Du (unité)
Le du est une unité d'angle utilisée en astronomie chinoise. Elle était utilisée pour déterminer la position des astres dans le ciel, par un équivalent de l'ascension droite et de la déclinaison utilisées en astronomie moderne. Le du est une mesure d'angle parfaitement bien déterminée, au contraire de plusieurs autres mesures d'angle anciennement utilisées en astronomie chinoise, à savoir le cun, le chi, et le zhang.
Valeur du « du »
[modifier | modifier le code]Le du correspond au dĂ©placement moyen du Soleil sur la sphĂšre cĂ©leste en 24 heures. Il correspond ainsi Ă environ 360/365,25 degrĂ©, soit 0,9856 degrĂ©. Le dĂ©placement du Soleil n'est cependant pas uniforme, du fait que l'orbite terrestre n'est pas exactement circulaire : son dĂ©placement est d'autant plus important que la Terre s'approche du pĂ©rihĂ©lie et est minimal au voisinage de l'aphĂ©lie (voir Ăquation du temps pour plus de dĂ©tails). Les astronomes chinois avaient remarquĂ© cette irrĂ©gularitĂ© du dĂ©placement du Soleil, sans en proposer d'explication. Cela ne les a pas empĂȘchĂ© de dĂ©terminer le du avec une prĂ©cision satisfaisante, angle qu'ils ont utilisĂ© par la suite pour positionner les Ă©toiles dans le ciel.
« qiuji du » et « ruxiu du »
[modifier | modifier le code]La méthode de positionnement des astres se faisant, en astronomie chinoise, suivant un systÚme s'apparentant à l'ascension droite et à la déclinaison moderne :
- L'angle qiuju du correspond à la distance angulaire entre le pÎle nord céleste et l'astre ; soit l'angle complémentaire à la déclinaison (une déclinaison de 90° correspond à un qiuju du nul, et une déclinaison nulle à un qiuju du de 90 degrés, ou plutÎt 91,31 du).
- Le ruxiu du reprĂ©sentait l'Ă©cart de type ascension droite non pas entre la projection sur l'Ă©quateur cĂ©leste de la position de l'astre et une direction fixĂ©e comme en astronomie moderne (oĂč la direction est le point vernal), mais entre les projections sur l'Ă©quateur cĂ©leste de la position de l'astre et de celle de l'Ă©toile rĂ©fĂ©rente de la loge lunaire dans laquelle se trouvait l'astre. La sphĂ©re cĂ©leste Ă©tait en effet subdivisĂ©e en 28 rĂ©gions appelĂ©es loges lunaires, et c'est la position d'un astre par rapport Ă la dĂ©limitation ouest de chaque loge qui Ă©tait dĂ©terminĂ©e. Cette mĂ©thode de repĂ©rage prĂ©sentait l'avange de pouvoir plus facilement dĂ©terminer la position de l'astre, puisque l'ensemble de la loge dans laquelle Ă©tait situĂ© l'astre Ă©tait en gĂ©nĂ©ral visible une bonne partie de la nuit. Les loges lunaires faisaient par ailleurs l'objet de dĂ©termination prĂ©cise de leurs largeurs respectives.
Référence
[modifier | modifier le code]- (en) Francis Richard Stephenson et David A. Green, Historical supernovae and their remnants, Oxford, Oxford University Press, , 252Â p. (ISBNÂ 0198507666), page 17.