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Ducks d'Anaheim

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Ducks d'Anaheim
Description de l'image Logo des Ducks d'Anaheim 2024.png.
Fondation 1993
Siège Anaheim (Californie, États-Unis)
Patinoire (aréna) Honda Center
17 174 places
Couleurs Orange, or métallique, noir, blanc
                       
Ligue Ligue nationale de hockey
Association Association de l’Ouest
Division Division Pacifique
Capitaine Radko Gudas
Assistants capitaine Alexander Killorn
Ryan Strome
Cameron Fowler
Entraîneur-chef Joel Quenneville
Directeur général Patrick Verbeek
Président Michael Schulman
Propriétaire Henry Samueli (en)
Équipe(s) affiliée(s) Gulls de San Diego (LAH)
Oilers de Tulsa (ECHL)
Site web nhl.com/ducks

Les Ducks d’Anaheim, appelés Mighty Ducks d’Anaheim jusqu'en 2006, sont une franchise professionnelle de hockey sur glace des États-Unis. Ils évoluent dans le championnat principal de hockey d’Amérique du Nord : la Ligue nationale de hockey. Ils font partie de l'association de l’Ouest et de la division Pacifique. Les Mighty Ducks d’Anaheim ont été fondés en 1993, avant de devenir les Ducks d’Anaheim en 2006 à la suite du changement de propriété de la franchise.

Depuis leur arrivée dans la LNH, les Ducks ont été champions de division, en 2006-2007, et ont participé à deux finales de la Coupe Stanley : en 2003 contre les Devils du New Jersey et puis en 2007 contre les Sénateurs d'Ottawa, année où ils remportent pour la première fois de leur histoire le précieux trophée.

Histoire de la franchise

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Le , Walt Disney Pictures sort le film The Mighty Ducks – Les Petits Champions en France et Jeu de puissance au Québec – et lance une nouvelle vague d’engouement pour le hockey sur glace chez les jeunes. Devant le succès du film, qui rapporte 51 millions de dollars, la Walt Disney Company demande à la Ligue nationale de hockey l’octroi d’une franchise. Le , la LNH autorise Disney à développer une franchise[1],[2],[3]. Il est décidé que cette équipe prendra ses quartiers à Anaheim, située dans la banlieue de Los Angeles et qui a également l’avantage d’abriter le Disneyland Resort, l’un des plus grands parcs d’attractions de la firme américaine. Les Mighty Ducks d’Anaheim sont les premiers locataires de l’Anaheim Arena, plus tard renommée Arrowhead Pond of Anaheim et actuellement connu sous le nom de Honda Center.

De plus, le hockey sur glace en Californie connaît un regain d’intérêt depuis 1988 et le transfert de Wayne Gretzky, souvent considéré comme le plus grand joueur de tous les temps[4], aux Kings de Los Angeles[5],[6]. Cependant, beaucoup de puristes grincent des dents lorsqu’ils apprennent que cette nouvelle équipe est nommée en fonction d’un film pour enfants et considèrent que le maillot et le nom de la franchise sont ridicules[3],[5],[7].

Les Mighty Ducks participent au repêchage d’expansion[Note 1] en compagnie des Panthers de la Floride, l'autre franchise qui a vu le jour cette saison-là. Parmi les principaux choix des Mighty Ducks figurent Guy Hebert, qui deviendra le gardien titulaire de la franchise jusqu'en 2000, ou encore Randall Ladouceur[3]. Deux jours plus tard, les Mighty Ducks prennent part au repêchage d’entrée dans la LNH et choisissent au quatrième rang Paul Kariya, joueur des Black Bears du Maine du championnat universitaire, la National Collegiate Athletic Association[8]. Ce dernier ne rejoint pas immédiatement la LNH prenant une année de plus pour ses études[3]. Ronald Wilson est désigné premier entraîneur des Mighty Ducks, tandis que le premier capitaine est Troy Loney[9].

Des débuts hésitants : 1993-1996

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Photographie de Paul Kariya avec le maillot blanc des Mighty Ducks d’Anaheim
Paul Kariya, le premier choix de repêchage des Mighty Ducks en 1993, ici en photographie dix ans plus tard

L’équipe californienne fait ses débuts dans la LNH le , en jouant à domicile contre les Red Wings de Détroit ; elle perd 7-2 devant une salle comble avec le premier but de l’histoire de l’équipe marqué par Sean Hill[10]. Quelques jours plus tard, ils remportent leur premier match sur une victoire 4-3 contre les Oilers d'Edmonton[11]. Le , Terry Yake marque trois buts en un match lors d’une victoire 4-2 contre les Rangers de New York, pour le premier coup du chapeau de l’histoire des Ducks[12]. Guy Hebert réalise le premier blanchissage[Note 2] de l’histoire des Mighty Ducks en réalisant trente-huit arrêts durant la victoire 1-0 face aux Maple Leafs de Toronto le [12].

Pressentis pour occuper la queue du classement, les Mighty Ducks réalisent une première saison honorable malgré une fiche négative[Note 3] de trente-trois victoires pour cinquante-et-une défaites, et cinq matchs nuls[13]. Avec dix-neuf victoires à l’extérieur, ils réalisent le meilleur total pour une franchise dans sa première saison[14]. Néanmoins, ils terminent à la neuvième place de la Conférence de l’Ouest[15] et ce essentiellement grâce à leur gardien Hebert, repéré par le jeune entraîneur Ron Wilson, et qui est la révélation de la franchise cette année-là[7]. Cette neuvième position positionne les Mighty Ducks à une place de la qualification pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Terry Yake est le meilleur pointeur de l’équipe avec cinquante-deux réalisations[16].

En vue de la saison 1994-1995, les Mighty Ducks sélectionnent le défenseur Oleg Tverdovski lors du repêchage dans la LNH de 1994[8]. La saison tarde à démarrer en raison d’un lock-out de 103 jours qui prend finalement fin en  ; les équipes de la LNH sont limités à quarante-huit matchs[14]. Paul Kariya fait ses débuts avec la franchise californienne et la recrue[Note 4] des Mighty Ducks est le meneur de son équipe grâce à ses dix-huit buts et vingt-et-une aides en quarante-huit parties[14],[17]. La saison est cependant décevante puisque l’équipe ne parvient qu’à récolter seize victoires et termine dernière de sa conférence[15]. L’équipe est néanmoins toujours soutenue par ses fans puisque tous les matchs à domicile sont joués à guichets fermés[14].

La saison suivante, à la lutte pour la qualification en séries, les Mighty Ducks réalisent le le premier gros échange de leur histoire ; ils envoient en effet Chad Kilger et Tverdovski aux Jets de Winnipeg en retour de Teemu Selänne et des droits sur Marc Chouinard[14],[18]. Le Finlandais et Kariya forment rapidement un duo redoutable ; le Canadien réalise la meilleure saison de sa carrière avec cent-huit points – un record pour l’équipe[9] – tandis que Selänne totalise trente-six points en vingt-huit rencontres à Anaheim[19]. L’équipe termine sa saison à la quatrième place de la division Pacifique[15] mais ne sont pas qualifiés pour les séries[13]. Ils sont en effet huitièmes à égalité avec l’ancienne équipe de Selänne mais les Jets ayant plus de victoires, ce sont eux qui récoltent la dernière place qualificative des séries[14].

Le temps des désillusions : 1996-2002

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Teemu Selänne en 2006.

Lors de la saison 1996-1997, les Mighty Ducks atteignent pour la première fois de leur histoire les séries éliminatoires. Ils terminent la saison régulière avec un bilan positif de trente-six victoires, trente-trois défaites et treize matchs nuls[13] et enchaînent avec une qualification en sept rencontres contre les Coyotes de Phoenix lors du premier tour des séries. À l’occasion du septième match, Guy Hebert réalise même le premier blanchissage en séries éliminatoires dans l’histoire des Mighty Ducks[14],[20]. Les Mighty Ducks perdent cependant au tour suivant en quatre rencontres face aux Red Wings de Détroit, non sans avoir forcé à trois reprises les prolongations[21]. Les Red Wings emporteront par la suite la Coupe Stanley[14]. Avec 208 points au cours de la saison régulière, Selänne et Kariya sont le deuxième duo de pointeur de la ligue derrière Mario Lemieux et Jaromír Jágr des Penguins de Pittsburgh[14]. Avec 109 points pour Selänne et 99 pour Kariya, ils sont les deuxième et troisième pointeur de la ligue derrière Lemieux[15]. En raison d’une dispute entre Ron Wilson et sa direction, l’entraîneur de Ducks signe aux Capitals de Washington[14] et il est remplacé par le Canadien Pierre Pagé[9].

Les Mighty Ducks débutent la saison suivante par deux rencontres à Tōkyō au Japon contre les Canucks de Vancouver. Ils doivent faire face à l’absence de Kariya, qui est en négociations avec les dirigeants en vue de prolonger son contrat[14] et qui déçoit ainsi ses fans japonais, qui espéraient voir le joueur évoluer dans le pays d’où sont originaires ses grands-parents[5]. Les deux parties peuvent finalement s’entendre le et le Canadien fait ainsi un retour sur la glace qui s’avère bref ; en effet, il est violemment heurté par Gary Suter en lors d’un match contre les Blackhawks de Chicago et doit s’absenter pour le reste de la saison en raison d’une commotion cérébrale[14],[22]. Son partenaire Teemu Selänne ne peut tirer à lui tout seul l’équipe vers le haut et Anaheim termine la saison avec un maigre bilan de 26 victoires pour 43 défaites et 13 nuls[13]. Pierre Pagé est remplacé par Craig Hartsburg après seulement une saison derrière le banc[9].

Plusieurs changements interviennent à l’inter-saison : les expérimentés Fredrik Olausson et Marty McInnis rejoignent la franchise californienne en compagnie du gardien Dominic Roussel, tandis que Chris Mason est cédé aux Predators de Nashville sans avoir joué un seul match avec les Mighty Ducks[23]. Emmenée par le duo Kariya-Selänne qui totalise une nouvelle fois 208 points lors de la saison régulière[5] et par le gardien Guy Hebert qui réussit six blanchissages[24], l’équipe atteint pour la deuxième fois de son histoire les séries[13] mais est défaite une nouvelle fois par les Red Wings de Détroit, cette fois-ci au premier tour[25].

Pour la saison 1999-2000, les Mighty Ducks comptent le retour de Tverdovski mais également les arrivées de Niclas Hävelid et Vitali Vichnevski afin de renforcer leur secteur défensif. La saison est néanmoins une nouvelle fois décevante puisque l’équipe termine dernière de la