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Blain

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Blain
Blain
Blason de Blain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Intercommunalité Pays de Blain communauté
(siège)
Maire
Mandat
Thomas Jouan
2026-2033
Code postal 44130
Code commune 44015
Démographie
Gentilé Blinoise, Blinois
Population
municipale
10 376 hab. (2023 en évolution de +5,95 % par rapport à 2017)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 37″ nord, 1° 45′ 44″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 44 m
Superficie 101,72 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Blain
(ville isolée)
Aire d'attraction Nantes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Blain
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Blain
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Blain
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Blain
Liens
Site web http://www.ville-blain.fr/

Blain est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, à environ 35 km au nord de Nantes et non loin de la route nationale 137 reliant Nantes à Rennes, élément de la route des Estuaires.

Chef-lieu de canton depuis 1790 et de district de 1790 à 1795, la ville de Blain est issue d'une localité très ancienne, attestée dès l'époque de l'empire romain dans le cadre de la cité gallo-romaine des Namnètes. Centre d'une importante seigneurie au Moyen Âge, possession de la famille de Blain puis de Clisson, est au début de l'Époque moderne une des possessions de la maison de Rohan, qui en fait pendant quelques décennies un centre du protestantisme en Bretagne.

Traversée par l'Isac qui devient à Blain une partie du canal de Nantes à Brest, la commune est limitrophe de la forêt du Gâvre, la plus grande forêt de la Loire-Atlantique. Le principal élément du patrimoine culturel est le château, aujourd'hui propriété de la commune pour ce qui concerne les parties inscrites aux monuments historiques, depuis 1975. L'autre partie, le logis seigneurial est propriété privée.

Géographie

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La superficie de la commune, 10 172 hectares, est la cinquième plus étendue de la Loire-Atlantique.

La ville-centre de Blain est située (par la route)

Communes limitrophes

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Carte
Carte interactive (cliquer sur la carte).

Le territoire communal de Blain jouxte la forêt domaniale du Gâvre dans la partie sud de la forêt.

Géologie, relief et hydrographie

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L'altitude varie de 7 à 44 mètres[2].

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Canal de Nantes à Brest, l'Isac, la Farinelais, le Goujonnière, le Perche, le Plongeon, le Courgeon[3], le ruisseau de la Farinelais[4], la Frelais[5], la Madeleine[6], le Curin[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1].

Le canal de Nantes à Brest, d'une longueur de 396 km, est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable qui traverse la Bretagne, reliant les villes de Nantes et de Brest. Il emprunte les vallées de l'Erdre, de l’Isac, de l’Oust, du Blavet (à partir de Gouarec, puis à Pontivy), du Doré, du Kergoat, de l’Hyères et de l’Aulne[9].

L'Isac, d'une longueur de 69 km, prend sa source dans la commune de Abbaretz et se jette dans la Vilaine en rive droite à Fégréac[10].

La Farinelais, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Malville et se jette dans l'Isac sur la commune[11].

Le Goujonnière, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Fay-de-Bretagne et se jette dans le canal de Nantes à Brest sur la commune[12].

Le Perche, d'une longueur de 22 km, prend sa source dans la commune de Marsac-sur-Don sous le nom de ruisseau de Clégreuc, puis traverse le Gâvre avant d'atteindre Blain où il se jette dans l'Isac en rive droite[13].

Le Plongeon, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Fay-de-Bretagne et se jette dans le canal de Nantes à Brest sur la commune[14].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Pont Neuf (0,61 ha)[Carte 1],[15].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Blain[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[18] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[19]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 762 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 837,6 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station BLAIN (44) - alt : 13 m, situation : lat : 47°28'22"N, lon : 1°46'18"O (à moins d'1 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
20
27.1.2003
21
25.2.2026
24
20.3.2005
30
30.4.2005
35,2
28.5.2026
43,2
24.6.2026
41,3
18.7.2022
40,7
13.8.2026
34,9
9.9.2023
30,4
8.10.2023
20,7
13.11.2022
17,8
31.12.2022
43,2
2026
Maximale moyenne 9,5 10,7 13,8 16,3 20,3 23,8 25,7 26,3 22,6 17,7 12,9 9,6 17,4
Moyenne 6 6,3 8,6 10,5 14,4 17,3 19 19,4 16,2 12,8 8,5 6 12,1
Minimale moyenne 2,6 1,9 3,5 4,7 8,4 10,7 12,3 12,6 9,8 8 4,2 2,4 6,8
Record de froid
date du record
−10
2.1.1997
−12
8.2.1991
−11
1.3.2005
−5
7.4.2008
−2
14.5.1995
1
1.6.2006
5
22.7.2008
4
28.8.1998
0
29.9.2007
−5
30.10.1997
−9
17.11.2007
−9
29.12.2005
−12
1991
Précipitations
Hauteur (mm) 95,5 72,8 61,7 62,3 59,1 50,7 42,2 46,5 61,9 86,4 95,9 102,6 837,6
≥ 1 mm (jours) 13,6 11 10,4 10,5 9,2 8 7,6 7,1 8,6 12 13,4 14,1 125,5
≥ 5 mm (jours) 6,8 5,5 4,2 4,7 4,1 3,1 2,6 3,4 4,2 6,1 6,5 7 58,3
≥ 10 mm (jours) 3,1 2,1 2 2 1,8 1,5 0,9 1,4 2,1 3 3,2 3,2 26,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,5
10.1.1993
45
10.2.1936
36
25.3.1940
32
2.4.1953
60
25.5.2008
84
11.6.2018
56,7
27.7.2013
37,6
23.8.1984
70,6
29.9.1966
76
2.10.2021
61
13.11.2010
45
23.12.2013
84
2018
Source : « Fiche 44015001 » [PDF], sur meteofrance.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/data, édité le : 06/10/2026 dans l'état de la base
9,5
2,6
95,5
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
10,7
1,9
72,8
fév.
13,8
3,5
61,7
mars
16,3
4,7
62,3
avril
20,3
8,4
59,1
mai
23,8
10,7
50,7
juin
25,7
12,3
42,2
jui.
26,3
12,6
46,5
août
22,6
9,8
61,9
sep.
17,7
8
86,4
oct.
12,9
4,2
95,9
nov.
9,6
2,4
102,6
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Au , Blain est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Blain[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[25],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[26],[27].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,2 %), zones agricoles hétérogènes (30,8 %), prairies (16,6 %), forêts (6,5 %), zones urbanisées (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[28].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[29].

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Blain et l'ensemble de la Loire-Atlantique en 2019[I 2],[I 3].

Le logement à Blain en 2019
Blain Loire-Atlantique
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 4 519 764 010
Part des résidences principales (en %) 91,4 83,9
Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,1 10,5
Part des logements vacants (en %) 6,5 5,6
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 69,4 61,7
Part des ménages locataires de leur logement (en %) 29,4 37,2
Part des ménages logés à titre gratuit (en %) 1,2 1,2

Morphologie urbaine

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Blain dispose d'un plan local d'urbanisme (PLU) approuvé par délibération du conseil municipal du et révisé le [30]. Il divise la commune en zones urbaines, agricoles ou naturelles.

Projets d'aménagements

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Voies de communication

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Les principales routes sont :

Deux routes secondaires sont notables :

Risques naturels et technologiques

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La commune de Blain est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), inondations, tempêtes et grains, radon ou sismique (sismicité faible).

Terminologie des zones sismiques[31]
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 2Sismicité faibleaccélération = 0,7 m/s2

Elle est également exposée à deux risques technologiques : les transports de matières dangereuses et la pollution des sols. Entre 1989 et 2014, huit arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : cinq pour des inondations et coulées de boue, deux pour des inondations, coulées de boue et mouvements de terrain et un pour des mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse[32].

La localité est attestée sous les formes Bleing au Xe siècle[33], Blaen en 1090, Blen en 1287[34], de Blanio XIe siècle[33] et sous une forme latine Castrum Blaini (le « camp de Blain ») en 1123[35]. Les formes suivantes sont également attestées dans la base toponymique KerOfis de l'Office public de la langue bretonne : Blaen en 1108, Blaing en 1148, Bleyng en 1254, Blen en 1287, Blain en 1341, du Bleingn en 1345, Blein en 1355, Blaign en 1381 et en 1404, Blein en 1406, Bleign en 1407, en 1418 et en 1444[36].

Albert Dauzat rapproche Blain des toponymes comme Blagnac, Blagny, Blaignac, Blaignan, Blannay, etc. basés soit sur le nom de personne gaulois *Blanus, soit sur celui de Blannius, variante du premier[33].

Pour Hervé Abalain et Bertrand Luçon, le nom est composé du mot breton blaen, qui signifie « sommet, faîte, hauteur »[37],[38]. Philippe Potel-Belner rapproche le toponyme de la racine galloise blaen- qui signifie « en avant, éminent, supérieur »[réf. incomplète][39].

En breton, la forme actuelle est Blaen, d'après les attestations régulières et majoritaires du nom dans la production écrite en cette langue depuis 1936, d'après la base toponymique KerOfis[36]. Quelques autres variantes sont mentionnées ponctuellement auparavant : Blain au XIXe siècle, Blen en 1929 et 1930[36].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également Blaen[36].

Dans une étude publiée en 1990 sur les toponymes d'origine bretonnne en Haute-Bretagne, Jean-Yves Le Moing indique que 8 % des noms de lieux de la commune sont de langue bretonne[34].

En gallo, langue d'oïl locale de tradition orale, plusieurs prononciations et formes sont rapportées :

  • Arthur Maillard donne la prononciatoin [bjɛ̃j] en 2009[40].
  • L'Atlas de Bretagne de Mikael Bodlore-Penlaez et Divi Kervella, publié en 2011, présente la forme Bllaingn[41].
  • Dans son inventaire ouvert en ligne en 2016, l'association Chubri restitue les prononciations [blɛ̃], [bjɛ̃ː], [bjœ̃ː] et [bjɛ̃], qu'elle transcrit respectivement Blin, Biein, Biâin, Bièn, suivant l'écriture dite « MOGA »[42].
  • La variante Bllain, est proposée par Régis Auffray dans son dictionnaire français-gallo en 2019[43].

La transformation des « bl » en « by » est un trait typique du gallo[44].

Blain est un ancien centre économique gallo-romain de la cité des Namnètes, réputé pour ses nombreux vestiges gallo-romains dispersés sur plus de 60 hectares, et dont la vitalité se fige avec la désintégration de l'Empire romain[45]. La localité gallo-romaine semble être délimitée par trois nécropoles et fait figure d'un vicus routier dynamisé par une importante activité artisanale[46]. Blain se trouve alors au carrefour de plusieurs routes[47], dont la voie romaine de Nantes à Vannes par Redon (actuelle RD 164), une route venant de Nort-sur-Erdre et Ancenis, une route partant vers Rennes par Pont-Veix sur le Don, avec un embranchement vers Châteaubriant à Pont-Veix. Les routes d'époque romaines ont fait l'objet d'un livre assez détaillé de Louis Bizeul. Ce dernier a notamment situé Condevincum, le chef lieu de la civitas des Namnètes, à Blain.

Une douzaine de monnaies romaines sont visibles dans le musée de la commune[46].

En 843 se déroule la bataille de Blain. Gohard de Nantes, évêque de Nantes et seigneur de Blain meurt la même année.

La forme ancienne de Castrum Blaini citée dans un diplôme royal de 1123 concernant les possessions anciennes des évêques de Nantes suggère l'existence d'un castrum au moins dès le IXe siècle[48].

La châtellenie de Blain est créée en 1035 par les ducs de Bretagne[45]. Un certain Guégon est cité comme châtelain de Blain dans une fausse charte de 1108, mais le domaine, situé sur la voie stratégique menant à Rennes, reste sous l'étroit contrôle des comtes de Nantes. C'est d'ailleurs Alain Fergent, comte de Nantes et futur duc de Bretagne, qui y fait construire le nouveau château. Les Clissons, qui succèdent aux Blain dans la garde de la châtellenie, semblent obéir à la même stratégie de dépendance vis à vis de l'autorité comtale[49].

Le nouveau château revêt une réelle importance militaire. Pour ce travail, Alain Fergent fait appel à tous les vassaux du domaine « n'étant pas éloignés de plus de six lieues ». Le granite est amené de Vigneux et du Temple-de-Bretagne ; le calcaire coquillier de Campbon ; le grès quartzeux, qui fournit les revêtements intérieurs et extérieurs (les tours et des courtines), provient d'un gisement à proximité. Cette construction ne cesse d'être remaniée[réf. souhaitée].

À partir du XIIe siècle, les Blain, les Clisson et les Rohan en deviennent les possesseurs et apportèrent leur contribution[réf. souhaitée].

Temps modernes

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La période des guerres de Religion

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Vers 1560, Isabeau d'Albret (1512-après 1560), fille du roi de Navarre Jean III et douairière de Rohan, fait venir un pasteur à Blain.

En 1562, éclate la première des huit guerres de Religion qui ensanglantent le royaume jusqu'à la victoire finale du roi de France et de Navarre Henri IV et la promulgation de l'édit de Nantes en 1598, par lequel le culte réformé est autorisé en public en certains lieux du royaume, notamment dans les domaines des seigneurs protestants.

Blain est une possession des Rohan qui viennent de se convertir au protestantisme, et la ville devient alors l'un des rares centres bretons de la Réforme, ce qui conduit dans les années 1562-63 quelques centaines de huguenots nantais à s'y installer. En 1564, l'église réformée de Blain est l'une des plus importantes de Bretagne. Le château de Blain, perçu comme une menace par la Ligue catholique, est occupé par les troupes du duc de Mercoeur entre 1585 et 1589, puis est pillé et démantelé en 1591[45].

Le protestantisme à Blain de l'édit de Nantes à sa révocation (1598-1685)

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L'église réformée de Blain devient une des principales de Bretagne, sous la protection de la maison de Rohan, notamment de la duchesse Marguerite de Rohan (1617-1684), puis des Amproux de Pontpiétin.

Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, elle compte environ 250 fidèles qui résident à Blain, mais aussi dans les paroisses de Plessé, Guémené-Penfao, Fresnay, Vay, Saffré[réf. nécessaire], etc.. Un temple est construit en 1639 au lieudit Le Bottier, puis démoli en 1665. Le culte est ensuite célébré au manoir de Pontpiétin[50], les nobles étant encore autorisés à pratiquer le culte protestant à domicile. C'est en effet l'époque ou le gouvernement de Louis XIV respecte de moins en moins l'édit de Nantes, organisant la persécution des protestants, avant de révoquer l'édit en 1685.

Un membre de cette communauté, René Poupart, né vers 1650 à Plessé, est connu pour s'être engagé dans le Régiment de Lorraine. Affecté en 1665 en Nouvelle-France, il s'installe après sa démobilisation à Chambly près de Montréal. Il devient ensuite coureur des bois, puis part à Stillwater dans la colonie anglaise du Massachusetts (aujourd'hui dans l'État de New York) où il a des descendants[51].

Les frairies

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La paroisse de Blain comptait douze frairies qui ont joué un grand rôle dans son histoire[Lequel ?].

Période de la Révolution française

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Les élections aux états généraux de 1789

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En 1789 ont lieu les élections pour les états généraux, que Louis XVI a décidé de réunir, ce qui n'est pas arrivé depuis 1614. Chaque bailliage ou sénéchaussée doit élire quatre députés : deux du tiers état, un du clergé et un de la noblesse. En ce qui concerne le tiers état, chaque paroisse élit des délégués à l'assemblée de bailliage ou sénéchaussée et rédige un cahier de doléances. Pour le clergé et la noblesse, les électeurs se réunissent directement au chef-lieu.

En ce qui concerne Blain, la paroisse fait partie de la sénéchaussée de Nantes, qui élit 8 députés du tiers état[52].

Une fois rédigé[53], le cahier de doléances du tiers état de la paroisse[54] est amené à Nantes par les délégués de la paroisse. L'assemblée électorale élabore alors un cahier de doléances du tiers état de la sénéchaussée[55], ensuite amené à Versailles par les députés. Parmi les huit députés du tiers état et leurs six suppléants, la plupart sont des bourgeois nantais ; quatre d'entre eux viennent d'ailleurs (deux de Nort-sur-Erdre et deux de Guérande).

Les états généraux se réunissent pour leur première séance le à Versailles. Le , au terme d'une épreuve de force (encore purement verbale), les états généraux deviennent l'Assemblée nationale constituante : c'est le début de la Révolution française.

La réforme administrative : le district de Blain (1790-1795)

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La paroisse de Blain devient une commune en 1790, du fait de la réforme de l'administration du royaume décidée par l'Assemblée nationale constituante : création des communes, cantons, districts et départements.

Dans le département de la Loire-Inférieure, Blain est un chef-lieu de canton et un chef-lieu de district (avec les cantons de Guémené-Penfao, Nozay et Saint-Nicolas). Mais les districts sont supprimés en 1795 (constitution de l'an III). Lorsque, en 1800, le Consulat crée les arrondissements, le canton de Blain est placé dans l'arrondissement de Savenay.

Les élections au début de la Révolution (1790-1792)

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La création de la commune s'accompagne de l'élection d'un conseil municipal qui élit lui-même un maire.

Trois élections plus générales ont lieu ensuite[56] :

  • en 1790 : élection de l'assemblée du département de Loire-Inférieure,
  • en 1791 : élection de l'Assemblée nationale législative (), à la suite de la promulgation de la constitution de 1791 ;
  • en 1792 : élection de la Convention nationale, à la suite du renversement de Louis XVI le et de l'abrogation de la constitution de 1791 (la Convention est une nouvelle assemblée constituante) ; à Blain, cela a lieu le .

Lors de ces trois élections, Blain est le lieu de vote pour les électeurs des communes de Blain, Le Gâvre et Fay.

La République et la guerre de Vendée

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La Convention élue en proclame la république le . C'est une période de crise grave, dont un des effets est le début de la guerre de Vendée en .

Pendant la guerre de Vendée (-), les restes de l'armée catholique et royale en déroute après sa défaite au Mans atteignent Blain le [57]. L'avant-garde républicaine arrive le 21 et est repoussée, mais les Vendéens repartent sans attendre le gros de l'armée vers Savenay, où a lieu leur ultime grande bataille.

Le soulèvement vendéen se poursuit cependant ensuite sous forme de guérilla (face aux colonnes infernales de 1794) et se prolonge au nord de la Loire par la chouannerie, mouvement qui touche les campagnes au nord de la Loire.

XIXe siècle

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En 1892, une nouvelle église Saint-Laurent, de style néogothique fut bâtie, elle dut rester sans clocher jusqu'en 1959, date à laquelle un clocher en pierre fut construit par l'architecte Yves Liberge, le petit-fils de l'architecte de l'édifice.

XXe siècle

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Ligne de chemin de fer (1911-1952)

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De 1911 à 1952, une ligne de chemin de fer dite « de Saint-Malo à Hendaye » passe par Blain, venant de Rennes, Guémené-Penfao et La Maillardais (gare en forêt du Gâvre). Au sud de Blain, la ligne passait près du bois de Beaumont, avec un embranchement vers le sud-ouest (Savenay) et un vers le sud-est (Nantes)[58].

Le trafic voyageur cesse en 1939, le trafic marchandise en 1952. Démantelée, l'ancienne voie est aujourd'hui utilisée pour des sentiers de promenade, servant notamment au GR du pays des Trois Rivières[59] entre le bourg du Gâvre et Blain.

De cette ligne, restent le bâtiment de la gare, toujours utilisé, ainsi que les lieudits « Maisonnette de Mespras » et « Maisonnette de la Moutonnerie » (anciennes maisons de garde-barrière).

La Seconde Guerre mondiale

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, Blain fait partie de la zone occupée dès , comme toute la Loire-Inférieure. La Wehrmacht (organisation Todt) construit des blockhaus au sud de la forêt du Gâvre (allée de la Géline).

Libérée au mois d', Blain se retrouve cependant tout près de la ligne de front de la poche de Saint-Nazaire, qui a ici pour limite la rive sud de l'Isac jusqu'au niveau de Saint-Omer, puis descend vers le sud en incluant Bouvron, Malville et Cordemais. Blain subit des tirs d'artillerie des Allemands[réf. nécessaire]. Des canons américains sont établis près du château de Blain et à la limite de la forêt du Gâvre. La batterie A du 908th Field Artillery Battalion y est stationnée du au [réf. nécessaire]. La poche dure jusqu'au , jour de la signature de l'acte de reddition des troupes allemandes à Cordemais.

Héraldique et logotype

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Héraldique

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Armoiries de Guy de Blain.

Blasonnement :

De vair chargé d'un croissant de gueules.

Commentaires :

Armoiries de Guy de Blain (sceau de 1123) porté aux Croisades par les barons de Pontchâteau et dévolu à la branche cadette de Blain. Confirmé par le roi Louis XIV en 1660 lors de l'érection de Blain en marquisat. En usage depuis 1924 (délibération municipale en 1967).

Logotype de la ville de Blain

Logotype :

Le logo est basé sur les armoiries de la ville, orné d'une couronne murale rouge et blanche, non sans rappeler le Château de la Groulais. Il a pour devise le nom de la ville "Blain". Ce logo est utilisé par les services de la commune, notamment par le maire et le conseil municipal sur des documents officiels, il est aussi présent sur le fronton de la mairie.

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Situation de la commune de Blain dans le département de la Loire-Atlantique

Circonscriptions de rattachement

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Blain appartient à l'arrondissement de Châteaubriant-Ancenis et au canton de Blain, dont elle est le chef-lieu depuis sa création. Le redécoupage cantonal de 2014 a modifié sa composition puisqu'il englobe désormais le canton de Savenay et une partie de celui de Saint-Étienne-de-Montluc.

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la sixième circonscription de la Loire-Atlantique, représentée depuis par Jean-Claude Raux (LE-NFP). Auparavant, elle a successivement appartenu à la 1re circonscription de Saint-Nazaire (IIIe République) et à la 5e circonscription (1958-1986).

Intercommunalité

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Depuis le , date de sa création, la commune appartient à Pays de Blain communauté (anciennement Communauté de communes de la Région de Blain) et en est la principale ville. Cette intercommunalité a succédé au SIVOM de la région de Blain, fondé en , et devenu District en .

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Commune /
Intercommunalité
Municipales et communautaires Blain Maire Thomas Jouan 2026 2032
Pays de Blain communauté Présidente de l'intercommunalité Rita Schladt 2020 2026
Département DépartementalesCanton de BlainConseiller départementalNicolas Oudaert20212028
Conseillère départementaleClaire Tramier
Région Régionales Pays de la Loire Présidente du conseil régional