècle[23].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Harbonnières fit partie du marquisat de Feuquières, érigé en 1646 pour Isaac de Pas, diplomate. Cette branche s'éteignit dans les mâles en 1730, et le marquisat échut à Pauline-Chorisante de Pas de Feuquières, épouse de Joachim-Adolphe de Séglière, marquis de Soyecourt, comte de Tilloloye, etc[24]. L'un des seigneurs d'Harbonnières au XVIIIe siècle est Antoine-Adolphe de Seiglières de Belleforière de Soyecourt, marquis de Feuquières, seigneur d'Harbonnières, Caix, Morcourt et autres lieux, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, gouverneur général de la ville de Montdidier en 1759. Il meurt guillotiné en 1791[25].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]XIXe siècle
[modifier | modifier le code]En 1888, à la suite d'un don de Justine Vaillant, habitante d'Harbonnières, la congrégation de Notre-Dame des Sept Douleurs fonde un hospice au centre du village. Détruit lors de l'offensive allemande de 1918, l'hospice est reconstruit en 1927. En 1950, l'établissement est reconverti en orphelinat puis en institut pour enfants handicapés mentaux. Il accueille aujourd'hui des adultes handicapés.
Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Pendant la Première Guerre mondiale, Harbonnières se trouve dans la zone des combats ou de son arrière[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32].
Harbonnières est repris par les Français au cours de l'été 1916, pendant la bataille de la Somme. Pris par les Allemands le pendant leur offensive du Printemps, le bourg est définitivement repris par les Australiens le , le premier jour de la bataille d'Amiens[33].
- Canon d'artillerie lourde sur voie ferrée stationné dans les fonds d'Harbonnières, le .
La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [34].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachement administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[35]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rosières-en-Santerre[36]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[37].
Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[38],[39],[40]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [41], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [42].
Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[43].
Liste des maires
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Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Les services sont représentés par l'école maternelle et primaire ainsi que par le foyer de vie « Notre-Dame » pour adultes handicapés, situé en plein centre du bourg, à côté de l'église. Ce dernier est le principal employeur de la commune.
Enseignement
[modifier | modifier le code]L'intercommunalité gère l'école élémentaire (réalisée en 2017, elle a coûté 1,6 million d'euros) et l'école maternelle de Harbonnières qui accueillent, en 2017-2018, 176 élèves dont une centaine en élémentaire. Les écoles pourraient accueillir les élèves de Caix et devenir un regroupement pédagogique concentré, mais la municipalité de Caix a obtenu le maintien de son école en 2017[55].
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[57].
En 2023, la commune comptait 1 640 habitants[Note 6], en évolution de −0,06 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]La terre fertile a rendu prospère l'agriculture principalement céréalière et betteravière. L'élevage de chevaux trait du Nord est aussi présent sur la commune.
Harbonnières possède sur son territoire un certain nombre d'activités économiques :
- la Société des Produits chimiques d'Harbonnières (S.P.C.H.), située à l'entrée du village sur la route de Bayonvillers - Usine fermée en 2019[59] ;
- plusieurs commerces : une boulangerie, une épicerie, deux coiffeurs, un bar-restaurant, situés dans le bourg ;
- le foyer de vie « Notre-Dame », l'un des principaux employeurs de la commune, situé en plein centre du bourg, à côté de l'église.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
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- L'église Saint-Martin :
L'église Saint-Martin d'Harbonnières, l'une des plus vastes du Santerre et parfois appelée « la petite cathédrale du Santerre », reconstruite à l'emplacement d'une église plus ancienne, date des XVIe et XVIIe siècles[23].
Dans cette église en craie, deux styles architecturaux différents cohabitent : le gothique flamboyant de la nef à cinq travées et le style Renaissance du chœur et du transept.
L'important mobilier de style Louis XIV comprend notamment une chaire[60], deux bas-reliefs représentant l'annonciation et l'adoration des bergers[61] ainsi que le maître-autel peints par Alexis Mazerolle en 1855[62].
L'édifice a été


