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Albiques

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Albiques
Image illustrative de l’article Albiques
Crypte de la cathédrale Sainte-Anne d'Apt, pierre gravée célébrant, C. Allio. C. F Volt. Celeri, flamine d'Apta Julia, du pagus des Vordenses, de la nation des Albiques

Période Antiquité
Ethnie Celtes
Villes principales Apt
Région actuelle Monts de Vaucluse

Les Albiques (latin : albici) étaient une civitas celto-ligures du groupe des Commoniens, une fédération celte du midi de la France. Ils étaient établis entre les monts de Vaucluse au nord et le Luberon au sud : leur territoire couvrait donc le pays d'Apt (nord-Luberon). Ce nom a un doublon, Albices, dont la description est similaire.

En 49 av. J.-C., les Albiques sont les alliĂ©s de Marseille[1]. Ils envoient leur Ă©lite guerriĂšre se joindre Ă  eux lors du siĂšge de la ville contre les armĂ©es romaines de CĂ©sar. La chute de Marseille marquera leur dĂ©clin. Les Albiques se soumettent en l'an 14 av. J.-C. lors de la conquĂȘte des Alpes par Auguste.

Les peuples Albiques

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Les Albiques étaient voisins au sud des Salyens, à l'ouest des Cavares (des Dexsiviates sur la Durance) et au nord des Méminiens (pays de Sault et Carpentras) et des Voconces (Orange).

Parmi les clients des Albiques, il faut citer :

Traces archéologiques et écrits

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Ils sont mentionnés par Jules César à plusieurs reprises dans ses Commentaires sur la guerre civile

  • CĂ©sar devant Marseille
    • (B.C. 1, 34) : « ConformĂ©ment Ă  ces instructions, les Marseillais avaient fermĂ© leurs portes Ă  CĂ©sar, en appelant Ă  leur secours les Albiques, peuple sauvage qui, de tout temps, leur Ă©tait dĂ©vouĂ© et qui habitait les montagnes au-dessus de Marseille »
  • Continuation du siĂšge de Marseille
    • (B.C. 1, 56) : « Ils y ajoutent beaucoup de barques lĂ©gĂšres, afin d'effrayer notre flotte par la quantitĂ©, y mettent une multitude d'archers et de ces Albiques dont on a parlĂ© plus haut, et n'Ă©pargnent, pour les exciter, ni rĂ©compenses, ni promesses. »
    • (B.C. 1, 57) : « En consĂ©quence Ă  l'approche de l'ennemi, ils sortent du port et attaquent ceux de Marseille. (3) On combattit vivement et avec vigueur de part et d'autre. Les Albiques, montagnards robustes et aguerris, ne le cĂ©daient guĂšre aux nĂŽtres en courage, »
    • (B.C. 1, 58) : « AprĂšs un grand carnage des Albiques et des pĂątres, ils coulĂšrent Ă  fond une partie de leurs vaisseaux, en prirent plusieurs, avec l'Ă©quipage, et chassĂšrent les autres dans le port. »
  • Travaux d'approche
    • (B.C. 2, 2) :« En outre, les Albiques faisaient de frĂ©quentes sorties et venaient lancer des feux sur les tours et la terrasse ; mais nos soldats les repoussaient aisĂ©ment, et, aprĂšs leur avoir fait perdre beaucoup de monde, les rejetaient dans la ville. »
  • Seconde bataille navale
    • (B.C. 2, 6) : « RĂ©unis aux Albiques, ils se battaient de prĂšs volontiers et ne le cĂ©daient pas de beaucoup aux nĂŽtres en valeur ; en mĂȘme temps, de leurs moindres vaisseaux ils nous lançaient sans cesse une grĂȘle de traits par lesquels nos soldats inattentifs ou occupĂ©s ailleurs, Ă©taient surpris et blessĂ©s. »

Notes et références

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  1. ↑ Jean Barruol, Saignon: Au cƓur du LubĂ©ron, un village historique en Haute Provence, FeniXX réédition numĂ©rique, (ISBN 978-2-402-25971-2, lire en ligne)