Colophane et Magnésie1 à Bleau.

(Oleg Sokolsky le 27/7/15)

colo magn 20pc

 

NdA : Dans le texte, les constatations de terrain, qui sont un dĂ©but d’expĂ©rience et ne peuvent pas ĂŞtre contestĂ©es, sont notĂ©es (CT). Les explications possibles des phĂ©nomènes, non validĂ©es en laboratoire, sont en italique.

 

Comme dans toutes les activitĂ©s humaines, le pratiquant a cherchĂ© Ă  « augmenter Â» ses possibilitĂ©s par l’utilisation d’adjuvants extĂ©rieurs (je ne parle pas des « intĂ©rieurs Â»  dopants) qui amĂ©liorent l’efficacitĂ© de ses actions. Ce peut ĂŞtre, par exemple, l’utilisation de colophane (qui sera Ă©voquĂ©e plus loin) pour amĂ©liorer (ie augmenter) le frottement de l’archet sur les cordes d’un violon ou sur les semelles de chaussons de danse pour diminuer leur glissement sur le plancher des salles de danse (la colophane Ă  aussi Ă©tĂ© beaucoup utilisĂ©e, de manière industrielle, dans les anciens ateliers ou dans l’agriculture pour amĂ©liorer le rendement de la transmission de l’énergie mĂ©canique produite par un moteur rotatif aux diverses machines en diminuant le « dĂ©rapage Â» des courroies sur les volants d’entraĂ®nement).

 

Dans la suite nous ne parlerons que des adjuvants utilisés par les grimpeurs en forêt de Fontainebleau, quelque soit leur efficacité réelle ou supposée. Nous n’aborderons pas les éventuelles réactions allergiques (respiratoires, cutanées ou autres) dues à l’emploi des matières citées.

 

Tout d’abord quel est leur but commun ? L’escalade Ă  Bleau privilĂ©giant l’adhĂ©rence, c’est le grès de la rĂ©gion qui « l’impose Â», il s’agit de l’augmenter au maximum pour que le corps humain par l’intermĂ©diaire des doigts, mains, et pieds (en rĂ©alitĂ© les semelles de chausson d’escalade) « tienne Â» dans des positions les plus proches possible de l’amorce d’une glissade ou d’une chute.

Le nettoyage des semelles de chausson d’escalade pour ôter au maximum les grains de sable qui ont pu s’incruster dans la semelle souple, ou adhérer au caoutchouc, créant ainsi des milliers de petits roulements à bille près à rouler dès qu’un effort tangentiel leurs est appliqué est une première méthode, souvent méconnue des débutants.

Il en est bien entendu de même pour les mains et les les doigts sur lesquels la présence de sable est immédiatement ressentie.

Une fois ce sable retirĂ© (en s’essuyant les doigts sur un chiffon par exemple), il peut parfois rester un problème Ă  gĂ©rer : la prĂ©sence de sueur, due Ă  une sudation importante ou non, qui gĂ©nère une couche d’eau mĂ©langĂ©e Ă  diverses molĂ©cules grasses qui font office de lubrifiant entre la main et le rocher.

Notons que cette sudation peut ĂŞtre gĂ©nĂ©rĂ©e par divers phĂ©nomènes :

la rĂ©action gĂ©nĂ©rale du corps Ă  une tempĂ©rature extĂ©rieure Ă©levĂ©e ;

la réaction locale de la peau des mains à un effort important (travail musculaire);

 

la rĂ©action due Ă  un dĂ©placement de l’équilibre naturel entre le derme et l’humiditĂ© extĂ©rieure qui se rĂ©alise Ă  travers l’épiderme. Si cet Ă©quilibre est dĂ©placĂ© pour une raison ou une autre (brĂ»lure/ usage de produit absorbant l’eau) le dĂ©bit de la sudation « naturelle Â» risque d’être augmentĂ©.

 

A Bleau deux adjuvants sont utilisés, sous des formes diverses, chacun reposant sur un effet physico-chimique différent. La colophane et la Magnésie.

La colophane

Malgré son nom (qui vient de Colophon , ville d’Asie mineure) elle ne colle pas..

C’est un sous produit, organique au sens chimique du terme (acides résiniques), de la distillation de la résine de pin.

Elle n’amĂ©liore l’adhĂ©rence qu’en prĂ©sence d’une très faible quantitĂ© d’eau (ou d’autres molĂ©cules polaires) grâce Ă  la formation de liaisons « chimiques Â» dues Ă  l’attraction Ă©lectrostatique entre des noyaux d’atomes d’hydrogène (de l’eau en particulier) et des centres Ă©lectronĂ©gatifs de molĂ©cules proches. C’est une liaison d’intensitĂ© très faible qui, inversement proportionnelle au carrĂ© de la distance entre les centres chargĂ©s, diminue très rapidement si celle-ci augmente et devient nĂ©gligeable.

En escalade, la colophane s’utilise sous la forme d’une poudre contenue dans un petit sac de toile fermĂ© : « le Pof Â» (nommĂ© ainsi par le bruit rendu lorsque l’on tapote le rocher avec la boule de toile ). Le grimpeur pĂ©trit un peu la boule, la peau se recouvre alors d’une couche micromĂ©trique de poudre qui ne se dĂ©tache pas car il y a des molĂ©cules d’eau Ă  proximitĂ© (surface de l’épiderme). Une fois la main posĂ©e sur le rocher, si celui ci contient une très petite quantitĂ© d’eau adsorbĂ©e en surface, et que l’on exerce une pression (ie on rapproche les centres Ă©lectrostatiques de la rĂ©sine et de l’eau adsorbĂ©e ou prĂ©sente (micro couche grise de lichen) sur le rocher, il y a une augmentation de la cohĂ©sion de l’ensemble et le coefficient de frottement augmente (effort tangentiel, les centres d’attraction restant pratiquement de façon globale Ă  la mĂŞme distance les uns des autres). Ce qui est le but recherchĂ©.

Bien remarquer qu’il ne s’agit pas d’un collage (aucune résistance à un effort d’arrachement). Un coup de vent (produit par le chiffon par exemple), l’écrasement d’une goutte de pluie, suffisent à enlever le grain de poudre de colophane (comme pour le pollen des pins) (CT).

Sur les plaques de grès quartzites (les « marbrĂ©es Â») qui ne retiennent pas l’eau, ou en hivers, par temps très sec, la colophane n’a aucun effet sauf celui se rapprochant de celui du sable (petits roulements Ă  bille ). (CT)

La Magnésie

C’est essentiellement un mélange de carbonate et d’hydroxyde de magnésium, (MgCo3, Mg(OH)2, X H2O)2 obtenu par calcination de carbonate naturel de magnésium qui est hydraté. Plusieurs molécules d’eau sont en liaison chimique forte (beaucoup plus que la liaison citée précédemment) avec le molécule de carbonate de magnésium.

 

Ce mélange est assez avide d’eau (suivant son taux d’hydratation résiduel) jusqu’à retrouver le nombre de molécules d’eau initial du carbonate naturel(saturation). Le mélange absorbe l’eau, donc la sueur, et sèche ainsi les mains de grimpeurs (et des gymnastes qui l’emploient beaucoup lors de leur prestation aux agrès pour pouvoir contrôler l’efficacité de leur pronation sur les barres).

Une des caractĂ©ristiques du carbonate de magnĂ©sium hydratĂ© est de former des agglomĂ©rats très stables (hydrates), sorte de ciment, comme le fait la chaux et le carbonate de calcium dans les mĂŞmes conditions. Ce ciment « pompant l’eau atmosphĂ©rique jusqu’à saturation sinon plus (CT)3..

 

Présentation et utilisation

Colophane

elle est vendue, soit sous forme de poudre ayant ou non subit un traitement chimique, soit sous forme de blocs de « rĂ©sine Â» transparents que l’on pile dans un mortier pour rĂ©aliser un « Pof Â» (boule de chiffon non complĂ©tement Ă©tanche contenant la colophane pilĂ©e)

Une autre mĂ©thode, qui n’est plus utilisĂ©e mais l’a Ă©tĂ© assez rarement dans les annĂ©es 40 Ă  60 : le « Pof liquide Â». C’est de la colophane dissoute dans un alcool de haut degrĂ© (sinon l’eau de dilution sature tous les sites chimiques) dont on utilise quelques gouttes sur les doigts ou sur les semelles de chausson. Cela revient Ă  appliquer le maximum possible de colophane en un point. Une fois l’alcool Ă©vaporĂ© (très rapide) il reste un nappage de colophane qui se casse immĂ©diatement dès sollicitation et fournit in situ une poudre ayant les propriĂ©tĂ©s initiales (adhĂ©rence).

Magnésie

Elle est vendue sous deux formes principales4 :

des blocs de Magnésie, fait de poudre de Magnésie compactée, que l’on frotte sur les surfaces utiles des doigts et des paumes des mains pour déposer une couche très peu épaisse du mélange qui suffit à absorber le film de sueur en surface. Ils sont malheureusement fragiles et se cassent facilement en petits morceaux peu pratiques.

des sacs de poudre de Magnésie dans lequel le grimpeur trempe l’ensemble de ses mains et même plus, ce qui, sur les surfaces extérieures des membres, non concernées par la mécanique de l’escalade, représente un apport de poudre sans utilité immédiate, sans compter que le dépôt sur les surfaces actives est beaucoup plus important et épais que dans le cas précédent, le surplus se dissipant dans l’atmosphère ou se déposant sur la surface de grès.

Quelques rares grimpeurs, à l’image des gymnastes, soufflent sur leurs mains ou les claquent pour essayer d’éliminer le surplus inutile.

 

Impacts sur le milieu

Deux types d’impact Ă  envisager :

l’effet direct des produits chimiques sur le milieu ;

les conséquences indirectes de leur utilisation en escalade.

 

Effets directs sur le grès

Le grès est formé de silice pure sous des formes diverses. C’est un composé chimique extrêmement stable (sa température de décomposition se situe nettement au dessus de 1000°C) et très peu soluble (les réactions ioniques dans l’eau sont quasi négligeables sauf dans le temps à l’échelle géologique -dizaines de milliers d’années). qui ne réagira pas ou très peu à la présence de composés d’énergie de liaison très inférieures comme la Magnésie (décomposition vers 600 °C) ou la colophane (120°C).

Il ne peut pas y avoir d’attaque, soit physique, soit chimique, de la part de ces deux composés envers le grès.

Leur dureté étant bien moindre, il ne peut y avoir d’effet mécanique. Sauf en cas de formation d’un agglomérat qui, par suite d’absorption d’eau et donc d’inflation du volume du composé, peut, peut être et de manière très localisée, dans certain cas amener à une rupture des pores (microcavités) dans lesquels se loge la poudre.

Cela ne peut concerner que la Magnésie, la colophane n’ayant aucune tendance à ce phénomène d’agglomération5.

Effet sur la végétation

Colophane

(CT) La constatation depuis près de cent ans qu’elle est utilisée par les bleausards prouve son absence d’impact global sur les lichens et autres végétations de surface.

Magnésie

(CT) Les trainĂ©es sans vĂ©gĂ©tation (lichen, cyanobactĂ©ries, etc) sous les prises ou Ă  plats utilisĂ©s par les grimpeurs prouvent, au moins visuellement, l’existence d’un phĂ©nomène dĂ©lĂ©tère pour la vĂ©gĂ©tation (cf. photos p 7). A Ă©tudier pour prĂ©ciser les phĂ©nomènes mis en jeu (pH ? Autre ?)

 

Impacts, conséquence de l’activité escalade

Colophane

L’impact visuel peut exister très momentanĂ©ment si le « Pof Â» est utilisĂ© pour souligner des prises ou des adhĂ©rences. Les traces disparaissent rapidement avec le vent ou la pluie (CT ; depuis plus de70 ans)).

Une autre conséquence peut être que les grimpeurs, pouvant monter un peu plus haut grâce à une adhérence accrue, en glissant laissent des traces, souvent noires, de semelles plus longues et plus accentuées sur le grès.

(CT) Sur quelques points d’adhérences particuliers et très sollicités il peut se faire que le mélange colophane/caoutchouc (reste de semelle de chausson d’escalade du à l’érosion de cette dernière) reste stable un certain temps sur quelque cm2. Le processus de stabilisation reste à étudier.

 

Magnésie

L’impact visuel du à la formation d’agglomérats blanchâtres, cimentés aux pores du rocher et très stables, n’est pas contestable.

(CT) De plus ces agglomĂ©rats tendant Ă  avoir une humiditĂ© maximale sont donc glissants, entrainant l’usage d’un surplus de MagnĂ©sie par le grimpeur pour « sĂ©cher la prise Â» en plus des ses doigts, surplus qui se cimente Ă  la couche dĂ©jĂ  prĂ©sente.

Pour éliminer ce ciment les grimpeurs utilisent des brosses, la plupart du temps à poils doux et peu agressifs.

Si la brosse ne contient pas de sable, l’effet mécanique n’aura lieu que sur la partie la moins résistante de la surface traitée (l’agglomérat de Magnésie hydratée) Malheureusement, dans un milieu sableux, la présence de silice dure (grains de sable) est quasi-inévitable.

- Sur le grès dur, le frottement de ce sable entraînera forcément un polissage de la prise, analogue à celui produit par le frottement des semelles mal nettoyées.

- Sur le grès tendre (zone où le cœur du grès est apparent par suite du bris d’une prise, Massifs sud du Golfe de Larchant, etc.), le brossage produit un creusement et une érosion importante des prises comme cela est observable sur certains blocs par exemple dans le massif de l'Eléphant.

L’utilisation très rĂ©cente de brosses « tĂ©lescopiques Â», qui dĂ©sormais font partie de la panoplie du grimpeur bleausard, prouve que ce phĂ©nomène de dĂ©pĂ´t d’un agglomĂ©rat adhĂ©rent, avec ses consĂ©quences fâcheuses, est une « nouveautĂ© Â» qui maintenant perdure dans le milieu bellifontain.

 

Devenir des produits dans la nature

Colophane

Comme décrit plus haut la liaison éventuelle de la colophane avec le lichen présent sur le grès ou avec le grès lui même est tellement faible qu’elle ne reste pas sur place. Un simple coup de vent suffit à nettoyer le rocher. Une fois au sol, nous ne savons pas ce qu’elle devient.

On peut supposer qu’étant un composant naturel issu du pin, elle est biodégradable. Elle est par contre moins hélio-dégradable que supposé (une exposition de 3 semaines en continu à des UV puissants, réalisée au Collège de France, a montré une stabilité remarquable de la molécule principale (multi-cycles hexa carbonés)

Magnésie

(CT) La constatation est Ă©vidente et ne peut ĂŞtre contredite : les agglomĂ©rats de MagnĂ©sie hydratĂ©e sont très stables et restent longtemps prĂ©sents sur les blocs. Ils supportent très bien les pluies et ne disparaissent pratiquement pas des zones de prises peu exposĂ©es aux Ă©lĂ©ments (vent, pluie, orage, etc.). Ces enduits doivent par contre ĂŞtre assez sensible Ă  l’érosion due aux grains de sable projetĂ©s par le vent.

L’élimination naturelle de ces enduits6 doit peut ĂŞtre faire appel Ă  la formation de carbonate acide de magnĂ©sium, plus soluble que le carbonate « normal Â» (il ne l’est pratiquement pas) par l’influence du gaz carbonique dissout dans les eaux de pluie.

Ce point devrait faire l’objet d’une étude. De même le devenir de la Magnésie dans le sol reste inconnu de l’auteur. Les quantités utilisées font que seuls les quelques m2 autour d’un bloc risquent d’être impactés.

 

 

Photos

Suivent des photos démonstratives d’un certain impact de la Magnésie sur les lichens de la surface des blocs de grès7.

 

 

n° 10 du circuit Rouge du 91,1

Les trainées sans lichen sous les prises sont parfaitement visibles et bien contrastées avec l’aspect de la surface du grès au dessus des prises.

 

 

n° 44 Rouge du 95,2

La sortie du passage étant un rétablissement, la magnésie est répartie sur toute la longueur des appuis de mains. Toute la surface du bloc située en dessous, concernée par ruissellement des eaux de pluie entraînant la magnésie résiduelle, est devenue un désert biologique.

Petite bibliographie

 

 

 

Amca et al. The effect of chalk on the finger–hold friction coefficient . rock climbing, in sport biomechanics, 2012

Blanc Guillaume. Escalade, magnésie, forces de frottement et Bleau.

Bungart Guy . Impact des poudres antidérapantes sur les invertébrés (2013)

Grimper n°132. La physique de l’adhérence

Hansens Stéphane. Utilisation des poudres antidérapantes revue du CAF Belge

INRS. Dermatoses professionnelles à la colophane n°89 (2002)

Margetts / Fowler. Use of « chalk Â» in rock climbing …. Journal of Sports Sciences 2001

Sokolsky Oleg. Paris Chamonix n°40 (01/81)

Sokolsky Oleg. Paris Chamonix n°51 (03/83)

 

 

1 MagnĂ©sie : Dans la suite du texte le produit vendu sous le nom de MagnĂ©sie (cf page 2) sera notĂ© avec une majuscule. La magnĂ©sie, avec une minuscule, est l’oxyde de magnĂ©sium (MgO).

De mĂŞme l’outil « Pof Â» sera notĂ© avec une majuscule.

2X variant entre 4 et 5 suivant le fabriquant.

Un texte belge au sujet de la Magnésie (Stéphane Hanssens, revue du CAB) évoque la présence de sulfate de magnésium (Mg SO4) beaucoup plus agressif de part son radical SO4. Cela ne semble pas confirmé par les formules chimiques des produits vendus en France.

3 Les deux éléments magnésium et Calcium sont des alcalino-terreux aux propriétés chimiques très semblables

4Elle est aussi vendue sous forme de « MagnĂ©sie liquide Â» qui doit ĂŞtre une suspension de carbonate de magnĂ©sium dans de l’alcool. Très peu utilisĂ©e. Pas d’autre renseignement.

5 La stabilité de la poudre dans un Pof en est une preuve incontournable. En revanche, la colophane peut générer des agglomérats par ramollissement et sorte de liquéfaction en cas de haute température par suite d’un ensoleillement très important (site de Huéco en milieu désertique aux USA). Ce n’est absolument pas le cas à la latitude de Fontainebleau

6 NdO : Il y a une trentaine d’annĂ©es certaines prises clĂ©s, plus qu’encrassĂ©es par des dĂ©pĂ´ts de MagnĂ©sie ont Ă©tĂ© « nettoyĂ©es Â» avec de l’acide chlorhydrique diluĂ©.

7Précisons que malgré des recherches poussées nous n’avons trouvé aucune photo montrant un impact quelconque de la colophane.

 

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