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André Giraud

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André Giraud
Illustration.
André Giraud en 1987.
Fonctions
Ministre français de la Défense
–
(2 ans, 1 mois et 20 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Jacques Chirac
Gouvernement Chirac II
Prédécesseur Paul Quilès
Successeur Jean-Pierre Chevènement
Ministre de l'Industrie
–
(3 ans, 1 mois et 10 jours)
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Barre III
Prédécesseur René Monory
Successeur Pierre Joxe
Biographie
Nom de naissance André Louis Yves Giraud[1]
Date de naissance
Lieu de naissance Bordeaux (Gironde)
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)
Sépulture Cimetière de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique UDF-PR
Diplômé de École polytechnique
Ministres de la Défense

André Giraud, né le à Bordeaux et mort le à Levallois-Perret, est un haut fonctionnaire, universitaire et homme politique français.

Polytechnicien (X1944), ingénieur du corps des Mines, il mène une carrière de haut fonctionnaire au ministère de l'Industrie et dans les entreprises nationales jusqu’en 1978.

Il est notamment administrateur général du Commissariat à l'Énergie atomique (CEA) de 1970 à 1978 et président de la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema) de 1976 à 1978. Il est également président du conseil d’administration de Polytechnique de 1974 à 1978.

De 1978 à 1981, il est ministre de l'Industrie dans le gouvernement de Raymond Barre sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing puis ministre de la Défense de 1986 à 1988 dans le gouvernement de Jacques Chirac sous la présidence de François Mitterrand.

Représentant « l'image même des grands ingénieurs à la française», selon Valéry Giscard d'Estaing qui avait pensé à lui comme Premier ministre en cas de réélection en 1981[2], il a joué, par ses différentes fonctions, un rôle déterminant dans la mise au point des moyens nucléaires militaires et civils français[3].

Il a été membre du Parti républicain (PR) et de l'Union pour la démocratie française (UDF).

André Giraud est le fils de René Casimir Giraud (1893-1978), maître d'internat de lycée, originaire de Digne-les-Bains, et de Marie Thérèse Julie Marguerite Gamet (1896-1985), employée des Postes Télégraphes et Téléphone, originaire de Dax.

Marié avec Claudine Mathurin-Edme en 1949, il est père de trois enfants : François, Christophe et Sophie[4].

Jeunesse et études

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Il étudie en classes préparatoires scientifiques. Il intègre en tant que major la promotion 1944 de l’École polytechnique[5],[1],[6]. Il avait également été admis à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm[7]. À la sortie de l'École, il choisit le Corps des mines[5] (1946)[8].

Ingénieur et haut fonctionnaire de l'énergie

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Il mène jusqu'en 1978 une carrière de haut fonctionnaire au ministère de l'Industrie et dans les entreprises nationales, notamment des secteurs énergétiques pétroliers et nucléaires.

Il est successivement directeur général adjoint de l'Institut français du pétrole de 1958 à 1964, directeur des carburants au ministère de l'Industrie de 1964 à 1969, vice-président de la Régie Renault de 1965 à 1971, administrateur général délégué du gouvernement auprès du Commissariat à l'Énergie atomique (CEA) ainsi qu'administrateur d'EDF de 1970 à 1978 et président de la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema) de 1976 à 1978. Il participe ainsi au développement de l'industrie nucléaire, choix stratégique de la politique énergétique française à partir des années 1970, menant notamment une action pour limiter la dépendance à l'égard des États-Unis sur les matières premières nucléaires et afin de mettre sur pied le cycle complet de l’uranium : le minerai extrait par la Cogema (en particulier au Niger et au Gabon), l’uranium enrichi pour les centrales nucléaires, le retraitement du combustible usagé et l’extraction du plutonium, la mise au point d’une nouvelle génération de réacteurs surrégénérateurs à neutrons rapides (le Superphénix), prétendant étendre ainsi de façon quasi illimitée l’utilisation de l’uranium disponible[9]. En 1966, il couvre les deux directeurs (Berthelet et Delapalme), responsables par négligence de la catastrophe de Feyzin, mais pas leurs subordonnés.

Il préside le conseil d'administration de Polytechnique de 1974 à 1978, lors du déménagement de cette école de Paris à Palaiseau.

Ministre de l'Industrie

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Il est alors nommé ministre de l'Industrie dans le troisième gouvernement de Raymond Barre, poste qu'il occupe du au . En 1978 est lancé le projet d'un réseau vidéotex accessible par un terminal peu onéreux, le futur Minitel qui entre en phase d'expérimentation en 1980. La même année, il fait délocaliser à Angers l'Agence nationale pour la récupération et l’élimination des déchets (ANRED) qui disparaît en 1990 au profit de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). D'autre part, André Giraud adhère à cette époque au Parti républicain, héritier des anciens Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing et représentant de la