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François Fortassin

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François Fortassin
Illustration.
François Fortassin en 2011.
Fonctions
Sénateur des Hautes-Pyrénées
–
(16 ans, 2 mois et 12 jours)
Élection 27 septembre 1992
Réélection 23 septembre 2001
25 septembre 2011
Groupe politique RDSE
Prédécesseur François Abadie
Successeur Michel Pélieu
Président du Conseil général des Hautes-Pyrénées
–
(15 ans, 11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Hubert Peyou
Successeur Josette Durrieu
Conseiller général des Hautes-Pyrénées
élu dans le canton de Mauléon-Barousse
–
(35 ans, 11 mois et 25 jours)
Prédécesseur Pierre Baron
Successeur Canton supprimé
Maire de Sarp
–
(23 ans, 11 mois et 26 jours)
Successeur Gilbert Desbarax
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sarp (France)
Date de décÚs (à 77 ans)
Lieu de décÚs BagnÚres-de-Bigorre (France)
Nationalité Française
Parti politique PRG
Profession Professeur certifié d'Histoire-Géographie

François Fortassin, né le à Sarp (Hautes-Pyrénées) et mort le [1] à BagnÚres-de-Bigorre[2], est un homme politique français, membre du Parti radical de gauche.

Enseignant de profession, il devient sénateur des Hautes-Pyrénées le à la suite du décÚs de François Abadie, et le reste jusqu'à son propre décÚs le . Au Sénat, il siÚge au sein du Rassemblement démocratique et social européen.

AprĂšs des Ă©tudes secondaires au lycĂ©e de Saint-Gaudens, il prĂ©pare une licence de lettres Ă  l’universitĂ© de Toulouse. Il devient professeur certifiĂ© d’histoire-gĂ©ographie et enseigne, Ă  Tarbes, au lycĂ©e ThĂ©ophile-Gautier puis au collĂšge Victor-Hugo. S’il fait un peu de syndicalisme, c’est vers la politique que sa formation historique et son attachement Ă  sa terre natale le poussent naturellement. Ses convictions rĂ©publicaines et un vrai attachement Ă  la laĂŻcitĂ©, autant qu’une certaine tradition familiale[Laquelle ?], le conduisent vers le radicalisme[3].

Maire de Sarp

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En , il est Ă©lu conseiller municipal de Sarp. Il devient maire de la commune le , mandat qu’il exerce jusqu’en 2001, date Ă  laquelle, contraint par la loi limitant le cumul de certains mandats et fonctions exĂ©cutives, il dĂ©missionne pour occuper les fonctions de premier adjoint. En 1995, il est Ă  l’origine de la crĂ©ation de la communautĂ© des communes de la vallĂ©e de la Barousse, dont il est Ă©lu vice-prĂ©sident. Il est aussi alors le prĂ©sident de la commission syndicale forestiĂšre de la vallĂ©e de la Barousse.

Au Conseil général des Hautes-Pyrénées

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François Fortassin fait son entrĂ©e au Conseil gĂ©nĂ©ral des Hautes-PyrĂ©nĂ©es en 1979. Il succĂšde au socialiste Pierre Baron qui ne se reprĂ©sentait pas. Il est Ă©lu sous l’étiquette MRG, au deuxiĂšme tour, avec 45,4 % des suffrages, face au socialiste R. Marrot (41,8 %) et au candidat UDF-PRI M. Giuliani (18,6 %). En 1985, il est mis en ballottage par R. Marrot (PS), le communiste Cabanac et M. Rech de Laval pour le RPR. ArrivĂ© en tĂȘte du premier tour (48 % des suffrages), il est le seul Ă  se maintenir au second et recueille 1196 suffrages pour 1502 votants. À partir de 1992, l’accord Ă©lectoral PS/MRG met un terme Ă  la primaire Ă  gauche. DĂšs lors, il est Ă©lu au premier tour face aux diffĂ©rents candidats que lui opposent l’UDF, le Parti communiste ou l’extrĂȘme droite. Il recueille 73 % des suffrages en 1992, 82 % en 1998 et 78 % en 2004. Il est réélu en 2011, il ne se reprĂ©sente pas aprĂšs le redĂ©coupage des cantons et favorise l'Ă©lection du binĂŽme Pascale PĂ©raldi - Laurent Lages lors de l'Ă©lection dĂ©partementale de mars 2015 (canton de la VallĂ©e de la Barousse).

En 1979, aprĂšs le dĂ©cĂšs d’Urbain Cazaux, il est choisi pour prĂ©sider la commission dĂ©partementale[Laquelle ?]. C’est une fonction qu’il exerce jusqu’en 1982. De 1982 Ă  1992, il est le premier vice-prĂ©sident du Conseil gĂ©nĂ©ral, chargĂ© du budget. En , Hubert Peyou n’ayant pas Ă©tĂ© réélu dans son canton d’Ossun, la majoritĂ© dĂ©partementale (PS-MRG-PC) dĂ©signe François Fortassin pour lui succĂ©der Ă  la prĂ©sidence du conseil gĂ©nĂ©ral, fonction qu’il exerce toujours en 2008 oĂč il est battu par Josette Durrieu aprĂšs un scrutin serrĂ© tranchĂ©, au troisiĂšme tour, au bĂ©nĂ©fice de l'Ăąge. À partir de 1998, il est vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e des prĂ©sidents de Conseils gĂ©nĂ©raux devenue AssemblĂ©e des dĂ©partements de France, chargĂ© de la coopĂ©ration dĂ©centralisĂ©e.

Élu une premiĂšre fois au Conseil rĂ©gional de Midi-PyrĂ©nĂ©es, en 1982, il y siĂšge jusqu’en 2001 et y prĂ©side le groupe des radicaux de gauche.

Sénateur des Hautes-Pyrénées

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Il devient sĂ©nateur le , Ă  la suite du dĂ©cĂšs de François Abadie dont il est le supplĂ©ant depuis . Il est Ă©lu au premier tour le , avec 60,36 % des suffrages, et s’inscrit au groupe du Rassemblement dĂ©mocratique et social europĂ©en. Il est secrĂ©taire de la commission des affaires Ă©conomiques. Il participe aux travaux de plusieurs groupes d’études en relation avec les grands dossiers du dĂ©partement (l'eau, l'Ă©conomie agricole alimentaire, l'Ă©levage, l'Ă©nergie, forĂȘt et filiĂšre bois, le dĂ©veloppement Ă©conomique de montagne, problĂšmes du sport et activitĂ©s physiques). Il siĂšge Ă©galement Ă  la Commission supĂ©rieure des sites, perspectives et paysages et au Conseil national de la montagne. Il est réélu le [4].

Il parraine le candidat En marche ! Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017[5].

Action publique et réalisations locales

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Durant ses mandats successifs, il a contribuĂ© Ă  l’équipement et la modernisation de la vallĂ©e de la Barousse. Il y mĂšne une politique raisonnĂ©e de travaux et d’amĂ©nagement : mise en valeur et desserte des 800 hectares de la forĂȘt syndicale de Barousse, maintien des services publics de proximitĂ©, crĂ©ation d’équipements publics, travaux routiers, reconstruction du collĂšge, crĂ©ation d’un gymnase, amĂ©nagement d’une zone d’activitĂ© Ă©conomique, soutien du pastoralisme et de la production fromagĂšre (Sost)[6], valorisation du patrimoine archĂ©ologique et architectural (Troubat, Bramevaque, Ourde), etc.

Accompagnant le Syndicat des eaux de la Barousse et du Comminges dans son dĂ©veloppement, dont il est vice-prĂ©sident depuis 1983, il est Ă  l’origine de la crĂ©ation de l’unitĂ© d’embouteillage d’eau de source de montagne Ă  FerrĂšre, gĂ©rĂ©e par la SociĂ©tĂ© d’économie mixte Saint-NĂ©rĂ©e-Barousse[7], qu’il prĂ©side Ă  partir de 1998. Il soutient aussi la crĂ©ation de l’espace musĂ©ographique et touristique de la Maison des Sources[8], sur le site de la Gourdiole, Ă  MaulĂ©on-Barousse, qu’il prĂ©side Ă©galement[9].

En tant qu’élu dĂ©partemental, il s’engage sur tous les grands dossiers qui concernent les Hautes-PyrĂ©nĂ©es, avec le souci de maintenir l’équilibre entre les territoires ruraux et agglomĂ©ration tarbaise. Il aime Ă  rĂ©pĂ©ter qu’il est un fervent partisan de la solidaritĂ© territoriale d’un amĂ©nagement Ă©quilibrĂ© et harmonieux du territoire dĂ©partemental. C’est ainsi qu’il est Ă  l’origine de la crĂ©ation par le Conseil gĂ©nĂ©ral du fonds d’amĂ©nagement rural (FAR) et du fonds d’équipement urbain (FEU) qui permettent de soutenir financiĂšrement les communes du dĂ©partement dans leurs opĂ©rations d’amĂ©nagement[10]. Sous sa prĂ©sidence, le Conseil gĂ©nĂ©ral rĂ©alise la rĂ©habilitation des collĂšges dont il a la charge et soutient le dĂ©veloppement du pĂŽle universitaire tarbais. En matiĂšre touristique, il fait de la reconversion du Pic du Midi une prioritĂ© et prĂ©side le syndicat mixte, créé en 1996, pour sa valorisation[11]. Il doit Ă©galement faire face aux dĂ©licates reconversions industrielles dans l’agglomĂ©ration tarbaise et sur le plateau de Lannemezan. En 2005, il rend possible la constitution du Syndicat mixte de la zone aĂ©roportuaire Tarbes-Lourdes-PyrĂ©nĂ©es (conseil gĂ©nĂ©ral, conseil rĂ©gional, Grand Tarbes, communautĂ© de communes du canton d’Ossun et communautĂ© de communes du pays de Lourdes[12]) portant le projet du centre de dĂ©mantĂšlement des avions en fin de vie (PAMELA) et devenu propriĂ©taire de l’aĂ©roport Tarbes-Lourdes-PyrĂ©nĂ©es en 2007.

S’il est plutĂŽt favorable Ă  une traversĂ©e ferroviaire des PyrĂ©nĂ©es, il n’en privilĂ©gie aucun des tracĂ©s projetĂ©s, dans l’attente d’études plus approfondies sur les consĂ©quences Ă©conomiques et environnementales. Au point de rencontre des prĂ©occupations agricoles et environnementales, il s’intĂ©resse particuliĂšrement aux problĂšmes de l’eau et prĂ©side, de 1994 Ă  2004, la Compagnie d’amĂ©nagement des coteaux de Gascogne[13]. D’autre part, il a longtemps prĂ©sidĂ© l’office dĂ©partemental des sports. À la tĂȘte du syndicat dĂ©partemental d'Ă©lectricitĂ© (SDE) depuis 2008[14], il Ɠuvre Ă  la mise en place d'une rĂ©serve internationale de ciel Ă©toilĂ© autour du Pic du Midi de Bigorre[15].

Homme de passions, François Fortassin partage, avec les habitants de sa rĂ©gion, celle du rugby, de la montagne, de la chasse, de la tauromachie[16] ou des plaisirs de la table. Du cyclisme, autre passion, il a fait un instrument de promotion des Hautes-PyrĂ©nĂ©es Ă  l’occasion du passage annuel du Tour de France sur les routes et les cols mythiques du dĂ©partement
 y compris le port de BalĂšs, entre Barousse et vallĂ©e d’Oueil, pour la premiĂšre fois en 2007[17].

Décoration

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En 1997, il est fait chevalier de la LĂ©gion d’Honneur[18].

Notes et références

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  1. ↑ Fabrice Valery, « Hautes-PyrĂ©nĂ©es : dĂ©cĂšs de François Fortassin, sĂ©nateur et ancien prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral » sur le site de France 3 Occitanie, 15 mai 2017
  2. ↑ État civil sur le fichier des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es en France depuis 1970
  3. ↑ Le Nail, Jean-François. et Impr. Art et caractĂšre), Les conseillers gĂ©nĂ©raux des Hautes-PyrĂ©nĂ©es, 1800-2007 : dictionnaire biographique, Tarbes, Conseil gĂ©nĂ©ral des Hautes-PyrĂ©nĂ©es, , 427 p. (ISBN 978-2-9514810-4-6, OCLC 470836344, lire en ligne), Notice "François Fortassin" rĂ©digĂ©e par Yoan Rumeau
  4. ↑ « Elections sĂ©natoriales : les biographies des Ă©lus », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  5. ↑ Les parrainages sur presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr, 2017
  6. ↑ « FiliĂšre Ovine - Visite sĂ©natoriale dans les Hautes-PyrĂ©nĂ©es », sur www.pyrenees-pireneus.com (consultĂ© le )
  7. ↑ « ST-Gaudens. Syndicat des eaux. Saint-NĂ©rĂ©e Barousse rejoint PyrĂ©nĂ©es Service Publics », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  8. ↑ maisondessources.com
  9. ↑ PyrĂ©nĂ©es : organe officiel du MusĂ©e pyrĂ©nĂ©en du ChĂąteau-fort de Lourdes, de la FĂ©dĂ©ration franco-espagnole des sociĂ©tĂ©s pyrĂ©nĂ©istes, du G.P.H.M. : SociĂ©tĂ© des amis du MusĂ©e pyrĂ©nĂ©en, SociĂ©tĂ© des amis du MusĂ©e pyrĂ©nĂ©en, , 112 p. (lire en ligne), La Barousse, vallĂ©e des Ourses
  10. ↑ « 267 251 € de FAR pour la Barousse », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  11. ↑ « Pic du Midi : de nouveaux locaux scientifiques », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  12. ↑ « Qu’est-ce que le Syndicat Mixte PYRENIA ? - Pyrenia AĂ©roport Tarbes, Lourdes, PyrĂ©nĂ©es Syndicat Mixte », sur www.pyrenia.fr (consultĂ© le )
  13. ↑ « Compagnie d'AmĂ©nagement des CĂŽteaux de Gascogne (CACG). », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  14. ↑ « «L'Ă©lectricitĂ© est un bien commun» », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  15. ↑ « Le Pic du Midi: RĂ©serve internationale de ciel Ă©toilé », Public Senat,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  16. ↑ association V5H, « Peña taurine "Vivement 5 Heures" de Plaisance du Gers », sur www.vivement5heures.fr (consultĂ© le )
  17. ↑ « Fortassin : «Un rĂȘve de faire passer le Tour Ă  BalĂšs» », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  18. ↑ DĂ©cret du 31 dĂ©cembre 1997 portant promotion et nomination (lire en ligne)

Liens externes

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