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Bernissart

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Bernissart
Bernissart
Le quartier de l'église de la Sainte-Vierge.
Blason de Bernissart
Héraldique
Image illustrative de l’article Bernissart
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Ath
Bourgmestre Roger Vanderstraeten (LdB)
Majorité LdB - MR 6tem-ic
Sièges
ECOLO
MR 6tem-ic
100% Citoyens
LdB
21
2
5
6
8
Section Code postal
Bernissart
Blaton
Harchies
Pommerœul
Ville-Pommerœul
7320
7321
7321
7322
7322
Code INS 51009
Zone téléphonique 069 - 065 (Pommerœul)
Démographie
Gentilé Bernissartois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
11 844 (2026)
49,21 %
50,79 %
270,35 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
19,05 %
60,81 %
20,15 %
Étrangers 9,16 % ()
Taux de chômage 20,52 % (2022)
Revenu annuel moyen 18 613 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 29′ nord, 3° 39′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
43,81 km2 (2023)
71,88 %
10,04 %
18,08 %
Localisation
Localisation de Bernissart
Situation de la commune au sein de l’arrondissement d’Ath et de la province de Hainaut
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Bernissart
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Bernissart
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
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Bernissart
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
Voir sur la carte administrative du Hainaut
Bernissart
Liens
Site officiel bernissart.be

Bernissart (en wallon et picard : Bernissåt) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, ainsi qu’une localité où se situe son siège administratif.

Elle est surtout connue pour la découverte, en 1878, de plusieurs squelettes fossiles d’iguanodons à 322 mètres de profondeur dans la fosse Sainte-Barbe, une ancienne exploitation charbonnière. Cette trouvaille exceptionnelle a marqué un tournant dans l’histoire de la paléontologie et conféré à Bernissart une renommée internationale.

Géographie

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Située à proximité de la frontière franco-belge, Bernissart est une commune touristique réputée pour ses nombreux sites naturels. Son relief, relativement doux, varie entre 15 mètres d’altitude dans les Marais d’Harchies, vaste zone humide protégée, et 81 mètres dans la forêt de Stambruges, au nord du territoire.

À l’ouest, Bernissart est limitrophe de Condé-sur-l’Escaut, en France. Une partie de son territoire déborde au-delà de la frontière, formant un petit hameau rattaché à cette commune française. Bien que frontalière, la commune bénéficie d’une situation centrale dans le Hainaut occidental, se trouvant à seulement 22 km de Mons et 24 km de Tournai.

Représentation cartographique de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte à plus petite échelle

Cours d’eau

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La commune de Bernissart est traversée, dans sa partie sud-est, par la Haine, un ancien cours d’eau industriel du Hainaut, aujourd’hui canalisé par endroits, et longeant notamment l’autoroute A7. Elle est également parcourée par le canal Mons-Condé, une voie navigable construite au XIXᵉ siècle pour relier Mons à Condé-sur-l’Escaut, en France, facilitant à l’époque le transport du charbon entre le Borinage et le bassin minier du Nord.

Plus au nord, trois canaux historiques convergent vers le village de Blaton : le canal Pommerœul-Antoing, venant du sud-est ; le canal Nimy-Blaton-Péronnes, qui traverse la commune d’est en ouest ; et le canal Blaton-Ath, situé au nord, en direction du centre de la province. Ces canaux, construits entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle pour les besoins du transport fluvial lié à l’activité minière, se croisent à Blaton, ce qui a valu à la localité le surnom de "petite Venise du Hainaut"[1].

La commune de Bernissart est traversée par plusieurs infrastructures de transport importantes. Elle est desservie par la route nationale N50, qui relie Mons à Tournai, ainsi que par deux grands axes autoroutiers : l’A16 (E42), qui assure la liaison entre Tournai et Liège, et l’A7 (E19), qui relie Bruxelles à Paris en passant par Mons.

Le territoire communal est également parcouru par la ligne ferroviaire 78 du réseau de la SNCB, qui connecte les villes de Mons et Tournai. Trois gares se trouvent sur le territoire de Bernissart, dont la gare de Blaton, la plus importante, mise en service en 1861. Elle est équipée de plusieurs quais et dessert les lignes régionales et interurbaines. Les gares de Harchies et de Ville-Pommerœul, plus modestes, complètent cette offre de transport ferroviaire.

Enfin, elle compte plusieurs lignes de bus du TEC. La ligne 78 Saint-Ghislain-Péruwelz est la plus importante, car elle traverse Blaton, Harchies, Pommeroeul et Ville-Pommeroeul. La ligne 80 Bernissart-Quevaucamps passe par Bernissart et Blaton. Les lignes de bus 12 Attre-Blaton, 81 Ath-Blaton, 86A Leuze-Blaton et E40 Ath-Péruwelz desservent uniquement la commune à la gare de Blaton.

Sections de commune

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#NomSuperf.
(km2)[2]
Habitants
(2025)[2]
Habitants
par km2
Code INS
1Bernissart11,833.24727451009A0
2Harchies5,101.68132951009A1
3Pommerœul15,671.82911751009B0
4Ville-Pommerœul0,717941.12251009B1
5Blaton10,504.34341351009C

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes de Bernissart sont, dans le sens horaire au départ du nord, Beloeil, Saint-Ghislain, Hensies, Saint-Aybert (France), Condé-sur-l’Escaut (France) et Péruwelz. La commune est située dans le Hainaut occidental, une région qui s’étend du nord-est à l'ouest de Bernissart. Du sud à l’est, elle est bordée par la région du Borinage, connue pour son passé industriel lié à l’extraction charbonnière. Enfin, Bernissart est bordée par la France de l’ouest au sud-ouest.

Démographie

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Démographie : Avant la fusion des communes

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  • Source : DGS recensements population
  • 1970* : Annexion de Harchies

Démographie : Commune fusionnée

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS, de 1831 à 1981 = recensements population ; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque [3]
Le musée.

Les iguanodons de Bernissart

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La commune de Bernissart est réputée dans le monde des paléontologues et des géologues comme un site paléontologique important par la quantité de squelettes et de fossiles retrouvés. On y trouve une trentaine de squelettes, dont certains complets et très bien conservés.

En , dans cette petite ville, les mineurs de la fosse Sainte-Barbe ont découvert dans une poche d'argile des squelettes fossilisés correspondant à un troupeau d'ornithopodes appelés iguanodons. La direction de la mine avertit, fait exceptionnel à l'époque, le musée d'histoire naturelle de Belgique. Cette découverte, à 322 mètres de fond dans les veines carbonifères du site minier de Bernissart, a été considérée comme exemplaire. Trente squelettes complets avec plusieurs os de squelettes incomplets et des plantes fossiles, soit quelques dizaines de tonnes, y furent extraits avec d'énormes difficultés, sous la direction technique de Louis de Pauw.

C'était la première fois que l’on mettait au jour autant de squelettes complets de dinosaures. Ceux-ci ont été dessinés in situ par le dessinateur Gustave Lavalette, puis reconstitués par Louis Dollo. La restauration et le remontage, à la chapelle Saint-Georges près de la place Royale à Bruxelles, s'avérèrent aussi délicats que l’extraction, car les ossements, atteints du « mal de la pyrite »[4], nécessitaient des soins intensifs. Des traitements furent mis au point à l'Institut royal des sciences. Les squelettes furent placés dans une immense vitrine à hygrométrie et température contrôlées au Muséum des sciences naturelles de Belgique. La lenteur des opérations impliquant des reconstitutions de charpente osseuse par des équipes d'artisans du bâtiment a permis des progrès anatomiques et biologiques, dont témoignent en particulier les descriptions de Louis Dollo.

Le grand nombre de spécimens complets peut s’expliquer soit par une fuite éperdue du groupe animal amenant une chute rapide, soit par une lente accumulation d’individus dans un piège boueux ; pour avoir accumulé tant d'exemplaires bien conservés de dinosaures de la même espèce, le site paléontologique de Bernissart est unique au monde[5]. Ces fossiles reçurent le nom d’Iguanodon bernissartensis, ce qui signifie « iguanodon de Bernissart »[6].

Un rapport est signé le par Boem, un inspecteur de Mines allemand. Il est remis en 1919 au Grand Quartier Général de l'Armée belge[7].

Ce rapport concerne la reprise de l'extraction des fossiles d’iguanodons au charbonnage de la Sainte-Barbe à Bernissart[8]. En 1996, le Cercle géologique de Hainaut (CGH, asbl)[9] de Bernissart demande une traduction du rapport. Le site est exploité jusqu’en 1921.

« Lors de mes débuts au Musée de l’Iguanodon en 1989, j’ai eu la chance d’assister à une très belle exposition à l’Espace Terre-Matériaux de la Faculté Polytechnique de Mons où le professeur Yves Quinif[10] avait explicité quelques thèmes centrés sur les phénomènes karstiques. Cette exposition m’avait aidé à comprendre pourquoi les Iguanodons d’il y a 135 millions d’années se retrouvaient maintenant à l’état de fossile à −322 et −356 mètres dans la mine du charbonnage Sainte-Barbe de Bernissart. C’est la raison pour laquelle je me propose […] de reprendre l’essentiel de la traduction du rapport de 1915[11]. »

Ancien puits 3 Sainte-Barbe du Charbonnage à Bernissart, Belgique, où furent trouvés les restes d'un troupeau d'iguanodons en 1878.
Main d'Iguanodon présentée au Musée d'histoire naturelle.

Ce rapport témoigne du projet des Allemands durant la Première Guerre mondiale. Lorsqu’en 1914 la Première Guerre mondiale éclate en Belgique, les paléontologues allemands comptent effectuer de nouvelles fouilles sur le sol belge, et notamment à Bernissart. Le paléontologue allemand à la tête de ces fouilles est Otto Jaekel. Son objectif est d’approfondir les fouilles paléontologiques dans la région de Bernissart afin de renflouer les musées d’Allemagne. Pendant l’occupation de la Belgique, Otto Jaekel va tout tenter afin de convaincre les autorités de son pays de fouiller les charbonnages de Bernissart et leurs alentours.

L'une de ses demandes aboutira en 1915. Mais le comité administratif des charbonnages de Bernissart et le musée royal de sciences naturelles de Bruxelles vont s’opposer aux nombreuses demandes de fouilles allemandes. Il s'avère que l'administration des charbonnages de la commune risque de tout perdre en cédant ces mines, car toute l'économie repose sur leur exploitation. Toutefois, les fouilles débutent en 1916. L'ennemi a en tête d’extraire des ossements, de se les approprier et de les ramener en Allemagne. Le personnel chargé de s'occuper des mines et des fosses ralentit volontairement les recherches. Malgré cela, le chantier de fouilles allemand débute, mais il ne sera que de très courte durée, car la fin de la guerre est signée.

Dans les musées, le dinosaure est le plus souvent exposé sur ses deux pattes arrière, alors qu’il marche sur ses quatre pattes. Il avait les pattes de devant similaires à des mains humaines. Sur son squelette, on peut apercevoir ses phalanges et ses articulations.

Le musée de l'Iguanodon de Bernissart ne possède pas de squelette d’Iguanodon bernissartensis, celui exposé à Bernissart est un prêt effectué par le Musée des sciences naturelles de Bruxelles. Le site de la fosse de la Sainte-Barbe a totalement été détruit, reste à cet endroit une plaque, refermant le puits[7].

Une étude de 2018 prouve que le plus petit des squelettes retrouvés dans la fosse de Sainte-Barbe provient d'une espèce différente. En étudiant des échantillons d’os, le chercheur Koen Stein[12] (VUB[13]) conclut que ce spécimen plus petit et plus mince n’est pas pas un jeune Iguanodon bernissartensis, mais un adulte d’une autre espèce d’Iguanodon : les dinosaures adultes ont en effet « une autre structure osseuse, moins poreuse que celle des jeunes »[14]. Aujourd’hui, il existe à Bernissart un musée de géologie, le « musée de l'Iguanodon »[15], rassemblant une collection de minéraux et de fossiles.

Blason de Bernissart
Blasonnement : Écartelé, aux I et IV de sinople à trois croisettes recroisettées au pied fiché d'or, rangées en bandes les pointes dirigées vers le centre de l'écu ; aux II et III d'or à cinq cotices de gueules[16].
  • Délibération communale : 5 mars 2001
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 17 juillet 2003
Blason de Bernissart avant la fusion des communes
Blasonnement : De sinople au chef d'hermine et la bordure de gueules[17].
DC 31 mai 1930 - AR 16 juillet 1931 - MB 16 octobre 1931


Politique et administration

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Conseil et collège communal 2024-2030

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Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[18].

Parti Voix (2024) Voix (2018) % (2024) % (2018) +/- Sièges +/- Collège
ECOLO 801 874 11,62% 12,19% en diminution 0.57 %
2  /  21
en stagnation 0.0 Non
MR 6tem-ic 1.766 2.087 25,62% 29,11% en diminution 3.49 %
5  /  21
en diminution 1.0 Oui
100% Citoyens 1.898 - 27,53% - en stagnation 0.0 %
6  /  21
en augmentation 6.0 Non
LdB 2.429 - 35,23% - en stagnation 0.0 %
8  /  21
en augmentation 8.0 Oui
PS - 3.345 - 46,66% en stagnation 0.0 %
-  /  21
en diminution 11.0 Non
OXYGÈNE-I.C. - 863 - 12,04% en stagnation 0.0 %
-  /  21
en diminution 2.0 Non
Total 6 894 7 169 100 % 100 % 21
Collège communal[19]
BourgmestreRoger VanderstraetenPS - Liste du Bourgmestre
1er ÉchevinDidier DelpomdorMR - MR 6tem-ic
2e ÉchevineMarina KelidisPS - Liste du Bourgmestre
3e ÉchevinClaude MonniezPS - Liste du Bourgmestre
4e ÉchevineStacy CangeMR 6tem-ic
5e ÉchevinGuillaume HosletMR 6tem-ic
Président du CPASLoïc LaurentMR - MR 6tem-ic

Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

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  • Robert Van Ceunebroecke, de 1960 à 1991, (PS).
  • Freddy Wattiez, de 1991 à 2006, (PS).
  • Roger Vanderstraeten, de 2007 à aujourd'hui, (PS).